Comptes-rendus de voyages

"Islande ornitho" par Daniel Mauras

12 au 29 Juin 2009

Sylvain Houpert, Daniel et Monique Mauras
Rédacteur du rapport : Daniel Mauras
Mise en page : Vivien de Walque
Bruxelles

TABLE des MATIERES

Introduction .
Itinéraire
Description du voyage au jour le jour
Renseignements pratiques
Les cartes
Les rapports et articles
Les sites et adresses Internet
a) Pour l’ornithologie
b) Pour l’intendance .
Les livres .
Les routes, l’essence, la nourriture
L’argent
Pour parler
Bilan financier pour 17 jours et trois personnes, de Roissy à Roissy .
Espèces observées .
Liste commentée des espèces
Mammifères terrestres
Mammifères marins
Papillons
Carte du voyage

Introduction
Lors d’un séjour au CEMO à Ouessant, en octobre 2008, j’avais indiqué à Sylvain notre intention de faire un voyage ornithologique en Islande au cours du mois de juin 2009 ; l’idée l’avait intéressé ; la chute récente de la couronne islandaise était favorable au change ; il s’est inscrit pour le voyage. Nous sommes donc partis à trois.

Arlequin plongeur mâle
Il faut s’y prendre pratiquement en octobre/novembre pour l’organisation.
J’avais déjà les cartes d’Islande, achetées à la Maison d’Islande, qui n’existe plus, ou au Vieux Campeur à Paris et quelques guides pratiques et ornithologiques dont l’indispensable Michel Breuil, « Les oiseaux d’Islande ».

Après avoir défini notre itinéraire, en tenant compte des bons spots ornithos et de recherches minutieuses effectuées par Sylvain sur Internet pour trouver la localisation d’espèces rares, des lieux adéquats pour dormir, de quelques curiosités naturelles indispensables, de quelques rapports de voyages trouvés sur Internet, par exemple celui d’André Boussard, « Islande » du 11 juin au 2 juillet 2003.

Nous avons décidé de faire le tour de l’Islande en sens des aiguilles d’une montre, à quelques exceptions près, du 12 au 29 juin, bon créneau pour observer un maximum d’espèces au printemps sans avoir des conditions météorologiques trop difficiles en suivant le tracé de la nationale n° 1. Il ne restait plus qu’à réserver les places d’avion, une voiture et les auberges de jeunesse ou les Farms Holidays, d’un coût modéré par rapport aux hôtels, rares dans certaines régions.

Barge à queue noire
Les islandais se sont révélés très efficaces et d’une grande gentillesse dans toutes les démarches, surtout
par Internet, pour effectuer les réservations ; nous avons pu mettre le voyage au point en un temps record et à l’usage, nous n’avons eu aucun problème sauf à Heimaey où l’hôtelier nous a relogés chez l’habitant par manque de place.

En dépit de la réputation de l’Islande d’être un pays cher, ce voyage de 17 jours s’est révélé le plus économique de ceux que j’ai déjà effectués, au moins trois fois moins cher qu’avec les diverses agences qui organisent des voyages en Islande, mais bien sûr nous avons fait rustique pour la nourriture : pas de restaurant, seulement des achats bon marché en grande surface.

Et avec le gros travail de préparation ornithologique fait par Sylvain, nous avons pu observer de nombreux oiseaux et quelques raretés qui nous semblaient bien aléatoires avant le départ, avec toute la liberté pour en faire des photographies, avec pour seules contraintes celles de la météo et de la distance d’approche.

Le temps n’a pas été des plus beaux au cours de notre séjour, souvent gris, voire pluvieux et même neigeux lors de notre passage à Dettifoss, mais avec un bon équipement, nous avons pu observer la nature sans même la limite de la nuit, car à cette époque, il fait jour 24 h sur 24, juste avec une baisse d’intensité lumineuse entre 11 h du soir et 1 h du matin. Un seul véritable inconvénient au temps gris, la photographie ! Rien ne vaut une bonne lumière pour obtenir un bon piqué !

Bruant des neiges mâle
D’un point de vue ornithologique, le nombre d’espèces d’oiseaux est assez limité car l’Islande est une île et de plus colonisée par les oiseaux bien après la fin de la dernière glaciation, voilà quelques 10 000 ans, avec assez peu d’espaces forestiers et de nombreuses zones peu hospitalières ; il ne faut pas oublier que juste au sud du Cercle Arctique, l’Islande comporte des glaciers gigantesques, par exemple, le Vatnajökull est le premier glacier d’Europe en superficie et le troisième au monde.

En début d’été les migrateurs sont rares, la plupart des oiseaux présents sont nicheurs. Les terres cultivées représentent un faible pourcentage de la surface de l’île. Mais le nombre d’oiseaux de certaines espèces peut être très élevé : plusieurs millions de Sternes arctiques ou de Macareux moines. La position de l’Islande en plein milieu de l’Atlantique, nettement plus proche de l’Amérique que le point le plus à l’ouest de l’Europe, explique la possibilité de raretés nord-américaines observables assez régulièrement sur l’île.

Enfin, chaque fois que nous avons demandé un renseignement, en particulier ornithologique, à un islandais, nous avons obtenu une réponse aimable et utile, nous ayant parfois permis de faire quelque belle découverte ; nos rapports avec les islandais, bien qu’essentiellement limités aux questions touristiques et ornithologiques, ont toujours été agréables.

Zone glacière de Jökulsatlon
Faire le tour de l’Islande en dix-sept jours nous a demandé de rouler beaucoup chaque jour ; en partant nous nous demandions si nous n’étions pas un peu trop ambitieux dans notre programme, d’autant plus que le réseau routier nous avait été décrit déplorable ; or il n’en est rien, nous avons fait autant de haltes que voulu, en prenant tout le temps nécessaire aux observations, sur des routes pour la plupart en excellent état, il faut cependant éviter les pistes marquées F et celles réservées aux 4x4.

Une seule fois nous avons emprunté une route réservée aux 4x4 sur laquelle nous avons failli nous embourber. Les pistes en terre, félicitations aux cantonniers islandais, sont presque toujours en excellent état, nous pouvions quasiment y rouler aussi vite que sur les routes goudronnées ; une seule fois, nous avons été
témoin d’un accident, sans gravité heureusement, un car de touristes islandais avait effectué une sortie de piste en dérapant sur des graviers.

Ci-dessous le tracé de l’itinéraire un couleur par étape, la première étape en bleu roi part de Keflavik
(aéroport de Reykjavik) ; le tour est effectué dans le sens des aiguilles d’une montre : Cliquez sur la carte pour l’agrandir :

Description du voyage au jour le jour

Vendredi 12 juin 2009
Avion Paris CDG (9 h) Keflavik (11 h) ‐ Keflavik ‐ Reykjavik (260 km) ; nuit à l’AJ de Rekjavik Voyage en avion Paris CDG‐Keflavík ; la péninsule de Reykjanes : les 3 petis lacs de Garður ; le phare de Garðskagi ; Sanðgerdi ; la faille de séparation des 2 mondes ; Reykjanaestá ; Reykjavík : le lac Tjörnin ; la pointe de Seltjarnarness ; Auberge de Jeunesse de Reykjavik.

Nous rejoignons Sylvain à l’aéroport Paris Charles de Gaulle, vers 6 h du matin, pour un départ à 8 h. Arrivée sans encombre à Keflavík, l’aéroport de Reykjavík, à 50 km de Reykjavík environ. L’Islande vit au temps universel. Le décalage horaire est de 2 h par rapport à Paris et la durée du voyage de 3 h 30, si bien que nous arrivons à 9 h 30. Nous récupérons notre voiture de location assez rapidement et une belle journée ornitho s’ouvre devant nous.

Déjà, dans l’aéroport, nous entendons le chant du Pluvier doré Pluvialis apricaria perché bien en évidence sur un rocher au milieu d’une pelouse et nous croisons une Grive mauvis Turdus iliacus, en promenade à pied sur la piste goudronnée qui nous mène à la voiture ; ces deux espèces sont omniprésentes en Islande. Après quelques achats dans un petit supermarché à Keflavik en vue des repas du soir et du lendemain, nous partons pour notre première journée ornithologique islandaise sous un temps acceptable.

Grive mauvis
La Péninsule de Reykjanes s’offre à nous, exposée au vent, vaste espace de laves formé partiellement au XIVe siècle qui a été colonisé par des mousses, premier végétal à pousser sur les roches volcaniques.

Nous mettons le cap sur le petit port de pêche de Garður au voisinage duquel nous explorons trois lacs de faible dimension avec Fuligules morillons Aythya fuligula, Canards colverts Anas platyrhynchos, Eiders à duvet Somateria mollissima, Harles huppés Mergus serrator, Oies cendrées Anser anser, Goélands bruns Larus fuscus, Goélands marins Larus marinus, Étourneaux sansonnets Sturnus vulgaris, Courlis corlieux Numenius phaeopus, Sternes arctiques Sterna paradisaea et Chevaliers gambettes Tringa glareola, très fréquents. En mer, nous voyons des Macareux moines Fratercula arctica et des Pingouins tordas Alca torda ainsi qu’un Plongeon sp.

Sterne arctique
Le phare de Garðskagi, à proximité d’un terrain de camping occupé seulement par plusieurs Pluviers dorés, nous apporte quelques observations supplémentaires : des Bécasseaux sanderlings Calidris alba furetant dans les algues sur la plage environnante, des Huîtriers pies Haematopus ostralegus, des Bécasseaux variables Calidris alpina, et en bord de plage parmi de petits rochers, des Eiders à duvet, femelles avec de nombreux pulli et peu de mâles, seulement un Tournepierre à collier Arenaria interpress et plusieurs Grands gravelots Charadrius hiaticula. Un des Bécasseaux sanderling est bagué couleur. Il a été bagué 2 ans plus tôt à quelques kilomètres de là. En 2008, il n’a mis que 2 jours pour rallier l’Angleterre à l’Islande (environ 1800 km) !
Une séance d’observation en mer nous donne de nombreuses Sternes arctiques, quelques Labbes parasites Stercorarius parasiticus de forme sombre, deux Fous de Bassan Morus bassanus en vol, des Cormorans huppés Phalacrocorax aristotellis en stationnement sur un rocher, des Mouettes tridactyles Rissa tridactyla et des Fulmars boréaux Fulmarus glacialis en vol. Surtout, nous observons un Puffin des anglais Puffinus puffinus. Sylvain pense également avoir aperçu un Petit rorqual.

Bécasseau variable

Une visite du petit port de Sanðgerdi à proximité de rejets de poisson nous fournit quelques belles observations de goélands nordiques : un Goéland à ailes blanches adulte et quelques H1 Larus glaucoides et des Goélands bourgmestres Larus hyperboreus, certains adultes, d’autres de premier été, parmi des Goélands bruns assez nombreux, des Goélands marins Larus marinus et des Goélands argentés Larus argentatus beaucoup plus rares, des Mouettes tridactyles et des Fulmars boréaux très nombreux, pas vraiment timides, qui se laissent approcher d’assez près quand ils se disputent des restes sur l’eau, à quelques mètres du bord de l’océan ; ils décollent et font des planés époustouflants au-dessus de nos têtes.
Dans la toundra voisine, nous entendons chanter notre premier Bruant des neiges Plectrophenax nivalis mâle que nous finissons par localiser sur un rocher.
Vers Afnar, nous apercevons un couple de Cygnes chanteurs Cygnus cygnus, notre premier, en Islande où ils sont vraiment nombreux et observés un peu partout.

Cygne chanteur
Puis nous sommes attirés par un site touristique signalé par un panneau accrocheur, la « faille de séparation des 2 mondes », entre deux abrupts de basalte noir, avec au fond du sable de basalte bien noir, d’un côté l’océan et des lagunes à l’horizon de l’autre quelques montagnes un peu enneigées.

Elle constitue un des témoins de la faille médio atlantique entre les plaques tectoniques américaine et
européenne. Un pont censé faire un lien symbolique entre le Nouveau monde et l’Ancien monde relie les deux bords de la faille. La seule observation ornithologique de l’endroit est une Bergeronnette grise Motacilla alba qui explore les parois de la faille ainsi qu’un Labbe parasite en chasse.

Deux lagunes voisines, en bord de mer, nous révèlent plusieurs Tadornes de Belon Tadorna tadorna, quelques Phalaropes à bec étroit Phalaropus lobatus, des Labbes parasites en vol et plusieurs Grands gravelots dans des vasières.

Phalarope à bec étroit
Nous poussons l’exploration jusqu’à la pointe sud-ouest de la Péninsule vers le phare de Reykjanestá
où dans une falaise se tient une colonie de Mouettes tridactyles avec en haut des Fulmars boréaux. En
mer, depuis la falaise, nous trouvons des Harles huppés et notre premier Guillemot à miroir Cepphus
grylle adulte, un peu trop loin pour une bonne photographie.

Du côté de l’intérieur des terres, nous observons un champ géothermique exploité par une petite usine et des émissions de vapeur libre à divers endroits. Dans la toundra voisine, nous rencontrons notre premier Traquet motteux Oenanthe oenanthe mâle, islandais de surcroît et notre premier Pipit farlouse Anthus pratensis. Nous aurons l’occasion d’en voir bien d’autres et d’observer leur parade nuptiale plusieurs fois.

Il nous reste une partie de la Péninsule Reykjanes et la région de þhingvellir à voir, mais faute de temps, nous en reportons la visite au dernier jour du voyage. Nous rejoignons Reykjavik au plus vite par les routes 43 et 41 pour aller visiter le lac Tjörnin en pleine ville, un très beau site de la capitale islandaise.

Nous y trouvons pas mal d’oiseaux, attirés par des gens qui jettent du pain. Ainsi nous voyons des Pigeons bisets Columba livia domestiques ce qui n’a vraiment rien d’extraordinaire, mais aussi des Eiders à duvet mâles adultes et de premier été, et deux femelles adultes, quatre Fuligules milouinans Aythia maryla mâles et une femelle, des Fuligules morillons mâles et femelles, des Mouettes rieuses Larus ridibundus, des Goélands bruns, plusieurs Cygnes chanteurs, des Canards colverts et des Sternes arctiques. Pas mal pour un lac en pleine ville.

Fuligule milouinan
Puis nous partons à la pointe de Seltjarnarness, à l’ouest de Reyjavik, où nous trouvons un lac où se
rencontrent parfois des raretés. Nous y voyons des Sternes arctiques, quelques Canards colverts, quatre
Canards chipeaux Anas strepera mâles, quelques Canards siffleurs Anas penelope, une Harelde boréale Clangula hyemalis mâle, deux Phalaropes à bec étroit et un Goéland bourgmestre adulte.

Arrivés à l’Auberge de Jeunesse de Reykjavik après avoir parcouru la ville en bord de mer, une rapide exploration nous permet d’entendre et de voir un Merle noir Turdus merula, de voir un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes en vol, d’observer un petit groupe de Sizerins flammés Carduelis flammea, des Grives mauvis chantant haut et fort au sommet des arbres du camping et des jardins voisins et des Sternes arctiques en vol.

Sizerin flammé
Après un rapide repas dans la cuisine bien équipée de l’auberge de Jeunesse et une bonne douche,
nous nous endormons dans une chambre pour six, à lits superposés, avec des voisins et voisines avec
lesquels nous n’aurons pas le temps de faire connaissance.

Samedi 13 juin 2009
Reykjavik ‐ Stykkyshólmur (350 km) ; nuit à l’AJ de Stykkyshólmur
Nouveau passage au lac Tjörnin pour une séance photo ; le lac Elliðavatn à proximité de Reykjavik ; le fjord Hvalfjörður ; Hof avec son lac en bord de la N54 ; le tour du Snæfellsnes avec les colonies d’oiseaux marins des falaises de Þufubjarg puis d’Ondverðarnes et le glacier Snæfellsnesjökull, le lac de Rif, l’étang de Tunga ;

AJ de Stykkyshólmur.
Après un petit déjeuner dans la cuisine de l’AJ, accompagnés par des chants de Grives mauvis et d’un Merle noir, nous décidons de revoir le lac Tjörnin pour y faire quelques photographies d’Eiders à duvet et de Fuligules milouinans ; malheureusement, le temps est gris et peu favorable à un bon piqué. Nous notons au passage un Sizerin flammé qui chante à gorge déployée sur le toit d’un petit immeuble voisin du lac.

Lac Tjörnin à Reykjavik
Un arrêt au lac Elliðavatn en bordure de la N1, à quelques kilomètres de Reykjavik nous permet quelques belles observations sous une superbe lumière, dans un ravissant cadre champêtre où des amoureux de la nature ont installé leur chalet parmi des lupins bleus, des aulnes et des petits bouleaux ; le lupin, plante bien adaptée au climat islandais et capable de pousser sur un sol pauvre, a été semée un peu partout en Islande pour fixer les sols et embellir le paysage au moins au printemps ; de ce point de vue, c’est une réussite ; le bleu de la fleur est du plus bel effet et agrémente joliment bien des régions ; il paraît que des graines sont déversées par hélicoptère par endroits.

Nous notons des Pipits farlouses, un Plongeon imbrin Gavia immer repéré à son chant assez étrange, superbe en plumage nuptial orné d’un magnifique quadrillage noir et blanc, des Harles huppés, un Phalarope à bec étroit qui cherche des insectes à quelques mètres sans se soucier de nous, des Bécassines des marais en vol et au sol, assez nombreuses, repérable à son chevrotement caractéristique produit par les rectrices lors des parades et son chant tout aussi caractéristique, des Oies cendrées, des Canards colverts et siffleurs, des Fuligules morillons et milouinans aussi nombreux que les morillons et des Chevaliers gambettes qui alertent à notre présence en tournant autour de nous pour bien indiquer qu’ils nichent dans le coin et que l’on ferait mieux d’aller voir ailleurs.

Mais ils sont si nombreux que pour éviter de les inquiéter, il nous resterait bien peu d’espace. Je me fais piquer par un insecte indéterminé en pleine paume de la main droite ; il faudra une petite semaine .

Chevalier gambette
Au cours d’un arrêt intermédiaire en bord de l’océan, nous observons nos premiers Plongeons catmarins Gavia stellata en Islande.
Arrivés à Saurbær sur la N1, à l’entrée du Hvalfjörður (fjörður signifie fjord en islandais ce qui peut sembler évident), nous avons deux possibilités, soit prendre la digue qui court-circuite le fjord, soit en faire le tour ce qui fait un détour de cinquante kilomètres, mais très enthousiastes, nous optons pour le circuit long ; sans regret ensuite car ses bords offrent de beaux paysages insolites, de la toundra qui bute sur l’eau.

Nous découvrons assez rapidement une des vedettes islandaises, deux Arlequins plongeurs Histrionicus histrionicus mâles dans leur extraordinaire habit de clown, avec démonstration de nage en eau torrentueuse et en vol.

Arlequin plongeur mâle
À cette époque de l’année, les femelles restent avec leur couvée vers les lacs Myvatn et þingvellavatn pour ne citer que les plus célèbres alors que les mâles descendent vers l’embouchure des torrents et rivières, jusqu’en mer, pour y former des groupements plus ou moins importants.

Lors de quelques arrêts, nous observons des Bécasseaux violets Calidris maritima, des Barges à queue noire Limosa limosa islandaises, vraiment très rousses sur le haut de la poitrine, splendides en plumage nuptial, de nombreux Eiders à duvet, souvent des femelles avec des pulli et seulement quelques mâles, mais aussi un très grand rassemblement de mâles uniquement, de nombreuses Sternes arctiques, quelques Plongeons imbrins, toujours à distance sans en avoir l’air, des laridés, surtout des Goélands bruns et des Mouettes ieuses, des Chevaliers gambettes omniprésents, des Huîtriers pies, des Bécassines des marais, des Pipits farlouses, des Harles huppés, des Oies cendrées, un Guillemot à miroir, des Grands cormorans Phalacrocorax halacrocorax et surtout des Harles bièvres Mergus merganser, deux mâles nuptiaux en compagnie de quelques femelles ; nous n’en verrons qu’une seule autre fois.

Bécasseau violet
Sur la route N54, avant Hof, nous observons notre premier Grand corbeau Corvus corax, qui se révélera fréquent par endroits.

Une observation attentive du lac de Hof nous fournit quelques belles découvertes : un Garrot à oeil d’or mâle Buphala clangula alors que je suis venu pour le Garrot d’Islande Buphala islandica, dont le mâle est nettement différent par les dessins du dos et de la tête avec sa tache blanche en virgule inversée, des Grèbes esclavons Podiceps auritus (2+1+1), des Plongeons catmarins, un couple de Cygnes chanteurs, des Canards siffleurs parmi lesquels nous cherchons sans succès un Canard à front blanc, espèce américaine possible, des Oies cendrées, des Bécasseaux variables, des Grands gravelots, des Courlis corlieux Numenius phaeopus qui alertent en cerclant autour de nous en poussant des cris comparables à un hennissement de cheval, des Sternes arctiques et bien sûr des Labbes parasites qui tentent de leur voler.

Grand gravelot
Après un assez long trajet, nous entamons le tour du Snæfellsnes, grande péninsule qui s’allonge vers l’ouest avec au sud le Faxaflói et au nord le Breiðafjörður ; à son extrémité un beau glacier, le Snæfellsjökull qui culmine à 1446 m, dont le sommet se perd souvent dans les nuages.

Le Snaefellsjökul
Vers le phare de Þufubjarg, nous découvrons une assez modeste colonie d’oiseaux marins avec Mouettes tridactyles, Fulmars boréaux, Guillemot de Troïl Uria aalge, Guillemot de Brünnich Uria lomvia pas vraiment différent du précédent sauf des flancs non striés, un bec plus fort et à bout busqué et surtout un trait commissural blanc ; quelques Guillemots de Troïl de la « forme bridée » ont un fin cercle oculaire blanc prolongé d’un trait blanc en arrière de l’oeil.

