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Comptes-rendus de voyages

"Norvège ornitho 2006" par Daniel Mauras

Mise en page : Vivien de Walque
Bruxelles

Table des matières

Avant‐propos
Bilan du voyage .
La liste des oiseaux observés .
Renseignements d’ordre pratique .
Trajet aller à travers Belgique, Allemagne, Danemark, Finlande .
Cinq jours en Sør‐Varanger
Le tour de la péninsule du Varanger
La pointe de Slettnes
Le Porsangerfjord et la réserve naturelle de Stabburnes
Le Cap Nord
La rivière Alta‐Kautokeino et le canyon de Sautso
Les îles Vesterålen et Lofoten
Le retour par le Dovrefjel, la Suède et le Danemark .
Liste des oiseaux observés entre le 15 juin et le 18 juillet 2006 en Scandinavie, Norvège, Finnmark .

Avant‐propos

Il y a deux ans, Daniel nous avait proposé un compte-rendu détaillé de son voyage de 36 jours vers le
Finnmak norvégien, avec soixante-dix photos de ces oiseaux "différents" des nôtres.
Dans les semaines à venir, il va être présenté à nouveau sur ce forum, précédant mes propres dossiers
de préparation d’un voyage de deux mois vers le Finnmark-Varanger, mais par un itinéraire privilégiant la découverte des sites ornithos de Finlande (Daniel avait pris un itinéraire suédois).

Au cours de l’automne, je serai en mesure de vous proposer des projets d’itinéraires avec budget, documentation etc...(8 jours-15 jours -21 jours) vous présentant les points d’observation majeurs des pays traversés connus grâce à mes contacts déjà anciens avec des ornithos locaux.

Eider à tête grise mâle ‐1 ère année

Avec pour objectif le "Finnmark norvégien", Daniel est parti seul avec sa voiture sur l’itinéraire succinct noté sur la carte jointe depuis Paris via la Belgique, l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la Finlande.
Son périple a duré du 15 juin au 18 juillet 2006 ; il a représenté environ 11.000 Kms -Dates à revoir :
Celles retenues sont trop tardives : les oiseaux ne chantent plus dans les forêts de pins ou de bouleaux
de la taïga - Les rapaces ont fini leur nidification -

Daniel conseille de début mai au 15 juin. Sur plusieurs semaines, il va nous faire part de ses observations. A chaque message seront jointes des photos qui nous permettront de faire connaissance avec des raretés.

Bilan du voyage

En plus de superbes paysages et de l’ambiance en zone arctique, du contact avec les gens rencontrés, j’ai pu observer 151 espèces d’oiseaux au cours du voyage, dont 136 en Scandinavie, 120 en Norvège et 114 en Laponie norvégienne (Finnmark). Je n’ai pas fait de recherche exhaustive en Finlande, Suède, Danemark et Norvège sauf en Laponie norvégienne. Je n’avais pas établi de contacts avant le voyage et parfois, cela m’aurait été bien utile ; j’aurais peut-être dû utiliser les contacts fournis par www.birdingpal.org .

Bruant lapon ‐ Mâle

J’ai raté quelques espèces : la harfang des neiges (Nyctea scandiaca) que peu d’ornithos parviennent à observer, le faucon gerfaut (Falco rusticolus) raté d’une demi-heure, le plongeon à bec blanc (Gavia adamsii) et le plongeon imbrin (Gavia immer), la linotte à bec jaune (Carduelis flavirostris), le durbec des sapins (Pinicola enucleator), le merle à plastron (Turdus torquatus), la pie-grièche grise (Lanius excubitor), le grand labbe (Stercorarius skua), les bruants nain (Emberiza pusilla) et rustique (Emberiza rustica), le pluvier guignard (Charadrius morinellus) invisible, la chouette lapone (Strix nebulosa), les bécasseaux violet (Calidris maritima), sanderling (Calidris alba) et maubèche (Calidris canutus), le balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), l’oie des moissons (Anser fabilis), l’autour des palombes (Accipiter gentilis) et l’aigle royal (Aquila chrisaetos) ; je m’étonne ,un seul cincle plongeur (Cinclus cinclus), emblème nationale norvégienne. Mais j’ai pu observer deux espèces rares en Norvège : la glaréole à collier (Glareola pratincola) et le busard des roseaux (Circus aeruginosus).

Au total, j’ai pu voir 19 espèces pour la première fois (19 coches) : le bruant des neiges (Plectrophenax nivalis), le bruant lapon (Calcarius lapponicus), le sizerin blanchâtre (Carduelis hornemanni), le mésangeai imitateur (Perisoreus infaustus), l’eider à tête grise (Somateria spectabilis) et l’eider de Steller (Polystica stelleri), la buse pattue (Buteo lagopus), le lagopède des saules (Lagopus lagopus), les labbes parasite (Stercorarius parasiticus) et à longue queue (Stercorarius longicaudus), le goéland bourgmestre (Larus hyperboreus), la sterne arctique (Sterna paradisaea), le guillemot à miroir (Cepphus grylle), le guillemot de Brünnich (Uria lomvia), la chouette épervière (Surnia ulula), le pipit à gorge rousse (Anthus cervinus), le pouillot boréal (Phylloscopus borealis), entendu seulement, la mésange lapone (Parus cinctus) et la rousserolle des buissons (Acrocephalus dumetorum).

Renseignements d’ordre pratique

a) Les cartes utilisées (achetées au vieux campeur à Paris)
 Atlas routier et touristique Michelin Europe édition 2006 au 1/1 000 000
(indispensable) ;
 Carte Michelin 2006 n° 705 Europe Tourisme-Routes-Reliefs au 1/3 000 000 ;
 Carte Michelin 2006 n° 711 Scandinavie-Finlande au 1/1 500 000 (indispensable) ;
 Carte touristique IGN Danemark au 1/300 000 ;
 Carte touristique IGN Finlande au 1/750 000 ;
 Carte touristique IGN au 1/750 000 ;
 Carte touristique IGN Norvège-Suède au 1/850 000 ;
 Carte Statens Kartverk 2004 V : eikart Tromso og Finnmark øst et vest au 1/400 000 (2
cartes finlandaises, remarquables, indispensables) ;
 Des cartes locales (4) au 1/50 000 achetées sur place dans les stations d’essence.

b) La documentation (livres, CD et sites internet)
 Observer les Oiseaux, guide des 26 plus beaux sites d’Europe, Angelo Gandolfi, éd.
Gründ, 1995 ;
 Le guide ornitho, Lars Svensson, … , éd. Delachaux et Niestlé, 2000 ;
 Guide encyclopédique des Oiseaux du Paléarctique occidental, M. Beaman et S. Madge,
Nathan, 2004 ;
 Le guide du routard Norvège, Suède, Danemark, éd. Hachette, 2006 ;
http://home.online.no/~egnter/finnmark2.htm : Where to go birding in Finnmark ;
http://www.ornithomedia.com/pratique/voyages/voyage_art44_1.htm : Observer les
oiseaux dans le Finnmark ;
http://www.birdingpal.org/Norway.htm ; (pour trouver des ornithos amateurs locaux) ;
http://www.lpo.fr/voyages/scandinavie.shtmlmml ; Finlande, Norvège(Varanger),
Suède, 17 juin-22 juillet 2003, Denise et Francis Desjardins ;
 4 CD « Tous les oiseaux d’Europe », Jean C. Roché, éd. Sitelle

c) Le budget (en euros)
Provisions en nourriture 350
Essence Paris-Paris pour 11 000 km environ 1590
Tunnels, ponts 103,5
Ferry-boat 324
Sorties ornithos en bateau 194
Camping en tente 33,5
Huttes de camping et logement chez habitant 637
Hôtel 115
Achats nourriture sur place 150
Cartes postales et timbres 26
Cadeaux 145,5
Cartes routières locales 36
Musées 20
Matériel électronique (lecteur CD, carte CF) 225
Téléphone 40
Entretien voiture sur place 40
Remise en état voiture en rentrant (rotule de
direction + révision des 10 000 km)
915
Total 4944 euros

Il faut remarquer que le montant fixe des frais, indépendant du nombre de personnes, représente
environ 4000 euros. Ce voyage à trois aurait représenté, pour 34 jours, environ 2000 euros par
personne.

Chouette épervière

d) Le logement
 Camping sauvage (possible à une distance supérieure de 150 m des maisons) ;
 Camping en camp ; j’avais une petite tente et une grande tente ; je me suis uniquement servi de la petite, genre igloo, montée en 3 mn, sans auvent, peu pratique par temps depluie ; les campings sont tous munis de douches chaudes et de toilettes impeccables ;
 Huttes ou cabines de camping (nombreuses, avec chauffage et plaque électriques, mais sans eau courante et assez chères, entre 20 et 45 €) ;
 Hôtels (peu nombreux et très chers).

e) La nourriture
 Provisions en quantité, achetées à Paris (conserves, pâtes, eau minérale, lait UHT en bouteille à bouchon vissé, huile et vinaigre, produits lyophilisés achetés au vieux campeur, potages en sachet, charcuteries, biscottes), surtout pour éviter de perdre du temps ;
 Pour cuisiner : un bleuet et 5 cartouches de gaz ;
 Provisions achetées sur place, dans les supermarchés des plus grandes villes, très bien achalandés, avec d’excellents produits et dans les stations d’essence où on peut prendre d’excellentes saucisses chaudes dans du pain, avec une sauce tomate ou autre ; c’est bien pratique quand on est pressé. Les produits sont chers, mais en France aussi.

f) Les routes
 Autoroute et routes à 4 ou 2 voies en excellent état pour l’aller et le retour ;
 Norvège, les routes sont limitées à 80 km/h pratiquement partout avec contrôle radar de vitesse annoncés sur certaines portions et en traversée des villes ; aucune portion n’est payante. Les danois respectent les limites ;
 n’ai jamais rencontré de policier ou gendarme de la route !
 Les routes sont repérées par des numéros ; les indications sont précises et vraiment, il est difficile de se perdre !
g) La douane
 Je n’ai été contrôlé qu’à la frontière Finlande-Norvège, une minute au plus.
h) La monnaie et les banques
 L’unité monétaire est la couronne (Kr) au Danemark, en Suède et en Norvège ;
 1 € = 8 Kr ;
 La Finlande a adopté l’euro ;
 La carte bleue est utilisable partout (distributeurs, banques, hôtel, stations essence,
campings).

i) Le climat et les moustiques
 Le climat est assez doux à la date su voyage, souvent 15 °C au Finnmark, avec 25 °C au maximum et 7 °C au minimum, 1 °C au minimum en franchissant les montagnes du Dovrefjel ; assez beau temps en juin, mais pluvieux et venteux en juillet, particulièrement mauvais par rapport aux autres années selon les norvégiens contactés ;
 Les moustiques ne m’ont pas vraiment gênés, sauf 4 ou 5 jours, surtout en forêt ou au bord de certains lacs, en particulier le soir, où j’ai été bien content d’avoir bottes, moustiquaire et vêtements épais pour évoluer sans piqûres. J’ai utilisé quelques produits anti moustiques (pour avant et après) achetés en pharmacie à Kirkenes, mais assez rarement. Il semble qu’en mai les moustiques sont plus agressifs et plus nombreux selon ce qui m’a été dit. En bord de mer, les moustiques sont quasiment absents.

j) Les ferry-boats
 Pratiques pour éviter de longs détours mais chers, à mon avis ;
 Je m’en suis servi pour les passages Allemagne-Danemark, au nord de la péninsule du Varanger pour faire le tour complet et éviter d’avoir à repartir en sens opposé, et enfin pour aller aux îles Lofoten puis rejoindre le continent. Pour le birdwatching, cela ne m’a pas permis de faire des observations bien nombreuses, sauf le fulmar boréal (Fulmarus glacialis) entre l’île Vesteralen et Røst.

k) Photographie
 La distance d’approche de certains oiseaux est assez réduite, en particulier, pour de nombreux nicheurs, qui ne s’éloignent pas de leur nid, tout simplement pour protéger leur progéniture ou leurs oeufs ;
 J’ai pu faire de nombreuses photographies réussies, parfois après un traitement sous photoshop ; j’ai utilisé un Réflex numérique Nikon DX2, avec un zoom 200-400 mm, éventuellement avec un multiplicateur 1,7, sans pied ; la focale maximale équivalente en argentique est de 1020 mm ; j’ai également utilisé un zoom 17-55 mm pour les paysages et pour les photos d’oiseaux en vol proche. J’avais également le nécessaire pour la digiscopie mais je ne l’ai pas utilisé, car un peu long à mettre en oeuvre.

Depuis longtemps désireux de découvrir les oiseaux de la toundra et de la taïga, j’ai décidé environ un mois avant le départ d’entreprendre un voyage dans la péninsule du Varanger où me semble-t-il, depuis la France, la zone au-delà du cercle polaire (latitude 66° 33’, complémentaire de la latitude des tropiques), est la plus accessible.

Du même coup, j’ai projeté la visite du Sør-Varanger : Kirkenes et Neiden, Svanvik/Skrøytnes (Central Pasvik), réserve naturelle de Pasvik et éventuellement du parc national øvre Pasvik. J’avais assez de temps pour également envisager de visiter le reste de la Laponie Norvégienne. De plus, au retour, pour prospecter un peu, en vue d’un voyage ultérieur, j’avais dans l’idée de passer par les îles Lofoten et de traverser la région du Dovrefjel, au nord de Lillehammer où eurent lieu les jeux olympiques d’hiver voilà 12 ans.

Disons tout de suite que les dates choisies, pour la visite de Finnmark, du 15 juin au 17 juillet sont à mon avis trop tardives pour permettre les meilleures observations, car les oiseaux ne chantent plus dans les forêts de pins et dans les bouleaux de la taïga et de plus les rapaces ont fini leur nidification : il faudrait effectuer ce voyage du début mai jusqu’à la fin de la première quinzaine de juin, mais j’étais déjà pris à ces dates. En tout cas, vu le temps désastreux en première quinzaine de juillet, je n’ai plus fait beaucoup d’observations nouvelles en Finnmark ouest.

J’ai recherché des ornithologues désireux de faire un tel voyage mais je n’en ai trouvé aucun disposant d’assez de temps et peut-être à même de faire face à la dépense. J’ai donc décidé de partir seul, en campant le plus possible pour minimiser les coûts et avec le désir fort de ne pas être soumis à trop de contraintes horaires. Le voyage en voiture depuis Paris m’a paru être le plus simple, en dépit des longues distances à parcourir. Par internet, j’ai pu étudier précisément les divers trajets, en excluant, par goût personnel, les voies maritimes, mises à part quelques traversées en ferry-boat.

Trajet aller à travers Belgique,Allemagne, Danemark, Finlande

 Depuis Paris, afin d’arriver au plus vite à Kirkenes, j’ai pris l’autoroute (voir la numérotation sur une carte) qui traverse la Belgique, l’Allemagne, le Danemark, la Suède jusqu’à Gävle et ensuite la route à deux voies E4 qui longe la côte ouest de la mer Baltique, pour passer en Finlande à Haparanda ; la route à deux voies E75 rejoint, après Ivalo, la route 971 qui mène en Norvège à quelques kilomètres de Neiden ; tout cela, pour parvenir à Kirkenes par la route à deux voies E6. Il m’a fallu presque quatre jours ; je pense que le choix est bon mais pas de tout repos ; j’ai fait quelques observations ornithologiques intéressantes au cours de ces quatre jours, en particulier dans les campings, tous situés aux bords de lacs de grande surface, mais également depuis la voiture où lors des arrêts pique-nique :

Oie naine

Jeudi 15 juin 2006 : beau temps, 1050 km parcourus : Paris, Valenciennes, Mons, Liège,
Aachen (Aix-La-Chapelle), Wuppertal, Dortmund, Munster, Brème, Hambourg, Lubeck, Puttgarden, ferry-boat (toutes les demi-heures) pour entrer au Danemark à Rødbyhaven, camping à Maribo ; en traversant l’Allemagne, j’observe beaucoup de corneilles noires (Corvus corone corone), de corbeaux freux (Corvus frugileus) et de choucas des tours (Corvus monudela), des pies bavardes (Pica pica), des pigeons ramiers (Columba palumbus), des vanneaux huppés (Vanellus vanellus), des buses variables (Buteo buteo), des merles noirs (Turdus merula), des moineaux domestiques (Passer domesticus), un pic noir (Dryocopus martius).

Au camping de Maribo, le soir, j’ai le temps de voir des cygnes tuberculés (Cygnus olor), des eiders à duvet (Somateria mollissima) en vol, quelques mouttes rieuses (Larus ridibundus), des goélands argentés (Larus argentatus), des canards colverts (Anas platyrhynchos), des hirondelles rustiques (Hirundo rustica), des martinets noirs (Apus apus), des grèbes huppés (Podiceps cristatus), des foulques macroules (Fulica atra), un pic épeiche (Dendrocopos major), des pinsons des arbres (Fringilla coelebs), 2 troglodytes mignons (Troglodytes troglodytes), des oies cendrées (Anser anser) avec juvéniles, des fuligules morillons (Aythya fuligula), des rousserolles effarvates (Acrocephalus scirpaceus), une corneille mantelée (Corvus corone cornix), des grands cormorans (Phalocrocorax carbo), 3 faucons crécerelles (Falco tinnunculus), des mésanges charbonnières (Parus major) et de nombreuses fauvettes à tête noire (Sylvia atracapilla).Vendredi

Vendredi 16 juin 2006 : beau temps, 1000 km parcourus : Maribo, Copenhague, Malmö, Jönköping, Linköping, Nörrkoping, Stockholm, Uppsala, Gävle ; sur les arrêts autoroutiers, observation de pouillots fitis Phylloscopus trochilus) chanteurs, d’un milan royal (Milvus milvus) en vol en train de plumer un passereau non identifié, de bandes de vanneaux huppés (Vanellus vanellus), d’un bruant jaune (Emberiza citrinella) mâle ; puis camping au nord de Gävle à Bönan, avec observation d’une bernache nonette (Branta leucopsis) et d’une oie naine (Anser erythropus) baguée qui m’a laissé le temps de prendre des photos avant de s’envoler, de grives litornes (Turdus pilaris), de pinsons des arbres (Fringilla coelebs), de corneilles antelées (Corvus corone cornix), de cygnes tuberculés (Cygnus olor), de verdiers d’Europe (Carduelis chloris), de mésanges charbonnières (Parus major) et bleues (Paris caeruleus), de bergeronnettes grises (Motacilla alba), de sternes pierregarins (Sterna hirundo), d’étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris), d’un pic épeiche (Dendrocopos major), de geais des chênes (Garrulus glandarius), de choucas des tours (Corvus monedula), de goélands argentés (Larus argentatus) et de chardonnerets élégants (Carduelis carduelis).

