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Comptes-rendus de voyages

"Turquie, le Sud-Est" par André Boussard

Les bords de l’Euphrate

Remarque : ces informations ne tiennent pas compte des derniers aménagements hydrauliques (barrages) réalisés par le gouvernement turque, et qui ont profondément impacté certains secteurs le long de l’Euphrate.

Source : ville de Birecik
Présentation

Birecik est un petit village situé sur le fleuve Euphrate près de la frontière syrienne, célèbre pour abriter la dernière colonie d’Ibis chauves (Geronticus ermitus). Celle-ci s’est établie sur les falaises dominant le village, mais désormais il n’y a plus d’oiseau véritablement sauvage. Un centre d’élevage géré par le WWF a été installé. Il est situé sur la berge orientale du fleuve, juste au nord de Birecik. Les terrains le long du fleuve sont très cultivés mais il reste des vestiges de maquis et des bancs de sable sur l’Euphrate. Les alentours sont constitués de collines arides parcourues par des wadis (rivières asséchées).
Le secteur est connu par la présence de plusieurs spécialités orientales difficiles à voir ailleurs dans le Paléarctique occidental. C’est le cas du Petit-duc de Bruce (Otus brucei) qui peut être vu dans le petit parc d’un café au sud de la ville.Le Petit-duc scops (Otus scops) et le Hibou moyen-duc (Asio otus) ont été observés dans la zone.

Avalanche de spécialités

L’Euphrate à Birecik. Photo : Jona Lendering et Marco Prins / www.livius.org
Le mois de mai est le meilleur pour visiter ce secteur.
L’Alcyon pie et le Martin-chasseur de Smyrne nichent le long du fleuve et des gangas viennent s’abreuver tôt le matin sur les îles sur l’Euphrate près de la colonie d’Ibis au nord de la ville.
Dans les buissons le long de l’Euphrate, la Prinia gracile est commune.
Le Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), l’Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus), le Vanneau éperonné et des sternes peuvent également être vus sur le fleuve.
Au nord de la ville, un grand wadi arboré accueille les Moineaux de la Mer Morte (Passer moabiticus), soulcie (Petronia petronia) et à gorge jaune (Petronia xanthocolis). La Fauvette de Ménétries (Sylvia mystacea) y niche également, et le Grand-duc d’Europe y est habituellement présent. La sous-espèce de Grand-duc présente ici est apparemment intermédiaire entre la race nominale et celle dite ascalaphus (race du désert). Les autres oiseaux du secteur comprennent la Perdrix choukar (Alectoris chukar), la Perdrix si-si (Ammoperdix griseogularis), le Guêpier de Perse (Merops persicus), la Prinia gracile (Prinia gracilis) et le Roselin du Lichtenstein (Rhodopechys obsoleta).
Une colonie de Guépiers de Perse peut être vue sur la berge ouest du fleuve, au nord d’un bois fermé et dans une sablière à 5 km au sud de la ville, sur la berge est.

Le Moineau de la Mer Morte (Passer moabiticus) niche sur les bords de l’Euphrate à Birecik.

Les Traquets oreillard (Oenanthe hispanica) et du désert (O. deserti), les Alouettes pispolette (Calandrella rufescens) et monticole (Melanocorypha bimaculata), l’Ammomane du désert (Ammomanes deserti) sont aussi à chercher dans les collines sèches sur la berge orientale.
La Buse féroce (Buteo rufinus), le Circaète Jean-le-Blanc (Ciracetus gallicus) et le Faucon crécerellette (Falco naummani) sont communs.
Parmi les raretés déjà vues, on note le Vanneau à queue blanche (Chettusia leucura), le Ganga tacheté (Pterocles senegallus) et le Faucon concolore (Falco concolor). Le Faucon de Barbarie (Falco perigrinoides) et le Courvite isabelle (Cursorius cursor) sont probablement réguliers. Le courvite est à chercher le long de la route reliant Birecik à Halfeti.

Halfeti

Le village d’Halfeti se situe à environ 40 km au nord de Birecik, à l’endroit où l’Euphrate traverse une gorge aux falaises abruptes. Le Percnoptère d’Egypte, l’Aigle de Bonelli (Hieraeetus fasciatus), le Martinet des maisons (Apus affinis), l’Hirondelle rousseline (Hirundo daurica), le Traquet à queue rousse (Oenanthe xanthoprymna), l’Iranie à gorge blanche (Irania guttalis), l’Agrobate roux (Cercotrichas galactotes), la Sittelle des rochers (Sitta tephronata) et de Neumayer (Sitta neumayer), le Bruant cendré (Emberiza cineracea cineracea) se reproduisent dans les secteurs rocheux autour de Birecik.