Guillemots de Brünnich
Un peu plus loin, vers le phare d’Ondverðarnes, une autre colonie d’oiseaux marins, toujours assez modeste, présente les mêmes espèces avec en plus quelques Macareux moines en mer. Dans la toundra environnante, des Pluviers dorés et des Bruants des neiges chantent tous azimuts alors que le soleil produit sur les nuages un arc-en-ciel du plus bel effet. Un Traquet motteux en vol se laisse deviner par son croupion blanc.

L’étape suivante est le lac de Rif ; les Sternes arctiques envahissent l’espace ; elles sont partout ; il peut y en avoir des milliers, au-dessus du lac, dans les zones herbeuses autour du lac et même nombreuses sont celles qui se posent sur la route ou les chemins. Certaines d’entre elles s’accouplent à quelques mètres de la voiture.

Bruant des neiges mäle
Le spectacle est vraiment très beau mais il ne faut pas rester trop longtemps car les Sternes sont agressives et font mine de fondre sur nous par assauts répétés. Entre deux attaques, pas bien méchantes, si ce n’est pour dire : "c’est chez moi alors ouste", nous prenons le temps d’observer sur le lac pour découvrir un couple de Sarcelles d’hiver Anas crecca, des Eiders à duvet bien sûr, des Bécassines des marais toujours aussi démonstratives, des Chevaliers gambettes toujours aussi inquiets, des Barges à queue noire, des Fulmars boréaux et des Fuligules morillons. Dans le voisinage, des Étourneaux sansonnets également.

Sternes arctiques en accouplement
Quelques kilomètres plus loin, en allant vers l’est sur la N54, nous trouvons l’étang de Tunga qui recèle des Arlequins plongeurs, deux Goélands cendrés Larus canus adultes et encore des Eiders à duvet.

Bécassine des marais
Une observation en mer sur le Breiðafjörður nous permet d’observer un Phoque gris au museau bien allongé et encore de grands groupes d’Eiders à duvet mâles (plusieurs centaines). Nous rejoignons alors l’Auberge de Jeunesse de Stykkishölmur pour y passer une bonne nuit afin d’être en forme pour la visite de l’île Flatey le lendemain.

Eiders à duvet mâle et femelle

Plongeon imbrin en mue
Dimanche 14 juin 2009
Stykkishölmur ‐ Flatey ‐ Rauðsdalur (10 km) ; nuit à la ferme hôtel de Rauðsdalur
Traversée Stykkishölmur‐Flatey‐Brjanslækur avec arrêt des passagers sur l’île‐Farm Holidays de Rauðsdalur‐

Sortie « nocturne » jusqu’à la baie Hagavaðal.
Le départ a lieu à 9 h, au port tout proche de l’Auberge de Jeunesse où nous observons Fulmars boréaux, Grands cormorans, Macareux moines, Goélands marins et Sternes arctiques. Une étourderie de ma part : je ne me souvenais plus avoir payé le ferry et pensais avoir seulement retenu les places ; sans sourciller, la jeune fille islandaise à la caisse me fait payer le tout au tarif du jour, plus élevé que celui que j’avais payé à la réservation ; revenu à la voiture, Monique, toujours vigilante, s’aperçoit de l’erreur ; je retourne aussitôt au bureau de la compagnie et la jeune fille, après quelques explications rapides, me rend sans discuter l’argent versé indûment. Il faut dire qu’elle n’avait pas l’air d’y connaître grand-chose et était un peu endormie mais néanmoins très jolie !

Nous arrivons à 10 h 30 sur Flatey après une traversée qui ne donne rien sur le plan ornithologique ; la voiture, sur laquelle nous avons laissé les clés, continue jusqu’à Brjanslækur ; un employé se charge de la débarquer et de nous remettre les clés quand nous-mêmes débarquerons avec le ferry suivant qui part de Flatey à 17 h 30 pour Brjanslækur où nous arriverons à 19 h. Pendant la traversée, nous faisons la connaissance d’un photographe italien de renom qui nous fournit quelques tuyaux sur les lieux qu’il a déjà visités.

En débarquant sur l’île, tout en herbe avec quelques habitants et une mignonne petite église, nous ne pouvons qu’adorer l’ambiance : des Bécassines des marais et des Chevaliers gambettes nombreux nous intiment l’ordre de reprendre le droit chemin pour peu que l’on s’écarte du tracé. Dans les prairies, de nombreuses Sternes arctiques utilisent le moindre rocher comme point de repos et des Bruants des neiges chantent à gorge déployée, des Grive mauvis, des Bergeronnettes grises et des Pipits farlouses également ; en bord de mer ou dans de petites mares, des Huîtriers pies avec des pulli se nourrissent dans des vasières, l’ambiance est très rurale marine !B

Bruant des neiges
Sur les plages rocheuses, sur de petits îlots rocheux ou en vol, des Canards colverts, des Eiders à duvet femelles avec des pulli nombreux et seulement quelques mâles, des Goélands cendrés et marins, des Cormorans huppés, des Mouettes tridactyles, des Phalaropes à bec étroit, des Grands gravelots et des Oies cendrées participent de l’ambiance générale. Mais nous sommes sur Flatey pour une raison précise : des Phalaropes à bec large Phalaropus fulicarius nichent sur l’île, peut-être un ou deux couples, mais c’est le seul endroit d’Islande où la nidification de cette espèce est bien documentée.

Phalarope à bec étroit
Nous connaissons même les endroits vers lequels il faut se diriger, soit les prairies autour de l’église, soit vers une baie voisine de l’église, près d’un ancien bateau de pêche en bois à l’abandon mais du plus bel effet dans le décor. Notre connaissance italienne, qui est aussi à Flatey pour la même raison que nous, plus chanceux que nous, nous appelle après avoir découvert, à une bonne centaine de mètres, un des Phalaropes à bec large en plumage nuptial, de l’autre coté d’une petite baie à bords rocheux, dans un endroit inaccessible ; la lumière est mauvaise ; l’oiseau est très actif et disparaît parfois plusieurs minutes.

Un groupe de trois bagueurs contrôle les terriers des Guillemots à miroir adultes qui nichent sur la côte à nos pieds. Ils les relâchent et examinent les oeufs pendant que les adultes attendent patiemment que tout soit fini pour revenir. Nous en profitons pour prendre quelques photos de près. Nous décidons alors de faire le tour de l’île et de revenir sous une meilleure lumière.

Sur la côte opposée, aux limites d’une réserve offerte aux Sternes arctiques et à d’autres nicheurs, nous découvrons encore des Guillemots à miroir qui se reposent sur des rochers en bord de mer ; patiemment, en les dérangeant le moins possible, nous avons l’occasion de réaliser quelques clichés avec une bonne exposition et l’oeil de l’oiseau bien brillant. Nous en profitons pour casser la graine sous un beau soleil qui nous réchauffe généreusement.

Guillemots à miroir
En milieu d’après-midi, nous revenons vers le point d’observation des Phalaropes à bec large ; mais rien, sauf quelques observations ici ou là d’oiseaux isolés trop lointains ; et puis la situation se débloque, un couple d’oiseaux, mâle et femelle en plumage nuptial, sous une lumière dont la qualité augmente avec le temps, évolue pendant un bon moment à la recherche de nourriture sur les algues d’un banc de sable assez proche
pour une bonne observation à la longue-vue, nous laissant tout le temps nécessaire pour comparer au dessin du guide ornitho.

Fond du Fjord Ösajffördur sur Flatey
Malheureusement, nous sommes trop loin pour la photographie même avec un 400 mm de bonne qualité ; à la distance où nous sommes, il faudrait un expert en digiscopie pour obtenir un résultat correct, ce qui n’est pas notre cas ! Finalement, comblés par cette superbe observation, nous revenons au port pour embarquer et faire l’heure de traversée qui reste vers Brjanslækur.

À l’arrivée vers 6 h du soir, après une traversée sans observations majeures, nous retrouvons notre voiture qui nous attend à la sortie du ferry. Dans ces conditions, la visite de Flatey nous a permis de bonnes observations en un minimum de temps.Nous avons dix kilomètres à faire vers le sud-est pour nous rendre à la Ferme Hôtel de Rauðsdalur, enchâssée dans de grands pans montagneux assez sévères, à proximité du bord de mer.

L’endroit est très isolé et le gîte nettement à l’écart de la ferme ; une petite fille nous reçoit et nous emmène à notre chambre après nous avoir fait visiter les lieux et régler la nuit, car contrairement aux AJ prépayées
depuis Paris, les Farms Holidays sont seulement réservées.

Elle nous laisse avec une immense salle à manger et une grande cuisine pour nous seuls. Il doit certainement y avoir des moments avec beaucoup de monde ! Un représentant islandais en climatiseurs arrivé plus tardivement est le seul autre occupant des lieux. Dans les environs du gîte, nous entendons des Grives mauvis, des Pipits farlouses et des Chevaliers gambettes qui se chamaillent jusqu’à tard le soir. Un superbe Goéland bourgmestre adulte traverse le ciel sur fond d’abrupts montagneux.

Pipit farlouse
Après un rapide repas, Monique un peu fatiguée, va se coucher ; avec Sylvain, nous allons explorer la côte plus à l’ouest, jusqu’à pas d’heure, mais on s’en moque, il fait jour toujours ! Dix kilomètres plus loin, nous atteignons la grande baie Hagavaðall alors que la marée est basse ; il faut signaler que, bien que l’Islande soit une île en plein milieu de l’Atlantique, il existe des marées, pas très amples mais dont l’effet se fait bien sentir, surtout sur les littoraux en pente très douce ce qui est le cas de cette baie ; des ruisseaux paresseux serpentent un peu partout parmi des bancs de sable nombreux.

L’endroit est classé en réserve naturelle ; a priori, rien que du classique ce qui va se confirmer de façon progressive mais cependant nous observons un bon nombre d’espèces : un Phoque gris, quelques
Tournepierres à collier, bien rares jusqu’alors, des Cygnes chanteurs très visibles, quelques Bécasseaux variables et sanderlings, des Huîtriers pies, des Eiders à duvet surtout femelles avec des pulli, des Fulmars boréaux, des Chevaliers gambettes, des Bergeronnettes grises, des Oies cendrées, des Sternes arctiques et toujours des Labbes parasites pour les tourmenter, des Mouettes rieuses, des Goélands bruns, des Grands gravelots, des Courlis corlieux, un Arlequin plongeur mâle et le sommeil qui monte, qui monte.

Après un coup d’oeil dans les pentes herbeuses voisines parsemées de quelques bouleaux nains et
l’observation de Grives mauvis et de Pipits farlouses qui y nichent, nous rentrons sans tarder au gîte pour une courte nuit de sommeil.

Goéland brun

Eider à duvet en mue

Eider à duvet mâle

Lundi 15 juin 2009
Rauðsdalur ‐ Reykholar (356 km) ; nuit à l’AJ de Reykholar
Le nord‐ouest : N62 de Rauðsdalur au fjord Ósajfjördur ; Hnjótur sur la 612 ; Asgarður ; falaises de Latrabjarg ; Ósajfjördur au retour ; Talknàfjörður ; Foss en direction de Dynjandi ; Dynjandi sur la N60 ; entre Dynjandi et Flokalundur sur la N60 ; Mùli sur la N60 ; AJ de Reykholar sur la 607 ; polder de Reykholar.

Nous repartons vers l’ouest par la N62 ; la région est sévère avec quelques fermes seulement ; un peu après notre départ, nous observons quelques Grands corbeaux. Le fond du fjord Ósajfjördur recèle trois Plongeons imbrins de premier été, des Eiders à duvet comme d’habitude, environ vingt Goélands bourgmestres avec une majorité d’adultes et deux Goélands bruns. Dans le nord-ouest, il semble que le Goéland bourgmestre soit prédominant.

Un peu plus loin, sur la rive sud du Ósajfjördur, en suivant la 612 vers l’ouest, une petite baie avec un vieux caboteur abandonné sur la plage, nous repérons quelques limicoles, des Bécasseaux violets, des Pluviers dorés et des Huîtriers pies, et aussi un groupe de quelques dizaines d’Eiders à duvet au repos sur une pointe de sable, avec quelques Guillemots à miroir, dont certains sont en mue .

Nous décidons d’observer les Eiders un par un ; une approche patiente nous permet d’observer en détail ; bien nous en prend, car parmi eux, nous découvrons un couple d’Eiders à tête grise Sometaria spectabilis en plumage nuptial ; le mâle, avec ses épaules et son dos noir, la calotte, la nuque et les joues gris-bleu, sa bosse frontale orangée et son bec corail, est inimitable ; la femelle est plus terne, plus petite que celle de l’Eider à duvet avec un bec plus sombre et plus court et un emplumage bombé du front qui avance plus que celui du côté du bec ; le plumage est brun-rouge chaud avec des marques en V parallèles sur le dos et les flancs, avec une petite tache noire dans les creux des V.

Les oiseaux s’envolent pour se reposer quelques instants plus tard ce qui nous permet de voir le mâle en vol avec les triangles blancs sur les scapulaires et l’avant du bras blanc. J’avais déjà observé cette espèce en Norvège en Péninsule du Varanger mais des premiers étés seulement, avec la bosse frontale orange qui commençait seulement à se dessiner ou inexistante. Les mâles nuptiaux sont d’une grande beauté.

Eider à tête grise mâle
Nous découvrons encore un Plongeon imbrin en plumage nuptial juste avant de repartir. Le bord de mer devient sableux, parsemé de dunes à la maigre végétation ; j’imagine qu’il a dû y avoir un dépôt d’alluvions sur une couche de laves, recouverts plus tard par d’autres couches de laves ; l’érosion a fini par faire surgir le sable.

Quelques vingt kilomètres plus, sur la 612, nous avons à contourner le Hnjótur, embouchure d’une petite rivière, qui s’élargit de plus en plus vers la mer, en mouvements paresseux à travers de belles prairies. Nous y trouvons quelques habituels, des Harles huppés, des Eiders à duvet, plusieurs couples d’Oies cendrées et trois Plongeons catmarins adultes qui s’enfuient en vol dès que nous nous approchons un peu ; au passage, un fil de fer traîtreusement tendu au ras du sol me fait un crocen-jambe et je m’étale de tout mon long dans une chute amortie par mon appareil photo qui semble-t-il n’a pas souffert du choc.

J’aurais pu me fracasser sur une pierre, mais ce n’était pas mon heure ! Enfin nous observons quelques
Traquets motteux qui se laissent regarder sans trop s’agiter. Vers Asgarður une observation en mer nous donne des Goélands marins, des Mouettes tridactyles et rieuses, des Eiders à duvet, un Goéland brun et quelques dizaines de Goélands bourgmestres pour la plupart nuptiaux. Nous pensons avoir également repéré un cétacé mais d’espèce indéterminée. Nous observons dans les herbes rases au voisinage du bord de mer un gros groupe de quelques dizaines de Grands corbeaux et des Pipits farlouses.

Plongeons catmarin

Plongeon catmarin nicheur
Finalement, nous arrivons aux falaises de Latrabjarg, site majeur pour les oiseaux marins. Près du parking, un petit bâtiment peint d’une couleur criarde, affiche être la pizza la plus à l’ouest de l’Europe, ce qui est certainement vrai étant donné la position très à l’ouest de l’endroit ; un phare,latitude 65° 30’ N et longitude 24° 32’ O, a été placé là pour aider à la navigation. Le Groenland n’est pas très loin, à 287 kilomètres seulement !

Nous observons quelques Fous de Bassan adultes en vol et des Phoques veaux marins. Il n’est pas question de suivre le sentier qui suit la falaise sur tout son long ; elle doit bien mesurer quinze kilomètres de long et nous n’en avons ni le temps, ni l’envie. La falaise est très haute et atteint 444 m au point culminant à Breiðavík où l’on peut parvenir après une demi-journée de marche. Le site recèle une extraordinaire colonie d’oiseaux marins, gigantesque comparée aux quelques-unes que nous avons déjà observées en Islande assez décevantes par leur taille.

Le site de Latrajbarg est comparable, par le nombre, aux plus beaux sites d’oiseaux marins de Norvège, en Péninsule du Varanger et peut être plus importants encore en nombre avec des millions d’oiseaux. Nous y trouvons des Macareux moines dans les parties herbeuses supérieures où ils peuvent creuser leur terrier, des Guillemots de Troïl (formes bridée et non bridée) et de Brünnich ainsi que des Pingouins tordas ensembles dans les corniches intermédiaires, les Mouettes tridactyles se situent dans des falaises spécifiques sur toute la hauteur et les Fulmars boréaux plus haut près des sommets.

Les Guillemots à miroirs se voient en vol ou sur l’océan, mais ils nichent en bas des falaises mais nous n’en voyons pas sur les rochers en bas des falaises. Quelques Goélands bourgmestres et marins, des Fous de Bassan et des Labbes parasites volent parmi tous les alcidés, Fulmars et
Mouettes dans un ballet indescriptible. Nous essayons la photo en vol de quelques oiseaux : les
alcidés s’avèrent extrêmement difficiles à prendre du fait de leur passage très rapide. Dans les
herbages que nous traversons, nous entendons chanter des Pipits farlouses, des Grive mauvis, des
Bergeronnettes grises et un bon nombre de Bruants des neiges. Après un pique-nique près du phare,
nous rebroussons chemin.
En repassant au bord de l’Ósajfjördur, nous nous amusons à retrouver nos deux Eiders à tête grise, vedettes du jour ; il nous faut quelques minutes avant de les localiser à nouveau ; satisfaits de notre résultat, nous repartons pour tomber plus loin sur un rassemblement d’au moins vingt Pluviers dorés et également quelques Traquets motteux.

Mouette tridactyle
Nous repartons par la N63 vers le petit port de pêche de Talknàfjörður et le fjord éponyme, pour y trouver des Labbes parasites, des Goélands bourgmestres, des Fulmars boréaux et un Grand corbeau. Vers Foss, toujours sur la N63 où coule une petite cascade très esthétique, sans doute source du nom de ce lieu, nous découvrons trois Arlequins plongeurs, encore des mâles, des Eiders à duvet et parmi eux encore un Eider à tête grise mâle adulte, donc pas aussi rare que cela en Islande.

La pizzaria ’(fermée) la plus occidentale d’Europe
Nous rejoignons alors la N60 pour aller vers le nord, un détour uniquement pour visiter les chutes de Dynjandi, à travers des hauts plateaux un peu désolés, sur une piste longuette, au voisinage de laquelle nous observons un couple de Cygnes chanteurs et quatre Plongeons catmarins ; les chutes sont situées à l’extrémité de la rive nord de l’Arnarfjörður, plus précisément à l’est du fjord Borgarfjörður, un fjord dans le fjord (à ne pas confondre avec l’homonyme sur la côte est) ; elles s’élancent en deux étages sur une paroi de cent mètres de haut environ. Nous allons scruter les bords du Borgarfjörður où nous trouvons des Traquets motteux, quatre Arlequins plongeurs mâles, cinq Bécasseaux violets, un Plongeon imbrin, un Plongeon catmarin, des Eiders à duvet, des Mouettes rieuses, des Phalaropes à bec étroit, des Goélands bourgmestres, des Huîtriers pies, des Courlis corlieux, des Pluviers dorés, des Chevaliers gambettes et des Canards colverts. Nous observons également un couple de Cygnes chanteurs en vol. Un Bruant des neiges chante dans le voisinage.

Fulmar boréal

Macareux moine
Nous repartons vers le sud pour rattraper la N60 jusqu’à Flókalunður, au fond du Vatnsfjorður. Un arrêt près de petits taillis de bouleaux nains nous permet d’entendre le chant du Troglodyte mignon islandais, un peu moins enlevé qu’en Europe et de le voir brièvement ainsi qu’un Plongeon imbrin nuptial sur un petit lac.
Laissant la N62 qui conduit aux falaises de Latrabjarg sur notre droite, nous arrivons à Mùlì au bord de la N60 où nous avons la chance de découvrir deux Lagopèdes alpins Lagopus mutus qui se chamaillent dans un petit massif de bouleaux nains et s’envolent à l’arrêt de la voiture.

Goéland bourgmestre adulte
Nous retrouvons un Lagopède alpin perché au sommet d’une petite colline, qui veut bien faire la pose photo, mais malheureusement d’assez loin et avec une lumière peu intense.

Nous quittons la N60 pour la 607 qui nous mène à Reykholar où nous devons passer la nuit dans l’Auberge de Jeunesse. La route suit la côte à l’est d’une presqu’île avec à l’ouest le Þorkasfjörður, à l’est le Berufjorður et au sud Reykholar, petit village avec une belle petite église, un port de pêche, de beaux polders et des lagunes et une baie peu profonde. La région est très rurale, nous ressentons une atmosphère champêtre avec les nombreux oiseaux nicheurs qui s’y manifestent.

Goéland brun
Nous y voyons un peu trop fugacement notre premier Hibou des marais Asio flammeus qui disparaît très vite derrière une petite colline, près installation dans la sympathique Auberge de Jeunesse de Reykholar et un repas sur le pouce, nous partons pour une visite du soir dans les polders, munis de quelques renseignements que nous a communiqué l’aubergiste, qui pratiquer l’ornithologie ; les murs de l’Auberge sont décorés de
photographies de Chouette harfang, de Faucon gerfaut et d’autres oiseaux moins rares. Il nous indique que le matin même de notre arrivée, il a observé des Pygargues à queue blanche Haliaeetus albicillia en chasse au-dessus des lagunes et que devant l’Auberge, il a vu voler une Chouette harfang Nyctea scandiaca.

Il ajoute que le Faucon gerfaut Falco rusticulus est fréquent ; un peu estomaqués, nous nous efforçons de ne pas trop y croire pour éviter la déconvenue ! Au cours de notre sortie qui nous conduit vers les deux heures du matin, nous voyons sept Hareldes boréales, des Bergeronnettes grises, plusieurs Grèbes esclavons, deux Plongeons catmarins, cinq Sarcelles d’hiver, deux Plongeons imbrins, des Courlis corlieux, des Fuligules morillons et milouinans, des Canards colverts, des Canards siffleurs, des Grives mauvis, des Barges à queue noire, des Chevaliers gambettes, des Bécassines des marais, des Pipits farlouses, deux Lagopèdes alpins et je suis certain d’en oublier.