Samedi 17 juin 2006 : beau temps, 1000 km parcourus : Gävle, Söderhamn, Hudiksvall,
Sundsvall, Umeå, Luleå ; observations de martinets noirs (Apus apus), d’hirondelles rustiques (Hirundo rustica), de courlis cendrés (Numenius arquata) nicheurs, de fuligules morillons (Aythya fuligula) et de canards siffleurs (Anas penelope) sur un lac juste avant la frontière Suède-Finlande à Haparanda où je subis le seul contrôle de douane et de police de tout le voyage : on me demande combien de temps je compte rester en Finlande, c’est tout ! ; ensuite Tornio, Keminmaa, camping à Maula à 90 km au sud de Rovaniemi, avec observations de 2 cygnes chanteurs (Cygnus cygnus) se posant sur l’eau, chantant et prenant leur envol après quelques ébats, de fuligules morillons (Anas fuligula), de grives litornes (Turdus pilaris), d’une rousserolle des buissons (Acrocephalus dumetorum) qui a chanté jusqu’à trois heures du matin dans un petit arbre, de mouettes rieuses (Larus ridibundus) ; de nombreux moustiques m’obligent à prendre bottes et moustiquaire durant l’installation de la tente.

Dimanche 18 juin 2006 : beau temps le matin, pluie par moments en soirée, 550 km
parcourus : sur la route 956, de Maula à Tervola, près de petits lacs, vers des fermes, observations de
nombreux oiseaux dans une belle ambiance : courlis cendrés (Numenius arquata) nicheurs, pouillots fitis (Phylloscopus trochilus) chanteurs qui seront omniprésents par la suite, une troupe de combattants variés (Philomachus pugnax) nuptiaux sûrement sur une arène mais sans parader, coucou gris (Cuculus canorus) chanteur, mouettes rieuses (Larus ridibundus), fuligules morillons (Aythya fuligula), grives litornes (Turdus pilaris), sternes pierregarins (Sterna hirundo), hirondelles de fenêtre (Delichon urbica), rustiques (Hirundo rustica) et de rivage (Riparia riparia), vanneaux huppés (Vanellus vanellus) nicheurs, corneilles mantelées (Corvus corone cornix), pies bavardes (Pica pica), fuligules morillons (Aythya fuligula), bergeronnettes
printanières (Motacilla flava), moineaux domestiques (Passer domesticus), garrot à oeil d’or (Bucephala clangula) femelle, rousserolles effarvates (Acrocephalus scirpaceus), mésanges charbonnières (Parus major), pinsons des arbres (Fringilla coelebs), pipits farlouses (Anthus pratensis) (en fait, ces oiseaux sont probablement tous nicheurs), nombreuses bergeronnettes grises (Motacilla alba) sur la route .

Corneilles mantelées

Sur un lac à 10 km au sud de Rovaniemi : mouettes pygmées (Larus minutus) nuptiales, goélands argentés (Larus argentatus), fuligules morillons (Aythya fuligula), hirondelles de rivage (Riparia riparia), goélands cendrés (Larus canus), garrots à oeil d’or (Bucephala clangula), 1 chevalier guignette (Actitis hypoleucos) ; juste après Rovaniemi, je passe le cercle polaire ; c’est alors que j’observe mon premier « troupeau » de 8 rennes (Rangifer tarandus) couchés dans un pré : très belle image ; sur un lac à 80 km au sud d’Ivalo, j’observe une bande de 30 canards siffleurs (Anas penelope) et un couple de harles huppés (Mergus serrator) en accouplement ; un peu plus loin, 1 renne (Rangifer tarandus) solitaire traverse la route ; après Ivalo, j’atteins Inari ; vers Inari, sur un lac, j’observe 2 chevaliers guignettes (Actitis hypoleucos) et 3 garrots à oeil d’or (Bucephala clangula) .

En empruntant la route 971, totalement déserte, je me dirige vers la Norvège ; je franchis la frontière
Finlande-Norvège, et me dirige vers Neiden ; au camping de Neiden, sous la pluie (je n’y resterai pas car le camping est envahi par des pêcheurs de saumon), j’admire mes premières sternes arctiques (Sterna paradisaea) et les chutes de la rivière Neiden ; puis en longeant le Neidenfjord en direction de Kirkenes, je vois 8 garrots à oeil d’or (Bucephala clangula), 30 macreuses noires (Melanitta nigra), 100 eiders à duvet (Somateria mollissima), 10 plongeons arctiques (Gavia arctica), des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis), 2 labbes parasites (Stercorarius parasiticus) et des goélands bruns (Larus fuscus) ; enfin j’arrive au camping de Kirkenes où je m’installe dans une hutte ou cabine de camping (assez chère alors qu’il n’y a pas l’eau courante) pour cinq nuits afin de me refaire une santé.

Un petit tour dans les environs me permet d’observer des bécasses des bois (Scolopax rusticola) en vol proche au-dessus de la taïga voisine, des grives litornes (Turdus pilaris), des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus), un gobemouche noir (Ficedula hypoleuca) et d’entendre un chant qui m’intrigue jusqu’à ce que je l’identifie à celui de la grive mauvis (Turdus iliacus), très nombreuses mais quasi invisibles, que j’écoute pour la première fois et que j’entendrai de nombreuses fois par la suite, de même que celui du pouillot fitis (Phylloscopus trochilus). Je rencontre des rennes (Rangifer tarandus) ici et là.

Sterne arctique au nid
Pour l’ambiance, je signale qu’il reste des plaques de neige un peu partout ; le temps est agréable, mais nuageux, la température est de 15 °C, avec peu de moustiques ; il pleut par moments. Déjà depuis la Finlande, la nuit n’est plus noire : si j’ose dire, il fait jour pendant la nuit avec une lumière un peu étrange, belle et agréable. Je n’ai plus guère envie de dormir, même fatigué par la conduite et l’observation. Avec un peu de discipline, le sommeil finit cependant par l’emporter.

Toundra : Dans les régions de climat froid, formation végétale discontinue, qui comprend quelques graminées, des lichens et quelques arbres nains(bouleaux) Taïga : Forêt de conifères qui longe en une ceinture presque ininterrompue le nord de l’Eurasie et de l’Amérique, au sud de la toundra.

Cinq jours en Sør‐Varanger

Lundi 19 juin 2006 : assez beau temps ;

Après la première nuit au camping de Kirkenes, je découvre Kirkenes, son port avec des bateaux russes bien rouillés et son supermarché bien achalandé ; je décide de visiter à nouveau le Neidenfjord : j’observe 1 plongeon arctique (Gavia arctica), 130 garrots à oeil d’or (Bucephala clangula), 1 macreuse brune (Melanitta fusca), un couple d’eiders à duvet (Somateria mollissima), 2 harles bièvres (Mergus merganser) mâles, 4 sternes arctiques (Sterna paradisaea), d’autres eiders à duvet (Somateria mollissima), des goélands bruns (Larus fuscus) et argentés (Larus argentateus), 3 huîtriers pies (Haematopus ostralegus), 1 barge rousse (Limosa lapponica), 2 plongeons catmarins (Gavia stellata), 2 guillemots à miroir (Cephus grylle), des goélands marins (Larus marinus), des grands cormorans (Phalacrocorax carbo)

J’ai la chance d’observer un bélouga (Delphinapterus leucas) qui bondit plusieurs fois de suite au dessus de l’eau. Après Neiden, j’explore deux routes de part et d’autre d’un diverticule du Neidenfjord : de Neiden à Mikkelsnes où je découvre une réserve naturelle ; une promenade pédestre me permet d’observer des grands gravelots (Charadrius hiaticula) nicheurs, des grives mauvis (Turdus iliacus), des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus), 1 pluvier doré (Pluvialis apricaria) en lumage nuptial et 1 gobemouche noir (Ficedula hypoleuca).
Sterne arctique au nid Dans la réserve même, deux couples de labbes parasites (Stercorarius parasiticus) (formes claire et sombre) tournent au-dessus du visiteur avec tentative d’intimidation pour bien signaler qu’on est sur leur domaine.

S’y mêlent quelques huîtriers pies (Haematopus ostralegus) nicheurs dans une belle ambiance et un brouhaha sympathique ; plusieurs barges rousses (Limosa lapponica) nuptiales stationnent au bord de l’eau ainsi que des goélands argentés (Larus argentatus). Dans un petit ruisseau, je découvre des poissons plats d’aspect transparent, rayés dessous : Platichys flesus après recherche obstinée.

La seconde route de Neiden à Steinnes est nettement moins riche en oiseaux, mais j’y découvre une flore analogue à celle de montagne, en particulier des trolls énormes et des champs de linaigrettes.

J’observe 1 pinson du nord (Fringilla montifringilla) mâle en plein chant et des grives mauvis (Turdus iliacus) ; je prends conscience que le pinson des arbres (Fringilla coelebs) a laissé la place au pinson du nord (Fringilla montifringilla), même s’il est possible de rencontrer le pinson des arbres (Fringilla coelebs) encore loin au nord. Je rentre à Kirkenes pour la nuit.

Renard roux

Mardi 20 juin 2006 : beau temps ;
J’ai l’intention de passer à Svanvik, au centre du parc national Øvre Pasvik pour me renseigner sur les espèces qu’il est possible de voir. Je suis reçu par Paul Eric Aspholm qui, avec une grande courtoisie, indique sur ma carte les lieux et les espèces ; il me précise cependant qu’on est un peu tard dans la saison et qu’il n’est plus guère possible de repérer les oiseaux au chant ; il me donne les coordonnées de Odd-Ivar Figenschau, un kilomètre après Vagettem sur la route 885, dernière ferme habitée avant le point des trois frontières (Russie-
Finlande-Norvège) en direction de Nyrud ; grâce à M. Figenschau, je ferai bientôt ma première observation de chouette épervière (Surnia ulula).

M. Aspholm me signale également que l’année n’a pas été propice aux lemmings et donc peu favorable à la nidification des espèces qui en nourrissent leurs juvéniles (harfang des neiges (Nyctea scandiaca) et faucon gerfaut (Falco rusticolus), en particulier). Au voisinage du centre, j’ai la chance d’observer une mésange lapone (Parus cinctus).

Le long de la route 885 vers Nyrud, j’observe sur divers lacs et dans des forêts de petits bouleaux et de pins des grands cormorans (Phalacrocorax carbo) et des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis), des pinsons du nord (Fringilla montifringilla), des gobemouches noirs (Ficedula ypoleuca), des verdiers d’Europe Carduelis chloris), des grives mauvis (Turdus iliacus), 1 coucou gris (Cuculus canorus) chanteur, des grives litornes (Turdus pilaris), des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus), des moineaux domestiques (Passer domesticus), des mésanges charbonnières (Parus major), des bergeronnettes grises (Motacilla alba), un harle huppé Mergus serrator).

À proximité du point 96, lors d’un arrêt, 1 grand tétras (Tetrao urogallus) part en vol devant moi ; j’observe un couple de sizerins blanchâtres (Carduelis hornemanni), des rougequeues à front blanc (Phoenicurus phoenicurus) et des pinsons du nord (Fringilla montifringilla) ; un « kluvu kluvu » répété m’intrigue et me mène vers le lieu de nidification d’un couple de chevaliers aboyeurs (Tringa nebularia) ; les deux partenaires sont perchés sur le haut de pins et s’époumonent à qui mieux mieux ; pour moi, c’est une découverte ; je ne connaissais que leur cri de contact, un « tchu-tchu-tchu » soutenu et répété. Je n’en avais vu qu’au sol ou en vol.

Je fais un détour jusqu’à la tour d’observation du point 96, mais à part une vue sur la Russie toute proche avec un grand complexe industriel, je ne vois que 2 pinsons du nord (Fringilla montifringilla). Sur un lac, j’observe également des hirondelles rustiques (Hirundo rustica), des mouettes rieuses (Laris ridibundus) et des mouettes pygmées (Larus minutus) en plumage nuptial, ainsi que des sternes arctiques (Sterna paradisaea).

Il paraît que les mouettes pygmées (Larus minutus) ne sont présentes dans la région en tant que nicheuses que seulement depuis une dizaine d’années. Il faut savoir qu’on ne peut utiliser longue-vue, trépied et appareil photo muni d’un léobjectif de focale supérieure à 200 mm sous risque d’être intercepté par les militaires norvégiens, nombreux dans cette zone frontière. Une amende assez élevée est à payer si l’on est pris en infraction.

Gobemouche noir

Il est préférable de se contenter de jumelles pour l’observation de la rivière Pasvik, à la frontière entre Russie et Norvège. De plus, il ne faut pas observer les objectifs militaires avec les instruments d’optique. Il s’agit là d’un relent de guerre froide qui semble devoir durer encore longtemps. J’arrive alors à Vagettem, chez M. Figenschau, sa ferme a pour nom Kveldro ; il me reçoit très aimablement et me dit, tout cela en anglais, qu’il a un nichoir occupé par une chouette épervière (Surnia ulula )

Je peux faire toutes les photos que je désire ; je repère rapidement la très belle chouette épervière
(Surnia ulula) sur un fil téléphonique le long de la route 885, juste en face du nichoir ; depuis ma voiture, placée à quelques mètres du nichoir, je mitraille l’animal qui ne semble guère s’émouvoir et j’observe ses allées et venues ; j’ai la surprise de constater la présence d’un juvénile déjà bien développé que la chouette vient nourrir. Il n’est pas encore volant mais se montre volontiers à l’ouverture du nichoir.

Dans le jardin, je vois également des rougequeues à front blanc (Phoenicurus phoenicurus) et 1
gobemouche noir (Ficedula hypoleuca) que je peux photographier sans trop de peine, mais il bouge tout le temps. Ensuite, M. Figenschau m’emmène en 4x4, jusqu’à un point d’observation, au bord d’un lac en limite de l’Øvre Pasvik National Park, mais les conditions ne sont pas propices et nous ne voyons ni élan (Alces alces), ni ours, ni cygne chanteur (Cygnus cygnus), ni grue cendrée (Grus grus) qu’on peut y voir parfois ; nous verrons 1 canard siffleur (Anas penelope) ; c’est tout .

Pour terminer la soirée, il reste l’observatoire de Kjøkesen près de Nyrud, sur un grand lac, le seul
observatoire de la région où nous rencontrons deux ornithos amateurs finlandais : les moustiques sont de la partie et la moustiquaire devient indispensable ; bien que peu d’oiseaux soient présents, j’ai la chance d’observer 2 mésangeais imitateurs (Perisoreus infaustus) repérés aux cris et également, une dizaine de fuligules morillons (Aythya fuligula), 1 grive mauvis (Turdus iliacus) chanteuse, 1 grand corbeau (Corvus corax) et 1 corneille mantelée (Corvus corone cornix). Après un bon dîner au domicile de M. Figenschau, qu’il m’offre

Labbes parasites (morphe sombre)

Je repars en direction de Kirkenes, plein nord, à minuit, avec le soleil dans les yeux, bas sur l’horizon ; j’observe 1 renard roux (Vulpes vulpes), avec le bout de la queue blanc et des lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus), des pies bavardes (Pica pica), des goélands cendrés (Larus canus), 3 harles bièvres (Mergus merganser), 15 fuligules morillons (Aythya fuligula), 1 garrot à oeil d’or (Bucephala clangula), des canards colverts (Anas platyrhynchos) et 1 faucon crécerelle (Falco tinnunculus) poursuivi par 2 grives litornes (Turdus pilaris) furieuses.

Je n’ai pas réussi l’observation du bruant nain (Emberiza pusilla) à l’endroit indiqué par Paul Eric Aspholm, même en utilisant l’appel par CD de chants. Retour à Kirkenes.

Mercredi 21 juin 2006 : Temps pluvieux et venteux, tiède. Je consacre cette journée à la
visite de Grense Jakobselv par la E105 puis la route 886. J’aurais pu aller faire un tour en Russie en demandant un laisser-passer de 24 heures à la mairie de Kirkenes. Mourmansk n’est qu’à 120 km à partir du croisement de la E105 et de la 886. Le poste frontière abondamment fourni en militaires russes à un petit air inquiétant. Je n’ai pas envie de tomber en panne en Russie. Je me suis abstenu. Grense Jakobselv est située au bord du Varangerfjord avec débouché sur la mer de Barents, juste à la frontière avec la Russie ; une petite église et des toilettes publiques superb j’entends des chants de pouillots boréals (Phylloscopus
borealis) que j’avais bien mémorisés en écoutant mon CD de chants ; ils étaient nombreux et pourtant
aucun d’eux ne s’est montré, même en les appelant avec le CD ! Je vois seulement des pouillots fitis
(Phylloscopus trochilus) dont j’entends aussi le chant, des grives litornes (Turdus pilaris) et mauvis
(Turdus iliacus). Du pont de la E105 qui traverse la rivière Pasvik, vers Elvness, j’observe un couple de macreuses brunes (Melanitta fusca), des harles bièvres (Mergus merganser) et une femelle d’eider à duvet (Somateria mollissima) avec ses canetons.

Pygargue à queue blanche

La route vers Grense Jakobselv ne révèle pas grand-chose ; de plus, le temps est pluvieux et venteux. Mais à Grense, je découvre de nombreux guillemots à miroir (Cepphus grylle), des grands groupes de harles huppés (Mergus serrator) et bièvres (Mergus merganser), des goélands argentés (Larus argentatus), marins (Larus marinus) et cendrés (Larus canus), des grands cormorans (Phalacrocorax carbo) et des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis), 1 labbe parasite (Stercorarius parasiticus), et mon 1er pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) en Norvège, de 3eme année, poursuivi par 2 goélands argentés (Larus argentatus) ; je vois également des huîtriers pies (Haematopus ostralegus) et 1 corneille mantelée (Corvus corone cornix).

Harles bièvre et Eiders à duvet

Au retour, je prends mon temps pour observer et marcher un peu dans des marais, et aussi des zones boisées ou rocheuses, sinistres sous la pluie : j’observe des bécasses des bois (Scolopax rusticola) en vol, 1 bécassine des marais (Gallinago gallinago) qui s’envole en zigzaguant, un couple de sizerins blanchâtres (Carduelis hornemanni) que j’attire en passant leur chant depuis le lecteur de CD de ma voiture, un couple de harles huppés (Mergus serrator), 1 faucon crécerelle (Falco tinnunculus), 1 pie bavarde (Pica pica), des pinsons du nord (Fringilla montifringilla), des grives mauvis (Turdus iliacus) et des moineaux domestiques (Passer domesticus) !

