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Comptes-rendus de voyages

"Observer en Extrémadure" par André Boussard

Bons spots autour de Torrejon El Rubio

Situation de Torrejon El Rubio et du parc de Monfragüe en Extrémadure

L’Extrémadure est une grande région espagnole peu connue bordant le Portugal, et l’une des plus riches au niveau ornithologique.
La dehesa, forêt claire de chênes au pied desquels paissent les taureaux, constitue l’habitat naturel typique de la région, et attire plusieurs espèces typiques comme l’Elanion blanc ou la Pie bleue.
De petits massifs montagneux boisés, des zones steppiques et quelques barrages permettront à l’observateur d’allonger leur liste de manière substantielle.
André Boussard nous a transmis le rapport de son voyage pour parution sur Ornithomedia.com.

Abstract

The Extremadura is one of the biggest regions of Spain, and one of the most interesting regions in terms of wildlife and birds.
It occupies a small part of the Western section of the southern Meseta (central plateau). Much of the region is predominated by stock farming, a traditionnal activity that has ensured its remarkably good general state of conservation.
Mediterranean dry grazing wood land (dehesa) still occupied vast areas. It comprises holm oak and cork oak, open woods with grazing land and ceral crops. This habitat attracts a rich wildlife, including Black-shouldered Kite, Great Spotted Cuckoo, Red-necked Nightjar, Azure-winged Magpie and Spanish Sparrow.
There are also small ranges, where the Extremadura birdlife is at best, with sites such as the Monfragüe National Park. In these areas, the gorges carved out by rivers are the breeding ground of cliff-dewelling species such as Black Stork, Griffon Vulture, Egyptian Vulture, Bonelli’s Eagle or Black Wheatear.
Patches of temperate woodlands are the habitat of very rare species like the Black Vulture, the Spanish Imperial Eagle, the Deer and the Spanish Lynx.
In some regions there are also deforestd plains, which are used by dry cereal growing and sheep grazing. These are the best areas for steppe-dwelling species in Western Europe, including Great Bustard and Sandgrouses.
Rivers, ponds, reservoirs and irrigated fields allow the birder to watch aquatic birds (Little Bittern, Herons, Ducks ...).
See our map of Extremadura around Torrejon El Rubio.

Présentation de l’Extrémadure

Vue de la dehesa, forêt claire typique de l’Extrémadure.

L’Extrémadure est l’une des régions espagnoles les plus riches en oiseaux et en grands mammifères.
Elle occupe la section occidentale de la Meseta (un grand plateau). De ce fait, l’altitude moyenne est plutôt faible, et la proximité relative avec l’Atlantique font que les hivers sont relativement doux et humides, ce qui est très favorable à l’élevage.
Une grande partie de la région est donc consacrée à cette activité. La dehesa, une forêt claire de chênes-lièges et verts entrecoupée de près et de champs de céréales occupe ainsi de vastes espaces. Ce milieu bien conservé est le domaine de quelques espèces remarquables comme l’Elanion blanc (Elanus careuleus), le Coucou-geai (Clamator glandarius), l’Engoulevent à collier roux (Caprimulgus ruficollis), la Pie bleue (Cyanopica cyana) ou le Moineau espagnol (Passer hispaniolensis).
Au milieu de ces grandes étendues, quelques petites chaînes montagneuses boisées creusées de gorges constituent un habitat parfait pour les oiseaux nichant sur les falaises : Cigogne noire (Ciconia nigra), Vautour fauve (Gyps fulvus), Vautour percnoptère (Neophron percnopterus), l’Aigle royal (Aquila chrysaetos), l’Aigle de Bonelli (Hieraaetus fasciatus), le Hibou grand-duc (Bubo bubo), le Martinet caffre (Apus caffer) ou le Traquet rieur (Oenanthe leucura).
Sur les versants humides de ces montagnes, les forêts de chênes sont le domaine entre autres du Vautour moine (Aegypius monachus), l’Aigle ibérique (Aquila adalberti) et l’Aigle botté (Hieraaetus pennatus).
Les zones de maquis attirent entre autres plusieurs fauvettes méditerranéennes et l’Agrobate roux (Cercotrichas galactotes).
Dans les zones ouvertes (cultures sèches, steppes), on peut trouver les meilleurs zones d’Europe pour les espèces steppiques, comme la Grande Outarde (Otis tarda), l’Outarde canepetière (Tetrax tetrax), le Ganga cata (Pterocles alchata), le Ganga unibande (P. orientalis) ou l’Alouette calandre (Melanocorypha calandra).
Les zones humides (champs irrigués, canaux d’irrigation, réservoirs, étangs) peu nombreuses attirent toutefois une belle diversité d’espèces nicheuses : 7 espèces de hérons, Blongios nain (Ixobrychus minutus), Bengali rouge (Amandava amandava), ... Et en hiver, des milliers de Grues cendrées (Grus grus) et des centaines de canards sont présents.