Goélands bourgmestres + adulte Hi
Le Hibou des marais s’est laissé observer dans de bonnes conditions, mais la lumière n’était plus au rendez-vous. Bref, il suffisait de venir directement là pour observer quasiment toutes les espèces déjà vues en Islande. Mais pas de Pygargues à queue blanche, ni de Chouette harfang. Sylvain a juste eu le temps d’apercevoir un Faucon gerfaut vite disparu.

Mardi 16 juin 2009
Reykholar ‐ Osar (285 km) ; nuit à l’AJ de Osar
Port et polder de Reykholar ; Garpsdalur sur la 602 ; Saurbær ; Búðardalur par la N60 et la N59 ; contournement du Hrutafjörður par le sud ; Hvammstangi ; site à phoques avant Hindisvik sur la 711 ; AJ de Osar et fjord Húnafjörður.

Courlis corlieu

N’ayant pas eu le temps de refaire nos provisions la veille, nous prenons un petit déjeuner à l’Auberge.
Par ailleurs, nous sommes tellement enchantés de notre promenade d’hier soir que nous décidons de refaire une balade dans le polder, d’autant plus qu’avec ce que nous a raconté l’aubergiste nous pouvons espérer Pygargue à queue blanche et Harfang des neiges, sans y croire beaucoup plus qu’hier soir.
Nous observons des Sternes arctiques, un Plongeon imbrin en vol, des Huîtriers pies et toutes les espèces déjà vues hier soir ainsi que des Oies cendrées assez nombreuses avec des pulli qui font, selon un employé portuaire ornithologue rencontré dans le port de Reykholar, une excellente nourriture pour Faucons gerfauts Falco rusticulus que nous ne tardons pas à observer en chasse mais qui disparaît du champ de vision assez vite ; nous en retrouvons un plus tard posé sur un rocher, de dos marron assez clair ; malheureusement, il s’envole et nous n’en retrouvons pas. Mais pas de Pygargues à queue blanche, ni de Chouette harfang.

Cependant, en passant par le port de Reykholar, l’employé portuaire ci-dessus mentionné nous voyant
observer à la longue-vue nous demande ce que nous recherchons ; je lui réponds aussi sec Pygargue à queue blanche et Harfang des neiges, en anglais bien sûr ; un peu gêné aux entournures, mais sans aucune pression de notre part, il finit par nous dire qu’un couple de Pygargues niche en face de sa maison et comble de gentillesse, il ajoute qu’il n’a pas le droit de nous dire où se trouve le nid mais nous donne son adresse personnelle.

Goélands bourgmestres adultes

En ce qui concerne la Chouette harfang, il nous indique qu’elle reste aléatoire mais qu’il y a quelque années, un cas de nidification avéré a été noté dans la région et que lui-même a vu les jeunes, tout cela pour ajouter qu’il ne sait rien de plus sur le sujet ; nous le remercions chaleureusement ; Sylvain observe encore un Faucon gerfaut en chasse au-dessus de la baie et comme il faut bien en finir avec Reykholar, nous repartons au nord vers Garpsdalur par la 607 puis la 605 afin de rejoindre le Kollafjörður .

Au passage, nous observons effectivement le nid de Pygargues à queue blanche avec deux adultes et deux pulli ; un des adultes a effectué une démonstration en vol exhibant sa queue blanche et est allé reprendre son poste ; mais je ne vous dirai pas où est le nid car cela ne se fait pas !

En tout cas, les Pygargues à queue blanche pouvaient très bien venir chasser sur les polders de
Reykholar car la distance en vol de leur nid aux polders n’est pas bien grande.

Tout près du point d’observation, je repère un magnifique lapin blanc, sans doute un échappé de cage !
Nous aurions bien aimé trouver la Chouette harfang annoncée, mais elle n’était pas au rendez-vous et nous ne pouvions pas attendre son apparition hypothétique.

Lagopèdes alpins

Nous hésitons avant de nous engager sur la piste 605 ; sur la carte elle figure en jaune et comme beaucoup de route à 3 chiffres, elle peut présenter quelques difficultés ; mais il ne s’agit pas d’une piste marquée F ; cependant un panneau indique que la route est autorisée seulement aux 4x4 ; un peu inquiet, je m’enquiers de l’état de la route auprès d’un habitant voisin ; il m’explique gentiment qu’il a vu passer une voiture de tourisme comme la nôtre la veille et indique que par endroit, il peut y avoir un problème de boue.

Un peu de temps a été perdu à Reykholar, aussi pour éviter un long détour, nous décidons d’y aller quand même ; au début, la pente est de 16%, très impressionnante, le chauffeur transpire, les passagers aussi ; des cailloux un peu gros roulent sous les pneus et cognent sous la voiture ; après quelques moments d’effroi, nous trouvons une piste normale sur un plateau d’altitude, traversant une belle zone de montagne arctique, parsemée de jolis petits lacs avec de la neige encore présente par endroits, détrempant le sol, ce qui explique la présence de boue ; nous la trouvons accumulée dans de magnifiques ornières ; une première tentative de traversée du passage délicat se solde par une roue embourbée ; une manoeuvre en marche arrière, volant braqué à fond, nous sort de l’ornière ; pour passer je dois guider Sylvain au millimètre près alors qu’il réussit à limiter sa vitesse à celle d’un escargot sur une dizaine de mètres, avec succès, heureusement ; ouf, nous voilà passés, espérant bien qu’il n’y a pas d’autres pièges comme celui-la.

Le village de Reykholar (église, fumerolles)

En arrivant sans encombres sur le fond du Kollafjörður, nous rejoignons la N61 sur la côte sud du fjord ; sur cette route, nous trouvons un site touristique intéressant, dont je n’ai pas noté le nom, qui met en évidence, par une coupe verticale naturelle découpée par un petit torrent, une veine d’arbres pétrifiés enfouie à uelques mètres de profondeur, transformés en charbon de bois, sans doute par action d’une coulée de lave brûlante au cours d’une éruption d’un volcan.

Huitrier pie
L’observation ornithologique sur la côte sud du Kollafjörður nous fournit un Grand corbeau, encore un Eider à tête grise mâle nuptial, six Phalaropes à bec étroit, un Plongeon imbrin, des Goélands bourgmestres, cinq mâles de Sarcelle d’hiver, un mâle de Harelde boréale, des Sternes arctiques et des Chevaliers gambettes.

Sterne arctique
Afin de contourner le Kollafjörður, nous descendons alors au sud, toujours par la N61 jusqu’à Mejar Brú où nous retrouvons la N1 pour remonter ensuite au nord et finir par obliquer au nord-est jusqu’à Laugarbakki ; au lieudit Snatartunga qui ne figure pas sur notre carte, nous trouvons un couple de Hareldes boréales, des Goélands bruns, des Sarcelles d’hiver et bien sûr des Eiders à duvet ; évidemment, la diversité biologique n’est pas aussi importante que sur le continent, mais au cours de notre voyage, nous aurons vu des espèces rares, toutes celles que nous espérions en partant et un peu plus. Plus loin, à Kollsa, nous tombons sur un groupe de trente Cygnes chanteurs, sans doute des immatures non nicheurs qui passent la saison en se tenant compagnie.

Chevalier gambette

À Laugarbakki, nous nous engageons sur la 711 vers le nord en direction de Hvamstangi où nos observons un groupe de vingt Grand corbeaux, trois Guillemots à miroir et encore des Sternes arctiques.

En suivant la côte est du Húnaflói, nous pensions observer des Phoques gris et veaux marins à Hindsvik, site connu pour ces espèces. Malheureusement ou heureusement, le site est intégralement protégé et interdit à la visite pour raison de conservation ; mais les gestionnaires ont aménagé un point d’observation bien indiqué à dix kilomètres au sud de Hindsvik où sur un îlot tout en longueur parallèle à la côte, à une centaine de mètres environ, nous pouvons voir plusieurs phoques somnolents ; d’autres individus, curieux, viennent nager près des touristes, visiblement en cherchant le contact.

Un islandais s’amuse à pousser des cris de phoque pour les attirer, avec un certain succès d’ailleurs.
En fin de journée, nous descendons vers le sud, toujours sur la 711, pour atteindre notre Auberge de Jeunesse, isolée dans un endroit sévère et magnifique à la fois, au lieudit Osar d’où nous pouvons voir en contrebas une baie qui s’ouvre sur l’océan.

Labbe parasite en forme claire
Le soir nous descendons dans les prairies au bord de la baie que domine l’AJ. Sur un banc de sable situé à une centaine de mètres, nous trouvons un groupe d’une cinquantaine de Phoques veaux marins qui dorment mollement ; entre le banc de sable et la côte, d’autres Phoques évoluent et viennent nous observer de façon prudente, d’autres s’éjectent hors de l’eau plusieurs fois de suite par des sauts acrobatiques et spectaculaires, pour jouer ou affirmer sa supériorité.

Nous observons en mer un bon nombre de Labbes parasites et des Sternes arctiques, des Goélands bruns, des Mouettes tridactyles, des Eiders à duvet, et dans les prairies ou sur la plage des Bécassines des marais, des Bécasseaux violets et variables et des Grives mauvis.

Oies à bec court en famille

Un vol d’oies en formation en V fonçant en direction du nord nous intrigue. L’aspect des couvertures sous-alaires plus sombre que pour les Oies cendrées nous incite à pencher pour des Oies à bec court Anser brachyrhynchus en route pour le Groenland (?) somme toute voisin mais un tel déplacement est étonnant, vue la saison. Certaines îles sur de petits lacs voisins sont plantées de piquets numérotés qui indiquent l’emplacement de nids d’Eiders à duvet ; en fait, les fermiers pratiquent le ramassage du duvet pour complément de revenu. Nous rentrons à l’AJ après une journée chargée.

Oie cendrée
Mercredi 17 juin 2009

Osar ‐ Akureyri (253 km) ; nuit à l’AJ de Akureyri AJ de Osar ; Borgarvirki ; carrefour de la N1 et de la 721 ; Hagi ; Vatnsdalshólar (pont sur la N1) ; Blönduós ; île de Hrutey ; Geitastaðir sur la N1 ; Varmalhið par la N1 ; Glaumbæer sur la 75 ; Sauðarkrokur par la 744 ; traversées par la 75 des Vestartnéraðsvotn et Austari‐
Heraðsvotn avec arrêts à Garðsvatn vers les lagunes ; Öxnadalsheiði et Öxnadalur avec entre autres arrêt à Soleiheimagerði ; AJ d’Akureyri.

Dans les environs immédiats de l’Auberge de Jeunesse de Osar, nous observons des Grives mauvis, deux Labbes parasites de phase claire, des Chevaliers gambettes, des Oies cendrées, des Courlis corlieux et des Goélands bruns. Puis nous descendons au sud par la 711 pour rejoindre la 722 ; au passage nous visitons un curieux site touristique, Borgarviki, un château fort naturel, présumé occupé au cours du X-XIeme siècle d’où l’on observe un panorama étendu par un temps dégagé.

Nous trouvons des Traquets motteux et trois Labbes parasites, des Courlis corlieux, des Bécasseaux variables et des Pipits farlouses dans le voisinage et beaucoup de lupins bleus pour adoucir le paysage.
Un arrêt à l’angle de la N1 et de la 721, vers une petite forêt de bouleaux nous donne des Grives mauvis, un Faucon émerillon Falco columbarius en chasse qui disparaît rapidement, des Labbes parasites, des Pipits farlouses et à quelques centaines de mètres de là, assez loin du bord de la N1, un Page 55
Hibou des marais Asio flammeus en chasse ; en direction de Hagi, nous voyons un Grand corbeau et des Mouettes rieuses .

Cygnes chanteurs en famille
Au pont de la N1 sur la rivière Vatndalsa, nous observons des groupes d’oiseaux qui se reposent sur des bancs de sable ou se nourrissent et nagent : deux Hareldes boréales, cinq Fuligules morillons, un Fuligule milouinan mâle, des Canards colverts, un couple de Cygnes chanteurs avec cinq pulli, un couple de Plongeons imbrins avec un pulli, des Barges à queue noire, des Grands gravelots, des Phalaropes à bec étroit, des Bécasseaux variables, des Sarcelles d’hiver mâles, des Chevaliers gambettes, des Mouettes rieuses et un Plongeon catmarin.

Cygne chanteur nicheur
Nous rejoignons alors Blönduós sur la N1 en bord du Húnafjörður ; dans une petite baie évoluent quelques dizaines de couples d’Oies cendrées ; quarante-cinq poussins sont regroupés dans une nursery dont la garde est confiée à une oie seule et qui s’escrime à la tâche pour les protéger des prédateurs. En plus, nous observons des Mouettes rieuses et tridactyles, des Goélands bruns, argentés et marins.

Un peu à l’est de Blönduós, toujours sur la N1, nous découvrons l’île rocheuse de Hrutey aux bords abrupts et élevés, au milieu d’une rivière, sans doute la Svarta ; l’île est recouverte d’un bois de bouleaux bien fourni et constitue un important site de nidification d’Oies cendrées et d’autres espèces, totalement protégé, interdit de visite pour des raisons de conservation. Nous n’observons qu’une Oie cendrée sur l’île mais la nidification est déjà achevée et les poussins sont sans doute dans la baie de Blönduós. Aux alentours, nous voyons des Sizerins flammés dans des petits bosquets d’aulnes et des Pipits farlouses repérés au chant.

Plus loin, au bord de la rivière, nous découvrons un couple d’Oies à bec court avec quatre pulli ainsi qu’un couple d’Oies cendrées avec quatre pulli également, l’un des adultes a autour du cou un collier de plusieurs centimètres de large, vraiment peu esthétique et assez serré nous a-t-il semblé, avec l’inscription DJB de bas en haut ; de retour à Paris, Sylvain réussira a obtenir des renseignements par Internet sur un site qui regroupe les informations de baguages personnels du monde entier : elle a étébaguée 12 ans plus tôt dans le Nord de l’Ecosse, où elle hiverne chaque année.

Sur des îles de galets ou sableuses de la rivière évoluent également des Oies cendrées avec des pulli, des Pluviers dorés, des Chevaliers gambettes, des Bécasseaux variables, six Cygnes chanteurs, des Grands gravelots et des Fuligules milouinans et morillons.

À Varmalhið, nous quittons la N1 pour la N75, vers le nord, en direction de Glaumbæer, où nous prenons le temps de visiter une ferme modèle avec toiture en gazon construite en 1841 ; l’ensemble comporte plusieurs petits bâtiments reliés entre eux car avec des murs en tourbe il n’est pas possible de réaliser une grande portée de toit ; les poutres sont en bois ; seule une pièce comporte un revêtement de bois et un plancher de bois, les autres ont un sol et des murs en terre nue ; à cette époque de l’année, l’atmosphère intérieure est saine ; mais qu’en est-il en hiver ?

Dans les prairies en contrebas coule une belle rivière où une grande réserve a été créée ; nous y observons un grand groupe de 55 Cygnes chanteurs éparpillés le long de la rivière. Sur une lagune, avant d’arriver à Sauðarkrokur, nous observons quatre Canards chipeaux mâle en mue, des Canards siffleurs, des Fuligules milouinans et morillons, des Cygnes chanteurs et des Mouettes rieuses.

Sur la baie de Skjálfandi, nous trouvons également des Mouettes rieuses, un Goéland bourgmestre de premier hiver, deux Étourneaux sansonnets, un Plongeon catmarin et un Plongeon imbrin, des Pingouins tordas et des Macareux moines qui flottent nonchalamment sur l’eau, ainsi que des Goélands argentés et cendrés.

Dans les lagunes à Garðsvatn, nous trouvons encore une belle collection d’espèces : des Grèbes esclavons, des Canards siffleurs, des Canards colverts, des Fuligules morillons et un seul milouinan, des Cygnes chanteurs, des Harles huppés, des Sarcelles d’hiver, des Courlis corlieux, des Bécasseaux variables, des Grands gravelots, un Labbe parasite de forme sombre, des Barges à queue noire, des Oies cendrées, des Mouettes rieuses, des Goélands cendrés, un Goéland marin nicheur, des Phalaropes à bec étroit, des Chevaliers gambettes et des Grands corbeaux.

Grive mauvis
Plus loin, sur la N75, en un lieu nommé Soleiheimagerði, au bord d’une rivière d’un bon débit, une vingtaine d’Oies à bec court et des jeunes éparpillés par famille ainsi que des Oies cendrées également avec des jeunes semblent un peu affolées par un prédateur non identifié. Encore un peu plus loin, un autre groupe de vingt-cinq Oies à bec court avec des jeunes dont l’élevage semble battre son plein !
Nous rejoignons l’Auberge de Jeunesse d’Akureyri le jour de la fête nationale islandaise, pas très animée, il faut bien le dire, sous une pluie virulente.

Jeudi 18 juin 2009

Akureyri ‐ Myvatn (100 km) ; nuit à la ferme hôtel Elda de Reykjahlið - Départ d’Akureyri par un temps pluvieux ; traversée de l’Eyjafjorður à Leifsstaðir ; Ljósavatn ;chute des « Dieux » de Godafoss par la N1 ; traversée de la rivière Skjálfandafljót ;Einarsstaðir ; Másvatn ; pont sur la rivière Laxa ; Myvatn ; arrivée à la ferme Hôtel Elda de Reykhalið.

Le temps est affreux, il pleut sans arrêt. Depuis Akureyri, nous rejoignons la N1 pour aller vers le nord le long de la côte est du Eyja Fjörður qui oblique vers le sud-est après quelques kilomètres ; nous passons à coté d’un lac près de Ljósavatn ; nous y observons un Plongeon imbrin, des Grands gravelots, des Grives mauvis, quatre Harles huppés, une Macreuse noire Melanitta nigra mâle assez lointaine, notre première en Islande, que nous essayons de photographier mais qui refuse de se laisser approcher, elle s’envole puis se repose plus loin deux fois de suite, nous n’insistons pas.

Ensuite, nous faisons halte à la chute toute proche de Godafoss ou « Chute des Dieux » ainsi nommée quand les symboles des anciens dieux furent jetés du haut de la cascade à l’adoption de la religion chrétienne. Le site est assez beau et le serait plus encore sous le soleil, sans la pluie qui mouille tout, surtout les objectifs des diverses optiques. En amont, nous observons un Arlequin plongeur mâle qui démarre en vol.

Après traversée de l’Eyjafjörður à Leifsstaðir, la N1 remonte au nord-est pour virer au sud-est vers la localité
d’Einarsstaðir et nous mener au célèbre lac Myvatn que nous aurions bien aimé visiter par beau temps ; pour l’instant, c’est compromis. Le lac Myvatn et sa région sont des témoins indiscutables du volcanisme.

Godafoss - "Chute des dieux"

Au passage du petit lac Màsvatn, qui doit signifier petit Myvatn, nous observons à la longue-vue pour nous
confirmer le maigre résultat visuel : quatre Macreuses noires femelles, un Harle huppé mâle et trois
Phalaropes à bec étroit. Un peu déçus, pour ne pas dire plus, nous faisons une petite prière pour que Myvatn soit mieux loti.
Une halte sur le pont de la N1 qui traverse la rivière Laxa donne de biens meilleurs résultats : des Fuligules morillons, des Oies cendrées et quelques Canards siffleurs sont vite repérés. Nous découvrons alors une vedette du lieu, le Garrot d’Islande Bucephala islandica, un mâle parade devant deux femelles en exécutant d’élégants mouvements du cou et de la tête. Nous sommes assez proches et il ne pleut pratiquement plus, la lumière est minable, mais nous prenons quand même quelques photos, une aussi belle occasion ne se reproduira peut-être plus.

Quand les oiseaux décollent, nous tentons une photo en dépit du manque de lumière donc de vitesse de
prise de vue, ce qui fait quelques spécimens médiocres à ajouter à la longue liste des clichés tout juste bons à rejoindre la poubelle. Dans les buissons de saules et de bouleaux qui bordent la rivière, nous entendons chanter la Grive mauvis, le Sizerin flammé et observons deux Bergeronnettes grises.

Garrot d’Islande mâle

Garrot d’Islande femelle

Un peu après nous arrivons enfin au célèbre lac Myvatn tant vanté dans la littérature ; dommage que le temps soit tellement moche, mais malgré tout nous devinons la beauté des lieux, pas grandiose mais tranquille avec de belles vues d’arrière-plan sur des montagnes encore enneigées. Des champs de lave, parfois encore à nu et noirâtres, ou recouverts d’une mousse grisâtre qui est le premier végétal à réussir la colonisation, ouvrant la voie à d’autres, dominent le paysage ; nous observons aussi des champs de pseudo volcans de quelques mètres de haut avec un cratère bien visible, formés par éclatement de bulles de vapeur au voisinage de la surface du sol, qui sont recouverts d’herbe assez verte.

Parfois même, le cratère n’est pas visible, seul un cône subsiste et ces champs de cônes paraissent étranges. Sans aucun doute, la région de Myvatn est un témoin essentiel du volcanisme à l’oeuvre sur l’île qui continue encore actuellement ; tous les jours des secousses telluriques ont lieu la plupart du temps indétectables par les humains, seulement enregistrées par les sismographes. En dépit du volcanisme, l’agriculture est assez développée et des fermes et des champs cultivés adoucissent le pays en lui donnant un air plus civilisé.

Barge à queue noire

Barge à queue noire mouillée
Nous allons nous installer à la ferme Hôtel Elda de Reykjahlið assez chère mais vraiment luxueuse avec un hôte d’une parfaite courtoisie, qui connaît le Massif central, haut lieu du volcanisme également, pour y être allé à une conférence sur les systèmes d’extraction de diatomite.
Nous repartons sans tarder faire nos premières observations sur le lac Myvatn, avec obtention rapide de Sarcelles d’hiver, de Garrots d’Islande assez nombreux, souvent en petits groupes de 10-12 individus mâles et femelles, de Fuligules morillons et milouinans en nombres comparables, de Hareldes boréales, de Grèbes esclavons, de Macreuses noires, de Canards chipeaux, de Harles huppés, de Canards colverts, de Canards siffleurs, de Plongeons imbrins, de Sternes arctiques, de Chevaliers gambettes, de Barges à queue noire et dans la végétation riveraine des Grives mauvis.