Une nouvelle halte sur le pont de la E105 au dessus de la rivière Pasvik, vers Elvness, me permet d’observer 2 harles piette (Mergus albellus) parmi un grand groupe de harles huppés (Mergus serrator) et bièvres (Mergus merganser). Ils sont nicheurs dans le parc de Pasvik, c’est le seul endroit de Norvège où ils le sont. Je vois également des garrots à oeil d’or (Bucephala clangula), des macreuses brunes (Melanitta fusca), des eiders à duvet (Somateria mollissima), ma première buse pattue (Buteo lagopus), 1 gorgebleue à miroir roux (Luscinia svecica svecica) sur un fil électrique et 2 chevaliers gambette (Tringa totanus). Retour à Kirkenes.

Gorgebleue à miroir svecica

Jeudi 22 juin2006 : Beau temps ensoleillé. Je décide d’aller jusqu’au point des trois frontières, en passant par les observatoires de Skrøytnes et de Kjøkesen, que je désire visiter à nouveau, près de Nyrud.
À l’observatoire de Skrøytnes où je me trouve avec un ornitho suédois qui passe des vacances en Norvège depuis des années, j’identifie des canards colverts (Anas platyrhynchos), 1 hibou des marais (Asio flammeus), 1 grand corbeau (Corvus corax), 1 bécasseau de Temminck (Calidris temminckii) sans doute nicheur, 10 fuligules morillons (Aythya fuligula), 1 buse pattue (Buteo lagopus), 1 busard des roseaux (Circus feruginosus) femelle ou juvénile ce qui est étonnant car la zone de présence de cette espèce ne remonte pas autant au nord, mais l’ornitho suédois me dit qu’on constate actuellement une nette remontée de l’espèce vers le nord.

S’y trouvent également des gorgebleues à miroir roux (Luscinia svecica svecica), des sternes arctiques (Sterna paradisaea), des grives mauvis (Turdus iliacus), 2 combattants variés (Philomachus pugnax), des phragmites des joncs (Acrocephalus schoenobaenus), 25 canards siffleurs (Anas penelope), 1 faucon crécerelle (Falco tinnunculus), 10 mouettes pygmées (Larus minutus), 25 sarcelles d’hiver (Anas crecca), 2 chevaliers aboyeurs (Tringa nebularia), 2 canards souchets (Anas clipeata), un couple de harles bièvres (Mergus merganser), des harles huppés (Mergus serrator), 1 chevalier gambette (Tringa totanus), des garrots à oeil d’or (Bucephala
clangula), des bergeronnettes grises (Motacilla alba), des goélands argentés (Larus argentatus) et des bruants des roseaux (Emberiza schoeniclus).

En sortie de l’observatoire de Skrøytnes, en reprenant la route, dans un grand pré, j’observe 2 bernaches nonettes (Brenta leucopsis). À l’observatoire de Kjøkesen près de Nyrud où je me trouve seul, le silence est impressionnant, les oiseaux sont peu nombreux : 1 cygne chanteur (Cygnus cygnus) en milieu de lac, 1 grive mauvis (Turdus iliacus) anime l’espace sonore, 2 pinsons du nord (Fringilla montifringilla), 25 canards siffleurs (Anas penelope), 19 fuligules morillons (Aythya fuligula), 1 corneille mantelée (Corvus corone cornix), 2 chevaliers sylvains (Tringa glareola) qui se font remarquer par leurs chants dans le marais près de l’observatoire ; en repartant, j’aperçois 1 troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) qui traverse le chemin, bas sur le sol (espèce à la limite de son aire de présence).

Renne

Après Nyrud, j’ai roulé un bout de temps, en suivant la rivière Pasvik, sur un chemin non goudronné, dans un silence impressionnant : pas un chant d’oiseau, rien ! Je n’étais pas loin du point des 3 frontières, mais lassé par la longueur du chemin, je décide de retourner à Kirkenes.

Vendredi 23 juin 2006 : Le temps est tiède, sans vent, un peu nuageux.
Je quitte définitivement le camping de Kirkenes ; je me dirige vers le Varangerfjord, en particulier vers l’observatoire de Varangerbøtn, par la route E6 ; en passant à Elvnes sur le pont qui domaine la rivière Pasvik,
j’observe des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), 1 gorgebleue à miroir roux (Luscinia svecica svecica), des goélands argentés (Larus argentatus), des hirondelles rustiques (Hirundo rustica), des harles bièvres (Mergus merganser). Près du Neidenfjord, j’observe 1 jaseur boréal (Bombycilla garrulus), des eiders à duvet (Somateria mollissima), 1 pie bavarde (Pica pica), des bergeronnettes grises (Motacilla alba), des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus), 1 pinson du nord (Fringilla montifringilla) et des goélands argentés (Larus argentatus).

Eider à duvet mâle

Sur le bord de la route, j’observe encore des rennes (Rangifer tarandus). En face de la réserve naturelle de Mikelsnes, j’observe des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), 150 eiders à duvet (Somateria mollissima), un labbe parasite (Stercorarius parasiticus), 1 buse pattue (Buteo lagopus).

En longeant le Bugøyfjord, j’observe encore des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), des harles bièvres (Mergus merganser) en grand nombre, 1 faucon crécerelle (Falco tinnunculus), 1 plongeon catmarin (Gavia stellata), des sizerins flammés (Carduelis flammea) nombreux avec 2 sizerins blanchâtres (Carduelis hornemanni), 1 buse pattue (Buteo lagopus), des pipits farlouses (Anthus pratensis) nicheurs à l’évidence.

Arrivé à 1,5 km de Varangerbotn, je tombe par hasard sur 1 chouette épervière (Surnia ulula) perchée sur un fil électrique, puis ensuite sur l’antenne télé de la seule maison du coin, qui finit par faire la pose dans des arbustes proches ; là encore, je fais de magnifiques photos.

L’observatoire de Varangerbøtn est situé dans un joli petit bois de bouleau proche du museum, en fait une exposition ethnologique en intérieur et extérieur retraçant les modes de vie des Samis, d’origine asiatique, qui ont colonisé initialement le Finnmark et qui vivaient dans des huttes recouvertes d’herbe. Dans le petit bois, j’observe 1 mésange lapone (Parus cinctus) et des pinsons du nord (Fringilla montifringilla), j’entends encore des pouillots boréals (Phylloscopus borealis), sans les voir ; l’observatoire donne sur des vasières en bord d’extrémité ouest du Varangerfjord : j’y vois 25 barges rousses, 6 chevaliers gambettes (Tringa totanus), 2 huîtriers pies (Haematopus ostralegus),2 chevaliers sylvains, 10 canards pilets dont 7 mâles, 1 tadorne de Belon (Tadorna tadorna), 2 sarcelles d’hiver (Anas crecca), 1 corneille mantelée (Corvus corone cornix) et 1 harle bièvre (Mergus merganser).

Cygne chanteur

En fin d’après-midi, je vais m’installer en hutte au camping de Skippagurra, pas très loin de Tana Bru. j’y observe des gobemouches noirs (Ficedula hypoleuca), des mésanges charbonnières (Parus major), des moineaux domestiques (Passer domesticus) et des grives litornes (Turdus pilaris).

Le soir, en tombée de nuit, je retourne à l’observatoire de Varangerbøtn ; peu d’oiseaux nouveaux, mais j’ai bien fait d’y passer : par deux fois j’observe 1 chouette de l’Oural (Strix uralensis), particulièrement pâle, d’abord à quelques centaines de mètres qui se déplace de perchoir en perchoir, puis à 20 mètres, alors qu’elle part en vol à mon approche depuis une clairière voisine.

Le tour de la péninsule du Varanger

Samedi 24 juin 2006 : Beau temps.

Vers le camping de Skippagurra, j’observe 1 buse pattue perchée sur un arbre mort, sans avoir le temps de la photographier ; pour cette espèce, la distance d’approche est assez grande. Je retourne à l’observatoire de Varangerbøtn et j’y observe des gobemouches noirs (Ficedula hypoleuca), 1 mésange lapone (Parus cinctus), des pinsons du nord (Fringilla montifringilla), des sizerins flammés (Carduelis flammea) et blanchâtres (Carduelis hornemanni), des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus) ; j’entends le coucou gris (Cuculus
canorus) chanter.

Sur le Varangerfjord, j’observe un grand groupe de macreuses noires (Melanitta nigra) et brunes (Melanitta fusca), des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), des eiders à duvet (Somateria mollissima), 2 mâles de fuligule milouinan, 2 harles bièvres (Mergus merganser). Ensuite sur la route E75 en direction de Nesseby, au nord du Varangerfjord, j’observe ici et là 9 pygargues à queue blanche (Haliaeetus albicilla) posés en bord de fjord ou en vol.

À Nesseby, avec sa jolie petite église, une baie miniature et un lac sur la roche, je suis un peu déçu : j’attendais plein d’oiseaux mais je trouve seulement des pipits farlouses (Anthus pratensis), des moineaux domestiques (Passer domesticus), des goélands argentés (Larus argentatus) et marins (Larus marinus), des barges rousses, des chevaliers gambettes (Tringa totanus), des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), 4 grands gravelots (Charadrius hiaticula), une corneille mantelée (Corvus corone cornix), 4 tadornes de Belon (Tadorna tadorna) mais pas de phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) pourtant très attendu.

Sur des petits îlots, quelques kilomètres après Nesseby, j’observe une centaine de sternes arctiques (Sterna paradisaea), 9 cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis), des goélands cendrés (Larus canus), des harles bièvres (Mergus merganser). Au passage et au chant, je note des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus) et des verdiers d’Europe (Carduelis chloris).

Dans les taillis de bouleaux, le sizerin flammé (Carduelis flammea) est omniprésent, avec quelques sizerins blanchâtres (Carduelis hornemanni), mais parfois, j’ai eu l’impression d’être en présence d’hybrides. Je vois
également quelques gobemouches noirs (Ficedula hypoleuca).

J’atteins alors Vadsø en allant directement sur l’île qui lui est reliée par un pont ; dans la réserve naturelle qui occupe la partie est de l’île, j’observe en bord de mer des eiders à duvet (Somateria mollissima) nombreux, 22 eiders de Steller (Polystica stelleri) de première année et enfin des phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus) tant attendus, sur un lac dans la roche ; les femelles sont plus colorées que les mâles ; et pour cette espèce, une fois les oeufs pondus, c’est le mâle qui les couve ; 140 femelles environ évoluent frénétiquement en se laissant approcher à quelques mètres, avec 2 mouettes rieuses nuptiales, 3 chevaliers gambettes (Tringa totanus), 1 chevalier aboyeur (Tringa nebularia), des goélands argentés (Larus argentatus), marins (Larus marinus) et cendrés (Larus canus), 3 grands gravelots (Charadrius hiaticula), des barges rousses.

En bord de mer, 6 harles bièvres (Mergus merganser), 6 sternes arctiques (Sterna paradisaea), 10 huîtriers pies (Haematopus ostralegus). Sur une construction en bois, des moineaux domestiques (Passer domesticus). Sur la côte, à l’est de Vadsø, j’observe une famille de grands corbeaux (Corvus corax) qui évoluent dans une barre rocheuse, un couple de traquets motteux (Oenanthe oenanthe), certainement nicheurs, 1 corneille mantelée (Corvus corone cornix) et en bord de mer des goélands argentés (Larus argentatus) et cendrés (Larus canus) nombreux.

Dans la toundra au-dessus de la barre rocheuse, plusieurs grands gravelots (Charadrius hiaticula) nichent et tentent d’attirer le visiteur hors de leur domaine. Je découvre les restes d’un phoque de petite taille sur la plage. Je retourne dans ma hutte de camping à Skippagurra pour y passer la nuit.

Dimanche 25 juin 2006 : beau temps parfois un peu couvert.

Je décide de repasser à Nesseby puis de visiter les falaises d’Ekkerøy et de camper au voisinage d’Ekkerøy. Sur le lac de la presqu’île près de l’église de Nesseby, je trouve 2 phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus) femelles, mais surtout en me promenant aux alentours, je découvre 1 phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) mâle en train de nicher ; à mon approche, il sort progressivement ; pour ne pas le déranger plus, tant il semble timide et hésitant, je reste à distance et je prends vite des photos au téléobjectif.

J’ai tout juste le temps d’apercevoir 3 petits oeufs. Plus loin, j’entends 1 huîtrier pie (Haematopus
ostralegus) s’égosiller ; en fait, je m’aperçois que je suis à un mètre de son nid, au sol, qui contient 3
gros oeufs ; je m’éloigne rapidement ; rien n’interdit de se promener dans cette zone ; mieux vaut
regarder où l’on met les pieds ! J’observe également 1 pipit farlouse (Anthus pratensis) nicheur et 1
pouillot fitis (Phylloscopus trochilus) chanteur que j’arrive à photographier tous les deux.

Alcidés

Aussitôt après, je repars sur la E75 et fais halte à Salltjern que je n’ai trouvé mentionné dans aucune de mes documentations mais qui se révèle très riche ; je découvre en bord de mer, 2 tournepierres à collier (Arenaria interpress) nicheurs, 3 bécasseaux variables (Calidris alpina) nuptiaux nicheurs, 1 goéland cendré (Larus canus) avec trois juvéniles égarés sur une plateforme de pêche, 1 huîtrier pie (Haematopus ostralegus), des eiders à duvet (Somateria mollissima), 1 chevalier gambette (Tringa totanus), des grands gravelots (Charadrius hiaticula), des sarcelles d’hiver (Anas crecca), des sternes arctiques (Sterna paradisaea) nicheuses assez nombreuses qui m’attaquent lors d’une tentative d’approche, l’une arrive à m’asséner un coup de bec sur le crâne, sans percer toutefois, mais ça pique bien, 2 chevaliers combattants nuptiaux, sans doute sur une arène mais il est trop tard pour la parade, des barges rousses, des goélands argentés (Larus argentatus) et marins (Larus marinus), des moineaux domestiques (Passer domesticus), 1 pouillot fitis (Phylloscopus trochilus) et même 1 sizerin blanchâtre (Carduelis hornemanni) dans des arbustes du voisinage.
Sur le bord de mer à l’est de Salltjern, sur une plateforme herbeuse, je vois 2 alouettes haussecols
(Eremophila alpestris), sans doute nicheuses, un couple de traquets motteux (Oenanthe oenanthe) et sur la mer, 1 labbe parasite (Stercorarius parasiticus).

Ensuite, je pars pour les falaises d’Ekkerøy où je rencontre 2 ornithos français pressés ; nous faisons la visite au pas de course mais j’ai tout de même le temps de photographier un chevalier gambette (Tringa totanus) qui fait un vacarme continuel du haut d’un petit rocher.

Labbe longue queue

Les falaises vues du bas sont remplies de dizaines de milliers de mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) qui se laissent approcher à quelques mètres sans bouger ; parfois, elles lancent des « kittiwakes » synchronisés étourdissants ; sur les nids, peu de petits ; il doit y avoir une majorité d’oeufs à éclore.

Sur la plage rocheuse, je découvre 1 pipit maritime (Anthus petrosus). Nous montons au sommet de la falaise et arrivons juste à temps pour voir l’attaque, sans succès, d’un faucon pèlerin (Falco peregrinus) sur la colonie qui fait s’envoler un immense nuage d’oiseaux.
Les ornithos pressés me quittent alors que j’entreprends la visite de la toundra qui surmonte la falaise ; j’y découvre 1 traquet motteux (Oenanthe oenanthe), 1 bruant lapon (Calcarius lapponicus) mâle qui chante et 2 pluviers dorés (Pluvialis apricaria). Sur un petit lac dans le roc, je trouve des eiders à duvet (Somateria mollissima), des fuligules morillons (Aythya fuligula).

Hareldes boréales

En bord de mer, j’observe des harles bièvres (Mergus merganser), des sternes arctiques (Sterna paradisaea), des bergeronnettes grises (Motacilla alba), des goélands marins (Larus marinus), cendrés (Larus canus) et argentés (Larus argentatus). Au large, je pense avoir aperçu 1 puffin fuligineux (Puffinus griseus), mais sa zone d’extension ne va pas normalement aussi loin au nord.

Je monte la tente près du village d’Ekkerøy, en respectant une distance de 150 m des maisons ; un couple de hollandais vient également monter sa tente dans le voisinage et nous discutons longuement des observations effectuées.

Lundi 26 juin 2006 : temps pluvieux.

Au port d’Ekkerøy, j’observe des harles huppés (Mergus serrator) et bièvres (Mergus merganser), des eiders à duvet (Somateria mollissima), des goélands argentés (Larus argentatus) et marins (Larus marinus), des traquets motteux (Oenanthe oenanthe), des bergeronnettes grises (Motacilla alba) ; surtout, j’observe parmi les goélands l’un d’eux tout blanc, massif, à bec blanc terminé noir : il s’agit d’un goéland bourgmestre (Larus
hyperboreus) de premier hiver ; j’ai tout juste le temps de prendre deux photos avant qu’il s’envole.

Dans la réserve naturelle d’Ekkerøy, faite de prairies à moutons en bord de mer, en dépit du temps très pluvieux, je peux observer 1 chevalier gambette (Tringa totanus), 9 barges rousses, des grands gravelots (Charadrius hiaticula), des bécasseaux variables (Calidris alpina) tous nuptiaux et sans doute nicheurs.

En bord de mer : des goélands cendrés (Larus canus), argentés (Larus argentatus) et marins (Larus marinus), des harles bièvres (Mergus merganser), 1 hibou des marais (Asio flammeus) sur un piquet qui s’envole à mon approche. Dans les prairies voisines, 4 pipits farlouses (Anthus pratensis), des bergeronnettes grises (Motacilla alba), 1 second hibou des marais (Asio flammeus) où le même que précédemment ; plus loin, des bruants lapons (Calcarius lapponicus), 2 pipits à gorge rousse (Anthus cervinus) : j’arrive à faire une photo (mauvaise) de l’un d’eux.

Deux kilomètres après la sortie d’Ekkerøy, j’observe des grives mauvis (Turdus iliacus), des sizerins flammés (Carduelis flammea), 200 goélands cendrés (Larus canus) et 2 corneilles mantelées (Corvus corone cornix).