Observer en Extrémadure | Le parc national de Monfragüe

Le parc national de Monfragüe

Vue du parc de Monfragüe. Dans le parc de Monfragüe, depuis maintenant 25 ans que la réserve existe, les oiseaux ont été tellement constants dans la localisation de leur nid, que les documents imprimés par l’Office du Tourisme en tiennent compte. Les emplacements des aires de Cigogne noire, d’Aigle Ibérique vous sont tout simplement indiqués ! Mieux encore, l’un des trois circuits de randonnée conduit en une heure et demie à un mirador qui vous permet de dominer un superbe nid de Vautour Moine sur le plus spectaculaire chêne-liège du coin. Présence au nid garantie en avril !
Quant aux Vautours Fauves, ils sont une cinquantaine à distance des jumelles sur le rocher du "Salto del Gitano" ou à tournoyer lentement au dessus de vous (on peut parfois compter leurs plumes...), lorsque vous ne les voyez pas dans une dizaine des nids faciles à repérer à la lunette, sur la face est du rocher. Le spectacle est permanent : jeunes au nid en équilibre instable se serrant contre l’adulte, lissage consciencieux des plumes, scènes d’intimidation, cou tendu, corps ramassé et si vous avez de la chance, vous verrez le spectacle d’un vautour posé au soleil, les ailes tendues ouvertes (2,40 à 2,80 mètres d’envergure !). Ce parc réserve toutefois toujours des surprises (tomber sur un Martinet caffre ...) et le plaisir de trouver en cherchant demeure. Et c’est ce qui fait le charme des échanges de "tuyaux du jour" avec les autres ornithos. Car des ornithos il y en a et vous leur devrez certainement une ou deux raretés.

Présentation

Le parc de Monfragüe est constitué d’une série de collines boisées creusées par le Tage (Rio Tajo) et le Rio Tiétar, créant de belles gorges.
Des barrages ont été édifiés (Embalse de Alcantara et de torrejon).
La végétation est bien conservée, particulièrement sur les pentes nord où subsiste une belle forêt de chênes. De grands pâturages ont toutefois été crées. Le maquis (lentisque, cistes ...) couvre de vastes espaces.
Sur les bords des rivières non aménagées on trouve une ripisylve assez bien conservée.

Les zones à voir

Le petit village de Villareal de San carlos, sur la route C-524, se situe au Nord-ouest du parc et constitue une bonne base. On y trouve un petit centre d’information. La partie ouverte au public est petite, mais elle permet d’observer les espèces typiques du secteur.

Couple de Cigognes noires (Ciconia nigra) dans le parc de Monfragüe. Photo : André Boussard- Le Salto del Gitano (accessible au sud du parc, en venant de Torrejon El Rubio). Laissez votre véhicule sur le bord de la route et observer la falaise de Penafalcon située sur la berge opposée du Tage). On y trouve une belle colonie de vautours fauves, mais aussi la Cigogne noire (nid bien visible), le Vautour percnoptère, l’Aigle de Bonelli, le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) et le Hibou Grand-duc (Bubo bubo).