Tous ces oiseaux sont nicheurs ou presque. En passant devant une petite anse, nous découvrons un groupe de plusieurs dizaines de Canards siffleurs au repos sur une plage qui bien sûr se sauvent dans l’eau à notre approche en voiture, lentement mais sûrement, afin de maintenir la distance ; nous les inspectons un par un sans sortir du véhicule et bingo, l’un d’eux s’avère être un mâle de Canard à front blanc Anas america, l’homologue américain du Canard siffleur qui s’identifie somme toute assez facilement avec sa tête partiellement verte au niveau des yeux et de la nuque, une raie sommitale crânienne blanche et ses flancs et poitrine rosé brunâtre.

Nous savons que dans la région de Myvatn niche le Faucon gerfaut ; le photographe naturaliste rencontré sur le ferry qui nous menait à Flatey nous a indiqué un lieu de nidification, que je ne peux dévoiler dans ce rapport, pour des raisons de conservation bien évidentes ; nous nous y rendons alors que le temps est gris et repérons facilement le nid dans une grande cavité naturelle d’un non moins grand piton rocheux de lave qui se dresse parmi d’autres pitons semblables ; nous restons à grande distance, environ 200 mètres pour ne pas déranger, mais un chemin de randonnée parcouru par des promeneurs passe à quelques mètres du nid occupé par trois pulli ; cependant il est interdit et non souhaitable de s’approcher de la zone occupée par le nid ; après quelques instants, nous découvrons un adulte perché au sommet d’un piton voisin surveillant son monde.

Un rayon de soleil nous permet de prendre une photo mais la distance ne peut donner d’excellents résultats. Nous décidons de revenir le lendemain si le temps est meilleur. Nous cherchons dans divers endroits une espèce rare en Islande, le Canard souchet Anas clypeata, que nous ne trouverons d’ailleurs pas ;une chimère !

Cependant, dans une anse, nous observons une femelle de Canard pilet Anas acuta qui ne tient pas en
place, mais que nous arrivons tout de même à coincer dans le rond de la longue-vue. Vraiment contents de cette première approche du lac Myvatn mais lassés par le mauvais temps et la pluie qui tombe trop souvent, nous rentrons à l’Auberge pour nous faire un repas du soir.

Faucon gerfaut
Puisée localement, l’eau chaude de la douche dégage une suave odeur d’oeufs pourris par émanation de
sulfure d’hydrogène. Suivie d’une bonne nuit de sommeil, elle va nous remettre sur pied pour la journée de demain, au cours de laquelle nous partons explorer plus au nord, pour revenir demain soir passer une autre nuit à la Farm Holidays Elda de Reykjhalið.

Plongeons imbrins
Vendredi 19 juin 2009

Myvatn ‐ Husavik – Tjörnes ‐ Myvatn (233km) ; Nuit à la ferme Hôtel Elda de Reykjahlið
Départ de Reykjahlið sous une pluie intermittente en direction du nord-ouest par la N1 pour rattraperla 845 en direction de Húsavik au nord sur la côte ouest du Skjálfandi ; port d’Húsavik ; presqu’île de Tjörnes et phare de Voladalsstorffa ; lagune de Vikingdavatn ; route 85 vers le sud-est ; visite du site d’Asbyrgi ; route vers le sud par la piste 864 ; visite des chutes de Dettifoss sous la neige ; retour vers l’ouest par la N1 ; visite des champs de lave de Krafla par la 863 ; retour au lac Myvatn puis au site de nidification du Faucon gerfaut déjà vu hier.

Nous partons de Reykjahlið par un temps gris, en direction du nord-ouest par la N1 pour rattraper la 845 ... et la pluie qui deviendra continue ; en bord de route, vers un petit lac, nous observons un rassemblement de 33 Barges à queue noire ; la visite du port d’Húsavik est décevante, uniquement des Fulmars.
Tout au nord de la presqu’île de Tjörnes, avant d’arriver au phare de Voladalstorffa, nous observons au moins six Grands labbes Stercorarius skua, nos premiers pour l’Islande, qui croisent le long de la côte ainsi que les habituels Fulmars et de nombreux alcidés. Au phare de Voladalstorffa, cette fois ce sont des Labbes parasites qui encore poursuivent des Sternes arctiques.

Avant de prendre la route 85 vers le sud-est vers Asbyrgi, nous observons la lagune de Vikingavatn assez déserte (note : nous y avons manqué un Eider à tête grise immature quand même d’après des ornithos belges qu’on a rencontrés plus tard).

La visite du gigantesque ravin d’Asbyrgi s’impose : il faut imaginer un plateau basaltique qui a été traversé par une gigantesque coulée de boue glaciaire (ou lahar) issue d’une éruption sous-glaciaire depuis le Vatnajökull, le plus gros glacier d’Islande, ayant creusé dans le basalte un ravin en forme de U gigantesque, aux parois verticales hautes de plusieurs dizaines de mètres, en colonnes prismatiques de plusieurs kilomètres de long, en forme de gigantesque V, de quelques centaines de mètres de large, le sol garni d’une superbe forêt d’aulnes, de saules et de petits bouleaux ; le coin du V s’enfonce dans la forêt.

Nous trouvons une aire de rapace dans la haute paroi verticale qui a dû être un nid de Faucon gerfaut dans les années passées ; il est inoccupé actuellement ; le soleil se lève alors que nous partons pour une balade à pied jusqu’à un petit lac au pied d’autres parois recélant parfois quelques oiseaux intéressants ; dans la forêt, la Grive mauvis et le Sizerin flammé sont omniprésents et égayent le paysage de leurs chants répétitifs.

Troglodyte mignon
La trille du Troglodyte mignon retentit souvent mais il est difficile à voir. Dans toutes les parois nichent des Fulmars boréaux en grand nombre : l’explosion démographique de l’espèce amène de nombreux individus à nicher ailleurs que dans les falaises de bord de mer où la surpopulation est limitante ; leurs cris forment un fond sonore assez curieux. Arrivés au bord du lac, émeraude dans son écrin de verdure et de basaltes prismatiques, nous avons la chance de tomber sur un Troglodyte mignon qui s’agite dans la végétation riveraine à quelques mètres de nous, mais dans un endroit un peu sombre et de ce fait difficile à hotrepartons vers le sud par la piste 864 pour aller visiter les chutes de Dettifoss .L

Le paysage est lunaire avec des déserts de cailloux d’où émergent quelques anciens volcans coniques ou tabulaires. La piste est recouverte de gravier de basalte qui roule sous les pneus ; il faut rouler prudemment pour éviter une embardée ; d’ailleurs, après quelques centaines de mètres, nous rencontrons un car islandais qui a fait une sortie de route sans gravité, mais les occupants attendent hors du car alors qu’un engin de
chantier parvient sur les lieux pour sortir le véhicule de sa malencontreuse position. Le temps fraîchit, la pluie commence à devenir neige ; une saleuse est déjà à l’oeuvre pour prévenir du verglas.

Nous visitons les chutes de Dettifoss sous la neige, pas bien abondante et qui ne tient pas, mais tout de même, en plein mois de juin, c’est exotique pour nous. Les embruns de la cascade se voient de loin ; l’eau tombe de 44 mètres de haut dans un fracas assourdissant et poursuit sa route entre les parois d’un haut ravin faites de colonnes prismatiques de basalte noir ; le torrent bouillonnant se dirige vers l’océan visible au loin.

Au fond, vertigineusement plus bas, des boues noires basaltiques dessinent des fractales que l’on dirait produites par un programme d’ordinateur. Des Fulmars s’élancent de temps à autres entre les parois
partons vers le sud par la piste 864 pour aller visiter les chutes de Dettifoss ; le paysage est lunaire avec des déserts de cailloux d’où émergent quelques anciens volcans coniques ou tabulaires. La piste est recouverte de gravier de basalte qui roule sous les pneus ; il faut rouler prudemment pour éviter une embardée ; d’ailleurs, après quelques centaines de mètres, nous rencontrons un car islandais qui a fait une sortie de route sans gravité, mais les occupants attendent hors du car alors qu’un engin de chantier parvient sur les lieux pour sortir le véhicule de sa malencontreuse position. Le temps fraîchit, la pluie commence à devenir neige ; une saleuse est déjà à l’oeuvre pour prévenir du verglas.

Nous visitons les chutes de Dettifoss sous la neige, pas bien abondante et qui ne tient pas, mais tout de même, en plein mois de juin, c’est exotique pour nous. Les embruns de la cascade se voient de loin ;
l’eau tombe de 44 mètres de haut dans un fracas assourdissant et poursuit sa route entre les parois d’un
haut ravin faites de colonnes prismatiques de basalte noir ; le torrent bouillonnant se dirige vers l’océan visible au loin. Au fond, vertigineusement plus bas, des boues noires basaltiques dessinent des fractales que l’on dirait produites par un programme d’ordinateur. Des Fulmars s’élancent de temps à autres entre les parois et nous pouvons les regarder de haut, si j’ose dire.

Chutes de Dettifoss
D’autres chutes sont accessibles depuis la 864, mais nous n’avons pas le temps de toutes les visiter, certaines ne sont d’ailleurs accessibles qu’en 4x4 ; le lendemain nous devons repasser par cette piste en allant vers le
Melkkalasletta ; nous en profiterons pour visiter une autre chute.s et nous pouvons les regarder de haut, si j’ose dire. D’autres chutes sont accessibles depuis la 864, mais nous n’avons pas le temps de toutes les visiter, certaines ne sont d’ailleurs accessibles qu’en 4x4 ; le lendemain nous devons repasser par cette piste en allant vers le Melkkalasletta ; nous en profiterons pour visiter une autre chute.

Au retour, en longeant les parois déjà explorées, nous tombons sur un attroupement d’ornithologues au bord de la route devant un nid de Faucon gerfaut, en pleine paroi, pas très loin de la route, occupé par quatre pulli, mais sans les adultes partis en chasse.

Faucon gerfaut pullus
Nous continuons vers le sud alors que la visibilité diminue car la neige continue de tomber, la température descend progressivement jusqu’à zéro degré pendant quelques instants avant de remonter lentement. Puis nous prenons vers l’ouest en direction du lac Myvatn pour aller visiter le champ de lave de Krafla, avec des cratères, une longue coulée de lave noire basaltique, des fumerolles, des sources chaudes et des solfatares, d’où ont été extraites des quantités considérables de soufre, exporté en Europe pendant plusieurs siècles pour la confection de poudre à canon, enrichissant ainsi la famille propriétaire des sols. Un circuit piéton est aménagé pour éviter d’abîmer les divers témoins volcaniques et le passage dans des zones dangereuses. Le réveil, durant cinq années, du volcan du Mont Krafla date de 1724, avec éruption du cratère Leirhnjùkur et engloutissement de plusieurs maisons et fermes.

En revenant vers le lac Myvatn, nous repassons au site de nidification du Faucon gerfaut vu hier ; nous avons de la chance, les deux parents sont dans le voisinage et quelques rayons de soleil viennent illuminer le paysage ; du même poste d’observation qu’hier, nous attendons que les parents veuillent bien bouger ; sans doute dérangés par un promeneur qui passe dans les parages, ils s’envolent pour exécuter de somptueuses acrobaties aériennes, jouant à se poursuivre dans les airs, en toute insouciance mais loin ; ils sont bien éclairés.tout de même réaliser quelques clichés. Ils finissent par disparaître en laissant là leur progéniture.

Faucon gerfaut

Avant de retourner à l’AJ Elna de Rekjahlið, nous faisons un demi-tour de lac Myvatn, cette fois sous un soleil superbe et une lumière dorée remarquable. Nous réussissons à repérer un Fuligule milouin Aythia ferina mâle à grande distance, mais sans aucun doute sur l’identification. Il est présent en période de nidification, mais en très petite quantité. Nous rentrons à l’AJ vers 23 h 30 ravis de notre journée malgré le mauvais temps.

Samedi 20 juin 2009

Myvatn ‐ Kópasker (160 km) ; nuit à l’AJ de Kopasker
Visite du champ de fumerolles et solfatares de Námajfall au voisinage de la N1 un peu à l’est de Reykjahlið ; champ géothermique de Hverarönd ; parcours de la N1 vers l’est ; traversée de la rivière Jokulsa a Fjollum pour rejoindre la 864 ; visite des chutes Hafragilsfoss ; route de Leirhön à Bilkalon au nord du Melrakkasletta ; phare de Hrauhafnartangi ; le « rochers aux oiseaux » vers Rauðinupur ; AJ de Kópasker en bord d’Öxarfjöður.

Depuis Reykjahlið, nous partons par la N1 vers l’est pour rejoindre le champ de fumerolles et solfatares de Namajfall ; la montagne est colorée par des dépôts de soufre jaune, vert, rose ou blanc et déchirée en de nombreux endroits par des fissures, témoins du rift médio-atlantique, qui laissent échapper de nombreuses fumerolles. De là, la vue sur le champ géothermique Hverarönd avec son usine géothermique est vraiment belle.

Bruant des neiges

Nous repartons à l’est par la N1 pour traverser la rivière Jokulsa a Fjollum, la rivière la plus large d’Islande, mais la troisième seulement en débit, pour rejoindre la piste 864 et aller au nord ; un peu après la chute de Dettifoss déjà visitée hier, à deux kilomètres de là, nous visitons les chutes de Hafragilsfoss ; les autres chutes ne peuvent être atteintes qu’en 4x4.

Arrivés à Kópasker, nous déposons nos bagages à l’Auberge de Jeunesse pour ensuite partir plus au nord dans le Melrakkasletta ; notre idée est d’aller jusqu’à Bilkalon tout au nord où nous avons vu sur Internet qu’un Eider de Steller Polystica stelleri femelle stationne en printemps et en été depuis déjà onze ans. J’ai déjà observé cet eider du genre Polystica et non Somateria en Norvège, dans la Péninsule du Varanger, mais seulement des premiers étés, assez ternes, alors que là l’oiseau est en plumage nuptial ; bien que ce soit une femelle, nous voulons absolument l’observer.

Vol d’Eiders à duvet
En bord de route 85, le long de la côte assez sauvage et déserte, entre Leirhöfn et Bilkalon, nous observons en divers endroits des Oies à bec court, des Plongeons imbrins, des Plongeons catmarins, des Hareldes boréales, des Bruant des neiges, deux couples de Canards pilets, des Grands labbes, des Labbes parasites, des Sternes arctiques, des Huîtriers pies, des Grands gravelots, des Bécasseaux violets, des Pluviers dorés, des Courlis corlieux, des Chevaliers gambettes et de nombreux Eiders à duvet sous un ciel un peu tourmenté mais le soleil est présent.

Environnement Köpascker
Arrivés à Bilkalon, nous recherchons parmi les Eiders à duvet présents ce qui pourrait bien ressembler à un Eider de Steller femelle et bingo une fois encore nous trouvons l’oiseau au bout de quelques minutes de recherche ; le groupe d’Eiders se déplace insensiblement se rapprochant ou s’éloignant de la côte ; nous prenons quelques photos mais toujours de trop loin à notre gré. Lors de nos recherches, une jeune Bergeronnette grise un peu trop téméraire se fait drosser par une bourrasque sur un rocher et vient mourir à mes pieds !

Très satisfaits de notre observation, nous repartons jusqu’au phare de Hrauhafnartangi, sans découvrir de nouveautés ; il commence à se faire tard dans l’après-midi, nous décidons de redescendre au sud pour aller visiter le site de Rauðinupur que nous avions vu indiqué en bord de route à l’aller, à une quinzaine de kilomètres tout au nord-ouest ; le site comporte une ferme, une réserve naturelle dans la toundra et une falaise marine occupées par des oiseaux marins, le « rocher aux oiseaux » ; la toundra est éclairée par le soleil rasant et l’on y ressent immédiatement la présence des oiseaux nicheurs qui s’agitent un peu partout ; lors de l’entrée dans la réserve, il faut ouvrir et refermer un portail de bois.

Nous partons pour le « rocher aux oiseaux » ; il faut traverser une longue digue naturelle en gros galets assez éprouvante pour les genoux et les chevilles et faire une petite marche dans des herbes rases le long du bord de mer avant d’atteindre un beau piton rocheux à vingt mètres de la côte avec une petite colonie de Fous de Bassan (256 couples paraît-il), mais sur la partie visible nous en voyons assez peu ; quelques-uns font du vol sur place juste au-dessus du rocher ; le site est également occupé par des Macareux moines tout en haut dans la zone herbeuse quasi plane, par des Pingouins tordas, des Guillemots de Troïl et de Brünnich, des Mouettes tridactyles et des Fulmars boréaux.

Au retour, sur la digue, nous observons quelques Bruants de neiges nicheurs qui chantent tant et plus et même quelques pulli et également des Bergeronnettes grises. En repartant, vers la ferme, un Lagopède alpin s’envole, des Sternes arctiques agressives s’en prennent à la voiture alors que nous roulons accompagnés par des Courlis corlieux et des Chevaliers gambettes.

Sur la route, un Bécasseau violet complètement fou, sans doute près de son nid en bord de route, porte six bagues, une métal et deux de couleur sur une patte, trois de couleur sur l’autre ; nous convenons d’un commun accord que c’est beaucoup ; Sylvain parvient à relever les couleurs (en s’aidant également des photographies effectuées) et l’ordre des bagues ; en rentrant à Paris, à partir du site Internet qui recense les programmes personnels de baguage dans le monde, il réussira à fournir la donnée d’observation au bagueur. Il a été bagué nicheur un an plus tôt, dans la même région, à Asmundarstadur.

De même un Bécasseau variable presque aussi fou s’énerve de notre présence qui pourtant ne dure guère. Ils sont vraiment chez eux ces oiseaux ! Nous rejoignons l’AJ de Kópasker assez tard, mais pas déçus de notre journée.

Dimanche 21 juin 2009

Kópasker ‐ Borgarfjöðrur (Bakkagerði) (273 km) ; nuit à l’AJ de Borgarfjöðrur - En route pour Borgarfjörður Eystri ; parcours de la N1 vers l’est ; traversée de la rivière Jokulsa a Fjollum pour rejoindre la piste 901 ; arrêt à Möðrudalur ; Egilsstaðir ; Bakkagerði par la 94 ; Borgarfjörður Eystri avec port et observatoire ; petit port de Höfn ; AJ de Borgarfjörður Eystri.

Port de Köpasker
Nous partons de Kópasker vers le sud en suivant la 85, jusqu’à rattraper la piste 864 que nous empruntons pour la troisième fois ; en rejoignant la N1 nous allons vers le sud-est ; à l’embranchement N1-901, nous prenons la 901 qui traverse une région plus typique de l’intérieur de l’Islande et qui se prête bien à la nidification de l’Oie à bec court. Le paysage est encaissé et bien vert, assez beau.

Eider de Steller mâle parmi des Arlequins plongeurs mâles

Un arrêt à Möðrudallur nous permet d’admirer quelques petites maisons aux toits en gazon dont deux qui servent de station d’essence, avec les pompes à l’intérieur et une mignonne petite église en bois peint. Un Faucon émerillon passe au-dessus de nous poursuivi par des Bergeronnettes grises ; il ne devait pas avoir la conscience tranquille celui-là. L’observation en contrebas du village, dans de grandes prairies rases traversées par une rivière nous donne quelques Oies à bec court, des Courlis corlieux et des Pluviers dorés.

Arlequin plongeur femelle à gauche, mâle à droite.
Nous rejoignons Egilsstaðir pour prendre la piste 94 qui nous mène à Bakkagerði ; il paraît que cette vallée est une des plus favorables à l’observation des Rennes ; cependant nous n’en voyons aucun ; il aurait fallu payer une entrée dans un parc voisin d’ Egilsstaðir, mais pas question, nous ne voyons que des animaux en liberté ; finalement nous atteignons les bords du Borgarfjörður et le port homonyme ; le vulgum pecus peut se demander le pourquoi de cette destination.

La question est légitime. Sur le site Internet de Yann Kolbeinsson, Sylvain a trouvé qu’un Eider de Steller mâle est présent dans ce fJord au printemps ces dernières années ; son plumage nuptial est une petite merveille et nous sommes venus avec l’espoir de l’admirer, sans certitude de trouver l’oiseau ; il paraît qu’il évolue en bord de mer en compagnie d’une troupe de quelques dizaines d’Arlequins plongeurs mâles pour la plupart.

Eider de Steller mâle
Même si nous ne le trouvons pas, nous ne serons pas déçus, le paysage est magnifique et le temps est satisfaisant ; ces paysages de l’est, ignorés par de nombreux touristes car éloignés de Reykjavik sont d’une beauté à couper le souffle et au moins, nous y avons eu un temps correct.

Parmi 44 Arlequins plongeurs plusieurs mâles et quelques femelles
Nous observons la mer avec soin pour ne pas rater la bête : nous trouvons de petits groupes d’Arlequins plongeurs tous mâles. Arrivés au port, la marée est basse et il ne sert à rien d’aller à l’observatoire trop éloigné de la mer et du groupe d’oiseaux qui se laissent bercer par les flots paisibles dans l’anse du port : des Eiders à duvet, quelques Hareldes boréales, pas mal de Fulmars boréaux et une Macreuse noire mais pas d’Eider de Steller.

Nous poursuivons l’exploration vers l’anse suivante, hors du village, avec une grande plage et de gros rochers analogues à ceux de la Bretagne nord, vers lesquels nous avons aperçus un groupe important d’Arlequins plongeurs qui se nourrissent et s’amusent en barbotant dans les vaguelettes. Après une petite marche, cachés par les rochers, Le soir nous allons explorer le petit port de Höfn à dix kilomètres de distance, de l’autre côté du fjord.