En fin de matinée, je rejoins la ville de Vardø, située sur une île, qu’on atteint par un tunnel de 3 km de long, où je trouve à loger chez l’habitant, dans une maison nommée Skagen Bo Og Havfiske. Je vais y rester 3 nuits. Je sors alors au bout de l’île situé face à l’île d’Hornøya qui possède une magnifique colonie d’oiseaux de mer qu’on peut visiter en bateau et en débarquant au pied de la falaise colonisée ; l’île de Reinøya, proche également, possède aussi une très belle colonie mais la falaise occupée tombe à pic dans la mer et on ne peut observer que depuis un bateau, mais aucun bateau régulier n’est prévu.

À la longue vue, en scrutant la surface de la mer, pleine d’oiseaux marins, je peux observer des pingouins torda (Alca torda), des guillemots de Troïl (Uria aalge) et à miroir (Cepphus grylle), des macareux moines (Fratercula arctica) nombreux, des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis), mais pas de guillemots de Brünnich (Uria lomvia). Après cela, je me dirige vers la pointe de l’île située au plus près de la côte où je trouve une ancienne carrière pleine de rocs empilés, site idéal pour le bruant des neiges (Plectrophenax nivalis) que j’entends chanter presque tout de suite .

En fait, j’y trouve un couple nicheur qui se laisse observer de loin mais la photo proche est difficile.
J’observe également 1 pipit farlouse (Anthus pratensis) nicheur. En traversant la ville de Vardø, j’aperçois des pigeons bisets (Columba livia) urbains. Je prends le tunnel pour rejoindre le continent et visiter la réserve naturelle de Komagvier, à 30 km à l’ouest de Vardø que j’avais omis de visiter à l’aller.

En sortant du tunnel, je tombe sur 1 hibou des marais (Asio flammeus) ; il paraît qu’ils sont très nombreux cette année. Ensuite, je m’arrête à un café situé au bord de la E75, après un pont, 3 km avant l’entrée de la réserve. Il est tenu par un ornitho vraiment sympathique qui connaît bien la région et qui donne des renseignements précieux. Il me propose de faire une sortie ornitho à la fermeture du café vers 18 heures ; j’accepte avec enthousiasme.

La visite tardive, dans une ambiance superbe de pluie et vent, avec la lumière étrange de la nuit arctique, accompagné de ce sympathique cafetier, me permet d’observer 6 labbes parasites (Stercorarius parasiticus) nicheurs sur les zones plates et basses, 2 labbes à longue queue (Stercorarius longicaudus) nicheurs également mais dans les pentes des collines, 2 pluviers dorés (Pluvialis apricaria) nicheurs, 2 courlis corlieu (Numenius phaeopus) nicheurs, 2 combattants variés (Philomachus pugnax) nuptiaux sur une arène mais la parade n’aura pas lieu, faute de combattants, 2 tournepierres à collier (Arenaria interpress) nicheurs, 1 bécassine des marais (Gallinago gallinago) qui part en vol, 1 femelle d’eider à duvet (Somateria mollissima) sur un lac, 3 bruants lapons (Calcarius lapponicus) et un nid de bruant lapon (Calcarius lapponicus) avec 5
oeufs, des goélands cendrés (Larus canus) et argentés (Larus argentatus) nicheurs.
Je rentre extenué au Skagen Bo Og Havfiske après avoir promis de revenir faire un tour au café.

Mardi 27 juin 2006 : vent et nuages, temps froid, parfois pluie fine.

Aujourd’hui, je visite l’île d’Hornøya ; il faut prendre le bateau vers 10 h du matin au niveau de l’office de tourisme ; le bateau vous reprend 5 heures après vous avoir déposé. Nous sommes une petite troupe d’une dizaine de gens qui se dispersent à l’arrivée.
Le spectacle est superbe : le bas de la falaise est recouvert d’une plante à fleurs que je n’ai pas su identifier, mais du plus bel effet.
Il n’est pas encore trop tard dans la matinée ; les oiseaux ne sont pas encore partis se nourrir ; la falaise en est remplie : des milliers de mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) dans certaines zones, parfois avec des juvéniles au nid, des macareux moines (Fratercula arctica) sur les parties basses de la falaise avec au-dessus des guillemots de Troïl (Uria aalge), des pingouins tordas (Alca torda) et sur des zones moins accessibles, je finis par repérer un grand groupe de guillemots de Brünnich (Uria lomvia), reconnaissables au trait blanc qui va de l’oeil à la base du bec.

Glaréole à collier

Ici et là, des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis), dont certains, nicheurs : j’observe une famille avec 3 juvéniles. Parmi les fleurs, sur les espaces plats, nichent aussi des goélands argentés (Larus argentatus), marins (Larus marinus) et cendrés (Larus canus), bien mis en valeur dans ce décor.

Comme autres nicheurs : un couple de grands corbeaux (Corvus corax), des pipits farlouses (Anthus pratensis), des bergeronnettes grises (Motacilla alba) et plus en bord de mer, des eiders à duvet (Somateria mollissima). En principe, on doit trouver des guillemots à miroir (Cepphus grylle) sur les rochers au niveau de la mer, mais je n’en vois pas ; seuls quelques uns sont visibles en vol ou à la surface de la mer. Les oiseaux et le vent font un tintamarre du tonnerre.

Au-dessus de l’île, j’observe également 1 buse pattue (Buteo lagopus) et au-dessus de l’eau, 1 labbe parasite (Stercorarius parasiticus). Les 5 heures s’écoulent à toute allure à observer et à prendre de nombreuses photos.
En sortant de la réserve, en bord de mer, j’observe 150 eiders à duvet (Somateria mollissima), 1 macreuse brune (Melanitta fusca)

Macareux moines

Mercredi 28 juin 2006 : Du vent et de la pluie mais temps moins froid qu’hier (11 °C) ; le soleil apparaît parfois.

Je pars assez tard, un peu fatigué par le temps froid de la veille. Je décide de retourner dans la réserve naturelle de Komagvaer.
Sur le lac, en bout de piste de la réserve, je trouve 4 fuligules morillons (Aythya fuligula) dont un mâle, 2 phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus), 2 plongeons catmarins (Gavia stellata), 1 fuligule milouinan (Aythya marila), un couple de hareldes boréales (Clangula hyemalis) et au voisinage, 2 pluviers dorés (Pluvialis apricaria), 4 grands gravelots (Charadrius hiaticula), 7 chevaliers sylvain, 4 couples de bruants lapons (Calcarius lapponicus), 2 sizerins blanchâtres (Carduelis hornemanni), 1 lagopède des saules (Lagopus lagopus), des goélands cendrés (Larus canus), 8 labbes parasites (Stercorarius parasiticus) de morphes clairs et sombres, un couple de labbes à longue queue (Stercorarius longicaudus), 1 alouette haussecol (Eremophila alpestris), oiseaux tous nicheurs. Et je rencontre une ornitho belge qui me demande quelques renseignements sur les observations à faire.
<doc4430
Fou de Bassan

En sortant de la réserve, en bord de mer, j’observe 150 eiders à duvet (Somateria mollissima), 1 macreuse brune (Melanitta fusca), des tournepierres à collier (Arenaria interpress), 25 harles huppés (Mergus serrator). En allant vers le sud, sur la E75, après Skallev, je trouve une piste que j’emprunte : j’observe des bergeronnettes grises (Motacilla alba), des alouettes des champs (Alauda arvensis), 4 chevaliers gambettes (Tringa totanus), 1 pipit à gorge rousse (Anthus cervinus), un couple de courlis corlieu (Numenius phaeopus) et un couple de pluviers dorés (Pluvialis apricaria), sans doute tous nicheurs. En retournant sur Vardø, un peu après Skallev, j’aperçois 2 plongeons arctiques (Gavia arctica) en mer, 2 plongeons catmarins (Gavia stellata) et 1 buse pattue (Buteo lagopus) en bord de mer.

Jeudi 29 juin 2006 : temps froid et venteux ; il paraît qu’il doit faire beau.

Je me dirige vers Hamningberg qui est un terminus routier par une route en excellent état. En sortant du tunnel de Vardø, j’observe 1 alouette des champs (Alauda arvensis) et en bord de mer, des eiders à duvet
(Somateria mollissima), des goélands argentés (Larus argentatus) et marins (Larus marinus). Vers Smelror à 4 km de Vardø, j’observe 2 alouettes haussecols (Eremophila alpestris) et des grands gravelots (Charadrius hiaticula).

Je vois également un canard que, sur l’instant, je prends pour un juvénile d’eider à duvet (Somateria
mollissima) ; il se laisse photographier avec complaisance ; le soir, avec l’aide du guide ornitho, je constate qu’il s’agit d’une première année d’eider à tête grise (Somateria spectabilis), dont la terminaison du plumage sur le bec est caractéristique. Ensuite, à gauche de la route pour Hamningberg, sur un lac de la réserve naturelle de Barvikmyran et Blouskytodden, je note 4 plongeons catmarins (Gavia stellata), 4 cygnes chanteurs (Cygnus cygnus), 6 labbes parasites (Stercorarius parasiticus) et des goélands cendrés (Larus canus) nicheurs.

Bruant lapon

Sur la droite de la route, je m’engage dans une ancienne carrière de pierres et comme à Vardø, je découvre un couple de bruants des neiges (Plectrophenax nivalis), pas vraiment sauvages mais qui bougent tout le temps ; j’arrive à faire quelques photos pas vraiment satisfaisantes. Plus loin, alors qu’il est encore tôt, 2 pluviers dorés (Pluvialis apricaria) et 4 bruants lapons (Calcarius lapponicus) traversent la route à pied ! Un des pluviers se laisse photographier pendant quelques minutes.

Au niveau du Persfjord, magnifique sous le soleil, avec sa plage de sable en demi-cercle, je découvre une grande quantité d’eiders à duvet (Somateria mollissima), de harles bièvres (Mergus merganser) et huppés (Mergus serrator), des macreuses noires (Melanitta nigra), 2 hareldes boréales (Clangula hyemalis), des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), des grands gravelots (Charadrius hiaticula) et 1 grand corbeau (Corvus corax) ainsi que des goélands cendrés (Larus canus), argentés (Larus argentatus) et marins (Larus marinus).

Ensuite, au hasard des rencontres, des traquets motteux (Oenanthe oenanthe), des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus), des bergeronnettes grises (Motacilla alba), des grives litornes (Turdus pilaris) et mauvis (Turdus iliacus), des pipits farlouses au-delà du cercle polaire (latitude 66° 33’, complémentaire de la latitude des tropiques) (Anthus pratensis).

J’arrive à Hamningberg parmi un grand troupeau de rennes (Rangifer tarandus) à proximité de l’église et des maisons en bois peintes de toutes les couleurs. Je me dirige vers le point de vue qui donne au nord sur la mer de Barents : dans une petite baie un peu abritée, à proximité d’un coin de camping sauvage, j’observe 6 hareldes boréales (Clangula hyemalis), 2 eiders à duvet (Somateria mollissima) mâles, 2 eiders de Steller (Polystica stelleri) de première année, des goélands cendrés (Larus canus).

Au voisinage du port, on peut voir des macareux moine (Fratercula arctica), des guillemots de Troïl (Uria aalge), des plongeons catmarins (Gavia stellata) et arctiques (Gavia arctica), des sternes arctiques (Sterna paradisaea) et pierregarins (Sterna hirundo), des grands cormorans (Phalacrocorax carbo), des guillemots à miroir (Cepphus grylle), des guillemots de Troïl (Uria aalge), des mouettes tridacyles (Rissa tridactyla), des labbes parasites (Stercorarius parasiticus), des fous de Bassan (Morus bassanus), des harles bièvres (Mergus merganser) et huppés (Mergus serrator), des grands gravelots (Charadrius hiaticula) et des huîtriers pies (Haematopus ostralegus).

J’ai le temps de faire une grande balade le long du Sylteflord vers Svartneset, me rapprochant ainsi des falaises avec les oiseaux marins qui se trouvent de l’autre côté du fjord, mais la distance est grande et je n’observe que des nuages de points non identifiables.
Je passe la nuit en camping sauvage au bord de la baie, décrite précédemment, en compagnie de 3 ornithos finlandais. Ils m’indiquent avoir vu 1 faucon gerfaut (Falco rusticolus) au-dessus du Sandfjord quelques dizaines de minutes auparavant, j’ai beau y retourner dare-dare, l’oiseau est parti ; je l’ai raté à une demi-heure près ; je n’en verrai aucun autre au cours du voyage, c’est frustrant.

Vendredi 30 juin 2006 : beau temps.

Au lever, un petit tour me permet de retrouver les mêmes espèces que la veille ; je repars pour Vardø. Sur la rivière qui alimente Sandfjord, en aval du pont, j’observe 3 hareldes boréales (Clangula hyemalis), 10 chevaliers gambettes (Tringa totanus), 1 tournepierre à collier (Arenaria interpress), 1 grand gravelot (Charadrius hiaticula) ; j’entends des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus), j’aperçois 2 sizerins blanchâtres (Carduelis hornemanni), de nombreux harles bièvres (Mergus merganser) sur une plage de sable, des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), 1 phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) et des alouettes des
champs (Alauda arvensis).

Sur le Sandfjord, ici aussi, beaucoup de harles bièvres (Mergus merganser) et d’eiders à duvet (Somateria mollissima). De même au Persfjord, avec en plus quelques hareldes boréales (Clangula hyemalis). À proximité de Vardø, sur un lac de la réserve naturelle de Barvikmyran et Blouskytodden, je vois des cygnes chanteurs (Cygnus cygnus), un couple de fuligules morillons (Aythya fuligula), 2 plongeons catmarins (Gavia stellata), des grands gravelots (Charadrius hiaticula) et des labbes parasites (Stercorarius parasiticus).

Je repasse à Smellror dans l’espoir d’y voir d’autres eiders à tête grise (Somateria spectabilis) ; je ne suis pas déçu : à proximité d’une petite île, j’observe 3 mâles, 5 femelles et un première année d’eider à tête grise (Somateria spectabilis) ; les mâles ont déjà la plaque grise ; mais ils partent trop loin pour la photo. Il paraît qu’en hiver le port de Vardø en est rempli avec leur plumage nuptial.

Un phoque, sans doute veau-marin (Phoca vitulina), se laisse observer quelques instants. Je retrouve
également les espèces vues à Vardø : macareux moines (Fratercula arctica), guillemots à miroir (Cepphus grylle), harles huppés (Mergus serrator) et bièvres (Mergus merganser), pingouins tordas (Alca torda), cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis).

Eiders de Steller

Un hibou des marais (Asio flammeus) apparaît quelques instants. Je décide d’aller camper au bord de mer vers l’entrée de la réserve naturelle de Komagvaer qui décidément me plaît beaucoup. J’en profite pour aller dire bonjour au cafetier ornitho qui me raconte sa dernière expédition, le dimanche, en montagne ; il recherchait le nid de faucon gerfaut (Falco rusticolus) qu’il avait vu l’année précédente ; malheureusement, il ne l’a pas retrouvé.

Il a seulement rencontré des faucons émerillons nicheurs. Mais je n’ai pas le temps d’aller voir : c’est trop loin. Sur la toundra voisine de la plage, avec le ciel bleu, la lumière boréale est magnifique et étrange mais cela ne m’empêche pas de dormir.

Samedi 1er juillet 2006 : beau temps.

Au voisinage de la rivière Komag et de la route E75, je découvre un nid de bécasseau de Temminck (Calidris temminckii), mais les petits ne sont pas nés, seuls les oeufs sont dans le nid, la femelle s’envole et disparaît en attendant que je m’éclipse ce que jefais sans attendre. Il paraît que si les petits étaient au nid, elle resterait au voisinage du nid.

Colonie de Fous de Bassan

Le long de la rivière, je découvre des pipits farlouses (Anthus pratensis), des alouettes des champs (Alauda arvensis), des verdiers d’Europe (Carduelis chloris), 1 pie bavarde (Pica pica), des harles bièvres (Mergus merganser), des grands gravelots (Charadrius hiaticula). À l’embouchure : des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), 1 pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) adulte sur un piquet qui s’envole prestement, des bergeronnettes grises (Motacilla alba) et des chevaliers gambettes (Tringa totanus).

Je pars alors pour Vardø où vers 17 heures, je dois prendre le bateau de la compagnie Hurtigruten pour Båstfjord ce qui me permet de faire le tout complet de la péninsule du Varanger, sans avoir à revenir sur mes pas. Pendant les 3 heures de traversée, en compagnie de deux ornithos féminines suisses que j’avais déjà rencontré deux fois, nous observons une mer d’huile sous un beau soleil, mais pas beaucoup d’oiseaux.

L’arrivée est à 20 heures et aussitôt, je prends la route pour les falaises du Sylterfjord que j’avais pu observer mais de trop loin depuis Hamningberg, les jours précédents. En sortie de Båstfjord, sur un petit lac, je vois des canards colverts (Anas platyrhynchos), un garrot à oeil d’or (Bucephala clangula), 1 fuligule morillon (Aythya fuligula) mâle, 5 chevaliers gambettes (Tringa totanus). Sur le lac suivant, plus sauvage, j’observe un groupe de 15 hareldes boréales (Clangula hyemalis). Sur un fil électrique, pas très loin de Båstfjord, un oiseau m’intrique : en fait, il s’agit d’un jaseur boréal (Bombycilla garrulus), un des rares que j’aurai pu observer en Norvège ; heureusement que j’avais pu en observer à loisir en France lors de la dernière invasion.

En allant vers Nordfjord, sur une route déserte, à mi-chemin, j’observe dans la toundra de montagne le ballet aérien de sternes arctiques (Sterna paradisaea) et d’au moins une vingtaine de labbes à grande queue (Stercorarius longicaudus). Quelques kilomètres avant Nordfjord, j’oblique sur la droite vers Arctic Cabin que j’avais découvert par Internet, lors de la préparation du voyage.

Pour 200 Kr (25 euros), ce qui n’est pas cher, j’ai droit au repas du soir en famille, au petit déjeuner et à la nuit en chambre confortable ; cependant, je ne vais pas occuper la chambre bien longtemps : le lendemain, la journée promet d’être pluvieuse ; durant la nuit, le temps doit être valable (j’ai souvent constaté qu’il faisait beau vers minuit) ; comme j’ai demandé à visiter les falaises en bateau, nous décidons de le faire cette nuit, départ vers minuit ; le prix est élevé (700 Kr soit 87,5 euros) mais pendant quelques heures, je bénéficie d’un spectacle unique : les falaises du Syltefjord s’étendent sur 3 km ; avec la vedette hors-bord conduite par un employé, je peux aller où bon me semble ; le soleil de minuit est sur l’horizon avec quelques nuages ; beaucoup d’oiseaux nagent en surface et plongent .