 Le Castillo de Monfragüe. Les ruines d’un ancien château avec une petite chapelle offrent un superbe panorama pour observer les rapaces, comme le Vautour fauve, le Vautour moine, le Milan noir (Milvus migrans) et l’Aigle botté.
Sur les rochers, vous chercherez l’Hirondelle des rochers (Ptyonoprogne rupestris), le Traquet rieur, le Monticole merle-bleu (Monticola solitarius), l’Hirondeelle rousseline (Hirundo daurica) et en hiver l’Accenteur alpin (Prunella collaris). L’ascension par le versant sud peut être fait en partie en voiture, tandis qu’un sentier permet d’arriver à pied par la face nord (plus escarpée).

 Le pont Cardenal se situe sur une portion de route abandonnée après la construction du réservoir Alcantara. Parmi les Martinets alpins (Apus melba), cherchez le rare Martinet caffre, une espèce africaine nicheuse dans la région depuis quelques années.

 La route partant de Villareal de San Carlos et descendant vers le barrage de Torrejon et les bords du Rio Tiétar vous permettra d’observer la Cigogne noire qui niche dans les éboulis. Le Mirador de la tajadilla est très bon pour le Vautour percnoptère , et le Mirador de la Bascula au bord du Rio Tiétar est un bon coin pour chercher le Vautour moine et le Cochevis de Thékla (Glerida theklae).
Observer en Extrémadure | Autres spots à découvrir

Autres spots à découvrir

L’embalse de Talavan

Voir notre carte de l’Extrémadure autour de Torrejon El Rubio.

Le Grèbe huppé (Podiceps cristatus) est nicheur sur les réservoirs d’Extrémadure. Photo : André BoussardIl s’agit d’un petit réservoir au milieu des steppes et des cultures. Ses rives sont recouvertes d’une abondante végétation.
La meilleure zone pour découvrir le secteur est la rive sud du réservoir, depuis le pont qui le traverse.
Il faut marcher depuis la queue du lac, où vous pourrez observer la Cigogne noire, le Milan royal (Milvus milvus), le Guêpier d’Europe (Merops apiaster) et le Rollier d’Europe (Coracias garrulus).
Marchez le long du réservoir jusqu’au barrage, sur une colline qui domine les lieux. Vous pourrez observer les espèces steppiques comme la Grande Outarde, l’Outarde canepetière, l’Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus), le Traquet oreillard (Oenanthe hispanica) et le Busard cendré (Circus pygargus). En hiver, un dortoir de dizaines de Grues cendrées se forme au bord du lac.

L’embalse Salor

Grande Outarde (Otis tarda). Photo : SEOIl s’agit d’un réservoir entouré de forêts de chênes et de cultures, près du village de Valdesalor. La route reliant Valdesalor et Torreargaz est la meilleure façon d’accéder au site.
Dans les cultures irriguées, vous pourrez observer la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), le Héron gardeboeufs (Bubulcus ibis), les Milans noir et royal.
Sur les bords du réservoir, la Cigogne noire, l’Échasse blanche (Himantopus himantopus), l’Avocette élégante (Recurvirostra avosetta) sont quelques-unes des espèces de passage.
Les forêts claires sont fréquentées par l’Elanion blanc, et les cultures autour de Torreorgaz sont excellentes pour les espèces steppiques, comme la Grande Outarde.

Le Campo Arañuelo

Il s’agit d’une zone de pâtures et de forêts claires, entre le Rio Tiétar et le Tage, accessible notamment au nord de Navalmoral de la Mata et autour de Majadas. La C-511 reliant Navalmoral à Plasencia est le principal axe routier du secteur.
Il existe différents trajets possibles :
 Depuis Almaraz, rejoindre Casatejada puis la C-511 vers Plasencia.
La Cigogne noire, le Vautour moine, l’Elanion blanc (surtout près du pont de La Bazagona sur le Rio Tiétar) sont quelques-unes des espèces remarquables.
 Depuis Navalmoral de la Mata, traverser les villages de Talayuela, de Santa Maria de las Tomas, de Tiétar et de Rosalejo.
C’est un très bon secteur pour les oiseaux de la dehesa, dont l’Elanion blanc.