Macareux moine revenant de la pêche
En fait, nous découvrons une petite réserve naturelle d’oiseaux marins dans des falaises avec des panneaux explicatifs et des escaliers aménagés qui permettent de circuler parmi les oiseaux sans les déranger ; des Macareux moines reviennent de la pêche et rapportent à leur progéniture au fond des terriers jusqu’à quinze lançons tenus dans leur étrange bec coloré. Nous trouvons aussi des Fulmars boréaux et des Mouettes tridactyles qui nichent dans les parois et volent au-dessus de nous avec des Mouettes rieuses, un Goéland marin, des Grands labbes et des Labbes parasites cherchant manifestement à se mettre quelque chose sous la dent, si j’ose dire ; quelques Grives mauvis chantent encore tardivement. Après plusieurs tentatives photographiques dans une lumière solaire qui baisse de plus en plus et une fine pluie qui se met ou se remet à tomber, nous décidons d’évacuer les lieux et de rentrer dare-dare nous mettre au lit à l’Auberge de Jeunesse.

Macareux moine
Lundi 22 juin 2009

Borgarfjöðrur ‐ Höfn (312 km) ; nuit à l’AJ de Höfn -AJ de Borgarfjörður ; Egilsstaðir par la 94 ; Breiðalsvik par la N1 ; Berunes par la 96 ; tour du Berüfjörður ; Djúpivogur ; tour du Hamarfjörður ; tour du Álftafjörður ; phare de Hvalnes ;lagunes de Lónsfjörður ; Höfn ; Voðar Skriddur vers le Hornafjörður ; AJ de Höfn ; sortie du soir à Höfn.

Depuis l’Auberge de Jeunesse de Borgarfjörður, nous rejoignons Egilsstaðir par la 94 puis Breiðalsvik par la N1 et Berunes par la 96 ; nous contournons quelques fjords dont le Hamarfjörður où nous comptons un regroupement de 125 Cygnes chanteurs et observons quelques Oies cendrées avec des juvéniles ; ensuite nous contournons l’Álftafjörður où nous comptons 96 Cygnes chanteurs supplémentaires et observons trois Plongeons imbrins ; par hasard, en balayant à la longue-vue, nous découvrons un Renne muni d’une belle ramure mais assez loin ; les Rennes ont été introduits en Islande et se sont si bien développés qu’il a fallu en exterminer une partie ; c’est toujours la même histoire, l’homme trouve toujours que les animaux sont trop nombreux ; les Rennes restants sont devenus très sauvages et méfiants si bien qu’il est assez difficile d’en observer maintenant.

Nous faisons une halte au phare de Hvalnes pour observer la lagune de Lonsfjörður avec son cordon littoral : nous estimons à la louche que quelques mille Cygnes chanteurs sont regroupés là avec un seul Eider à duvet mâle dans le paysage, et une Oie à bec court ; étonnant ! En revenant à la voiture, Sylvain manque de marcher sur un Eider à duvet femelle qui couve parmi des galets et quelques herbes ; nous en faisons rapidement quelques photos sans la déranger.

Eider à duvet femelle qui couve

Là encore, Sylvain a frappé fort : ses recherches sur Internet et ses déductions nous ont appris qu’en bord d’océan, à Þvottárskriður près du Hornafjörður, une ou plusieurs Macreuses à front blanc Melanitta persoicillata mâle avaient été observées les deux années précédentes au sein d’un grand groupe d’Eiders à duvet et de Macreuses noires mâles à quelques exceptions près ; nous avons l’intention de découvrir cet oiseau rare et pour cela nous explorons soigneusement la côte sur une bonne distance ; nous découvrons tous les oiseaux habituels et encore une bande de quelques dizaines d’Arlequins plongeurs mâles, mais aussi de grandes bandes d’Eiders à duvet mâles qu’il faut inspecter soigneusement ; nous savons que le meilleur site d’observation se tient sous un gigantesque pierrier très pentu, en bord de la route, du côté des terres et que des travaux de remise en état sont réalisés, justement pour empêcher les chutes de pierres.

Macreuse noire

Nous finissons par trouver le lieu ; sur l’océan, à bonne distance, nous découvrons un grand groupe de
quelques centaines d’Eiders à duvet avec 270 Macreuses noires mâles un peu à l’écart qui se reposent mollement et se laissent bercer par les vagues, plongeant de temps à autre. Sylvain, avec son oeil perçant, inspecte le banc de Macreuses une à une et finit par découvrir la Macreuse à front blanc mâle, repérable aux taches blanches sur la nuque et le front et à son bec fort, jaune à l’extrémité, avec une tache noire entourée de blanc à la base.

J’avoue que je mets un bon moment avant d’arriver à la trouver ; le groupe d’oiseaux est assez loin mais à la lunette nous la distinguons parfaitement, d’autant mieux qu’un soleil rasant éclaire la scène ; le blanc des taches sur la nuque et le front flashe sur la mer ! Après quelques photos malheureusement à grande distance et une longue période d’observation, nous regagnons la voiture alors qu’un conducteur de camion de chantier attend patiemment et sans nous faire de reproches que nous libérions la place de parking occupée indûment sans le savoir ; nous regagnons l’Auberge de Jeunesse de Höfn pour nous y installer et manger un petit quelque chose.

Eiders à duvet et Macreuse à front blanc (la douzième à partir de la droite) parmi les Macreuses noires

Le soir une sortie dans les lagunes qui entourent Höfn est inévitable ; le site, avec le port et deux grandes lagunes délimitées par des cordons de galets littoraux, est assez grand et renommé pour les observations qui y sont faites ; nous avons la chance de trouver assez rapidement un Garrot à oeil d’or mâle, notre dernier et second en Islande pour ce voyage ainsi que quatre Goélands à ailes blanches dont un adulte et des Goélands bourgmestres dont un premier hiver.

Un vol de Bécasseaux qui scintillent dans le soleil tardif attire notre attention : des Bécasseaux maubèches ! dommage qu’ils disparaissent aussi vite qu’apparus, mais, jour de chance, ils viennent se poser un peu plus tard sur un banc de sable beaucoup plus proche pour se nourrir activement ; ils sont cinquante-quatre en tout en plumage nuptial pour certains avec le ventre et la poitrine bien colorés de brun-roux ; ils sont regroupés, sans doute en migration, depuis les lieux de nidification arctiques afin d’hiverner dans les zones intertidales à vasières d’Europe et d’Afrique occidentales.

Grand labbe

Nous observons encore de grands groupes d’Eiders à duvet au repos sur des bancs de sable, des Labbes parasites et des Grands labbes, et d’autres limicoles plus classiques, des Chevaliers gambettes, des Grands gravelots et des Huîtriers pies. Au passage, j’observe un Campagnol terrestre qui traverse rapidement le sentier. Il est fort tard quand nous rejoignons l’AJ de Höfn pour roupiller.

Le mardi 23 juin 2009

Höfn ‐ Vik (300 km) ; nuit à l’AJ de Vik - Pont sur la rivière Berge ; ferme Holar et lagune ; Jökulsarlón ; toudra après le pont sur l’embouchure du Jökulsarlón ; petit village de Hof ; village détruit de Sandfell ; volcan Hvannadasnüker ; glacier SvinnafeldJökul ; AJ de Vik ; visite nocturne des falaises de Reynisdranga près de Gardar vers Vik.

Jökulsarlon
Le temps est pluvieux, une fois de plus. Nous partons de l’AJ de Höfn en suivant la N1 vers l’ouest ; nous stoppons à proximité d’une lagune près d’un pont sur la rivière Berge vers la ferme Holar où nous observons onze Tadornes de Belon, six Oies cendrées, une centaine de Cygnes chanteurs, onze Fuligules morillons, sept Sarcelles d’hiver et un fuligule un peu bizarre qu’une étude attentive nous permet d’identifier comme un hybride de Fuligule morillon et milouinan (à Tjörn II exactement).

Jökulsarlónpliés en deux, nous progressons à pas de sioux vers la bande de canards, appareil photo en bandoulière et longue-vue entre les dents ; quand nous sortons des rochers pour observer la mer, nous nous retrouvons nez à nez avec toute la bande d’Arlequins posés sur de petits rochers parsemés de fucus vésiculeux .

Bruant des neiges mâle

Parmi quarante-quatre Arlequins plongeurs tous mâles et une femelle, déjà tous magnifiques, l’Eider de steller mâle, à la fois superbe et étrange, nous saute aux yeux tellement son plumage est étonnant, blanc dans l’ensemble, avec les flancs brun orangé, la couleur tournant au châtain sur le ventre, avec le tour d’oeil, le collier du cou, le menton, le dos et l’arrière noirs, les scapulaires et les rémiges tertiaires d’aspect rayé blanc et noir, une tache noire arrondie placée sur les côtés de la poitrine ; une tache lorale verdâtre, un début de huppe arrondie à l’arrière de la calotte plate avec les angles au front et à la nuque bien marqués et un bec gris bleuté complètent l’ensemble. Le soleil est de la partie et éclaire favorablement les canards qui sont assez proches ; à un moment, effrayés par un Goéland ou un Labbe qui les survole, ils s’approchent encore nous permettant ainsi de réaliser une belle série de photos. Mission accomplie.

Phoque veau-marin
Nous parvenons au lac Jökulsarlón sous un temps exécrable, il est dit que nous visiterons tous les sites majeurs par temps pourri ! Nous sortons les capes plastiques et nous voilà partis en exploration ; une marche le long d’une longue moraine nord-sud en galets nous permet de visiter toute la rive est du lac ; du haut de la moraine, à l’est, nous observons toute une plaine glaciaire en galets avec quelques herbes éparses, haut lieu de nidification du Grand labbe comme tout le sud-est ; nous en comptons onze sans doute nicheurs. Quelques Bergeronnettes grises hochent la queue et viennent cherchent des insectes pour aller nourrir leur petite famille. Le Jökulsarlón est un lac glaciaire alimenté par le glacier Breiðamerkurjökull relié à l’énorme glacier Vatnajökull, le troisième glacier au monde et le plus grand d’Europe.

Phoque veau-marin
Il s’est formé au début du XXème siècle par recul du glacier en se séparant de la mer lors de tremblements de terre. D’énormes blocs de glace, en provenance du glacier, quasiment des icebergs, sont coincés par frottement sur le fond du lac ; l’ambiance est polaire avec des couleurs bleutées qui sous le soleil ressortiraient autrement mieux ; quelques Sternes arctiques et des Labbes parasites volent au-dessus des blocs de glace ou se reposent sur eux ; quelques Hareldes boréales et Eiders à duvet nagent mollement en surface ; un Phoque veau marin montre sa tête de tem ps en temps ; au sud, un canal naturel traversé par le pont suspendu sur la N1 déverse l’eau dans l’océan ; la rive à l’est a été renforcée par une digue artificielle en grosses pierres où nichent des Bruants des neiges qui chantent sous la pluie ; dans le canal quelques gros blocs de glace sont charriés par le courant et restent parfois coincés au bord de l’océan. Des Phoques viennent jouer dans l’estuaire sableux et nous observer parfois d’assez près, se laissant volontiers photographier en nous lançant des oeillades attendrissantes.

Après une bonne séance photo de paysages, de Grands labbes, de Bruants des neiges et de Phoques, nous repartons vers l’ouest ; nous traversons une grande toundra assez désertique, de plusieurs kilomètres de long ; le temps est déplorable, mais nous y observons au passage le couple de Bernaches nonettes Brenta leucopsis et quatre pulli annoncés par l’ornitho italien croisé sur Flatey ; les oiseaux se nourrissent activement à quelques dizaines de mètres du bord de la route. Il s’agit peut être du seul couple nicheur en Islande pour l’année 2009. L’espèce niche généralement en colonie sur des îles ou des rivages arctiques, plus souvent sur des côtes rocheuses et des pentes escarpées que dans la toundra.

Grand labbe

Bernaches nonettes en famille

Langue terminale d’un glacier

L’étape suivante est l’adorable petit village de Hof où nichent quelques Moineaux domestiques Passer domesticus que nous tenons absolument à découvrir ; dès l’entrée du village, nous observons des Grives mauvis et des Bergeronnettes grises ; nous cherchons au voisinage des rares fermes et maisons ; il pleut encore et c’est tout de même un peu surpris que nous découvrons un Moineau Islande ornithologique –
domestique mâle caché derrière la vitre d’une baie d’un grand hangar ; le gros malin profite du paysage en restant à l’abri !

Nous continuons jusqu’à une ravissante petite église en bois au toit en gazon entouré d’un minuscule cimetière avec quelques croix de bois blanc et des Sorbiers des oiseleurs en fleurs ; juste avant d’arriver, Sylvain vient de dire qu’il est peut-être possible de trouver des Pigeons ramiers Columba palumbus ; à peine a-t-il terminé sa phrase, que nous nous trouvons nez à bec avec un superbe Pigeon ramier à quelques mètres de distance, dans l’herbe parmi des fleurs jaunes du plus bel effet ; nous avons la chance avec nous mais aussi quelques indications trouvées sur Internet pour aider la chance ; des Bergeronnettes grises se perchent sur l’entrée du petit cimetière avec des insectes dans le bec, attendant que nous partions, pour aller nourrir leur progéniture dans un arbre proche.

Pigeon ramier de Hof

Église et cimetière de Hof

Bergeronnette grise

Plus à l’ouest sur la N1, nous visitons rapidement les restes du village Sandfell détruit par je ne sais plus quel cataclysme au cours des siècles passés. Sur un muret en ruine, un jeune de Traquet motteux attend que ses parents viennent le nourrir, le mâle à quelque distance est un peu inquiet et souhaite visiblement que nous quittions les lieux. De nombreuses Grives mauvis chantent perchées sur des piquets et se nourrissent dans les prairies fraîchement fauchées à la recherche de bons gros vers et insectes.

Traquet motteux mâle

Traquet motteux juvénile

En continuant plus à l’ouest, nous passons devant de superbes paysages, des champs cultivés ou semés de lupins colorés avec en arrière-plan le volcan Hvannadasnüker ou encore le glacier Svinnafeldjökull étincelants de neige et de glace.
Nous arrivons à l’Auberge de Jeunesse de Vik vers sept heures du soir où nous nous installons et prenons un rapide repas. Nous terminons la soirée par la visite des falaises de Reynisdranga près de Gardar, à quelques kilomètres à l’ouest de Vik ; une grotte entourée par des colonnes prismatiques en basalte, en photo dans tous les guides et à l’AJ, est surmontée par de hautes falaises où nichent des Mouettes tridactyles, des Fulmars boréaux et quelques Macareux moines dans les zones herbues et bien fleuries.
En mer deux pics isolés donnent un aspect étrange à la côte. Nous observons quelques Fous de Bassan de passage ainsi que quelques Puffins des anglais Puffinus puffinus assez loin sur la mer. Du côté opposé, au bout d’une grande plage de galets qui s’étale sur plusieurs kilomètres vers l’ouest, les falaises de Dirolahey s’avancent en mer et dessinent une arche naturelle et des pics isolés du plus bel effet, dans une lumière irréelle sous de gros nuages tourmentés. Il commence à se faire tard et nous rentrons dormir à l’AJ de Vik.

Mercredi 24 juin 2009

Vik ‐ Laugarvatn (255 km) ; nuit à l’AJ de Laugarvatn - Petit déjeuner à l’AJ de Vik ; les falaises de Dirolahey ; chute de Skogafoss ; MyrdasJökul ; champ des Geysers à Geysir ; chutes de Gulfoss ; lacs Laugarvatn et Apavatn ; AJ de Laugarvatn (ancienne poste).

Il fait beau ; l’Auberge de Jeunesse se tient dans un site superbe, avec des champs bien verts et les grandes falaises de Reynisdranga en arrière-plan. Nous n’avons pas eu le temps de faire les provisions la veille, aussi nous prenons le petit déjeuner à l’AJ de Vik, un buffet bien fourni pour un prix modique.

Grive mauvis

Nous partons visiter les falaises de Dirolahey depuis le haut ; elles surmontent la mer d’une centaine de mètres ; sur le plateau herbeux nous observons des Pipits farlouses, des Grives mauvis et des Bergeronnettes grises ; les falaises elles-mêmes sont occupées par des oiseaux marins : des alcidés, des Mouettes tridactyles et des Fulmars boréaux qui viennent en vol quasi stationnaire frôler le haut de la falaise en jouant avec leurs confrères au passage ou en nourrissant leur progéniture ; certains plus ou moins domestiques vivent en falaise. L’instant est propice à une séance photo alors que le soleil éclaire les oiseaux exactement comme il faut. Vers l’est, nous apercevons les falaises de Reynisdranga visitées hier soir.

La magnifique chute de Skogafoss constitue l’étape suivante. Elle se jette de 60 mètres de haut dans un décor tout en verdure avec des pitons rocheux en arrière-plan ; avec le soleil dans notre dos, un superbe double arc-en-ciel se dessine dans les embruns, avec l’arc primaire le plus interne, rouge à l’extérieur et bleu à l’intérieur, le contraire pour l’arc secondaire plus externe, comme il se doit selon les lois de la réfraction et de la dispersion ; un grand groupe de jeunes filles islandaises en uniforme grimpe le sentier qui longe la cascade dans une franche gaieté en se dirigeant vers le col Fimmvörðuháls entre les glaciers Mýrdalsjökull et Eyjafjallajökull qui se découvrent au loin.

Chute Skogafoss

En roulant vers l’ouest nous observons divers aspects du Mýrdalsjökull, étincelant sous le soleil, avec parfois de gigantesques champs de lupins d’un bleu superbe en premier plan, ce qui est tout simplement exquis.
Nous quittons la N1 vers Selfoss pour nous diriger vers Geysir et Gulfoss en empruntant la route 35. Le champ volcanique de Geysir qui signifie « celui qui jaillit » est assez spectaculaire, par la présence de fumerolles, d’eaux bouillonnantes, de marmites de boue et de solfatares, mais surtout car il est le seul endroit en Islande où existent des geysers, deux seulement. L’émission des geysers résulte du contact entre un magma chaud qui monte du sol et de l’eau d’infiltration qui s’échauffe jusqu’à former une bulle de vapeur qui jaillit vers le haut en emportant avec elle des eaux brûlantes. Le Grand Geyser peut jaillir jusqu’à quatre-vingt mètres de haut ; actif à partir de 1294, il a été abîmé par l’introduction de graviers jetés pour provoquer l’émission et ne fonctionne plus guère ; actuellement, pour des fêtes exceptionnelles, l’émission peut aléatoirement être provoquée par introduction de produits tensioactifs.

Geyser Strokkur
L’autre geyser, nommé Strokkur, émet un jet allant de quelques mètres à vingt mètres de haut de façon
plus ou moins régulière avec des écarts temporels de l’ordre de cinq à dix minutes, tout cela sur fond de montagnes enneigées et de fumerolles. Le grand jeu consiste à prendre la photo de la bulle qui émerge juste avant l’émission. Tout en observant le phénomène, nous notons la présence de Pipits farlouses, de Sizerins flammés et de Grives mauvis.À neuf kilomètres à l’est, par la 35, nous atteignons la chute de Gullfoss ou « chute d’or » très large, à
deux niveaux, sur trente-cinq mètres de hauteur, qui se précipite dans une gorge abrupte flanquée de
deux parois en colonnes prismatiques de basalte noir. Il faut marcher le long d’un sentier qui reçoit les
embruns responsables, avec le soleil derrière nous, d’un superbe arc-en-ciel s’appuyant sur les deux
bords de la chute. Les quelques espèces de passereaux habituels s’observent dans le voisinage.

Gullfoss ou « Chute d’or »
Nous rebroussons chemin sur la 35 pour nous engager sur la 37 qui contourne les beaux lacs
Laugarvatn et Apavatn, sur lesquels s’observent des Hareldes boréales, des Harles huppés, des
Fuligules morillons et milouinans, des Cygnes chanteurs, trois Sarcelles d’hiver, un Canard
siffleur, deux Plongeons catmarins, un imbrin, des Goélands bruns et des Mouettes rieuses avec
sur les rives et dans le voisinage parsemé de fleurs, d’arbustes et de prairies des Grives mauvis, des
Bécassines de marais, des Barges à queue noire et des Grands gravelots ; en voiture, le long d’un
mur de pierre, à quatre mètres de nous, nous découvrons un Lagopède alpin qui fait la sieste ; il se
laisse mitrailler quelques instants mais en essayant de me placer mieux, j’appuie malencontreusement
sur le klaxon provoquant ainsi l’ire de Sylvain alors que l’oiseau a vite fait de disparaître en un vol
lourd et bruyant. Au cours d’une petite balade, pour la première fois, nous sommes assaillis par une
myriade de moucherons qui ne piquent pas mais énervants pour la peau, sortis alors que la température
s’élève sensiblement. Jusqu’alors nous n’avions jamais été confrontés à eux, certainement du fait de la
pluie et du vent et des températures un peu trop basses que nous avons subis jusqu’alors.

Bécassine des marais

Nous passons la nuit à l’Auberge de Jeunesse de Laugarvatn, une ancienne poste reconvertie, au bord
de la route avec de l’autre côté un enchantement de lupins, de bouleaux, de saules et autres, animé par
de nombreux oiseaux nicheurs qui chantent de concert, notamment des Troglodytes mignons qui
lancent leur trille allègrement.

Jeudi 25 juin 2009

Laugarvatn ‐ Heimaey (65 km) ; nuit chez l’habitant - AJ de Laugarvatn ; cratère Kerid ; forêt d’épicéas de Snaefokkstaddir ; Þorlakshöfn ‐ embarquement pour Heimaey à 15 h ; départ à 16 h sous la pluie pour 2 h 30 de trajet ; observations en mer ; présentation à l’hôtel Eyjar où nos chambres sont en travaux ; installation chez l’habitant ; visite des aux côtières voisines de la ville d’Heimaey.

Nous repartons pour Selfoss par les 37 et 35 alors que les troglos chantent encore ou déjà. Sur la route, nous visitons le cratère Kerid et son joli lac de cratère. En passant devant la forêt d’épicéas de Snaefokkstaddir, nous faisons une halte pour rechercher les Bec-croisés des sapins Loxia curvirostra qui y sont présents ; nous avons encore la chance avec nous, en très peu de temps, nous captons un chant qui ressemble beaucoup à celui du bec-croisé et nous voyons deux Bec-croisés perchés au sommet d’un épicéa qui s’envolent sans qu’on puisse les caler dans la lunette.