Jobserve des pingouins tordas (Alca torda), des macareux moines (Fratercula arctica), des guillemots de Troïl (Uria aalge) et des guillemots à miroir (Cepphus grylle), des fous de Bassan (Morus bassanus), des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis) et des grands cormorans (Phalacrocorax carbo).

Harelde boréale

Dans les falaises des millions de mouettes tridactyles (Rissa tridactyla), quelques groupes de grands cormorans (Phalacrocorax carbo) et une colonie de quelques centaines de fous de Bassan (Morus bassanus) sur un piton rocheux. Et pour couronner le tout, des pygargues à queue blanche (Haliaeetus albicilla) sur les rochers ou tournoyant majestueusement dans le ciel, au milieu de nuages d’innombrables mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) ; parfois, j’ai compté 40 pygargues (Haliaeetus albicilla) visibles simultanément !

Ce doit être un endroit de reproduction du pygargue (Haliaeetus albicilla) sans aucun doute. J’ai pris plein de photos, mais c’est difficile depuis la vedette qui tangue et roule. De retour vers 5 heures du matin, je cours m’effondrer dans mon lit ; mais pas pour longtemps, je dois repartir vers 9 heures pour Tana Bru. Je renonce à visiter Berlevåg car je commence à trouver les kilomètres bien longs.

Dimanche 2 juillet 2006 : temps gris ; pas de vent.

Je visite Nordfjord avant de partir : le village est assez minable ; visiblement, dans un passé encore proche, il vivait de la pêche, de la morue en particulier ; mais cette activité n’est plus rentable, le patron d’Artic Cabin m’a dit que la er de Barents et l’océan glacial arctique avaient été tellement exploités que maintenant les
ressources en poissons sont épuisées.

J’observe quelques sizerins blanchâtres (Carduelis hornemanni) et flammés (Carduelis flammea), des grives mauvis (Turdus iliacus) et litornes (Turdus pilaris), des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus) et des pinsons du nord (Fringilla montifringilla). En rejoignant la route 891, je retrouve les sternes arctiques (Sterna paradisaea) et les labbes à longue queue (Stercorarius longicaudus) de l’aller. J’aperçois 1 harelde boréale (Clangula hyemalis) sur un lac.

Sur le bord de la route 891, en toundra arctique, je constate la présence d’un bruant des neiges (Plectrophenax nivalis) et de pipits farlouses (Anthus pratensis). La route est déserte et parfois j’en viens à me dire qu’en cas de panne, je serais bien ennuyé. Après avoir rejoint la route 890, j’arrive au camping de Leirpolen où je ne reste pas : j’y observe 1 rougequeue à front blanc mâle (Phoenicurus phoenicurus), 1 gobemouche noir (Ficedula hypoleuca), des pinsons du nord (Fringilla montifringilla), des grives litornes (Turdus pilaris) et mauvis (Turdus iliacus) ainsi que des sizerins flammés (Carduelis flammea).

Sur le fjord voisin du même nom qui est en fait l’embouchure de la rivière Nànàjonka, je peux découvrir 8 garrots à oeil d’or (Bucephala clangula), 3 macreuses brunes (Melanitta fusca), des harles bièvres (Mergus merganser), des eiders à duvet (Somateria mollissima) et des huîtriers pies (Haematopus ostralegus).
Sur la réserve naturelle de Tanamunnigen, je ne trouve pas beaucoup d’oiseaux ; en fait, la migration est achevée ; j’observe tout de même un grand nombre de harles bièvres (Mergus merganser), il s’agit en effet d’une aire de reproduction de cette espèce, des eiders à duvet (Somateria mollissima), des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), des alouettes des champs (Alauda arvensis), 1 bécasseau de Temminck (Calidris temminckii) et un groupe de 20 corneilles mantelées (Corvus corone cornix).

Pingouins torda

Au bord du lac Harrejavi Harvatnet, totalement désert et impressionnant de silence, j’entends des
gorgebleues à miroir (Luscinia svecica svecica) que je finis par découvrir : le miroir est roux. Au bord de la route 890, j’identifie quelques pipits des arbres (Anthus trivialis). Entre Tana Bru et Ifjord, sur la route 98, j’entends le coucou gris (Cuculus canorus), j’observe des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), des chevaliers gambettes (Tringa totanus) et des goélands cendrés (Larus canus).

Trente kilomètres avant d’arriver à Ifjord, j’observe un phénomène optique intéressant, mettant en jeu la dispersion de la lumière par des cristaux de glace, les points parhéliques de part et d’autre du soleil mais aussi une partie du cercle parhélique ; j’arrive à en faire une photo. Avant d’arriver à Ifjord où je loue une hutte de camping, je vois 2 buses pattues (Buteo lagopus). La rivière Tana et le fond du fjord de Tana m’ont déçu : je n’ai guère vu d’oiseaux ; cependant, la nature est belle, c’est déjà ça. Au camping, avec plein de moustiques, j’observe des grives mauvis (Turdus iliacus), un couple de bergeronnettes grises (Motacilla alba) et des chevaliers guignettes (Actitis hypoleucos).

Lundi 3 juillet 2006 : Beau temps le matin qui se couvre en après-midi pour devenir pluvieux.

Je désire visiter la réserve naturelle, le phare, le musée et la pointe de Slettnes dans la presqu’île de Nordkyn près de Gamvik. Pour cela, depuis Ifjord, j’emprunte la route 888 vers le nord qui passe entre Eidsfjord et Hopsfjord pour rejoindre Gamvik.

Sur le fjord de Ifjord, j’observe un groupe de 21 sternes arctiques (Sterna paradisaea) et de nombreux goélands cendrés (Larus canus), argentés (Larus argentatus) et marins (Larus marinus). Vers Lesseby, je trouve des eiders à duvet (Somateria mollissima), 3 pies bavardes (Pica pica) et des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis). Plus loin, des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), des guillemots à miroir (Cepphus grylle), des harles huppés (Mergus serrator) ; alors que je prends en photo un couple de traquets motteux (Oenanthe oenanthe), je vois 1 loutre d’Europe (Lutra lutra) en surface de l’eau à proximité de gros rochers qui veut bien se montrer quelques minutes. Aux bords de lacs de toundra, j’observe quelques grands gravelots (Charadrius hiaticula).

J’arrive à Slettnes en milieu d’après-midi alors qu’il pleut ; je me dirige vers le musée où je trouve un employé ornithologue diplômé de l’université qui me donne des tas de renseignements précieux ; ce petit musée ethnologique est très instructif sur la vie des gens d’il y a quelques dizaines d’années et présente des spécimens d’oiseaux naturalisés. J’apprends qu’on peut se loger au phare pour un tarif modique. Après installation, je me précipite à la pointe de Slettnes pour y chercher une glaréole à collier (Glareola pratincola) qui s’y trouvait encore quand j’ai rencontré les 3 ornithos finlandais à Hamningberg. Ils l’avaient appris par téléphone portable sur leur réseau d’information en ligne et aussitôt étaient partis pour l’observer.

Mouettes tridactyles

J’ai de la chance car l’oiseau est encore là, je le découvre en quelques minutes à l’estuaire d’une petite rivière et j’ai le temps de prendre toutes les photos que je veux ; c’est la quatrième mention norvégienne de glaréole à collier (Glareola pratincola) ; je trouve extraordinaire la présence de cet oiseau des contrées du sud à plusieurs milliers de kilomètres au nord de son aire d’extension. Quel sera son destin ?

Dans la toundra voisine, je découvre également des grands gravelots (Charadrius hiaticula), des courlis corlieu (Numenius phaeopus), des bécasseaux variables (Calidris alpina), quelques phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus), des bruants lapons (Calcarius lapponicus), 4 vanneaux huppés (Vanellus vanellus), des tournepierres à collier (Arenaria interpress), 1 pipit maritime (Anthus petrosus) et des pipits farlouses (Anthus pratensis) ; tout ce petit monde là nicheur, bien sûr.

Sur la mer de Barents, j’aperçois des eiders à duvet (Somateria mollissima), des pingouins torda (Alca torda), des guillemots à miroir (Cepphus grylle), des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis), des grands cormorans (Phalacrocorax carbo), 3 hareldes boréales (Clangula hyemalis), 5 plongeons catmarins (Gavia stellata), des mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) et des goélands marins (Larus marinus), argentés (Larus argentatus) et cendrés (Larus canus).

Courlis corlieu

Malgré tous mes efforts, je n’arriverai pas à observer de plongeons imbrins et à bec blanc. Pourtant
ils ont été vus encore récemment ; il paraît qu’entre le 10 et le 20 mai, il est possible d’observer toutes
les espèces de canards nordiques. Dans la littérature, j’ai cependant vu que les plongeons imbrins et à bec blanc sont présents en hiver seulement ; la probabilité d’observer ces espèces pélagiques en été me semble bien faible ! J’observe également un phoque gris (Halichoerus grypus).

Le soir aux abords d’un lac dans la toundra, je vois un couple de traquets motteux (Oenanthe oenanthe), de très nombreux labbes parasites (Stercorarius parasiticus) dans les environs, des
bécasseaux variables (Calidris alpina) et des tournepierres à collier (Arenaria interpress) qui se
font bruyants pour marquer leur territoire. Un brouillard à couper au couteau s’amorce : je rentre à
vive allure avant de me perdre dans la toundra.
Pour situer le phare de Slettnes, ses coordonnées sont 71° 05,342’ de latitude et 028° 13,130’ de
longitude, mesurées avec mon GPS etrek vista C offert par mes collègues du lycée Louis-Le-Grand
lors de mon départ en retraite. Je m’en vais, pour la première fois de ma vie dormir dans l’enceinte
d’un phare.

Mardi 4 juillet 2006 : pluie démente à Slettnes. Impossible de faire des sorties intéressantes.

J’arrive tout de même à apercevoir des sternes pierregarins (Sterna hirundo) et arctiques (Sterna
paradisaea), des canards colverts (Anas platyrhynchos), des harles huppés (Mergus serrator) et des hirondelles rustiques (Hirundo rustica) ; on peut se demander ce qui pousse ces migrateurs transahariens à venir autant au nord.

Tournepierre à collier

Vers 18 heures, le temps devient plus clément, pas de pluie, parfois un peu de soleil arrive à percer ; sans perdre un instant, je pars avec jumelles et longue-vue dans la toundra pour une balade qui me conduit jusqu’à un labyrinthe de pierres remis en valeur par la municipalité.

J’observe des courlis corlieu (Numenius phaeopus), des tournepierres à collier (Arenaria interpress), des pipits à gorge rousse (Anthus cervinus), des alouettes des champs (Alauda arvensis), 2 plongeons catmarins (Gavia stellata) sur un lac et sur la mer, des plongeons arctiques, des guillemots à miroir (Cepphus grylle), des pingouins tordas (Alca torda), des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis) et de grands cormorans
(Phalacrocorax carbo), des harles huppés (Mergus serrator) et bièvres (Mergus merganser), beaucoup de labbes parasites (Stercorarius parasiticus) et 8 hareldes boréales (Clangula hyemalis).

Le Porsangerfjord et la réserve naturelle de Stabburnes

Mercredi 5 juillet 2006 : pas de pluie ; nuages et grand vent avec parfois un peu de soleil.

Je reviens vers Ifjord. Au départ, en passant vers la pettite baie de Slettnes, j’ai le temps d’observer à nouveau 4 vanneaux huppés (Vanellus vanellus) et une famille de grands gravelots (Charadrius hiaticula) avec 2 juvéniles.

Sur le parcours, j’observe 4 buses pattues (Buteo lagopus). Vers le petit lac Guwa-Cohkka, j’observe 3 bruants lapons (Calcarius lapponicus). Près d’un pont au sud du lac Reinoks-Vatna, j’observe 3 pluviers dorés (Pluvialis apricaria), au sifflement mélancolique, 1 chevalier sylvain (Tringa glareola), 1 lagopède alpin (Lagopus mutus) que je n’ai pas le temps de prendre en photo mais qui se laisse admirer quelques instants, 1 bécasseau de Temminck (Calidris temminckii).

Buse pattue

Je rencontre à nouveau les deux ornithos suisses à proximité d’un nid de rapace non occupé mais surveillé de loin par un policier de la nature avec lequel j’échange quelques propos mais qui m’indique rapidement n’avoir le droit de fournir aucune information, ce qui clôt le dialogue. En compagnie des 2 suisses, je rends visite à un vieil homme, sans aucun doute un Sami, qui habite dans une hutte ancienne, qui m’avait été indiqué par l’ornithologue employé au musée de Slettnes et vanté pour sa grande connaissance des oiseaux. On le trouve, en allant vers le sud sur la route 98, sur un chemin non goudronné qui part vers la gauche, un peu après Adamfjord.

Il nous reçoit aimablement en indiquant les espèces qu’il a déjà pu contacter. Une mangeoire sous sa fenêtre lui permet d’observer de nombreux passereaux. Nous y voyons des verdiers d’Europe (Carduelis chloris). Pour la chouette harfang des neiges (Nyctea scandiaca), il explique qu’il faut aller loin en montagne en suivant le chemin qui nous a conduit chez lui ; il s’agit d’un chemin privé, interdit aux voitures, utilisé pour l’exploitation, par EDF norvégien, de barrages hydroélectriques .Je décide pour le lendemain de visiter les montagnes aux alentours. Les suisses, pressées ne seront pas de la partie.

Je vais chercher une hutte de camping à Kunes où j’ai le temps d’observer des gobemouches noirs (Ficedula hypoleuca), des sizerins flammés (Carduelis flammea), des grives mauvis (Turdus iliacus), des moineaux domestiques (Passer domesticus) et plus au bord du Storfjord, de nombreux goélands argentés (Larus argentatus), cendrés (Larus canus) et marins (Larus marinus).

Lagopède alpin

Jeudi 6 juillet 2006 : très beau temps sans vent.

Je pars en balade sur le chemin privé menant de Adamfjord aux différentes retenues hydroélectriques. J’ai à gravir des sommets de 220, 255 et 374 mètres, parmi quelques lacs, en cheminant dans des forêts de petits bouleaux ou dans une toundra ondulée.
Les passereaux sont nombreux et chantent de partout ; j’observe des grands gravelots (Charadrius hiaticula) aux abords d’un des lacs, de nombreux sizerins flammés (Carduelis flammea), de nombreux gorgebleues à miroir roux (Luscinia svecica svecica), 1 mésange lapone (Parus cinctus), 1 mésange charbonnière (Parus major), des pinsons du nord (Fringilla montifringilla), un couple de rougequeues à front blanc, de nombreuses grives mauvis (Turdus iliacus), des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus) toujours présents.

Plus en altitude, je tombe sur des pipits farlouses (Anthus pratensis) et des traquets motteux (Oenanthe oenanthe) ainsi que sur un magnifique renne (Rangifer tarandus) orné d’une imposante ramure. Vers un sommet, j’ai la chance de tomber sur 1 lagopède alpin (Lagopus mutus) qui se laisse longuement observer et prendre en photo. Je ne trouverai pas de chouette harfang (Nyctea scandiaca) en dépit de la longue distance parcourue avec tout mon matériel optique assez lourd. Il semble bien qu’il soit extrêmement difficile d’observer cet oiseau sans avoir de renseignements précis que personne n’a pu me donner.

Au retour, j’aurai tout de même le plaisir de voir 1 chevalier guignette (Actitis hypoleucos), sans doute nicheur, se déplacer de branches en branches autour de moi en chantant son « hi di di di » répété frénétiquement ainsi qu’une buse pattue (Buteo lagopus), sans doute nicheuse aussi, qui fera mine de m’attaquer pour m’intimider.
J’observerai encore 2 bergeronnettes printanières (Motacilla flava thunbergi) de la race thunbergi dans un arbre au bord d’un ruisseau. Revenu à Kunes, me voilà parti pour Lakselv au sud du gerfjord à Børselv ; j’aurais pu y observer le faucon gerfaut (Falco rusticolus) mais ce n’est pas le cas. Tous les bords du Porsangerfjord semblent un peu désertés par les oiseaux : à mon avis, il est trop tard, les migrateurs et a fortiori les hivernants sont partis ; il ne reste que quelques huîtriers pies (Haematopus ostralegus) ici où là.

Grive mauvis

Après quelques achats à Lakselv et une photographie de corneille mantelée (Corvus corone cornix) qui fait la pose sur une poubelle, je décide de continuer jusqu’à la maison de la réserve de Stabbursnes pour y prendre des renseignements.
Mais là, aucun ornithologue pour me renseigner ; je prends tout de même le temps de visiter une belle exposition avec oiseaux naturalisés assez bien faite ; la personne de l’accueil est courtoise et donne des renseignements utiles : les oies naines hivernantes sont parties depuis quelques temps et la grande plage herbue qui en temps de migration sert de remise à limicoles a été ouverte à un gigantesque troupeau de rennes ; autant dire qu’il n’y a plus guère de limicoles à part quelques courlis cendrés (Numenius arquata) et grands gravelots (Charadrius hiaticula), mais aucun bécasseau variable (Calidris alpina) ou maubèche (Calidris canutus), aucune barge à queue noire (Limosa limosa).Le soir, je campe sur le plateau désert de la réserve de Stabburnes sous une pluie débutante qui dure toute la nuit.

Vendredi 7 juillet 2006 : pluie sans vent ; la température est de 16 °C ; le temps est gris.

Je prends le temps d’observer sur le Porsangerfjord ; je trouve quelques 300 tadornes de Belon (Tadorna tadorna), 50 courlis cendrés (Numenius arquata), 3 mouettes rieuses, des goélands argentés (Larus argentatus), marins (Larus marinus) et cendrés (Larus canus), 40 sternes arctiques (Sterna paradisaea), 45 corneilles mantelées (Corvus corone cornix), 1 pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) en stationnement sur un îlot, 15 huîtriers pies (Haematopus ostralegus), des grands gravelots (Charadrius hiaticula), des centaines d’eiders à duvet (Somateria mollissima), 2 gorgebleues à miroir roux (Luscinia svecica svecica) et des sizerins flammés (Carduelis flammea) dans les buissons environnants. Toujours plein de rennes (Rangifer tarandus) sur la plage et la toundra du plateau de la réserve, ainsi que des lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus).

Guillemot de Troïl

Aujourd’hui, c’est mon jour de chance : un jeune élan (Alces alces) traverse la piste sur laquelle je me suis engagé en voiture et se sauve en gambadant : j’ai juste le temps de prendre quelques photos, d’un peu trop loin à mon goût mais il faut savoir se contenter. Ce sera mon premier et dernier pour ce voyage, même si sur de nombreuses routes, des panneaux indiquent la traversée possible d’élans (Alces alces) ; en fait ce sont surtout des rennes qui encombrent les routes et parfois des moutons, par exemple dans la péninsule du Varanger. Des hirondelles rustiques (Hirundo rustica) et de rivage (Riparia riparia) nombreuses sillonnent la surface du fjord.