Cacères

La vieille ville accueille de nombreux couples de Faucons crécerelettes (Falco naumanni) et de Cigognes blanches.

En se dirigeant vers le parc

La route dans la fraîcheur matinale pour rejoindre le parc de Monfragüe. Roulez doucement, ouvrez vos fenêtres, vous allez vous régaler. Dans un concert ininterrompu dominent d’abord les virtuoses Rossignols philomèles (Luscinia megarhynchos) dont les territoires se touchent et qui se passent le relai au long de votre route. Se mêlent les trilles du Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes), le chant familier du Pinson des arbres (Fringilla coelebs) partout présent, les chants plus aigus du Serin cini (Serinus serinus) ou du Bruant jaune (Emberiza citrinella).
Vous allez rencontrer vos premières sautillantes Pies bleues (Cyanopica cyanus), quelques Pies-grièches à tête rousse (Lanius senator) et la Pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis) à la poitrine légèrement ocrée et au sourcil blanc étroit faisant le tour du front - elle est seulement cantonnée dans notre midi et en péninsule ibérique.
En fond, le Coucou gris (Cuculus canorus) célèbre lui aussi le soleil ainsi que , les sentinelles chanteuses, moins discrètes, régulièrement postées que sont les Bruants proyers (Miliaria calandra), les Cochevis huppés (Galerida cristata), les Cochevis de Thékla (Galerida theklae) et dans les zones humides la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) au chant tonitruant.

Arrivée à Monfragüe

Vautour fauve (Gyps fulvus) avec un poussin sur son son aire. Photo : André BoussardNous arrivons dans le parc, avec devant nous une trentaine de Vautours fauves (Gyps fulvus) traçant, pas très haut, de lents cercles face au rocher escarpé dans la lumière brumeuse du matin.
La marche vers le château de Monfragüe, face au grand rocher et l’envol à quelques mètres de nous du couple de Monticole bleu (Monticola solitarius), le mâle continuant à chanter au fur et à mesure qu’il monte dans les airs. En bas, l’univers des chênes-lièges est à perte de vue, avec des masses pommelées, d’un vert soutenu. Et là, tout à coup, sous nos yeux, deux tâches blanches se rapprochent …C’est un couple de Vautours percnoptères (Neophron pernopterus).
Nous comptons quatre nids de Cigognes noires (Ciconia nigra) dont trois seront repérés par les va et vient d’adultes (les oeufs étaient visibles, mais il n’y avait pas encore de poussin).
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Nous observons un Vautour moine (Aegypus monachus) sur une aire très connue, visible depuis le mirador de la piste verte de Cerro Gimio - deux heures trente aller et retour depuis Villareal de San Carlos.
Près des rochers du Portilla del Tietar, nous admirons les virevoltes d’un couple d’Aigles de Bonelli (Hieraaetus fasciatus), à bonne portée de lunette ; Nous n’avons pas pu localiser le nid avec certitude.
En plein jour, dans un lieu bien connu des ornithos, nous détaillons un Grand-duc d’Europe (Bubo bubo) clignant des yeux … peut être surveille-t-il ses deux jeunes tout proches ?

Dans les steppes

Un vol de Gangas unibandes (Pterocles orientalis) s’est levé peu avant que nous ne trouvions une douzaine de Grandes Outardes (Otis tarda) dans la steppe entre Torreargas et Sierra de Fuentes. Impressionnante, la parade nuptiale de l’adulte mâle, toutes plumes blanches dehors dans la transe d’un ballet. Pendant près d’une heure, la contemplation de cinq Elanions blancs (Elanius caeruleus) dont un couple en parade et trois autres en chasse (comme le faucon crécerelle ils font le "Saint Esprit"). Il est habituel de les trouver près de la route CC912 de Torrejon el Rubio à Caceres.
Prendre à gauche face à une dizaine de nids de cigognes blanches sur de grands pins, environ à une quinzaine de kilomètres du village.
L’interception, par un Aigle ibérique (Aquila adalberti) sous nos yeux, en plein vol, d’un Etourneau unicolore (Sturnus unicolor) a été un grand moment. Il l’a laissé échapper deux fois mais …..