Le Sud-est de la Turquie | Demirkazik et les monts du Taurus

Demirkazik et les monts du Taurus

Mai est le meilleur mois pour parcourir cette zone, car les plaques de neige restantes aident à repérer le Tétraogalle de la Caspienne.

Tétraogalle de la caspienne (Tetraogallus caspius).
Le Tétraogalle de la Caspienne

Demirkazik est une zone de haute montagne dans la chaîne d’Aladag, dans les Monts Taurus. Elle est réputée pour être le meilleur spot de Turquie pour le Tétraogalle de la Caspienne (Tetraogallus caspius). Toutefois, cette espèce est très discrète et elle se mérite vraiment : il faut ainsi arriver sur les hauteurs de Demirkazik avant le lever du soleil (soit près de deux heures de montée dans l’obscurité, à moins que vous ne décidiez de dormir dans une tente). Dès le soleil se lève, il faut écouter ses cris proches du courlis pour essayer de le repérer avant qu’il ne passe la journée silencieux dans les éboulis. Ses cris s’arrêtent en effet vers 8 heures du matin à la mi-mai, tandis qu’à la mi-juin la neige a totalement fondu et il est alors très difficile de repérer cet oiseau gris comme la roche.

Le Serin à front rouge (Serinus pusillus) est typique des hautes montagnes de Turquie.
Source : www.fyldebirdclub.org
Demirkazik est un site superbe pour plusieurs espèces orientales comme le Pic syriaque, l’Accenteur de Radde (Prunella montanella), le Serin à front rouge (Serinus pusillus), l’Alouette monticole, le Roselin à ailes roses (Rhodopechys sanguinea), la Sittelle des rochers, les Traquets isabelle (Oenanthe isabella) et de Finsh (O. finshii).

Le superbe Rougequeue du Güldenstädt (Pheonicurus erythrogaster) y a déjà été observé.
L’Iranie à gorge blanche et le Bruant cendrillard (Emberiza caesia) arrivent en mai. La première espèce préfère les vergers.

Vue des Monts du Taurus.
L’Hypolaïs d’Upcher (Hippolais languida) a récemment été trouvée comme nicheuse.
D’autres oiseaux typiquement alpins sont à rechercher comme les Craves à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax) et à bec jaune (P. graculus), l’Accenteur alpin (prunella collaris), le Tichodrome échelette, la Niverolle alpine (Montifringilla nivalis) et le Bruant fou (Emberiza cia).
Les rapaces sont communs, et incluent les Faucons sacre (Falco cherrug) et pèlerin (Falco pergrinus), le Vautour fauve (Gyps fulvus), le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus), l’Aigle royal (Aquila chrysaetos) et sûrement le Grand-duc d’Europe.
Les mammifères du secteur comprennent le Bouquetin et le Chamois, mais ils restent difficiles à observer.

Accès

L’Hypolaïs d’Upcher (Hippolais languida) a été trouvée comme nicheuse à Demirkazik.
Photo : James P. Smith / www.birdingisrael.com
Pour atteindre la zone, il faut prendre la route E 90 entre Tarsus et Ankara puis sortir à Camardi.
Une autre route est possible est de suivre l’E98 entre Nigde et Kayseri. au nord de Nigde, puis de tourner à droite juste au-delà d’Ovacik en direction de Baldaras.
Après ce village, suivre la direction de Demirkazik et la station de ski. Il est possible de loger dans cette station ou de camper à proximité. Au-delà du lodge de la station, deux gorges sont visibles : il est conseillé de débuter par celle de droite puis se diriger vers la limite des neiges (compter deux et demi), qu’il faut avoir atteint avant le lever du soleil pour tenter de voir le Tétraogalle. Redescendez ensuite vers la station en empruntant la seconde gorge (de gauche).