Une bande de phoques gris (Halichoerus grypus), au museau allongé par rapport au phoque veaumarin
(Phoca vitulina), se montre de temps à autre, 2 plongeons arctiques se font la cour, 1 pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) adulte est chassé par 1 labbe parasite (Stercorarius parasiticus) furieux. Je me dirige alors vers le Stabbursdalen nasjonalpark, réputé pour

Pingouin torda

Un des documents de la maison de la réserve vante la montée au Binalvari (527 m d’altitude et 450 m de dénivellation) que j’entreprends sans tarder (il est tout de même 17 h, mais comme je suis certain que la nuit ne va pas tomber, je pars) ; au cours de la montée, j’entends un couple de courlis corlieu (Numenius phaeopus), qui semblent faire exprès de se faire remarquer par leur chant, un peu semblable à un hennissement ; ils me suivent et tournent autour de moi jusqu’à ce que je disparaisse de leur horizon.

Je trouve encore des traquets motteux (Oenanthe oenanthe), des gorgebleues à miroir (Luscinia svecica), des pipits farlouses (Anthus pratensis). Au sommet, alors que je me repose, je vois passer assez rapidement 1 lagopède alpin (Lagopus mutus). Je redescends assez tard et décide de monter la tente à l’orée d’un bois de pins, mais horreur, les moustiques attaquent en nombre ; je revêts bottes, veste et pantalon épais ainsi que moustiquaire ce qui me met à l’abri des piqûres, même si je transpire un peu, le temps de monter la tente et de dîner frugalement.

Samedi 8 juillet 2006 : pluie le matin puis soleil à partir de 10 h. J

Je décide de faire la seconde balade du document de la maison de la réserve qui mène au Stabbursdalen, belle chute d’eau sur la rivière qui passe par les lacs Coalbmejavri et Gørbovuonjavri dont je n’ai pas réussi à trouver le nom.
Dès le départ, je tombe sur des lagopèdes des saules (Lagopus lagopus), 5 en tout, le dernier avec au moins 2 poussins, et à nouveau, sur un couple de courlis corlieu (Numenius phaeopus) qui recommence le même manège que le couple de la veille. Et je retrouve les habituels pouillots fitis (Phylloscopus trochilus), grives litornes (Turdus pilaris), pinsons du nord (Fringilla montifringilla) et gorgebleues à miroir (Luscinia svecica), tous reconnaissables à leur chants ou cris bien caractéristiques.

Eider de steller

Une fois de retour, cinq heures après, je décide de partir en direction du Cap Nord. Sur des lacs, dont le lac Gåradak, un peu au nord de Stabbursnes et les lacs satellites plus secrets, que je rencontre en allant vers Olderfjord, j’aperçois 25 fuligules morillons (Aythya fuligula), 9 grèbes esclavon (Podiceps auritus) dont certains avec des juvéniles tout rayés. Il s’agit là de la zone de nidification ldes canards colverts (Anas platyrhynchos) et des garrots à oeil d’or (Bucephala clangula), tous nicheurs. Je m’installe dans une hutte de camping sous un orage énorme.

Le Cap Nord

Dimanche 9 juillet 2006 : Pluie forte la nuit, petite pluie le matin.

Me voilà en route pour l’île de Magerøya par la E69 reliée au continent par un tunnel, le Cap Nord étant situé à son extrémité nord.
Sur le parcours, dans un décor arctique, j’observe sur quelques lacs des plongeons catmarins (Gavia stellata) nicheurs qui tentent de se cacher derrière les plantes aquatiques au passage, des buses pattues (Buteo lagopus) en vol et sur les bords du Porsangerfjord : des guillemots à miroir (Cepphus grylle), des grands cormorans (Phalacrocorax carbo), des goélands marins (Larus marinus) et argentés (Larus argentatus), des macreuses brunes (Melanitta fusca), des harles bièvres (Mergus merganser) et huppés (Mergus serrator), toujours beaucoup d’eiders à duvet (Somateria mollissima), des grands gravelots (Charadrius hiaticula), des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), des chevaliers gambette (Tringa totanus) et dans la toundra autour des lacs, des pipits farlouses (Anthus pratensis) et des pipits spioncelles (Anthus spinoletta) dont les domaines se rejoignent du fait de la latitude croissante.

Je prends le temps de faire quelques courses à Honningsvåg, ville assez moche, mais à son entrée sur un petit lac, est installée une maison et un bateau miniatures qui servent de lieu de reproduction d’un couple de sternes pierregarins (Sterna hirundo). Finalement, j’atteins le cap nord (Nordkapp) en milieu d’après-midi dans un brouillard à couper au couteau qui laisse mal augurer de la possibilité d’observer le soleil de minuit.

Ce n’est pas faute d’avoir payé : le tunnel pour l’île de Magerøya est payant, en sens aller mais aussi en sens retour et de plus il faut payer pour entrer sur le parking obligatoire et tout cela fort cher.

Pluvier doré

Heureusement, le temps devient progressivement beau, des dizaines de cars arrivent remplis de touristes qui viennent sabler le champagne sous le soleil de minuit ; il faut dire que l’atmosphère est détendue et agréable ; le paysage se termine par une falaise abrupte qui surplombe de 300 m l’océan glacial arctique ; un bateau de la compagnie Hurtigruten passe lentement ; mais les oiseaux sont rares, seuls quelques goélands animent le paysage. À vrai dire, c’est le soir de la finale de la coupe du monde qui oppose France et Italie ; beaucoup de supporters des deux pays restent accrochés à la télévision dans le hall du bâtiment de réception et se préoccupent comme d’une guigne du soleil et de sa course.

Je prends le temps de visiter les lieux : des sculptures modernes aux alentours, le monument en forme de globe qui orne la plateforme d’observation, un musée thaïlandais en souvenir d’une visite d’un roi de Thaïlande, une salle d’oiseaux naturalisés, des panneaux sur la bataille maritime qui eut lieu au cours de la seconde guerre mondiale au large des côtes entre marines allemande et alliée.

Macareux moine

J’écris de nombreuses cartes postales aux amis et connaissances et je mesure la latitude et la longitude au GPS : N71° 10.250’ 15’’ et E025° 47.071’’ respectivement ; la latitude affichée sur le GPS est donc de 71° 10’ 15’’ au lieu de la valeur proclamée partout : 71° 18’ 25’’ ; en réalité, elle a dû être mesurée au bas de la falaise qui s’avance un peu plus que son sommet. Bref, à minuit en temps universel, le soleil passe brillamment à son point le plus bas et j’en profite pour partir après avoir pris un repas rapide derrière le capot de la voiture en compagnie d’un canadien qui en fait de même en provenance d’Allemagne où il a de la famille, qui comme moi se déplace en voiture mais lui dort dedans. Il me raconte tout cela en bon français et nous nous quittons les meilleurs amis du monde.
Je pars pour Gjesvaer où j’arrive fort tard pour y poser ma tente au petit bonheur sous un vent furieux ;
ce qui ne m’empêche pas de dormir les poings fermés.

Lundi 10 juillet 2006 : Soleil le matin laissant progressivement la place à un temps gris et une pluie fine.

Aujourd’hui, je visite les colonies d’oiseaux marins installées sur les îles de Storstappen, Kjerkestappen et Bukkstappen à proximité de Gaesvaer. Je prends le petit déjeuner dans le port de Gaesvaer ; j’ai tout mon temps car j’ai raté le départ de la première vedette (de 5 minutes) qui était prévu à 10 h ; je dois attendre pendant 2 h la seconde vedette. Ce n’est pas sans importance : les oiseaux seront déjà en mer à cette heure.

J’en profite pour observer des moineaux domestiques (Passer domesticus), des huîtriers pies (Haematopus ostralegus), des goélands marins (Larus marinus) et argentés (Larus argentatus), des guillemots à miroir (Cepphus grylle), quelques pygargues à queue blanche (Haliaeetus albicilla), des corneilles mantelées (Corvus corone cornix), des grives litornes (Turdus pilaris) et un grand corbeau (Corvus corax).

En compagnie d’un petit groupe de touristes, je visite les îles ; comme prévu, à cette heure, la majorité des oiseaux est en mer, au pied des falaises, à la recherche de nourriture ; on en voit des milliers qui s’enfuient devant la vedette ; j’observe de nombreux oiseaux qui sont tous nicheurs sur le site : des guillemots à miroir (Cepphus grylle), des labbes parasites (Stercorarius parasiticus), de nombreux pygargues à queue blanche (Haliaeetus albicilla), certains en train de déguster quelquesuns des oiseaux marins, quelques macreuses noires (Melanitta nigra), des pingouins torda (Alca torda), des guillemots de Troïl (Uria aalge), des guillemots de Brünnich (Uria lomvia), des mouettes tridactyles (Rissa tridactyla), des goélands marins (Larus marinus) et argentés (Larus argentatus), des grands cormorans (Phalacrocorax carbo) et des cormorans huppés
(Phalacrocorax aristotelis), un couple de grands corbeaux (Corvus corax).

Chouette épervière juv.

Une colonie de 1200 fous de Bassan (Morus bassanus) domine le paysage. Sur la mer, j’aperçois également des phoques gris (Halichoerus grypus) et veau-marins (Phoca vitulina). En hiver, il paraît que l’on peut voir jusqu’à 5 espèces de phoques, mais en été il ne reste que ces deux espèces ; je constate qu’avec la houle, il est difficile de faire de la photo. Dès le retour au port, je repars pour Honningsvåg où je fais encore quelques photos des sternes pierregarins installées dans la maison miniature au centre du lac à l’entrée de la ville, puis je rejoins Olderfjord et Havøysund par la 889 ; j’ai l’intention de visiter la colonie d’oiseaux marins de l’île de Hjelmsøya.

Sur des lacs en bord de route, j’observe des cygnes chanteurs (Cygnus cygnus), des buses pattues (Buteo lagopus), des hareldes boréales (Clangula hyemalis), des plongeons catmarins (Gavia stellata) et des gorgebleues à miroir roux (Luscinia svecica svecica).

Sur le Porsangerfjord, j’ai la chance de tomber sur une bande de bélougas (Delphinapterus leucas). La route est jalonnée par de nombreux rennes (Rangifer tarandus) en petits groupes. Puis sur d’autres lacs, j’observe encore 35 sternes arctiques (Sterna paradisaea), 10 chevaliers gambette (Tringa totanus), des hareldes boréales (Clangula hyemalis), des plongeons catmarins (Gavia stellata), dans la toundra 4 pluviers dorés (Pluvialis apricaria), des grands gravelots (Charadrius hiaticula) avec des juvéniles, au bord de mer des harles huppés (Mergus serrator) et bièvres (Mergus merganser), des goélands argentés (Larus argentatus), cendrés (Larus canus) et marins (Larus marinus).

En arrivant à Havøysund sous une pluie battante, je ne trouve pas de hutte de camping et comme je ne
trouve pas d’espace satisfaisant pour monter la tente, pour la première et dernière fois du voyage, je prends une chambre dans un deux étoiles pour la modique somme de 110 euros !
Aux abords de la ville, j’ai la chance de me trouver nez à nez avec un renard roux (Vulpes vulpes) qui e laisse photographier sans s’affoler. À l’hôtel, le patron me dit qu’une vedette peut partir le lendemain pour visiter l’île Hjelmsøya à condition que le temps le permette et qu’il peut réunir un petit groupe pour la visite.
Malheureusement, le temps ne se mettra pas au beau le lendemain, trop de vent, et la sortie sera annulée ; il faudra retourner une autre année pour la visite car je n’ai pas envie d’attendre plusieurs nuits que le vent veuille bien tomber.

Mardi 11 juillet 2006 : temps exécrable : pluie à grosses gouttes, fort vent.

Au port de Havøysund, près des égouts, des centaines de goélands argentés (Larus argentatus), cendrés (Larus canus) et marins (Larus marinus). Je retourne à Olderfjord, puis en prenant la E6 pour Skaidi, j’ai
l’intention de rejoindre Hammerfest par la 94.

Pygargue à queue blanche

Entre Olderfjord et Skaidi, je trouve des plongeons catmarins (Gavia stellata), des pygargues à queue blanche (Haliaeetus albicilla), 1 pie bavarde (Pica pica), des harles bièvres (Mergus merganser) et huppés (Mergus serrator), des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis) et des eiders à duvet (Somateria mollissima). Entre Skaidi et Hammerfest, j’observe 2 buses pattues (Buteo lagopus), des grives litornes (Turdus pilaris), 1 courlis corlieu (Numenius phaeopus), 1 pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) et puis des goélands argentés (Larus argentatus).

Fous de Bassan

Arrivé à Hammerfest, les seuls oiseaux visibles sont des goélands argentés (Larus argentatus). Je débusque à nouveau un renard roux (Vulpes vulpes) qui s’éclipse rapidement cette fois. Je loue une hutte de camping à l’entrée de la ville qui me fait vraiment penser à une base polaire ; il s’agit de la ville la plus septentrionale au monde selon la publicité (70° 39.092’ de latitude nord) et de l’ancienne capitale de l’ours blanc et à ce titre une statue d’ours blanc orne l’entrée de la ville ; en fait, les expéditions des chasseurs d’ours partaient autrefois d’ici pour le Svarbald, dont le Spitzberg fait partie, sous administration norvégienne actuellement.

Phoque gris

La rivière Alta‐Kautokeino et le canyon de Sautso

Mercredi 12 juillet 2006 : temps pluvieux avec éclaircies. Je pars pour Alta.

Entre Hammerfest et Skaidi, j’observe une grande bande d’eiders à duvet (Somateria mollissima) maintenant en éclipse alors qu’au début du séjour l’eider à duvet (Somateria mollissima) était en plumage nuptial, 2 harles huppés (Mergus serrator), 1 huîtrier pie (Haematopus ostralegus), 4 canards colverts (Anas platyrhynchos), de nombreuses corneilles mantelées (Corvus corone cornix), des moineaux domestiques (Passer domesticus), 2 grands cormorans (Phalacrocorax carbo), une grande bande de harles huppés (Mergus serrator), quelques harles bièvres (Mergus merganser), des grives litornes (Turdus pilaris), des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus), 1 pie bavarde (Pica pica).

Pinson du Nord

Entre Skaida et Alta, j’observe des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus), des grives mauvis (Turdus iliacus), des mésanges charbonnières (Parus major) en nourrissage de juvéniles, une buse pattue (Buteo lagopus), 2 sarcelles d’hiver (Anas crecca), 2 pipits farlouses (Anthus pratensis), 30 huîtriers pies (Haematopus ostralegus) et des goélands cendrés (Larus canus).

Bergeronnette grise

Arrivé à Alta, je vais visiter le célèbre musée qui présente à l’air libre des gravures rupestres datées de 6000 à 2000 ans avant JC, représentant des rennes, des oiseaux, des bateaux et des humanoïdes.
Ensuite, je me dirige vers les chutes situées sur la rivière Kautokeino qui va de Alta à Kautokeino, dans des gorges encaissées, le canyon de Sausto. Une partie de la rivière est transformée en lac du fait d’un barrage hydroélectrique ce qui lui fait perdre son caractère sauvage, à cet endroit.Les pêcheurs de saumons sont nombreux ; pourtant, il paraît que le permis de pêche est horriblement cher ici. Je trouve 3 plongeons catmarins (Gavia stellata), 7 fuligules morillons (Aythya fuligula) en mue, 2 bergeronnettes grises (Motacilla alba), des pouillots fitis (Phylloscopus trochilus), 1 faucon crécerelle (Falco tinnunculus), 1 bergeronnette printanière (Motacilla flava thunbergi) de la race thunbergi, 1 chevalier sylvain (Tringa glareola) sur un fil électrique qui égrène des séries de « tit-tittit » frénétiques.

Traquet motteux

Au niveau des chutes et d’un pont routier en amont, j’observe 15 sternes arctiques (Sterna paradisaea) en pêche, de nombreuses hirondelles de fenêtre (Delichon urbica), nicheuses sous le pont, des chevaliers guignette (Actitis hypoleucos), un grand corbeau (Corvus corax), 5 fuligules morillons (Aythya fuligula) et encore une bergeronnette printanière (Motacilla flava) de race thunbergi. En fin de compte, je suis très déçu par cette partie du parcours : je n’ai pas observé de rapaces autre que le faucon crécerelle (Falco tinnunculus) alors que la littérature indique 9 espèces de rapaces présentes.

Les îles Vesterålen et Lofoten

Jeudi 13 juillet 2006 : étant donné le mauvais temps et la fatigue qui s’installe, je décide de
quitter la Laponie norvégienne et de prendre le chemin du retour vers Paris mais en traversant la Norvège du nord au sud par la E6, en faisant toutefois le détour par les îles Vesterålen et Lofoten. Je voyage de jour et de nuit, parce que le temps est bien meilleur la nuit, qu’il fait jour la nuit et que la fréquentation des routes est très faible.

Je vise Sortland, Bø et Stokmarknes dans la grande île des Vesterålen ; sur la route, je constate que les oiseaux sont très actifs entre 3 h et 7 h du matin ; beaucoup d’entre eux y laissent la vie ; je trouve des grives litornes (Turdus pilaris), mauvis (Turdus iliacus), 1 gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), 1 pinson du nord (Fringilla montifringilla) femelle, écrasés ; moi-même, avec la voiture, je heurte un goéland cendré (Larus canus) dans un grand groupe en stationnement sur la route, au sortir d’un virage ; je n’ai pu l’éviter ; à mon grand regret, il ne repart pas, il est mort sur le coup.

Sterne arctique

A l’arrivée à Sortland, le temps s’est mis au beau ; sur la route de Bø, dès le départ, l’ambiance est
remarquable : je vois des oiseaux nicheurs partout : des grèbes esclavon (Podiceps auritus), des
fuligules morillons (Aythya fuligula), des chevaliers gambette (Tringa totanus), 2 hérons cendrés
(Ardea cinerea), des harles huppés (Mergus serrator), des goélands cendrés (Larus canus), marins
(Larus marinus) et argentés (Larus argentatus).
Sur un petit fjord au nord de Sortland, je découvre une maison miniature au milieu de l’eau,
surmontée du drapeau norvégien et d’un goéland cendré (Larus canus) qui indique clairement qu’il
en est l’occupant ; une observation attentive me permet d’apercevoir un juvénile qui sort de la maison pour s’y cacher à nouveau.