Au bord de l’E 90

En bordure de l’autoroute E 90, en partant de Jaraicejo et quelques kilomètres avant Trujillo, les branches de cinq arbres sans feuilles croulent sous le poids de près d’une centaine de Hérons gardeboeufs (Bubulcus ibis) qui nichent là, au milieu d’une vingtaine de nids de Cigognes blanches (Ciconia ciconia).

Les talèves

Talève sultane (porphyrio porphyrio). Photo : André BoussardTrois Talèves sultanes (Porphyrio porphyrio) sont sur leur nid, à cinquante mètres du chemin, dans les zones humides de Almaraz.
Dans des flaques crées par les pluies de la semaine passée, des Hirondelles de fenêtre (Delichon urbica) et rousselines (Hirundo daurica) en bonnes maçonnes, enfouissent leur front dans la boue et font des navettes vers les nids à construire.
Un spectacle passionnant dont on se lasse pas.

Au bord de l’embalse de Talavan

Pendant qu’une Hirondelle rustique (Hirundo rustica) construit son nid dans le poste d’observation de l’Embalse de Talavan, à vingt mètres, imperturbable, un Grèbe huppé (Podiceps cristatus) couve, même pas dérangé par un Héron pourpré (Ardea purpurea) juvénile qui frôle les herbes de son nid en sortant de la roselière.

De Talavan à Cacères

La route qui va de Talavan à Caceres est longée à une centaine de mètres par une ligne électrique ; à chaque poteau a été fixée une "boîte à rollier" … et en effet des Rolliers d’Europe (Coracias garrulus) sont bien là sur les fils, mais surprise, superbes, deux Coucous-geais (Clamator glaudarius) serrés l’une contre l’autre donnent une note de couleur différente.

L’embalse de Cacères

Quatre Glaréoles à collier (Glareola pratincola) partagent une petite bande de terre au milieu de l’Embalse de Cacères avec une dizaine d’Echasses blanches (Himantopus himantopus), indifférentes au remue ménage bruyant d’une cinquantaine de Hérons gardebœufs proches, installés sur une jetée.
Un peu partout, près des zones sablonneuses, les Guêpiers d’Europe (Merops apiaster) nous émerveillent de leurs couleurs. Pour les trouver, tendez l’oreille.

Vers Trujillo

Sur la route vers Trujillo, un Aigle botté (Hieraaetus pennatus) en phase claire est "tombé du ciel" a coupé notre route, sa masse obscurcissant notre pare-brise alors qu’il chassait serres en avant : Bel instantané ! Ca c’est passé en un éclair à moins de cinq mètres. Dommage que nous n’ayons pu voir la suite, nous roulions et l’oiseau était hors du champ du rétroviseur.

Espèces manquées ...

Faute d’avoir bien les chants dans l’oreille et sans grande connaissance des lieux, nous avons manqué certains oiseaux. Il faut dire aussi que beaucoup de temps a été passé en prises de vues (débutant en digiscopie). Le groupe que guidait Pierre Boutonnet (association Yuhina) a vu 172 espèces dans la semaine. Nous avons manqué en particulier le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), l’Outarde Canepetière, la Buse féroce (Buteo rufinus), espèce exceptionnelles dans la région, l’Engoulevent à collier roux (Caprimulgus ruficollis), et la Loutre d’Europe pêchantdepuis le petit pont de Torrejon ...

Comment s’organiser ?

Habituellement, nous avons plaisir à partir avec Pierre Boutonnet (Yuhina) mais le groupe qu’il conduisait en Extremadure en avril étant complet, nous sommes partis seuls.
Pierre a bien voulu nous donner quelques infos dans une de taille : l’indication de l’Hôtel Carvajal à Torrejon del Rubio, au centre des différents points d’intérêt.
Merci à Pilar, Toñi et Raphaël pour leur gentillesse et leur disponibilité. Bref, un séjour en demi-pension de 6 jours parfaitement réussi.

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