Une recherche plus poussée nous montre qu’il s’agit d’un mâle et d’une femelle ; nous observons d’autres espèces, mais plus classiques, des Sizerins flammés, des Grives mauvis, des Pipits farlouses, des Bécassines des marais et des Barges à queue noire qui s’envolent et tournent autour de nous en criant pour nous signifier qu’elles sont chez eux ; il ne s’agit pas de rester trop longtemps, nous dérangeons.

Barge à queue noire

Un gros groupe d’Eiders à duvet se repose sur une plage vers le pont sur la Ölfusa ; nous n’avons pas le temps de le détailler avant de nous rendre au port de Þorlakshöfn, où nous embarquons avec la voiture pour Heimaey, une des îles Vestmann, la seule habitée, un peu trop grande pour être parcourue à pied pendant les vingt-quatre heures que nous devons y passer.

Il faut être sur place à 15 h pour un embarquement à 16 h. Le ferry part à l’heure dite, et le mauvais temps annoncé n’est pour le moment pas au rendez-vous, à peine quelques bruines passagères ; d’un point de vue ornithologique, sur l’île elle-même, nous n’attendons pas de découverte majeure mais pendant la traversée, nous pouvons découvrir des puffins, des océanites et des mammifères marins à condition d’avoir un temps suffisamment clair ; de toute façon, le mauvais temps est partout, autant faire ce que nous avons prévu. Nous montons sur le pont supérieur, lunette sur trépied prête à capter les nouveautés. Nous observons de fort loin un Océanite tempête et un Puffin des anglais. Une aileron de mammifère marin est brièvement vu ce qui ne permet guère de conclure. Bref, en 2 h 30 de traversée, nous n’avons pas vu grand-chose.

Eider à duvet mâle

L’entrée dans le port de Heimaey est intéressante , le ferry passe entre une haute falaise à droite avec une colonie de Mouettes tridactyles et quelques alcidés et l’extrémité de la coulée de lave à gauche, issue du volcan Eldfell, entré en éruption en 1973 ; pour empêcher l’obstruction du port, il avait fallu arroser d’eau de mer avec des lances de forte puissance, tentative couronnée de succès.

Arrivée au port de Haemey

Un signe précurseur avait eu lieu dix ans auparavant ; en plein océan à vingt kilomètres au sud d’Heimaey une île volcanique surgissait ; elle existe encore, nommée Surtsey, que nous apercevrons demain lors d’une amélioration du temps et qui est la plus jeune île volcanique au monde. L’éruption de 1973 s’est produite après quelques tremblements de terre quand le volcan Eldfell a émergé des flancs de l’ancien volcan Helgafell, dans un flot de laves et de cendres, si bien que l’île possède maintenant deux cônes volcaniques voisins et que la lave a agrandi la surface de l’île de trois km2.

Mouette tridactyle

À l’arrivée, nous récupérons la voiture et trouvons rapidement l’hôtel Estry où nous avons retenu deux chambres ; il se tient à deux pas d’une usine de traitement du poisson, une des spécialités d’Heymaey ;elle dégage une odeur pestilentielle, à vous donner envie de fuir sur la lune ; nous n’avions pu réserver de chambres en Auberge de jeunesse ou en ferme hôtel car un tournoi de football des écoles d’Islande se tient sur l’île lors de notre passage ; les pauvres élèves, avec la pluie qui tombe, ils ne doivent pas s’amuser. Le patron est introuvable mais son numéro de téléphone est affiché, si bien que nous le joignons pour lui demander d’arriver dare-dare ; un quart d’heure plus tard, un peu gêné, il nous avoue que des travaux ont lieu actuellement et que nos chambres ne sont pas en état ; pour nous consoler, il nous invite à prendre un pot et nous concocte une solution de rechange en nous relogeant chez l’habitant ; un appel téléphonique et le dit habitant arrive en 4x4 ; il nous loge pour plus cher qu’il était demandé à l’hôtel ; après brève discussion, il ramène le prix à celui prévu à l’hôtel.

Laves descendues vers la ville

Son fils, de mauvaise humeur, cède sa chambre à Sylvain alors que nous nous installons dans celle du proprio. Ils vont dormir dans un petit réduit qui se trouve sous l’escalier menant à l’étage ; bref, tous les islandais ne roulent pas sur l’or. De notre côté, nous sommes assez heureux d’avoir pu échapper aux odeurs incommodantes du port d’Heymaey. À peine repartis, le mauvais temps annoncé arrive malheureusement, avec une forte pluie qui dura plusieurs heures, ce qui nous conduira à nous réfugier au restaurant.

Huitriers pie

Nous partons en balade en fin de soirée, d’abord à proximité du port en un endroit où une usine de traitement du poisson rejette des détritus, mais sans odeur désagréable ; des quantités phénoménales de
Fulmars boréaux, dont un de forme sombre, et de Mouettes tridactyles se disputent les restes dans un bruissement curieux. Derrière nous, dans une grande pente herbeuse des Huîtriers pies, des Chevaliers gambettes et quelques Bergeronnettes grises, tous nicheurs font un tintamarre de tous les diables. Le soir nous allons observer le voisinage de l’entrée du port depuis l’extrémité de la presqu’île nord-est alors que le temps est devenu un peu plus serein ; surtout des Fulmars et des Mouettes tridactyles puis un Puffin des Anglais puis deux, puis trois puis une multitude apparue en quelques instants qui va s’évaporer tout aussi vite, ce qui signe notre retour au gîte.*

Vendredi 26 juin 2009

Heimaey ‐ Þorlakshöfn ‐ Laugarvatn (84 km) ; nuit à l’AJ de Laugarvatn - Le temps s’est amélioré. Nous faisons un tour de l’île avec visite du port et quelques balades pour voir différentes falaises à oiseaux marins qui ne sont pas les plus fournies parmi celles vues en Islande ; mais le cadre est magnifique ; sur des îlots voisins, nous observons des Fous de Bassan en colonie sur les sommets, des Guillemots de Troïl, des Pingouins Tordas, des Macareux moines, des Mouettes tridactyles, de nombreux Fulmars boréaux et des Eiders à duvet au bord des côtes. Sur l’île tous les oiseaux habituels : Bergeronnettes grises, Pipits farlouses, Grives mauvis, Traquet motteux, Bécassines des marais. Curieusement, nous n’observons aucune Sterne arctique alors qu’elles nichent par millions en Islande.

Une visite du volcan Eldfell s’impose ; le cratère, en lave rouge granuleuse, est bien formé, en cône inversé ; sur ses bords, des fumerolles indiquent que les phénomènes volcaniques sont encore à l’oeuvre, mais le refroidissement se poursuit ; certains endroits sont tièdes ; il paraît qu’à un mètre de profondeur la température peut atteindre 400 °C ; du soufre bien jaune recouvre parfois le sol ; des cavités creusées par les habitants pour faire cuire le pain sont visibles ; du haut du volcan, nous voyons la coulée de lave qui a failli engloutir le port lors de l’éruption de 1973 ; à proximité de l’Eldfell (221

Le ferry pour Þorlakshöfn part à 16 h et arrive à 18 h 30 ; au cours de la traversée, par temps bien plus clair qu’à l’aller, sans pluie ni soleil, presque idéal pour bien voir en mer sans être éblouis, nous observons un puffin fuligineux Puffinus griseus, précoce, dont le sud de l’Islande constitue la limite nord de répartition pendant ses migrations en « 8 », quelques Puffins des anglais et d’assez loin, un Océanite tempête, des Fous de bassan, des Fulmars boréaux, des Grands labbes, des Labbes parasites et quelques Mouettes tridactyles.

Le soir, nous devons retourner dormir à l’AJ de Laugarvatn ; en chemin, sur des plages vers le pont sur la Ófulsa, nous faisons une longue halte pour observer le grand groupe d’Eiders à duvet vu à l’aller, au sein duquel Sylvain découvre encore deux Eiders à tête grise, une femelle adulte et un mâle de premier été.

Le soleil est de la partie et un éclairage un peu rasant donne une lumière dorée du plus bel effet. De nombreuses Sternes arctiques pêchent en voletant et plongent à la recherche de petits poissons dans un ballet très aérien au-dessus des vagues qui se forment à l’endroit où la Olfusa se jette dans l’océan.Des Labbes parasites, formes claires et sombres, prennent les Sternes en chasse dès qu’elles ont capturé un poisson. Parfois, ils se mettent à plusieurs, jusqu’à cinq, souvent trois, pour barrer la route à la malheureuse qui n’a pour alternative qu’une fuite éperdue ou lâcher son poisson aussitôt rattrapé par un labbe. Mais de toute façon, elle finit par lâcher sa proie. Une petite séance photo s’impose pour immortaliser les scènes sous un beau soleil du soir qui nous fait l’honneur de se montrer.

Au retour à l’AJ de Laugarvatn, je m’aperçois que je n’ai plus mon petit appareil photo panasonic F100 qui a dû glisser de ma poche de veste où je le mets habituellement. Après un dîner réparateur et une bonne période de réflexion, je pense avoir perdu l’appareil sur la plage, vers le pont de la Olfusa, alors que je m’étais assis pour photographier plus commodément les Labbes parasites, mais sans garantie du gouvernement.

Il est tout de même onze heures du soir ; avec Monique, laissant Sylvain dans les bras de Morphée, en priant pour que la marée ne soit pas montée trop haut, nous refaisons les routes 37, 35, 34, oubliant un tantinet les limitations de vitesse ; sur la plage, au premier coup d’oeil, nous repérons le boîtier noir qui contient l’appareil, juste à la limite de l’eau de mer qui a commencé à le mouiller ; j’ouvre le boîtier et miracle, l’appareil est au sec.

Nous reprenons les routes 34, 35, 37 peut-être bien encore plus vite qu’à l’aller alors que la luminosité passe à son minimum afin de roupiller au plus vite ; nous arrivons à l’AJ vers une heure du matin, un peu fatigués, mais super contents d’avoir récupéré notre miraculé.

Samedi 27 juin 2009

Laugarvatn ‐ Þingvellir ‐ Þingvellavatn ‐ Reykjavik (120 km) ; nuit à l’AJ de Reykjavik -Au départ de Laugarvatn, les Troglodytes déroulent leur trille, les Grives mauvis chantent -inlassablement, les Bécassines des marais chevrotent un peu partout ; un Grand corbeau fait sa ronde.

Courlis corlieu

Nous allons vers Þingvellir, site historique du premier parlement islandais. L’endroit, très touristique, est envahi pas quelques cars de touristes et des convois de gros 4x4 qui en jettent un max. Le site
domine le lac Þingvellavatn, très harmonieux, avec des bouquets d’épicéas, de bouleaux et de saules

Schématiquement, une faille bien nette, avec des parois bien verticales, d’une dizaine de mètre de haut, sépare l’Islande en deux, d’un coté la plaque américaine et de l’autre la plaque européenne ; une rivière y entre par une très jolie chute de quelques mètres de hauteur et s’échappe ensuite en méandres paresseux vers le lac, avec les inévitables Eiders à duvet femelles et leur nombreuse progéniture qui s’y nourrit.

Cygne chanteur

Nous échappons à la horde de touristes en entamant un tour du lac Þingvellavatn ; nous y observons quelques oiseaux : des Cygnes chanteurs, des Plongeons imbrins, des Sternes arctiques, des Fuligules morillons, des Goélands bruns, des Harles huppés, sept Fuligules milouinans et des Eiders à duvet.

Lac de Thingvellatn

Dans le voisinage du lac, en arrivant vers un petit pont en bois près d’une ferme, nous observons des Courlis corlieux qui crient de désespoir, perchés sur la rambarde du pont tout près de nous, ainsi que des Phalaropes à bec étroit, des Bécassines des marais, un Pipit farlouse et des Chevaliers gambettes.

Fleurs linaigrettes

En descendant de la voiture, nous découvrons un pulli de courlis immobile au sol ; il est vivant mais semble paralysé ; peut-être a-t-il été touché par une voiture ou un tracteur de passage. Nous le mettons dans les herbes sur le côté de la route, mais son cas est désespéré ; nous comprenons mieux le désespoir des adultes corlieux.

Cheval islandais

Sur le petit lac voisin Villingvatn, nous trouvons une colonie de Mouettes rieuses et parmi elles, avons la chance de repérer une Mouette pygmée Larus minutus adulte nuptiale, blottie dans des herbes ; lors d’un envol général, pour je ne sais quel raison, nous la voyons évoluer gracieusement en vol ; aucun doute sur l’identification.

Nous allons à Reykjavik pour retourner à la pointe de Seltjarnarnes, avec son petit lac, qui nous semble aussi propice à quelque rareté. Les oiseaux sont regroupés à l’extrémité est ; il est facile d’identifier deux Goélands bourgmestres, pas mal de Goélands bruns et quelques argentés, des Canards chipeaux et siffleurs en mue, des Eiders à duvet et quelques Grand gravelots. Tout à coup, Sylvain m’annonce qu’il vient de découvrir une espèce à rajouter à ma liste du Paléarctique occidental, mais me laisse chercher par pur souci pédagogique.

Grive mauvis

Sur l’eau, je découvre trois Sarcelles d’hiver mâles et avec elles, un quatrième individu très semblable à une Sarcelle d’hiver sans le trait blanc horizontal sur les côtés du dos mais avec un trait blanc vertical bien net sur les côtés de la poitrine ; un examen attentif montre qu’elle manque de certains traits jaunes de la tête ; nous avons tous les caractères d’identification d’une Sarcelle à ailes vertes Anas carolinensis, originaire d’Amérique du nord, rare en Europe.Sarcelles d’hiver (à gauche) et à ailes vertes (à droite)

Nous poursuivons notre exploration jusqu’au bord de mer pour trouver quelques limicoles, des Huîtriers pies et des Tournepierres à collier peu vus lors de notre voyage.L’observation en mer, un peu sous l’horizon, nous donne des Orques, belles bêtes d’une dizaine de mètres de long, avec un aileron triangulaire un peu incurvé vers l’arrière. Plus près, nous voyons deux Phoques veaux marins.

Puisque la chance nous sourit, nous décidons d’aller faire une visite au cimetière Fossvögur de Reykjavik où selon nos informations, un Pinson des arbres a été entendu chanter ce printemps. Le cimetière est très vaste et très agréablement planté de nombreux arbres de diverses essences ; nous observons et entendons chanter des Étourneaux sansonnets, des Grives mauvis, des Bergeronnettes grises, des Merles noirs et des Sizerins flammés.
À quelques dizaines de mètres, un chant bien connu se répète ; nous fonçons vers l’endroit présumé pour se trouver nez à nez avec un superbe Pinson des arbres mâle dans un arbre tout occupé à collecter des insectes qu’il tient dans son bec ; non seulement, il chante, mais il nourrit ; nous en concluons qu’il est nicheur certain.

arbres nicheur du cimetière de Reykjavik

Après ces belles nouveautés du jour, nous retournons passer la nuit à l’AJ de Reykjavik, toujours dans une chambre à trois paires de lits superposés avec trois inconnus qui dorment déjà.

Dimanche 28 juin 2009

Reykyavik ‐ Keflavik (160 km) -Dernier jour en Islande : lac de Tjörnin à Reykjavik ; les 3 petis lacs de Garður ;le phare de Garðskagi ; Hvalnes ; champ de lave de Krusavik ; lacs de Kleifarvatn ; petits bois d’épicéas et
de saules au‐dessus du Blue Lagoon ; bain dans le Blue Lagoon ; aéroport de Keflavik ; enregistrement des bagages ; casse‐croûte ; embarquement vers minuit.

Nous passons au lac Tjörnin de Reykjavik pour faire quelques photos mais la variété est moins grande
que les deux premiers jours ; nous trouvons beaucoup d’Oies cendrées sur l’îlot et sur le lac et nouveau, une Oie à bec court qui se repose sur l’eau. Un Étourneau sansonnet s’envole depuis un petit arbre.

Mouettes rieuses

Nous retournons voir les trois petits lacs de Garður déjà visités le premier jour, sans grandes nouveautés. Nous repassons aussi au phare de Garðskagi ; l’observation en mer nous donne quelques Océanites tempêtes dont un assez proche ce qui nous permet d’observer son comportement et ses caractéristiques en détail. Des Sternes arctiques volent toujours aussi gracieusement au-dessus de l’eau parfaitement calme comme un miroir, leur reflet se forme sous elles presque aussi net qu’elles.

Sur la plage, des Bécasseaux violets. Le terrain de camping voisin est envahi par un groupe de jeunes
mais trois Pluviers dorés traînent tout de même dans les parages.

Nous repartons vers Hvalnes pour faire à nouveau de l’observation en mer ; des vedettes d’observation de cétacés circulent à quelque distance ; il doit bien y avoir quelque chose à observer dans leur direction ; nous trouvons une bande d’Orques dont les ailerons et le dos ressortent quand ils viennent en surface et aussi des Rorqual sp et des Marsouins plus petits. Pas très loin dans la baie devant nous onze Plongeons imbrins dont un adulte s’avancent en ligne avant de disparaître.

Nous visitons le champ de lave de Krusavik, un assez beau site très bien aménagé, avec des sentiers
qui traversent fumerolles, sources bouillonnantes et solfatares.Nous faisons une halte au lac Kleifarvatn, très grand mais désert ; en cherchant bien, nous découvrons des Fulmars.

Nous partons pour deux petits bois d’épicéas et de saules au voisinage du Lagon bleu ; nous savons que des Roitelets huppés ont été signalés nicheurs ; Sylvain ne met pas longtemps a repérer leurs chants Particulièrement fins et aigus, qui n’arrivent plus guère à mes oreilles ; entre deux bosquets, nous verrons passer onze Roitelets huppés dont au moins un juvénile. Nous observons aussi des Pluviers dorés, des Pipits farlouses, des Grives mauvis et des Bergeronnettes grises.
Le célèbre Blue Lagoon ou Lagon bleu est une grande piscine naturelle alimentée en eau chaude éothermique dans laquelle nous allons prendre un bain d’une heure trente, moyennant vingt euros tout de même ; ses eaux chaudes bleutées sont laiteuses, surmontées d’importants nuages de vapeur qui donnent une
atmosphère irréelle, ouatée ; la couleur est due à une algue spécifique ; nous nous baignons sous la bruine qui tombe sans arrêt et ne nous dérange pas du tout ; nous ne sommes pas seuls : de nombreux islandais pratiquent le sauna avec délectation, certains avec un verre de bière ou de champagne à la main, dans une atmosphère ouatée, paisible ; une chute artificielle déverse des tonnes d’eau chaude sur le dos des amateurs de massage musclé ; nous en faisons partie. Parfois, une Bergeronnette grise curieuse vient nous survoler.

Bien détendus, nous repartons sous une pluie battante pour l’aéroport rendre la voiture, enregistrer les bagages et prendre un sandwich avec une bonne bière. Nous devons embarquer pour Paris vers minuit pour 3 h de vol environ ; Iceland Air, près de ses sous, nous donne tout juste un petit verre de boisson non alcoolisée.

Lundi 29 juin 2009

Avion Keyflavik (0 h 55) – Paris (6 h 30)
Iceland Air tient ses horaires et nous arrivons à l’heure prévue ; Paris est embouteillé du fait de travaux sur le périphérique ; notre taxi met un bon bout de temps pour nous ramener dans le 19ème alors que Sylvain vogue en transport en commun vers son domicile où il doit faire une courte halte seulement avant de rejoindre son lieu de travail à l’heure habituelle ou presque.