Eider à tête grise (mâle 1ère année)

Plus loin, j’observe des eiders à duvet (Somateria mollissima) en éclipse, 1 courlis cendré
(Numenius arquata) nicheur qui tourne longuement autour de moi, visiblement pour me demander de quitter les lieux, ce que je finis par faire après quelques photographies, des huîtriers pies
(Haematopus ostralegus) bruyants, des hirondelles de rivage (Riparia riparia), des sizerins
flammés (Carduelis flammea), des canards colverts (Anas platyrhynchos), des sternes arctiques
(Sterna paradisaea), encore des goélands cendrés (Larus canus), des fuligules morillons (Aythya
fuligula), un héron cendré (Ardea cinerea) et des corneilles mantelées (Corvus corone cornix).
Malheureusement, un gros orage surgit et la pluie reprend de plus belle ; arrivé à Bø, très vaste bourg à habitat dispersé, je ne trouve aucune hutte de camping et comme il pleut à seaux, je ne désire pas camper ; donc je retourne à Sortland, pour me diriger ensuite vers Stokmarnes et Melbu ; de Sortland à Melbu, le soleil est revenu, l’ambiance est admirable malgré de gros nuages noirs qui s’accumulent ; j’observe certaines des espèces vues sur la route précédente, mais aussi des mouettes rieuses (Larus ridibundus), des étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) et 1 plongeon arctique (Gavia arctica).

Arrivé à Melbu, je prends le ferry-boat pour Fiskebol, sur la grande île des Lofoten ; comme je ne sais
toujours pas où dormir, j’entreprends la traversée de l’île jusqu’à Reine, sous une pluie torrentielle, un
vrai déluge, avec des automobilistes norvégiens déchaînés à la sortie du ferry-boat, qui roulent à toute allure, à l’opposé de leurs habitudes à ma grande surprise.

J’observe des glaciers ici ou là sur les sommets qui jalonnent la route. J’arrive fort tard à Reine où je
finis par trouver une hutte de camping perchée sur un rocher, exposée au vent avec la pluie qui
redouble ; la hutte tremble sur ses pilotis. Je m’endors sans plus attendre après avoir parcouru 1400
km à la file. Je dois prendre le bateau à 8 h du matin, à Moskenes, pour la petite île de Røst, une des
îles des Lofoten, au voisinage de laquelle existe une belle colonie d’oiseaux marins que j’espère
pouvoir visiter.

Vendredi 14 juillet 2006 : vent modéré, temps légèrement pluvieux, il fait 10° C. Sur le ferry
Moskenes-Røst, j’observe des oiseaux en mer : des macareux moines (Fratercula arctica), des
fulmars boréals (Fulmarus glacialis), des guillemots de Troïl (Uria aalge) et à miroir (Cepphus
grylle), des mouettes tridactyles (Rissa tridactyla).
Arrivé sur Røst, je m’installe à Fiskarheimen Havly, dans une chambre confortable, pour deux jours.
Et je pars explorer l’île et ses oiseaux ; je découvre des labbes parasites (Stercorarius parasiticus),
150 étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) avec des juvéniles, des traquets motteux (Oenanthe
oenanthe) en famille avec des jeunes, des bergeronnettes grises (Motacilla alba).
Plus loin, quelques moineaux domestiques (Passer domesticus), 3 corneilles mantelées (Corvus
corone cornix), 15 huîtriers pies (Haematopus ostralegus), des mouettes rieuses (Larus ridibundus),
des eiders à duvet (Somateria mollissima) en éclipse, des mouettes tridactyles (Rissa tridactyla),
des pigeons bisets domestiques (Columba livia), des grands cormorans (Phalacrocorax carbo), des
goélands cendrés (Larus canus) et marins (Larus marinus), une colonie de 45 sternes arctiques
(Sterna paradisaea).

Deux hérons cendrés (Ardea cinerea) partent devant moi, un couple de grands gravelots
(Charadrius hiaticula) nicheurs, des chevaliers gambette (Tringa totanus) et un vol de courlis
cendrés (Numenius arquata).
J’admire le Rorbucamping, une maison sur une île dans un petit lac, qui reçoit des randonneurs, où
l’on ne peut accéder qu’en bateau, toute blanche de fientes, car recouverte d’une colonie de mouettes tridactyles (Rissa tridactyla), comme certaines jetées de l’île.

En passant devant une vitrine d’antiquaire, je tombe sur une nature morte représentant des macareux moines (Fratercula arctica) en passe de servir de repas. J’espère qu’on ne mange plus les macareux de nos jours ! Au loin, j’aperçois l’île rocheuse où se trouve la colonie d’oiseaux marins sur la face non visible. Malheureusement, une fois de plus, je ne peux faire la visite car le vent est trop fort pour la vedette. Il faudra revenir une autre année.

Le retour par le Dovrefjel, la Suède et le Danemark

Samedi 15 juillet 2006 : je m’embarque donc sur le ferry-boat qui ramène sur le continent à Bodø. Il pleut, mais le vent est tombé, la température est de 10° C.

Après 3 h de traversée, je prends la route 80 qui me remet sur la E6 à Fauske où j’observe des martinets noirs (Apus apus) et des étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris). Je trouve 2 renards roux (Vulpes vulpes) écrasés sur la route. Vers Moi I Rana, j’aperçois des pies bavardes (Pica pica) et des corneilles mantelées.

Au passage par le cercle arctique, dans le parc national Svaltfjellet-Svanisen, j’observe des courlis
cendrés (Numenius arquata) et un faucon émerillon (Falco columbarius) proche, sur un fil
électrique. Vers Mosjøen, je peux voir des merles noirs (Turdus merula), des canards colverts
(Anas platyrhynchos), un chevalier guignette (Actitis hypoleucos), un pouillot véloce (Phylloscopus
collybita) que j’entends chanter, des bécasses des bois (Scolopax rusticola) qui s’envolent au ras des
arbres d’une forêt voisine. Je continue à rouler vers le sud pratiquement toute la nuit pour une étape
de 1750 km ! Je roule 24 heures en dormant une heure au total.

Dimanche 16 juillet 2006 : beau temps froid, il fait 3° C à 4 h du matin.

J’observe les oiseaux en vol pour m’occuper l’esprit : 20 corneilles mantelées (Corvus corone cornix), 2 grues cendrées (Grus grus) que je n’avais encore pas observées en Norvège, des grives litornes (Turdus pilaris) et de nombreuse pies bavardes (Pica pica) en bord de route, certaines écrasées. Au niveau de la réserve naturelle de Fokstumyra, j’aperçois des bergeronnettes printanières thunbergi (Motacilla flava thunbergi), des courlis corlieu (Numenius phaeopus) et j’entends chanter le coucou gris (Cuculus canorus) lors d’une escale technique.

A 120 km au Sud de Trondheim, je traverse la région montagneuse du Dovrefjel, avec des sommets
avoisinants les 2200 m, couverts de magnifiques glaciers. Bien qu’au sud du cercle arctique, l’altitude
élevée produit la même ambiance qu’en zone arctique ; il semble que cette région possède une
avifaune très riche, mais je rentre ; il faudrait rester quelques jours pour randonner dans les
montagnes, en particulier à la recherche du pluvier guignard (Charadrius morinellus) que, d’après
mes lectures, l’on doit pouvoir trouver plus facilement ici, mais plus tôt dans l’année. Je reviendrai
peut-être un jour dans cette région.

La température chute jusqu’à 1° C, la plus basse de tout mon voyage. Vers Dovre, j’observe un très
grand groupe d’étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) sur des fils électriques ; la route est
parsemée de nombreuses bergeronnettes grises (Motacilla alba) qui s’écartent au dernier moment.
Sur un parking, à 50 km, avant d’arriver à Lillehammer, j’observe des pinsons des arbres (Fringilla
coelebs) qui semble avoir repris la place du pinson du nord (Fringilla montifringilla), 2 rougegorges
familiers (Erithacus rubecula), des grives litornes (Turdus pilaris) et 50 étourneaux sansonnets
(Sturnus vulgaris).

Dans un pré voisin, j’aperçois un beau couple de chevreuils (Capreolus capreolus) mâle et femelle
qui détalent dès que j’essaie de faire une photographie. Sur les fjords rencontrés, assez peu peuplés,
j’observe des harles bièvres (Mergus merganser), des hirondelles de rivage (Riparia riparia), des
canards colverts (Anas platyrhynchos), des sarcelles d’hiver (Anas crecca), 1 femelle de garrot à
oeil d’or (Bucephala clangula), 8 harles huppés (Mergus serrator), 1 mésange charbonnière (Parus
major), 3 garrots à oeil d’or (Bucephala clangula) mâles en éclipse.

Sur un autre parking à 30 km avant Lillehammer, j’aperçois un bruant jaune (Emberiza citrinella), 1
merle noir (Turdus merula), 1 mésange charbonnière (Parus major), des juvéniles de pinson des
arbres (Fringilla coelebs) en nourrissage, encore des bergeronnettes grises (Motacilla alba) et 2 rougegorges familiers (Erithacus rubecula). Je trouve à nouveau un renard roux (Vulpes vulpes)
écrasé sur la route ; l’espèce semble payer un lourd tribut à l’automobile. Je passe la frontière
Norvège-Suède vers 14 h 30. Un arrêt vers un lac à droite de la E6 me permet d’observer des
mouettes rieuses (Larus ridibundus), des goélands cendrés (Larus canus) et des bergeronnettes
grises (Motacilla alba).

Je prends le temps de visiter la réserve naturelle de Kragenas à Résö, vers l’île de Galto, un peu après la frontière, à 19 km au sud de Strömsdat ; je ne le regrette pas ; l’ambiance est très belle avec un grand troupeau d’oies cendrées (Anser anser), 8 bernaches du Canada (Branta canadensis), des
huîtriers pies (Haematopus ostralegus), 6 sternes pierregarins (Sterna hirundo), de nombreuses
hirondelles de fenêtre (Delichon urbica), 50 canards colverts (Anas platyrhynchos), 1 canard pilet
(Anas acuta), 15 sarcelles d’hiver (Anas crecca), 30 canards siffleurs (Anas penelope), 12 grands
cormorans (Phalacrocorax carbo), 50 mouettes rieuses (Larus ridibundus), 1 vanneau huppé
(Vanellus vanellus), 1 héron cendré (Ardea cinerea), 4 corneilles mantelées (Corvus corone cornix),
40 cygnes tuberculés (Cygnus olor), 2 goélands bruns (Larus fuscus), 10 goélands argentés (Larus
argentatus), 20 goélands cendrés (Larus canus), 10 hirondelles rustiques (Hirundo rustica), 30
garrots à oeil d’or (Bucephala clangula) en éclipse, 6 harles huppés (Mergus serrator) en éclipse, 1
buse variable (Buteo buteo) et dans les arbres des fauvettes à tête noire (Sylvia atracapilla).

À 20 km au nord d’Uddevalla, j’observe encore des martinets noirs (Apus apus) ainsi que des choucas des tours (Corvus monedula). Je campe vers Halmstad ; le temps est superbe en Suède ; les suédois sont en vacance ; le camping est bondé et je m’attends à passer une nuit bruyante ; mais à cette latitude la nuit est noire et une fois arrivée, la température chute ; vers 10 h du soir tout le monde se retire sous la tente ; c’est le silence mis à part le ronflement des voitures sur la E5 proche. Je peux me reposer de mes 1700 km !

Lundi 17 juillet 2006 : très beau temps ; un suédois qui a vécu dix ans en France m’explique qu’ici, c’est la Côte d’Azur des pays nordiques.

Le camping est animé par des mésanges bleues (Parus caeruleus) et des bandes de verdiers d’Europe (Carduelis chloris). Je me dirige vers Malmö pour rejoindre le Danemark. Je m’arrête à la réserve nautrelle de Järavallen à 60 km au nord de Malmö, vers Helsingborg qui donne sur l’Ore Sund, entre l’île de Copenhague et la Suède.

J’y trouve 50 bernaches du Canada (Brenta canadanensis), des huîtriers pies (Haematopus
ostralegus), quelques centaines de mouettes rieuses (Larus ridibundus), des chevaliers gambette
(Tringa totanus), 3 chevaliers culblanc (Tringa ochropus), des bergeronnettes grises (Motacilla
alba), des phragmites des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) dans une roselière voisine, des eiders à duvet (Somateria mollissima) en éclipse, une centaine de garrots à oeil d’or (Bucephala clangula) en éclipse, des corneilles mantelées (Corvus corone cornix), des corbeaux freux (Corvus frugileus), des étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris), 150 bécasseaux variables (Calidris alpina).

Plus loin, 1 avocette élégante (Recurvirostra avosetta), des linottes mélodieuses (Carduelis cannabina) en bande, des fauvettes à tête noire (Sylvia atracapilla), des hirondelles rustiques
(Hirundo rustica), 1 milan royal (Milvus milvus), 1 épervier d’Europe (Accipiter nisus), 1 buse variable (Buteo buteo), 1 faucon crécerelle (Falco tinnunculus), des grèbes huppés (Podiceps cristatus), 1 sterne caugeck (Sterna sandvicensis), des grives litornes (Turdus pilaris), 2 cygnes tuberculés (Cygnus olor), 50 tadornes de Belon (Tadorna tadorna) et 10 grands cormorans (Phalacrocorax carbo).

Ensuite, je passe au Danemark par la E20, en empruntant un grand pont suivi d’un long tunnel, le
tout fort cher comme j’avais déjà pu le constater à l’aller. Sur un parking au Danemark, je vois des
mésanges charbonnières (Parus major), j’entends des pouillots véloces (Phylloscopus collybita),
des fauvettes à tête noire (Sylvia atracapilla) et des rougegorges familiers (Erithacus rubecula).
Entre Copenhague et Rødbyhavn, je visite le parc de Baynö, mais il ne s’agit que d’un parc d’agrément, toutefois superbement fleuri ; cependant j’y trouve, sur un bras de rivière, 142 cygnes
tuberculés (Cygnus olor), dans un pré voisin 17 oies cendrées (Anser anser) qui décollent à mon
approche, des foulques macroules (Fulica atra), des pinsons des arbres (Fringilla coelebs).

Là également, des bruants jaunes (Emberiza citrinella), des pouillots véloces (Phylloscopus
collybita) et fitis (Phylloscopus trochilus), 1 troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes), des
bergeronnettes grises (Motacilla alba), des hirondelles rustiques (Hirundo rustica) en grand nombre sur un arbre mort, des pigeons ramiers (Columba palumbus), des sitelles torchepot (Sitta europaea), des fauvettes à tête noire (Sylvia atracapilla), 1 gobemouche noir (Ficedula hypoleuca), 15 merles noirs (Turdus merula), 1 pic épeiche (Dendrocopos major) et des canards colverts (Anas
platyrhynchos).

Je décide ensuite de rentrer à Paris le plus vite possible ; comme à l’aller, je prends le ferry-boat entre
Rødbyhavn et Puttgarden, en Allemagne du nord. Il me reste à traverser l’Allemagne, la Belgique et
le nord de la France.

Mardi 18 juillet 2006, je suis à Paris vers 3 heures du matin, après une étape de 1400 km. Je ne sais pas si c’était bien raisonnable, mais j’ai réussi à réduire les journées de route à très peu, au prix d’un effort important de conduite, laissant ainsi un maximum de temps libre pour l’observation.
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Liste des oiseaux observés entre le 15 juin et le 18 juillet 2006 en Scandinavie, Norvège, Finnmark

Sans numéro : espèces non observées mais espérées
N° Pays ou région Nom norvégien Nom scientifique Nom anglais Nom français