Le Sud-est de la Turquie | Les marais d’Eregli, du Sultan et le lac Kulu

Les marais d’Eregli, du Sultan et le lac Kulu

Vu du volcan Argée (3500 m) et des marais du Sultan.
Les marais du Sultan

Les roselières de Sultan Sazligi (marais du Sultan) sont situées dans la plaine de Develi, au sud-ouest du Mont Erciyes, en bordure est du plateau anatolien. Les marais sont inclus dans le triangle Develi-Yesilhisar-Yahyali, à 70 kilomètres de Kayseri, ils sont protégés par la Convention de Ramsar et ont été classés en 1988. Les marais comprennent quatre lacs : Yay, Camiz, Söbe et Çöl. Certaines parties du marais s’assèchent en été, et sont alimentés par les eaux descendant du Mont Erciyes et des Monts Taurus.
Les marais sont divisés en deux secteurs : celui du lac Yay (salé) et celui des lacs d’eau douce (Egrigöl, Sarpgöl et Camizgöl).
Le Sultan Sazligi, couvre une surface de 17.200 hectares, et constitue un écosystème d’une importance internationale.
Abritant 301 espèces, cette zone constitue la deuxième zone humide la plus importante de Turquie. Une tour d’observation et un centre scientifique ont été installés pour étudier les migrations et leurs habitats.
Parmi les espèces nicheuses, on retiendra la présence du Flamant rose (sur le lac Yay), de la Spatule blanche et du Pélican blanc. De nombreux migrateurs et hivernants peuvent être observés : canards, oies, cormorans, laridés, Grues cendrées et limicoles.
Les meilleures périodes pour parcourir les marais du Sultan sont le printemps et l’automne. Le niveau d’eau le plus faible est noté en février, en juillet et en août.

Les marais d’Eregli

Le Tadorne casarca (Tadorna ferruginea) est nicheur dans les marais d’Eregli.
Source : www.wbkenglish.com
Les marais d’Eregli sont considérés comme l’un des meilleurs secteurs ornithologiques turques, et même du Paléarctique. Le lac principal d’Akgol a un niveau d’eau très variable et est généralement à sec à la fin de l’été. De l’eau ne subsiste à cette période que dans le secteur méridional, près du village de Bogecik. Les roselières couvrent des surfaces très grandes et accueillent une grande variété d’oiseaux. Les effectifs maximaux sont atteints au printemps et au début de l’été, quand le niveau de l’eau est le plus élevé. La chasse est un problème important, et il est important que de plus en plus d’observateurs viennent visiter ce site pour que les autorités réagissent davantage.
Le Pélican blanc (Pelecanus onocrotalus) est commun aux passages, accompagnés par un nombre plus faible de Pélicans frisés (Pelecanus crispus), et tous les deux sont souvent présents tout l’été.
Parmi les espèces remarquables qui ont déjà niché que le site, on notera le Cormoran pygmée (Phalacrocorax pygmaeus), l’Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus), et le Flamant rose (Phoenicopterus rubeus). La Grue cendrée (Grus grus) et la Grue demoiselle (Anthropoides virgo) sont régulières en migration, tout comme la Cigogne blanche (Ciconia ciconia) et une grande variété de hérons, dont la Grande Aigrette (Egretta alba).
Le Tadorna casarca (Tadorna ferruginea), la Sarcelle marbrée (Marmaronetta angustirostris), la Nette rousse (Netta rufina) et l’Erismature à tête blanche (Oxyura leucocephala) peuvent être trouvés à Elgeri.
En migration, l’observateur notera une belle diversité de limicoles (plus de 20 espèces). Parmi elles, le Chevalier bargette (Xenus cinereus), le Bécasseau falcinelle (Limicola falcinellus) et de Temminck (C. temminckii), le Chevalier stagnatile (Tringa stagnatilis), la Bécassine double (Gallinago media) sont possibles. L’Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus), l’Echasse blanche (Himantopus himantopus), l’Avocette élégante (Recurvirostra avosetta), la Glaréole à collier (Glareola pratincola), le Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) et le Gravelot de Leschenault (C. leschenaultii) nichent sur le site.
Le Goéland railleur (Larus genei), la Mouette pygmée (Larus minutus), les Guifettes moustac (Chlidonias hybridus) et leucoptère (C. leucopterus) sont aussi présentes durant la saison de reproduction.
Aux passages, et peut-être aussi en été, il faudra tenter d’observer les Marouettes ponctuée (Porzana porzana), poussin (P. pusilla) et de Baillon (P. parva).
Le Busard des roseaux (Circus aeruginosus) est commun dans les marais, et le Faucon crécerellette (Falco naumanni) se reproduit dans le village d’Adabag. Le Circaète jean-Le-Blanc (Circaetus gallicus) et le Percnoptère d’Egypte (Neophron percnopterus) sont présents dans les collines alentours, et dans les roselières, la Rémiz penduline (Remiz pendulinus), la Panure à moustaches (Panurus biarmicus), la Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus) et la Lusciniole à moustaches (A. melanopogon) sont visibles.
Les marais sont situés à l’ouest du village d’Eregli et peuvent être atteints par la route reliant Eregli à Karaman. A 18 km au sud-ouest d’Eregli, prendre la petite route au village de Bogecik, tournez à droite au carrefour de celui-ci et suivre la route sur le rivage méridional du lac.
Vous pouvez également tourner à droite depuis la route d’Eregli à Karaman avant Bogecik en direction d’Adabag et de Tatlikuyu. Tournez à gauche au niveau de la poste de Tatlikuyu et suivre la voie jusqu’à la limite nord du lac soit atteint. Eregli possède un hôtel.