Renseignements pratiques

Les cartes

 Ísland Iceland Ferðakort, 1:500 000, 11ème éd., 2005, éd. Landmælingar Íslands (achetée à la
maison de l’Islande à Paris, mais qui n’existe plus) avec index des noms de lieux ;
 Island, Euro-Länderkarte, 1:750 000, éd. RV Verlag (achetée au Vieux Campeur) avec index
des noms de lieux et des plans détaillés de Reykjavik, du nord du lac Þingvellavatn et du lac
Myvatn
 Húsavík-Mývatn, Iceland, Sérkort, 1:100 000, éd. Landmælingar Íslands (achetée à la maison
de l’Islande à Paris)
Les rapports et articles
 Voyage en Islande du 13 septembre au 8 octobre 2004, compte-rendu ornithologique, Julien
Birard et Maxime Zucca, le plus souvent en compagnie de Yann Kolbeinsson
 Islande (11 juin-2 juillet 2003) A. Boussard avec annexes pour réservations, transports,
hébergements
 Islande 2003 : préparation Madou et Jean-Michel Moreau
 Islande ornitho – été 2005 François Roche roche.piafs@wanadoo.fr
 Voyage ornitho/photo en Islande du 14 au 24 juin 2007 Alain Jouffray alin.piaf@free.fr
 CR du voyage ornitho en Islande 21/07-04/08 1999 Richard et Agnès Grège
richard.grege@free.fr
 Islande 2005 du 29 juin au 17 juillet Rapaël Bussière et Yann Pichon
 Islande : feu, eau et oiseaux du 9 au 22 juillet 2005 par Lutz Lücker et Daniel Nussbaumer sur
www.ornithomedia.com

Les sites et adresses Internet

a} Pour l’ornithologie
http://www3.hi.is/~yannk/migrants.htm ou http://www3.hi.is/~yannk/specialities.htm, site de
Yann Kolbeinsson, essentiel pour les raretés
http://www.fuglar.is/frettir.php Archives des obs’ d’oiseaux rares en Islande (en anglo –
islandais)
http://ornithologie.free.fr/site/islande.html Ornithologie en Islande
http://www.oiseaux.net/liste/site.islande.html Les noms des sites et la liste des oiseaux
d’Islande
http://www.iceland.org/fr/informations-touristiques/environnement-nature Ambassade
d’Islande, article général sur les oiseaux et les sites d’observation en Islande
http://www.ornithomedia.com Pour trouver des descriptions de voyage
http://www.fr.map24.com/ pour situer certaines localités
b) Pour l’intendance
 ifh@farmholidays.is/www.farmholidays.is Documentation sur les Farms Holidays
http://www.lpo.fr Pour trouver des rapports ornithologiques sur l’Islande
http://www.travellingbirder.com/birdwatching/birding_Iceland.php?start=10 D’autres rapports,
pas forcément en français
http://www.farmholidays.is Pour se procurer la liste des Farm Holidays
http://www.hihostels.com Pour réserver ses Auberges de Jeunesse
 seatours@seatours.is Pour réserver le ferry Stykkisholmur-Flatey-Brjanslækur
 hsx@eimskip.is Pour réserver le ferry Þorlákshöfn-Heymaey (île Vestmann)
http://france.icelandair.is Pour les billets d’avion Paris-Keflavik
http://espaceclients.autoescape.com/espace_clients.php et contact@autoescape.com Pour louer
la voiture

Les livres

 Les oiseaux d’Islande, Michel Breuil, 1989, éd. R.Chabaud-Lechevalier, indispensable
 Islande, Bibliothèque du voyageur, 2005, éd. Gallimard, vraiment bien
 Islande, coll. Le Guide du routard, 2005-2006, éd. Hachette
 Islande, Les plus belles randonnées pédestres, Guide de randonnées, 2005, G. et C. Handl, éd.
Rother
 Where to watch birds in Scandinavia, Gustaf Aulén, éd. Birdlife international (l’Islande y est
traitée mais ce n’est pas un pays scandinave)
 Le guide ornitho, Lars Svenson et al., 2000, éd. Delachaux et Niestlé
Les routes, l’essence, la nourriture
 Bon état, même les pistes de terre ; il faut un 4x4 pour les routes marquées F ; les assurances
n’assurent pas les détériorations dues aux chocs par cailloux ou aux contacts en dessous du
véhicule ; grande liste d’autres exceptions.
 L’essence était à un peu moins d’un euro/litre lors de notre séjour ; les stations sont assez
nombreuses et bien réparties, mais il faut tout de même faire attention à la longueur des
étapes.
 Souvent les distributeurs d’essence sont automatiques 24/24.
 Dans de nombreuses stations d’essence, on trouve à peu près de quoi se ravitailler en
nourriture.
 Dans les grandes et petites villes, les supermarchés (à taille humaine) sont bien achalandés.
 Dans les AJ et Farms Holidays, il est toujours possible de faire sa cuisine matin et soir.
 Dans les AJ et certaines Farms Holidays, il est possible commander le petit déjeuner la
veille et au plus tôt à 8 h du matin.
L’argent
 Lors du séjour, le taux de change était approximativement de 1 euro pour 175 ISK (couronne
islandaise)
 La carte bleue est acceptée partout.
 Parfois, il est possible de payer en euros directement.
Pour parler
 Presque tous les islandais parlent anglais plus ou moins bien mais souvent bien mieux que les
français.

Bilan financier pour 17 jours et trois personnes, de Roissy à Roissy
Nous avons pris le taux de change en vigueur lors du séjour : 175 ISK 1 euro.
Rubrique Somme en ISK Somme en
Euros
Déplacements Voyage avion Paris CDG-Keflavik aller-retour 908
Voyages en Ferry pour Heimaey (16940 ISK) avec
la voiture et pour Flatey (13167 ISK) avec la
voiture sauf sur Flatey
Location voiture (Opel Corsa 4 places, 4 portes,
automatique) 17 jours
(dont 6550 ISK sur place) 1151
Essence 61178 350
Logement A.J. + 2 Farms Holidays + 1 hôtel à Heimaey (en
fait chez l’habitant)

Nourriture Achats sur place + 1 resto à Heimaey + petits
déjeuners + repas aéroport
72500 415
Cartes A.J. Pour bénéficier d’une réduction dans les AJ (16
euros par personne et par an)
48
TOTAL 4098€

Espèces observées

Nous avons observé un hybride et 88 espèces d’oiseaux dont certaines exceptionnelles dans
d’excellentes conditions ; j’ai fait sept coches et Sylvain un peu plus, alors que j’étais déjà allé en
Laponie norvégienne. Nous avons observé un seul Renne et des mammifères marins, mais d’assez
loin : Orques, Rorqual sp et Marsouins. Pour une meilleure observation, il aurait fallu effectuer une
sortie en bateau à partir d’Husavik ; les sorties en bateau à partir de Reykjavik donnent de nettement
moins bons résultats selon un groupe de trois jeunes français qui avaient effectué les deux sorties
(mais ces sorties sont toujours assez aléatoires). Pas vu de Renard roux ou polaire.
Le voyage nous revient à 1366 euros par personne pour dix-sept jours tout compris (sauf taxi ou RER
pour aller ou revenir de Roissy et achats personnels) en ayant parcouru environ 3800 km en voiture, en
dormant en Auberges de Jeunesse et en Farms Hollidays, en prenant des repas très rustiques, le midi
en particulier, à partir de produits achetés dans les grandes surfaces ou dans les stations d’essence ; le
voyage, exceptionnel des points de vue ornithologique et touristique me semble bon marché pour un
pays réputé cher.

Liste commentée des espèces

1. Plongeon catmarin-Gavia stellata-Red-throated Diver : Assez fréquent en couple, en petit
nombre, sur les lacs, rivières et en bord de mer ; 1 le 13/06/09 sur le Hvalfjordur ; 2 le
13/06/09 sur le lac de Hof près de la N54 vers le fond du Hvalfjordur ; 1 couple le 15/06/09
avant Dynjandi ; 2 le 15/06/09 à Reykolhar ; 1 le 17/06/09 vers le pont de la N1 sur la rivière
Vatn Dalsa ; 2 ad le 17/06/09 à Geitastaðn vers la N1 ; 1 le 17/06/09 sur la baie de
Saudarkrokkur ; qq le 18/06/09 sur le lac Myvatn ; qq le 20/06/09 sur la route de Letrhöfn à
Blikalon ; 2 le 24/06/09 sur les lacs Laugarvatn et Apavatn ;

2. Plongeon imbrin-Gavia immer-Great Northern Diver : Assez fréquent en couple, en petit
nombre, sur les lacs et en bord de mer ; 1 le 13/06/09 sur le lac Ellidavatn ; 2 le 13/06/09 sur
les bords du Hvalfjordur ; 3 de 2é année et 2 ad nuptiaux le 15/06/09 vers le fond du
Osajfjordur ; 1 ad le 15/06/09 à Dynjandi ; 1 ad le 15/06/09 entre Dynjandi et Flokalundur sur
la N60 ; 1 en vol le 16/06/09 dans le polder de Reykholar ; 1 le 16/06/09 au fond du
Kollafjordur ; 1 couple avec 1 juv le 17/06/09 vers le pont de la N1 sur la rivière Vatn Dalsa ;
1 le 17/06/09 sur la baie de Saudarkrokkur ; 1 le 18/06/09 à Ljosavatn ; 2+1 le 20/06/09 sur la
route de Letrhöfn à Blikalon ; 3 le 21/06/09 à Alftafjordur ; 1 le 24/06/09 sur les lacs
Laugarvatn et Apavatn ; qq le 27/06/09 sur le lac Thinvellavatn ; 1 ad et 6 2A le 28/06/09 en
bord de mer vers Hvalnes ; 1 le 28/06/09 sur le lac Kleifarvatn ;

3. Grèbe esclavon-Podiceps auritus-Slavonian Grebe : souvent en couple, en petit nombre, dans
le Snaeffelsnes, nord et est ; 4(2+1+1) le 13/06/09 sur le lac de Hof près de la N54 vers le fond
du Hvalfjordur ; 1 le 15/06/09 à Reykolhar ; qq le 17/06/09 dans les lagunes de Garðsvatn ; qq
couples le 18/06/09 sur le lac Myvatn ;

Eider à duvet mâle

4. Fulmar boréal-Fulmarus glacialis-Fulmar : Énorme population sur toutes les falaises marines
et sur des parois intérieures de l’île ; une quantité impressionnante les 25 et 26/06/09 sur la
mer en sortie des égouts d’une poissonnerie vers la ville d’Heimaey (île Heimaey parmi les
îles Vestmann), dont un de la forme grise ;

5. Puffin des Anglais-Puffinus puffinus-Manx Shearwater : 1 le 12/06/09 depuis le phare de
Garður ; 1 le 23/06/09 lors d’une observation nocturne depuis les falaises de Reynisdranga
près de Gardar vers Vik ; 100 le 25/06/09 lors d’une sortie nocturne depuis la pointe nord-est
de l’île d’Heimaey (îles Vestmann) ; 4 le 26/06/09 lors du trajet retour Heimaey-Þorlákshöfn ;
plusieurs dizaines à Hvalnes et Stafnes le 28/06

6. Puffin fuligineux-Puffinus griseus-Sooty Shearwater : 1 le 26/06/09 lors du trajet retour
Heimaey-þorlákshöfn ;

7. Océanite tempête-Hydrobates pelagicus-European Storm-petrel : 1 le 25/06/09 lors du trajet
aller Heimaey-þorlákshöfn ; 3 très bien observés le 28/06/09 depuis le phare de Garður et 1 à
Hvalnes ;

8. Fou de Bassan-Morus bassanus-Northern Gannet : quelques uns le 12/06/09 à Gardur et
Reykjanesta ; 2 le 15/06/09 depuis les falaises de Latrabjarg ; colonie le 20/06/09 sur le rocher
aux oiseaux de Rauðinúpur ; qq le 23/06/09 lors d’une observation « nocturne » depuis les
falaises de Reynisdranga près de Gardar vers Vik ; colonie le 26/06/09 sur les îlots proches
d’Heimaey ; qq le 23/06/09 à Reynisdrangar près de Gardar vers Vik ; qq le 28/06/09 à
Gardur ;

9. Grand cormoran-Phalacrocorax carbo-Great Cormoran : qq le 13/06/09 sur le Hvalfjordur ;
qq le 14/06/09 sur le Breiðafjöður vers Stykkyshólmur ;

10. Cormoran huppé-Phalacrocorax aristotelis-European Shag : qq le 12/06/09 au phare de
Garður ; qq le 14/06/09 sur l’île Flatey ;

Cygne chanteur nicheur

11. Cygne chanteur-Cygnus Cygnus-Whooper Swan ; régulièrement observé par couple nicheur
sur les lacs ; parfois de grands rassemblements de non nicheurs dans des lagunes littorales ; le
12/06/09 qq individus sur le lac Tjounin à Reykjavik ; le 12/06/09 1 couple et 5 juv sur le lac
de la pointe Seltjarnarness ; 2 le 13/06/09 sur le lac de Hof vers la N54 près du fond du
Hvalfjordur ; qq le 14/06/09 sur la baie Hagavadall ; 1 couple nicheur le 15/06/09 avant
Dynjandi ; 2 en vol le 15/06/09 à Dynjandi ; 30 en groupe le 16/06/09 à Kollsa ; 1 couple
avec 5 juv le 17/06/09 vers le pont de la N1 sur la rivière Vatn Dalsa ; 6 le 17/06/09 à
Geitastaðn vers la N1 ; >55 le 17/06/09 à Glaumbaer ; qq le 17/06/09 à Saudarkrokkur ; qq le
17/06/09 dans les lagunes de Garðsvatn ; 125 le 22/06/09 à Hammarfjordur après passage à
Breidalsvik ; 96 le 21/06/09 à Alftafjordur ; 1000 le 21/06/09 sur la lagune de Lönsfjordur ;
 100 le 23/06/09 sur la lagune vers la ferme Holar au pont sur la rivière Berge ; qq le 24/06/09
sur les lacs Laugarvatn et Apavatn ; qq le 27/06/09 sur le lac Thinvellavatn ; 1 le 28/06/09 sur
le lac Kleifarvatn ;

12. Oie à bec court-Anser brachyrhynchus-Pink-footed Goose : 15 en vol en V vers le nord le
16/06/09 sur la baie vers l’AJ de Osar ; 2 ad+4 juv le 17/06/09 à Geitastaðn vers la N1 ; qq
couples avec juv le 17/06/09 à Soleiheimagerði et plus loin ; qq le 20/06/09 sur la route de
Letrhöfn à Blikalon ; qq en vol le 20 à Hraunhafnartangi ; qq le 21/06/09 à Möðrudallur sur la
N901 ; 1 à Tjörnin le 28/06 et 1 sur une lagune avec les cygnes qq jours avant ?

13. Oie cendrée-Anser anser-Greylag Goose : fréquente un peu partout ; qq le 12/06/09 à
Garður ; qq le 13/06/09 sur le lac Ellidavatn ; qq le 13/06/09 sur le Hvalfjordur ; qq le
13/06/09 sur le lac de Hof vers la N54 près du fond du Hvalfjordur ; qq le 14/06/09 sur l’île
Flatey ; qq le 14/06/09 sur les bords de la baie Hagavadall ; qq le 15/06/09 vers l’embouchure
du Hnjotur ; qq couples avec juv le 16/06/09 dans le polder de Reykholar ; qq le 17/06/09 sur
la baie vers l’AJ de Osar ; qq 10 ad en couples + nursery avec 45 juv le 17/06/09 à Blonduos ;
nombreux couples nicheurs le 17/06/09 sur l’île de Hrutey ; 1 couple avec juv le 17/06/09 à
Geitastaðn vers la N1 (1 ad avec collier marqué DJB de bas en haut) ; qq le 17/06/09 dans les
lagunes de Garðsvatn ; qq couples avec juv le 17/06/09 à Soleiheimagerði ; qq le 18/06/09
vers le pont de la route 848 sur la rivière Laxa ; qq le 20/06/09 sur la route de Letrhöfn à

Blikalon ; qq nicheurs le 22/06/09 à Hammarfjordur après passage à Breidalsvik ; 6 le
23/06/09 sur la lagune vers la ferme Holar au pont sur la rivière Berge ;
Cygne chanteur nicheur

14. Bernache nonnette-Branta leucopsis-Barnacle Goose : 1m,1f et 4 juv le 23/06/09 dans la
toundra près du Jokulsarlon ;

15. Tadorne de Belon-Tadorna tadorna-Common Shelduck : 2 le 12/06/09 vers Afnar ; qq le
19/06/2009 à Hraunhafnartangi ; 11 le 23/06/09 sur la lagune vers la ferme Holar au pont sur
la rivière Berge ;

16. Canard colvert-Anas platyrhynchos-Mallard : fréquent sur de nombreux lacs et dans des
baies, certains avec des juv, jusqu’à 10 à la fois ;

17. Canard chipeau-Anas strepera-Gadwall : 4m le 12/06/09 sur le lac à la pointe de
Seltjatnarness vers Reykjavik ; 4 m en mue le 17/06/09 à Saudarkrokkur ; qq le 18/06/09 sur le
lac Myvatn ; 1m en mue le 27/06/09 sur le lac à la pointe de Seltjarnarnes ;

18. Canard pilet-Anas acuta-Northern Pintail : 1f les 18/06/09 et 19/06 sur le lac Myvatn ; 2
couples le 20/06/09 sur un lac au bord de la route de Letrhöfn à Blikalon ;

Arlequins plongeurs
19. Canard siffleur-Anas Penelope-Eurasian Wigeon : 5 le 12/06/09 sur le lac à la pointe de
Seltjatnarness vers Reykjavik ; qq le 13/06/09 sur le lac Ellidavatn ; qq le 13/06/09 sur le lac
de Hof vers la N54 près du fond du Hvalfjordur ; qq le 17/06/09 à Geitastaðn vers la N1 ; qq le
17/06/09 à Saudarkrokkur ; qq le 17/06/09 dans les lagunes de Garðsvatn ; 2 le 18/06/09 vers
le pont de la route 848 sur la rivière Laxa ; qq le 18/06/09 sur le lac Myvatn ; 1 le 24/06/09 sur
les lacs Laugarvatn et Apavatn ; 1m en mue le 27/06/09 sur le lac à la pointe de Seltjarnarnes

20. Canard à front blanc-Anas America-American Wigeon : 1m quasi nuptial le 18/06/09 sur le
lac Myvatn ;

21. Sarcelle d’hiver-Anas crecca-Common Teal : 1 couple le 13/06/09 sur le lac de Rif ; 5 le
15/06/09 à Reykolhar ; 5m le 16/06/09 au fond du Kollafjordur ; qq le 16/06/09 à
Snatartunga ; 2m le 17/06/09 vers le pont de la N1 sur la rivière Vatn Dalsa ; qq le 17/06/09
dans les lagunes de Garðsvatn ; qq le 18/06/09 sur le lac Myvatn ; 7 le 23/06/09 sur la lagune
vers la ferme Holar au pont sur la rivière Berge ; 3 le 24/06/09 sur les lacs Laugarvatn et
Apavatn ;

22. Sarcelle à ailes vertes-Anas carolinensis-Green-winged Teal : 1m le 27/06/09 sur le lac à la
pointe de Seltjarnarnes en compagnie de deux Sarcelles d’hiver mâles et 3 autres SH plus loin
sur le lac ;

23. Fuligule milouin-Aythia ferina-Common Pochard : 1m le 19/06/09 sur le lac Myvatn ;

24. Fuligule milouinan-Aythia marila-Greater Scaup : parfois plus fréquent que le fuligule
morillon ; 1f et 4m le 12/06/09 sur le lac Tjornin de Reykjavik ; qq le 13/06/09 sur le lac
Ellidavatn ; 1 le 17/06/09 vers le pont de la N1 sur la rivière Vatn Dalsa ; qq avec des fuligules
morillons le 17/06/09 à Geitastaðn vers la N1 ; qq avec des fuligules morillons le 17/06/09 à
Saudarkrokkur ; 1 le 17/06/09 dans les lagunes de Garðsvatn avec des fuligules morillons ; qq
le 18/06/09 avec des fuligules morillons sur le lac Myvatn ; qq le 24/06/09 sur les lacs
Laugarvatn et Apavatn ; 7 avec des fuligules morillons le 27/06/09 sur le lac Thinvellavatn ;

25. Fuligule morillon-Aythia fuligula-Tufted Duck : fréquents sur de nombreux lacs souvent avec
des Fuligules milouinans ;

26. Fuligule morillon x Fuligule milouinan (hybride) : 1m ad le 23/06/09 à Tjorn II ;

27. Eider à duvet-Someteria mollissima-Common Eider : fréquents et abondants en bord de
mer parfois en très grands groupes composés de mâles et de qq femelles ; qq femelles
nicheuses sont parfois observées par hasard ; par exemple, 1f nicheuse le 21/06/09 parmi des
galets dans l’herbe vers la lagune de Lönsfjordur couvant 3 oeufs verts marbrés, gros comme
ceux d’une poule domestique ; présents en couples ou en petits groupes de femelles avec des
juv, parfois en nursery, sur certains lacs et en rivière ; dans le nord-ouest de l’Icelande et à
Heimaey, il est protégé pour le ramassage du duvet ;

28. Eider à tête grise-Somataria spectabilis-King Eider : 2ad (1m,1f ) avec des eiders à duvet le
15/06/09 vers le fond du Osajfjordur ; 1 m ad avec des eiders à duvet le 15/06/09 à Foss en
direction de Dynjandi ; 1m ad le 16/06/09 au fond du Kollafjordur ; 2(1m 2A,1f ad) le
26/06/09 sur une plage vers le pont sur la rivière Öfulsa ;

Grand gravelot
29. Eider de Steller-Polystica stelleri-Steller’s Eider : 1f avec des eiders à duvet le 19/06/09 à
Bikalon dans le Melrakkasletta ; 1 m nuptial le 21/06/09 avec 44 garrots arlequins plongeurs
mâles et 1 femelle à Borgarfjordur vers Egylstaddir ;

30. Macreuse noire-Melanitta nigra-Common Scoter : 1m le 18/06/09 à Ljosavatn ; 4f le
18/06/09 à Masvatn ; qq le 18/06/09 sur le lac Myvatn ; 1 le 21/06/09 à Borgafjordur vers
Egylstaddir avec un groupe d’eider à duvet ; centaines en mer à Þvottárskriður le 21/06/09

31. Macreuse à front blanc-Malanitta perspicillata-Surf Scoter : 1m nuptial le 21/06/09 parmi
270 macreuses noires et bien plus d’eiders à duvet à Voðarskiddur près de Hornafjorður au
niveau de grandes pentes très inclinées et détritiques ;

32. Harelde boréale-Clangula hyemalis-Long-tailed Duck : 1 m le 12/06/09 à la pointe de
Seltjarnarness vers Reykjavik ; 7 le 15/06/09 à Reykolhar ; 1m le 16/06/09 au fond du
Kollafjordur ; 1m le 16/06/09 à Snatartunga ; 2 le 17/06/09 vers le pont de la N1 sur la rivière
Vatn Dalsa ; qq couple le 18/06/09 sur le lac Myvatn ; qq le 20/06/09 sur la route de Letrhöfn
à Blikalon ; 1 couple et 1m le 21/06/09 mâle le 21/06/09 à Borgafjordur vers Egylstaddir ; 2 le
23/06/09 sur le Jokulsarlon ; qq le 24/06/09 sur les lacs Laugarvatn et Apavatn ;Hvalfjordur ;
qq m le 13/06/09 sur les étangs de Tunguos ; qq m le 14/06/09 sur les bords

33. Arlequin plongeur-Histrionicus histrionicus-Harlequin Duck : 2 le 13/06/09 sur le baie
Hagavadall ; 3 le 15/06/09 vers Foss en direction de Dynjandi ; 3 m le 15/06/09 avant
Dynjandi ; 4 m le 15/06/09 à Dynjandi ; 2m le 18/à6/09 aux chutes de Godafoss ; 2 le
18/06/09 vers le pont de la route 848 sur la rivière Laxa ; 44m et 1f avec 1 eider de Steller
mâle le 21/06/09 à Borgafjordur vers Egylstaddir ;