1 Finnmark Smålom Gavia stellata Red‐throated Diver Plongeon catmarin
2 Finnmark Storlom Gavia arctica Black‐throated Diver Plongeon arctique Islom Gavia immer Great Northern Diver Plongeon imbrin Gulnebblom Gavia adamsii Yellow‐billed Diver Plongeon à bec blanc Dvergdykker Tachybaptus ruficollis Little Grebe Grèbe castagneux
3 Allemagne Toppdykker Podiceps cristatus Great Crested Grebe Grèbe huppé
4 Finnmark Horndykker Podiceps auritus Slavonian Grebe Grèbe esclavon
5 Lofoten Havhest Fulmarus glacialis Northern Fulmar Fulmar boréal
6 Finnmark Grålire Puffinus griseus Sooty Shearwater Puffin fuligineux
7 Finnmark Havsule Morus bassanus Northern Gannet Fou de Bassan
8 Finnmark Storskarv Phalacrocorax carbo Great Cormorant Grand cormoran
9 Finnmark Toppskarv Phalacrocorax aristotelis European Shag Cormoran huppé
10 Lofoten Gråhegre Ardea cinerea Grey Heron Héron cendré
11 Suède Knoppsvane Cygnus olor Mute Swan Cygne tuberculé
12 Finlande, Finnmark Sangsvane Cygnus cygnus Whooper Swan Cygne chanteur Sædgås Anser fabalis Bean Goose Oie des moissons
13 Suède Dverggås Anser erythropus Lesser White‐fronted Goose Oie naine
14 Suède Grågås Anser anser Greylag Goose Oie cendrée
15 Suède Kanadagås Branta canadensis Canada Goose Bernache du Canada
16 Suède, Finnmark Ringgås Branta bernicla Brent Goose Bernache nonette
17 Finnmark Gravand Tadorna tadorna Common Shelduck Tadorne de Belon
18 Finnmark Brunnakke Anas penelope Eurasian Wigeon Canard siffleur
19 Finnmark Krikkand Anas crecca Eurasian Teal Sarcelle d’hiver
20 Finnmark Stokkand Anas platyrhynchos Mallard Canard colvert
21 Finnmark Stjertand Anas acuta Northern Pintail Canard pilet
22 Finnmark Skjeand Anas clypeata Northern Shoveler Canard souchet
23 Finnmark Toppand Aythya fuligula Tufted Duck Fuligule morillon
24 Finnmark Bergand Aythya marila Greater Scaup Fuligule milouinan
25 Finnmark Ærfugl Somateria mollissima Common Eider Eider à duvet
26 Finnmark Praktærfugl Somateria spectabilis King Eider Eider à tête grise
27 Finnmark Stellerand Polysticta stelleri Steller’s Eider Eider de Steller
28 Finnmark Havelle Clangula hyemalis Long‐tailed Duck Harelde boréale
29 Finnmark Svartand Melanitta nigra Black Scoter Macreuse noire
30 Finnmark Sjøorre Melanitta fusca Velvet Scoter Macreuse brune
31 Finnmark Kvinand Bucephala clangula Common Goldeneye Garrot à oeil d’or
32 Finnmark Lappfiskand Mergellus albellus Smew Harle piette
33 Finnmark Siland Mergus serrator Red‐breasted Merganser Harle huppé
34 Finnmark Laksand Mergus merganser Goosander Harle bièvre
Svartglente Milvus migrans Black Kite Milan noir
35 Suède Glente Milvus milvus Red Kite Milan royal
36 Finnmark Havørn Haliaeetus albicilla White‐tailed Eagle Pygargue à queue blanche
37 Finnmark Sivhauk Circus aeruginosus Eurasian Marsh Harrier Busard des roseaux Myrhauk Circus cyaneus Hen Harrier Busard Saint‐Martin Enghauk Circus pygargus Montagu’s Harrier Busard cendré, Hønsehauk Accipiter gentilis Northern Goshawk Autour des palombes
38 Finnmark Spurvehauk Accipiter nisus Eurasian Sparrowhawk Epervier d’Europe
39 Suède Musvåk Buteo buteo Common Buzzard Buse variable
40 Finnmark Fjellvåk Buteo lagopus Rough‐legged Buzzard Buse pattue Kongeørn Aquila chrysaetos Golden Eagle Aigle royal Fiskeørn Pandion haliaetus Osprey Balbuzard pêcheur
41 Finnmark Tårnfalk Falco tinnunculus Common Kestrel Faucon crécerelle
42 Norvège Dvergfalk Falco columbarius Merlin Faucon émerillon Lerkefalk Falco subbuteo Eurasian Hobby Faucon hobereau Jaktfalk Falco rusticolus Gyr Falcon Faucon gerfaut
43 Finnmark Vandrefalk Falco peregrinus Peregrine Falcon Faucon pèlerin Jerpe Bonasa bonasia Hazel en/Hazel Grouse Gélinotte des bois
44 Finnmark Lirype Lagopus lagopus Willow Ptarmigan Lagopède des saules
45 Finnmark Fjellrype Lagopus mutus Rock Ptarmigan Lagopède alpin Orrfugl Tetrao tetrix Black Grouse Tétra lyre
46 Pasvik Storfugl Tetrao urogallus Western Capercaillie Grand tétras Rapphøne Perdix perdix Grey Partridge Perdrix grise Vaktel Coturnix coturnix Common Quail Caille des blés Vannrikse Rallus aquaticus Water Rail Râle d’eau Fasan Phasianus colchicus Common Pheasant Faisan de Colchide Myrrikse Porzana porzana Spotted Crake Marouette ponctuée Åkerrikse Crex crex Corn Crake Râle des genets Sivhøne Gallinula chloropus common Moorhen Gallinule poule‐d’eau
47 Danemark Sothøne Fulica atra Common Coot Foulque macroule
48 Norvège Trane Grus grus Common Crane Grue cendrée
49 Finnmark Tjeld Haematopus ostralegus Eurasian Oystercatcher Huîtrier pie
50 Finnmark Brakksvale Glareola pratincola Collared Pratincole Glaréole à collier Steppebrakksvale Glareola nordmanni Black‐winged Pratincole Glaréole à ailes noires Dverglo Charadrius dubius Little Plover Petit gravelot
51 Finnmark Sandlo Charadrius hiaticula Ringed Plover Grand gravelot Boltit Charadrius morinellus Eurasian Dotterel Pluvier guignard
52 Finnmark Heilo Pluvialis apricaria European Golden Plover Pluvier doré Tundralo Pluvialis squatarola Grey Plover Pluvier argenté
53 Finnmark Vipe Vanellus vanellus Northern Lapwing Vanneau huppé Polarsnipe Calidris canutus Red Knot Bécasseau maubèche Sandløper Calidris alba Sanderling Bécasseau sanderling
54 Finnmark Dvergsnipe Calidris minuta Little Stint Bécasseau minute
55 Finnmark Temmincksnipe Calidris temminckii Temminck’s Stint Bécasseau de Temminck Tundrasnipe Calidris ferruginea Curlew Sandpiper Bécasseau cocorli Fjæreplytt Calidris maritima Purple Sandpiper Bécasseau violet
56 Finnmark Myrsnipe Calidris alpina Dunlin Bécasseau variable Fjellmyrløper Limicola falcinellus Broad‐billed Sandpiper Bécasseau falcinelle
57 Finnmark, Finlande Brushane Philomachus pugnax Ruff Combattant varié Kvartbekkasin Lymnocryptes minimus Jack Snipe Bécassine sourde
58 Finnmark Enkeltbekkasin Gallinago gallinago Common Snipe Bécassine des marais Dobbeltbekkasin Gallinago media Great Snipe Bécassine double
59 Finnmark Rugde Scolopax rusticola Eurasian Woodcock Bécasse des bois Svarthalespove Limosa limosa Black‐tailed Godwit Barge à queue noire
60 Finnmark Lappspove Limosa lapponica Bar‐tailed Godwit Barge rousse
61 Finnmark Småspove Numenius phaeopus Whimbrel Courlis courlieu
62 Finnmark Storspove Numenius arquata Eurasian Curlew Courlis cendré Sotsnipe Tringa erythropus Spotted Redshank Chevalier arlequin
63 Finnmark Rødstilk Tringa totanus Common Redshank Chevalier gambette
64 Finnmark Gluttsnipe Tringa nebularia Common Greenshank Chevalier aboyeur
65 Skogsnipe Tringa ochropus Green Sandpiper Chevalier culblanc
66 Finnmark Grønnstilk Tringa glareola Wood Sandpiper Chevalier sylvain
67 Finnmark, Finlande Strandsnipe Actitis hypoleucos Common Sandpiper Chevalier guignette
68 Finnmark Steinvender Arenaria interpres Ruddy Turnstone Tournepierre à collier
69 Finnmark Svømmesnipe Phalaropus lobatus Red‐necked Phalarope Phalarope à bec étroit olarsvømmesnipe Phalaropus fulicarius Grey Phalarope Phalarope à bec large Polarjo Stercorarius pomarinus Pomarine Skua Labbe pomarin
70 Finnmark Tyvjo Stercorarius parasiticus Arctic Skua Labbe parasite
71 Finnmark Fjelljo Stercorarius longicaudus Long‐tailed Skua Labbe à longue queue Storjo Catharacta skua Great Skua Grand labbe
72 Finnmark Dvergmåke Larus minutus Little Gull Mouette pygmée
73 Finnmark, Suède Hettemåke Larus ridibundus Black‐headed Gull Mouette rieuse
74 Finnmark Fiskemåke Larus canus Common Gull Goéland cendré
75 Finnmark Sildemåke Larus fuscus Lesser Black‐backed Gull Goéland brun
76 Finnmark Gråmåke Larus argentatus Herring Gull Goéland argenté Grønlandsmåke Larus glaucoides Iceland Gull Goéland à ailes blanches
77 Finnmark Polarmåke Larus hyperboreus Glaucous Gull Goéland bourgmestre
78 Finnmark Svartbak Larus marinus Great Black‐backed Gull Goéland marin
79 Finnmark Krykkje Rissa tridactyla Black‐legged Kittiwake Mouette tridactyle Ismåke Pagophila eburnea Ivory Gull Mouette blanche Rovterne Sterna caspia Caspian Tern Sterne caspienne
80 Finnmark Splitterne Sterna sandvicensis Sandwich Tern Sterne caugeck
81 Finnmark Makrellterne Sterna hirundo Common Tern Sterne pierregarin
82 Suède Rødnebbterne Sterna paradisaea Arctic Tern Sterne arctique Dvergterne Sterna albifrons Little Tern Sterne naine
83 Finnmark Lomvi Uria aalge Common Guillemot Guillemot de Troïl
84 Finnmark Polarlomvi Uria lomvia Brünnich’s Guillemot Guillemot de Brünnich
85 Finnmark Alke Alca torda Razorbill Pingouin torda
86 Finnmark Teist Cepphus grylle Black Guillemot Guillemot à miroir Alkekonge Alle alle Little Auk Mergule nain
87 Finnmark Lunde Fratercula arctica Atlantic Puffin Macareux moine
88 Finnmark Bydue Columba livia var. domestica Feral Pigeon Pigeon biset domestique Skogdue Columba oenas Stock Pigeon Pigeon colombin
89 Finnmark Ringdue Columba palumbus Common Wood Pigeon Pigeon ramier Suède Tyrkerdue Streptopelia decaocto Eurasian Collared Dove Touterelle turque
90 Suède Skjæregjøk Clamator glandarius Great Spotted Cuckoo Geai des chênes
91 Finnmark Gjøk Cuculus canorus Common Cuckoo Coucou gris Hubro Bubo bubo Eurasian Eagle Owl Hibou grand‐duc Snøugle Nyctea scandiaca Snowy Owl Harfang des neiges
92 Finnmark Haukugle Surnia ulula Northern Hawk Owl Chouette épervière Spurveugle Glaucidium passerinum Pygmy Owl Chevêchette d’Europe Kattugle Strix aluco Tawny Owl Chouette hulotte
93 Finnmark Slagugle Strix uralensis Ural Owl Chouette de l’Oural Lappugle Strix nebulosa Great Grey Owl Chouette lapone Hornugle Asio otus Long‐eared Owl Hibou moyen‐duc
94 Finnmark Jordugle Asio flammeus Short‐eared Owl Hibou des marais erleugle Aegolius funereus tengmalm’s Owl Chouette de Tengmalm Nattravn Caprimulgus europaeus European Nightjar Engoulevent d’Europe
95 Danemark, Suède Tårnseiler Apus apus Common Swift Martinet noir Isfugl Alcedo atthis Common Kingfisher Martin pêcheur Vendehals Jynx torquilla Eurasian Wryneck Torcol fourmilierGråspett Picus canus Grey‐headed Woodpecker Pic cendré Grønnspett Picus viridis Green Woodpecker Pic vert
96 Allemagne Svartspett Dryocopus martius Black Woodpecker Pic noir
97 Danemark Flaggspett Dendrocopos major Great Spotted Woodpecker Pic épeiche Dvergspett Dendrocopos minor Lesser Spotted Woodpecker Pic épeichette Tretåspett Picoides tridactylus Three‐toed Woodpecker Pic tridactyle Topplerke Galerida cristata Crested Lark Cochevis huppé Trelerke Lullula arborea Wood Lark Alouette lulu
98 Finnmark Sanglerke Alauda arvensis Sky Lark Alouette des champs
99 Finnmark Fjellerke Eremophila alpestris Horned Lark Alouette haussecol
100 Finnmark, Finlande Sandsvale Riparia riparia Sand Martin Hirondelle de rivage
101 Finnmark Låvesvale Hirundo rustica Barn Swallow Hirondelle rustique
102 Finnmark Taksvale Delichon urbica House Martin Hirondelle de fenêtre
103 Finnmark Trepiplerke Anthus trivialis Tree Pipit Pipit des arbres
104 Finnmark Heipiplerke Anthus pratensis Meadow Pipit Pipit farlouse
105 Finnmark Lappiplerke Anthus cervinus Red‐throated Pipit Pipit à gorge rousse
106 Finnmark Skjærpiplerke Anthus petrosus Rock Pipit Pipit maritime
107 Finnmark Vannpiplerke Anthus spinoletta Water Pipit Pipit spioncelle
108 Finnmark Gulerle Motacilla flava Yellow Wagtail Bergeronnete printanière Vintererle Motacilla cinerea Grey Wagtail Bergeronnette des ruisseaux
109 Finnmark, Suède Linerle Motacilla alba White / Pied Wagtail Bergeronnette grise
110 Finnmark Sidensvans Bombycilla garrulus Bohemian Waxwing Jaseur boréal
Fossekall Cinclus cinclus White‐throated Dipper Cingle plongeur
111 Finnmark Gjerdesmett Troglodytes troglodytes Winter Wren Troglodyte mignon
Jernspurv Prunella modularis Hedge Accentor Accenteur mouchet
112 Norvège Rødstrupe Erithacus rubecula European Robin Rougegorge familier
113 Finnmark Blåstrupe Luscinia svecica Bluethroat Gorgebleue à miroir
Svartrødstjert Phoenicurus ochruros Black Redstart Rougequeue noir
114 Finnmark Rødstjert Phoenicurus phoenicurus Common Redstart Rougequeue à front blanc Buskskvett Saxicola rubetra Whinchat Tarier des prés Svartstrupe Saxicola torquata Stonechat Tarier pâtre
115 Finnmark Steinskvett Oenanthe oenanthe Northern Wheatear Traquet motteux Ringtrost Turdus torquatus Ring Ouzel Merle à plastron
116 Norvège Svarttrost Turdus merula Common Blackbird Merle noir
117 Finnmark Gråtrost Turdus pilaris Fieldfare Grive litorne Måltrost Turdus philomelos Song Thrush Grive musicienne
118 Finnmark Rødvingetrost Turdus iliacus Redwing Grive mauvis Duetrost Turdus viscivorus Mistle Thrush Grive draine
119 Finnmark, Suède Sivsanger Acrocephalus schoenobaenus Sedge Warbler Phragmite des joncs 120 Finlande Busksanger Acrocephalus dumetorum Blyth’s Reed Warbler Rousserolle des buissons Myrsanger Acrocephalus palustris Marsh Warbler Rousserolle verderolle
121 Danemark Rørsanger Acrocephalus scirpaceus Eurasian Reed Warbler Rousserolle effarvate Trostesanger Acrocephalus arundinaceus Great Reed Warbler Rousserolle turdoïde Gulsanger Hippolais icterina Icterine Warbler Hypolaïs ictérine Møller Sylvia curruca Lesser Whitethroat Fauvette babillarde Hagesanger Sylvia borin Garden Warbler Fauvette des jardins
122 Danemark, Suède Munk Sylvia atricapilla Blackcap Fauvette à tête noire
123 Finnmark Lappsanger Phylloscopus borealis Arctic Warbler Pouillot boréal Bøksanger Phylloscopus ibilatrix Wood Warbler Pouillot siffleur
124 Norvège, Danemark Gransanger Phylloscopus collybita Common Chiffchaff Pouillot véloce 125 Finnmark, Norvège,

Finlande

Løvsanger Phylloscopus trochilus Willow Warbler Pouillot fitisFuglekonge Regulus regulus Goldcrest Roitelet huppé Gråfluesnapper Muscicapa striata Spotted Flycatcher Gobemouche gris Dvergfluesnapper Ficedula parva Red‐breasted Flycatcher Gobemouche nain 126 Finnmark Svarthvit fluesnapper Ficedula hypoleuca Pied Flycatcher Gobemouche noir Skjeggmeis Panurus biarmicus Bearded Tit Panure à moustaches Stjertmeis Aegithalos caudatus Long‐tailed Tit Mésange à longue queue Løvmeis Parus palustris Marsh Tit Mésange nonette Granmeis Parus montanus Willow Tit Mésange boréale

Finnmark - Suède - Danemark - Allemagne -

127 Finnmark, Pasvik Lappmeis Parus cinctus Siberian Tit Mésange lapone Toppmeis Parus cristatus Crested Tit Mésange huppée Svartmeis Parus ater Coal Tit Mésange noire
128 Suède Blåmeis Parus caeruleus Blue Tit Mésange bleue
129 Finnmark Kjøttmeis Parus major Great Tit Mésange charbonnière
130 Danemark Spettmeis Sitta europaea Wood Nuthatch Sitelle torchepot Trekryper Certhia familiaris Eurasian Treecreeper Grimpereau des bois Pungmeis Remiz pendulinus Eurasian Penduline Tit Rémiz penduline Pirol Oriolus oriolus Eurasian Golden Oriole Loriot d’Europe Tornskate Lanius collurio Red‐backed Shrike Pie‐grièche écorcheur Varsler Lanius excubitor Great Grey Shrike Pie‐grièche grise
131 Finnmark Lavskrike Perisoreus infaustus Siberian Jay Mésangeai imitateur
132 Finnmark, Norvège Skjære Pica pica Black‐billed Magpie Pie bavarde Nøttekråke Nucifraga caryocatactes Spotted Nutcracker Cassenoix moucheté
133 Allemagne, Suède Kaie Corvus monedula Eurasian Jackdaw Choucas des tours
134 Allemagne, Danemark Kornkråke Corvus frugilegus Rook Corbeau freux
135 Allemagne Svartkråke Corvus corone Carrion Crow Corneille noire
136 Finnmark, Scandinavie Kråke Corvus cornix Hooded Crow Corneille mantelée
137 Finnmark Ravn Corvus corax Common Raven Grand corbeau
138 Lofoten Stær Sturnus vulgaris Common Starling Etourneau sansonnet
139 Finnmark, Scandinavie Gråspurv Passer domesticus House Sparrow Moineau domestique Pilfink Passer montanus Eurasian Tree Sparrow Moineau friquet
140 Finlande, Suède Bokfink Fringilla coelebs Chaffinch Pinson des arbres
141 Finnmark, Finlande Bjørkefink Fringilla montifringilla Brambling Pinson du nord Gulirisk Serinus serinus European Serin Serin cini
142 Finnmark, Suède Grønnfink Carduelis chloris European Greenfinch Verdier d’Europe
143 Stillits Carduelis carduelis European Goldfinch Chardonneret élégant Grønnsisik Carduelis spinus Eurasian Siskin Tarin des aulnes
144 Suède Tornirisk Carduelis cannabina Common Linnet Linotte mélodieuse
145 Bergirisk Carduelis flavirostris Twite Linotte à bec jaune
146 Finnmark Gråsisik Carduelis flammea Mealy Redpoll Sizerin flammé
147 Finnmark Polarsisik Carduelis hornemanni Arctic Redpoll Sizerin blanchâtre Båndkorsnebb Loxia leucoptera Two‐barred Crossbill Bec‐coisé bifascié Grankorsnebb Loxia curvirostra Common Crossbill Bec‐croisé des sapins Konglebit Pinicola enucleator Pine Grosbeak Durbec des sapins Dompap Pyrrhula pyrrhula Common Bullfinch Bouvreuil pivoine Kjernebiter Coccothraustes coccothraustes Hawfinch Grosbec casse‐noyaux
148 Finnmark Lappspurv Calcarius lapponicus Lapland Longspur Bruant lapon
149 Finnmark Snøspurv Plectrophenax nivalis Snow Bunting Bruant des neiges
150 Finlande, Norvège Gulspurv Emberiza citrinella Yellowhammer Bruant jaune Vierspurv Emberiza rustica Rustic Bunting Bruant rustique Dvergspurv Emberiza pusilla Little Bunting Bruant nain
151 Finnmark Sivspurv Emberiza schoeniclus Reed Bunting Bruant des roseaux