Le lac Kulu (Kulu Gölü)

Il s’agît d’une des zones humides turques les plus accessibles. Malgré sa petite taille, le lac Kulu est un site d’importance internationale pour l’Erismature à tête blanche (Oxyura leucocephala) : plus de 100 oiseaux peuvent être comptés en été.
Bien que salin et assez pauvre en végétation, ce spot accueille une belle diversité de nicheurs et de migrateurs. Les limicoles sont nombreux, et incluent le Bécasseau falcinelle, le Chevalier bargette, le Chevalier stagnatile et le Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus). Le Pipit à gorge rousse (Anthus cervinus) et la Bergeronnette citrine (Motacilla citreola) sont réguliers au printemps. La Grue demoiselle, le Gravelot de Leschenault et le Courlis à bec grêle (Numenius tenuirostris) ont déjà été notés.
Le lac Kulu est situé à environ 100 km au sud d’Ankara et peut être ateint par l’E5, en tournant vers Konya sur l’E 35. Tourner à gauche dans le village de Kulu juste avant le minaret principal et traverser le village vers le lac. Traverser un cours d’eau jusqu’au coin sud-ouest du lac. Marchez alors le long de la rive ouest. Le Gravelot de Leschenault est surtout observé sur la berge nord, et explorez les roselières et les cultures. Un hébergement est possible à Kulu.

Le Sud-est de la Turquie | Rapport de voyage

Quelques moments forts

Les falaises de Cappadoce sont le domaine des Martinets alpins (Apus melba) et des Sittelles de Neumayer et des rochers. Photo : Sabine Prato
Chacun de nous a pu apprécier de nombreux moments forts, au fil de la route, en particulier :
 le nid de la Buse féroce (Buteo rufinus) dans une carrière de basalte impressionnante par ses plis convulsés
 le Grand-duc d’Europe (Bubo bubo) dans la carrière d’Eregly qui nous a gratifié de ses "Hou - Hou !" et avant de partir en chasse, nous a offert sa silhouette en découpe sur les sommets proches.
 la volée de Moineaux espagnols (Passer hispaniolensis) s’abattant sur les touffes d’épis de blé balancées par le vent.
 le site de Tatlikuyu où une trentaine de Faucons crécerelettes (Falco naumanni) font bon ménage et nichent au milieu de pierrailles avec des choucas. Nous les avons vus à moins de 10 mètres.
 le Francolin noir (Francolinus francolinus) dans les tamaris de Tasucu fièrement campé sur un tertre et dont le bec laissait échapper de la buée - en raison de la fraîcheur du petit matin à chaque poussée de chant..
 le Busard pâle (Circus macrourus) dont le vol chaloupé tout proche nous a fait retenir notre souffle.
 la surprise de la découverte des Gangas unibandes (Pterocles orientalis) et des Tadornes casarca (Tadorna ferruginea) au détour des rares buissons.
— le festival de chants des Sittelles des rochers (Sitta tephronota), de Krüper (Sitta krüperei) et de Neumayer (Sitta neumayer) nous a souvent accompagnés en particulier dans les ruines superbes du monastère byzantin de Alahan (Vème siècle) sur un piton au panorama grandiose.
 les accouplements vus (de près) des Ibis chauves (Geronticus eremita), des Chevêches d’Athéna (Athene noctua), et des Petits-ducs de Bruce (Otus brucei)
 les Hirondelles rousselines (Hirundo daurica) prenant, à quelques mètres de nous, de grandes gorgées de sable mouillé pour bâtir leur nid.
 les deux Tichodromes échelettes (Tichodroma muraria) bien observés depuis la route sur un rocher la surplombant de quelques mètres , lors de notre progression lente, à 1600 mètres d’altitude, sous une neige qui tombait à gros flocons.
 la recherche opiniâtre du Martin-chasseur de Smyrne (Halcyon smymensis) sans succès..... et il s’est offert à nous, superbe, indifférent, à quelques mètres, alors que nous partions.
 le couple de Prinias graciles (Prinia gracilis) affairé à nourrir quatre becs avides dans un petit nid tout rond au bord du chemin.
 et c’est certainement le meilleur, notre lever à 4 heures du matin, notre marche silencieuse en haute montage, récompensés par l’observation proche d’un couple de Tétraogalles de la Caspienne (Tetraogallus caspius) repéré grâce au chant proche de celui du courlis.

Contact

Ce voyage a été organisé par Yuhina, une association animée par des guides de haut niveau spécialisés par pays.
Le nombre de personnes du groupe est volontairement limité. Au delà des jumelles de chacun, des longues-vues (Leica 32W - Swarovski 20/60) ont permis des observations fines.