Bécasseau violet
34. Garrot à oeil d’or-Bucephala clangula-Common Goldeneye : 1m le 13/06/09 sur le lac de Hof
vers la N54 près du fond du Hvalfjordur ; 1 m le 22/06/09 dans les lagunes de Höfn ;

35. Garrot d’Islande-Bucephala islandica-Barrow’s Goldeneye : 1m,2f le 18/06/09 vers le pont
de la route 848 sur la rivière Laxa ; qq groupe d’une douzaine le 18/06/09 sur le lac Myvatn ;
36. Harle bièvre-Mergus merganser-Goosander : 3 couples le 13/06/09 sur les bords du
Hvalfjordur

37. Harle huppé-Mergus serator-Red-breasted Merganser : fréquent, observe un peu partout sur
le littoral, des lagunes et des lacs ; qq le 13/06/09 sur le lac Ellidavatn ; qq le 13/06/09 sur le
Hvalfjordur ; qq le 15/06/09 vers l’embouchure du Hnjotur ; qq le 17/06/09 dans les lagunes
de Garðsvatn ; 4 le 18/06/09 à Ljosavatn ; 1m le 18/06/09 à Masvatn ; qq le 18/06/09 sur le lac
Myvatn ; qq le 24/06/09 sur les lacs Laugarvatn et Apavatn ; qq le 27/06/09 sur le lac
Thinvellavatn ;

38. Pygargue à queue blanche-Haliaeetus albicilla-White-tailed Eagle : 1 couple au nid le
16/06/09 dans les fjords du NW ;

39. Faucon émerillon-Falco columbarius-Merlin : 1 en vol le 17/06/09 à l’angle de La N1 et de la
721 ; 1 poursuivi par des bergeronnettes le 21/06/09 à Möðrudallur sur la N901 ;

40. Faucon gerfaut-Falco rusticulus-Gyr Falcon : 1 en chasse (en vol et posé) le 16/06/09 dans le
polder de Reykholar ; 1 nid observé le 18/06/09 avec 3 juv et le 19/06/09 le même nid + 1m et
1f en évolution près du lac Myvatn ; 1 autre nid avec 4 jeunes dans le nord ;

41. Lagopède alpin-Lagopus mutus-Rock Ptarmigan : 2 le 15/06/09 à Mùli sur la N60 ; 2 le
15/06/09 à Reykolhar ; 1 le 20/06/09 vers la ferme de Rauðinupur ; 1 le 24/06/09 sur les lacs
Laugarvatn et Apavatn ; 1 au nord du Thingvallavatn le 27/06/09 ;

42. Huîtrier pie-Haematopus ostralegus-Eurasian oystercatcher : qq le 12/06/09 sur la plage près
du phare de Garður ; qq le 13/06/09 sur les bords du Hvalfjordur ; qq dont certains avec des
juv le 14/06/09 sur l’île Flatey ; qq le 15/06/09 vers le fond du Osajfjordur ; qq le 15/06/09 à
Dynjandi ; qq le 16/06/09 dans le polder de Reykholar ; qq le 20/06/09 sur la route de Letrhöfn
à Blikalon ; qq le 22/06/de Höfn ; qq le 27/06/09 vers le lac à la pointe de Seltjarnarnes ;

43. Grand Gravelot-Charadrius hiaticula hiaticula-Great Ringed Plover : observés un peu
partout, souvent en couple ; 2 le 13/06/09 vers le lac de Hof près la N54 près du fond du
Hvalfjordur ; qq le 14/06/09 sur l’île Flatey ; qq le 14/06/09 sur les bords de la baie
Hagavadall ; qq le 17/06/09 vers le pont de la N1 sur la rivière Vatn Dalsa ; qq le 17/06/09 à
Geitastaðn vers la N1 ; qq le 17/06/09 dans les lagunes de Garðsvatn ; qq le 18/06/09 à
Ljosavatn ; qq le 20/06/09 sur la route de Letrhöfn à Blikalon ; qq le 22/06/09 dans les lagunes
de Höfn ; qq le 24/06/09 sur les lacs Laugarvatn et Apavatn ; qq le 27/06/09 vers le lac à la
pointe de Seltjarnarnes

Grand labbe
44. Pluvier doré-Pluvialis apricaria altifrons-European Golden Plover : Très fréquent partout ; un
rassemblement de 20 le 15/06/09 dans le fond du Osafjordur ;

45. Bécasseau maubèche-Calidris canutus-Red Knot : un groupe de 54 en plumage nuptial pour
certains le 22/06/09 dans les lagunes de Höfn ;

46. Bécasseau Sanderling-Calidris alba-Sanderling : 11 le 12/06/09 sur la plage vers le phare de
Garður et 1 bagué couleur à quelques kilomètres de là ; qq le 14/06/09 sur les bords de la baie
Hagavadall ;

47. Bécasseau violet-Calidris maritima-Purple Sandpiper : qq le 13/06/09 sur les bords du
Hvalfjordur ; qq le 15/06/09 vers le fond du Osajfjordur ; 5 le 15/06/09 à Dynjandi ; qq le
16/06/09 sur la baie vers AJ de Osar ; qq le 20/06/09 sur la route de Letrhöfn à Blikalon ; 1
nicheur bagué le 20/06/09 vers la ferme de Rauðinupur ; 3 le 28/06/09 vers le phare de
Garður ;

48. Tournepierre à collier-Arernaria interpress-Ruddy Turnstone : 2 le 12/06/09 au phare de
Garður ; qq le 14/06/09 dans la bReykolhar ; qq le 17/06/09 vers le pont de la N1 sur la rivière
Vatn Dalsa ; qq le 17/06/09 dans les lagunes de Garðsvatn ; qq aie Hagavadall ; 1 le 27/06/09
sur le lac à la pointe de Seltjarnarnes ;

49. Bécasseau variable-Calidris alpina schinzii-Dunlin : qq le 12/06/09 sur la plage vers le phare
de Garður ;qq le 13/06/09 sur le bord du lac de Hof vers la N54 près du fond du Hvalfjordur ;
qq le 14/06/09 sur les bords de la baie Hagavadall ; qq le 16/06/09 sur la baie vers AJ de
Osar ; 1 le 17/06/09 à Borgarvirki (château présumé du 10-11é siècle) ; qq le 17/06/09 vers le
pont de la N1 sur la rivière Vatn Dalsa ; qq le 17/06/09 à Geitastaðn vers la N1 ; qq le
17/06/09 dans les lagunes de Garðsvatn ; qq nicheurs le 20/06/09 vers la ferme de
Rauðinupur ;

50. Chevalier gambette-Tringa totanus robusta-Common Redshank : présent en nombre partout ;

51. Barge à queue noire-Limosa limosa islandica-Black-tailed Godwit : qq le 13/06/09 sur les
bords du Hvalfjordur ; qq le 13/06/09 vers le lac de Hof vers la N54 près du fond du
Hvalfjordur ; qq le 13/06/09 vers le lac de Rif ; qq le 15/06/09 à le 18/06/09 sur le lac
Myvatn ; 33 le 19/06/09 vers Reykjalid sur la N1 avant d’arriver à la 845 ; qq le 24/06/09 sur
les lacs Laugarvatn et Apavatn ; 1 couple le 25/06/09 dans la forêt d’épicéas de
Snaefokkstaddir ;

Courlis corlieu
52. Courlis corlieu-Numenius phaeopus-Whimbrel : fréquemment et régulièrement observé en
couple ;

53. Bécassine des marais-Gallinago gallinago faeroeensis-Common Snipe : très fréquente un peu
partout ;

54. Phalarope à bec large-Phalaropus fulicarius-Grey Phalarope : 1 couple observé longuement
le 14/06/09 sur l’île Flatey et au moins 3 oiseaux au total ;

55. Phalarope à bec étroit-Phalaropus lobatus-Red-necked Phalarope : très fréquente un peu
partout ; par exemple, qq le 14/06/09 sur l’île Flatey ;

56. Grand labbe-Stercorarius skua-Great Skua : qq le 19/06/09 à Voladalstorfa au nord de la
péninsule de Tjörnes ; qq le 20/06/09 sur la route de Letrhöfn à Blikalon ; 1 le 21/06/09 audessus
du rocher aux macareux à Höfn ; 1 le 22/06/09 dans les lagunes de Höfn ; qq le
23/06/09 sur le bord de mer à l’embouchure de la rivière coulant du Jokulsarlon ;

57. Labbe parasite-Stercorarius parasiticus-Arctic Skua : les formes claires et sombres sont
souvent observées en couple ; qq le 12/06/09 au phare de Garður puyis vers Afnar ; 2 le
12/06/09 à la faille de séparation des deux mondes vers Afnar ; 2 le 13/06/09 vers le lac de
Hof vers la N54 près du fond du Hvalfjordur ; 2 le 14/06/09 sur les bords de la baie
Hagavadall ; 2 le 15/06/09 vers les falaises de Latrabjarg ; 2 le 15/06/09 dans le fond du
Talknafjordur ; qq 10 vers AJ de Osar ; 1 de forme claire le 17/06/09 sur la baie vers AJ de
Osar ; 3 le 17/06/09 à Borgarvirki (château présumé du 10-11é siècle) ; 2 le 17/06/09 à l’angle
de la N1 et de la N721 ; 1 forme sombre le 17/06/09 dans les lagunes de Garðsvatn ; qq le
19/06/09 à à Voladalstorfa au nord de la péninsule de Tjörnes ; qq le 20/06/09 sur la route de
Letrhöfn à Blikalon ; 1 le 21/06/09 au dessusdu rocher aux macareux à Höfn ; qq le 22/06/09
dans les lagunes de Höfn ; qq le 23/06/09 sur le bord de mer à l’embouchure de la rivière
coulant du Jokulsarlon et sur le Jokulsarlon ; observation prolongée, le 26/06/09 sur la plage
vers le pont de la Öfulsa sur la N1, d’attaques concertées jusqu’à 5 LP simultanément sur des
sternes arctiques pour leur voler leur poisson ;

58. Mouette rieuse-Larus ridibundus-Black-headed Gull : qq le 14/06/09 sur les bords de la baie
Hagavadall ; qq 10 le 15/06/09 vers Asjardur ; qq le 15/06/09 à Dynjandi ; qq 10 le 17/06/09 à
Hagi ; qq le 17/06/09 vers le pont de la N1 sur la rivière Vatn Dalsa ; qq le 17/06/09 à
Blonduos ; nombreuses le 17/06/09 à Saudarkrokkur ; qq le 17/06/09 dans les lagunes de
Garðsvatn ; petite colonie le 21/06/09 sur le rocher aux macareux à Höfn ; qq 10 le 24/06/09
sur les lacs Laugarvatn et Apavatn ; qq le 24/06/09 sur les lacs Laugarvatn et Apavatn ;
colonie le 27/06/09 sur un petit lac voisin du lac Þinvallavatn ;

59. Goéland cendré-Larus canus-Common Gull : 2 le 13/06/09 sur les étangs de Tunguos ; qq le
14/06/09 sur l’île Flatey ; qq le 17/06/09 sur la baie de Saudarkrokkur ; qq le 17/06/09 dans les
lagunes de Garðsvatn ;

Guillemot à miroir
60. Goéland argenté-Larus argentatus argenteus-Herring Gull : qq le 17/06/09 à Blonduos ; qq
le 17/06/09 sur la baie de Saudarkrokkur ; qq le 27/06/09 sur le lac à la pointe de Seltjarnarnes
61. Goéland brun-Larus fuscus graellsii-Lesser Black-backed Gull : três fréquents sur le littoral
et sur certains lacs ; par exemple qq le 14/06/09 sur les bords de la baie Hagavadall ; 2 le
15/06/09 vers le fond du Osajfjordur ; qq 10 le 15/06/09 vers Asjardur ; qq le 16/06/09 à
Snatartunga ; qq 10 vers AJ de Osar ; qq le 17/06/09 à Blonduos ; 2 le 24/06/09 sur les lacs
Laugarvatn et Apavatn ; qq le 27/06/09 sur le lac Þingvallavatn ; qq 10 le 27/06/09 sur le lac à
la pointe de Seltjarnarnes dont 2 bagués couleur ;

Goéland marin
62. Goéland marin-Larus marinus-Great Black-backed Gull : qq le 14/06/09 sur le Breiðafjöður
vers Stykkyshólmur ; qq le 14/06/09 sur l’île Flatey ; qq le 15/06/09 à Asjardur ; qq le
15/06/09 en vol vers les falaises de Latrabjarg ; 1 le 17/06/09 à Blonduos ; 1 nicheur le
17/06/09 dans les lagunes de Garðsvatn ; 1 le 21/06/09 au dessus du rocher aux macareux à
Höfn ;

63. Mouette pygmée-Larus minutus-Little Gull : 1 nuptiale posée puis en vol le 27/06/09 sur le
Villingavatn, un petit lac voisin du lac Þingvallavatn ;

64. Mouette tridactyle-Rissa tridactyla-Kittiwake : Très fréquente ; observée en colonies, par
exemple le 12/06/09 dans les falaises de Reykjanesta ; colonie énorme le 15/06/09 dans les
falaises de Latrabjarg avec des alcidés et des fulmars ; le 20/06/09 sur le rocher aux oiseaux de
Rauðinúpur ; les 25 et 26/06/09 sur les îles Vestmann ; petite colonie le 21/06/09 sur le rocher
aux macareux à Höfn ; petite colonie le 23/06/09 à Reynisdrangar près de Gardar vers Vik ;

65. Goéland bourgmestre-Larus hyperboreus-Glaucous Gull : qq le 12/06/09 à Sandjerði ; 1 sur
le lac à la pointe de Seltjatnarness vers Reykjavik ; 1 ad en vol le 14/06/09 vers la ferme hôtel
de Rauðsdalur ; 20 le 15/06/09 vers le fond du Osajfjordur ; qq le 15/06/09 vers Asjardur ; qq
le 15/06/09 en vol vers les falaises de Latrabjarg ; qq le 15/06/09 dans leTalknafjordur ; qq 10
ad le 15/06/09 à Dynjandi ; qq le 16/06/09 au fond du Kollafjordur ; 1 le 17/06/09 sur la baie
de Saudarkrokkur ; 1 2A le 22/06/09 dans les lagunes de Höfn ; 2 le 27/06/09 sur le lac à la
pointe de Seltjarnarnes ;

66. Goéland à ailes blanches-Larus glaucoides-Iceland Gull : 1 ad et 2 H2, le 12/06/09 à
Sandjerði ; 4 le 22/06/09 dans les lagunes de Höfn ;

67. Sterne arctique-Sterna paradisaea-Arctic Tern : Énorme population nicheuse sauf sur l’île
d’Heimaey où elle n’a pas été observée ; par exemple le 13/06/09, vers le lac de Rif, plusieurs
milliers d’oiseaux nichent et évoluent ;

68. Macareux moine-Fratercula arctica-Atlantic Puffin : qq dizaines le 12/06/09 au phare de
Garður ; le 13/06/09 colonie de la falaise Öndverðverarnes avec les autres alcidés, mais plus
haut qu’eux dans la falaise, dans les zones herbeuses ; qq le 14/06/09 sur le Breiðafjöður vers
Stykkyshólmur ; qq le 14/06/09 autour de l’île Flatey ; nombreux le 17/06/09 sur la baie de
Saudarkrokkur ; petite colonie le 20/06/09 sur le rocher aux oiseaux de Rauðinupur ; petite
colonie le 21/06/09 sur le rocher aux macareux près de Höfn ; petite colonie le 23/06/09 à
Reynisdrangar près de Gardar vers Vik ;

69. Guillemot à miroir-Cepphus grylle-Black Guillemot : 1 le 12/06/09 depuis les falaises de
Reykjanesta ; 1 le 13/06/09 sur le Hvalfjordur ; qq nids le 14/06/09 sur l’île Flatey ; 3 en mue
le 15/06/09 vers le fond du Osajfjordur ; 3 le 16/06/09 à Hvammstangi ;

70. Guillemot de Troïl-Uria aalge-Common Guillemot : colonie mixte des formes bridées et non
bridées le 13/06/09 sur les falaises de Pufubjarg avec des guillemots de Brünnich et des
pingouins tordas ; le 15/06/09 en colonie mixte très importante des formes bridées et non
bridées avec des guillemots de brünnich, des pingouins tordas, des macareux moines, des
mouettes tridactyles et des fulmars boréaux dans les falaises de Latrabjarg ; petite colonie le
20/06/09 sur le rocher aux oiseaux de Rauðinupur ;

Guillemot de Troil
71. Guillemot de Brünnich-Uria lomvia-Brünnich’s Guillemot : colonie le 13/06/09 sur les
falaises de Pufubjarg avec des guillemots de Troïl ; le 15/06/09 en colonie mixte très
importante avec des guillemots de Troïl, des pingouins tordas, des macareux moines, des
mouettes tridactyles et des fulmars boréaux dans les falaises de Latrabjarg ; qq le 20/06/09 sur
le rocher aux oiseaux de Rauðinupur ;

72. Pingouin torda-Alca torda-Razorbill : qq dizaines le 12/06/09 au phare de Garður ; le
15/06/09 en colonie mixte très importante avec des guillemots de Troïl, des pingouins tordas,
des macareux moines, des mouettes tridactyles et des fulmars boréaux dans les falaises de
Latrabjarg ; nombreux le 17/06/09 sur la baie de Saudarkrokkur ; petite colonie le 20/06/09 sur
le rocher aux oiseaux de Rauðinupur ;

73. Pigeon biset-Columba livia-Rock Pigeon : qq individus d’origine sauvage probable dans les
falaises, parmi les oiseaux marins ;

74. Pigeon ramier-Columba palumbus-Wood Pigeon : 1 dans l’herbe s’envole après qq minutes
d’observation, le 23/06/09 à Hof ;

75. Hibou des marais-Asio flammeus-Short-eared Owl : 1 le 15/06/09 en vol à Mùli sur la N60 ;
1 en vol les 15/06/09 et 16/06/09 dans les polders de Reykholar ; 1 en vol le 17/06/09 vers
l’angle de la N1 et de la 721 ;

76. Pipit farlouse-Anthus pratensis-Meadow Pipit : Rencontré fréquemment dans les prairies et la
toundra ;

77. Bergeronnette grise-Motacilla alba-White Wagtail : observée et nicheuse un peu partout ;

78. Troglodyte mignon-Troglodytes troglodytes islandicus-Wren : souvent seulement entendus ;
1 vu le 12/06/09 vers l’Auberge de Jeunesse de Reykjavik ; 1 entendu le 15/06/09 entre
Dynjandi et Flokalundur sur la N60 ; qq ch et 1 bien vu à Asbyrgi ; 1 le 25/06/09 à l’AJ de
Laugarvatn ; qq le 27/06/09 vers l’AJ de Laugarvatn ;

79. Traquet motteux-Oenanthe oenanthe leucorhoa-Northern Wheatear : rencontré dans la
toundra ; 1 m le 15/06/09 vers l’embouchure du Hnjotur ; qq le 15/06/09 vers le Osafjordur ;
1m le 15/06/09 avant Dynjandi ; 1m le 15/06/09 à Dynjandi ; 1m,1f le 17/06/09 à Borgarvirki
(château présumé du 10-11é siècle) ;

80. Grive mauvis-Turdus iliacus coburni-Redwing : Très fréquente partout ;

81. Merle noir-Turdus merula-Blackbird : 2 ch dont 1 observé le 12/06/09 vers l’Auberge de
Jeunesse de Reykjavik ; qq le 27/06/09 au cimetière de Reykjavik ;

82. Roitelet huppé-Regulus regulus-Goldcrest : >11 (dont 2 ch et des juv) le 28/06/09 dans les
petits bois d’épicéas et de saules vers le Blue Lagoon ;
83. Grand corbeau-Corvus corax-Common Raven : 1 le 13/06/09 vers Hof au fond du
Hvalfjordur ; 2 en vol le 14/06/09 vers la ferme hôtel de Rauðsdalur ; qq 10 le 15/06/09 vers
Asjardur ; 1le 15/06/09 dans le fond du Talknafjordur ; 1 le 16/06/09 au bord du
Kollafjordur ; 20 le 16/06/09 à Hvammstangi ; qq le 17/06/09 à Hagi ; qq le 17/06/09 dans
les lagunes de Garðsvatn et 20 plus loin sur la N75 ; 1 le 27/06/09 vers l’AJ de Laugarvatn ;

84. Étourneau sansonnet-Sturnus vulgaris-Common Starling : qq le 12/06/09 à Garður ; qq le
13/06/09 vers le lac de Rif ; 2 le 17/06/09 sur les bords de la baie de Saudarkrokkur ; qq le
27/06/09 vers le cimetière de Reykjavik ; qq le 28/06/09 vers l’AJ de Reykjavik ;

85. Moineau domestique-Passer domesticus-House Sparrow : 1 m le 23/06/09 à Hof caché sous
un hangar derrière une vitre de fenêtre qui finit par s’envoler ;

86. Pinson des arbres-Fringilla coelebs-Chaffinch : 1m ch observé le 27/06/09 avec plusieurs
chenilles dans le bec au cimetière de Reyjavik (Fossvogur), donc certainement nicheur avec
pulli ;

87. Sizerin flammé-Carduelis flammea islandica-Mealy Redpoll : qq observés le 12/06/09 vers
l’auberge de Jeunesse de Reykjavik ; 1 le 13/06/09 sur un toit près du lac Tjornin à
Reykjavik ; qq le 17/06/09 sur l’île de Hrutey ; qq le 18/06/09 vers le pont de la route 848 sur
la rivière Laxa ; qq le 24/06/09 au champ de geysers de Geysir ; qq le 25/06/09 dans la forêt
d’épicéas de Snaefokkstaddir ; qq le 27/06/09 au cimetière de Reykjavik (Fossvogur) ;

Barge à queue noire
88. Bec-croisé des sapins-Loxia curvirostra-Common Crossbill : 1m et 1f posés puis en vol le
25/06/09 dans la forêt d’épicéas de Snaefokkstaddir ;

89. Bruant des neiges-Plectrophenax nivalis insulae-Snow Bunting : 1m le 13/06/09 vers la
falaise Öndverðverarnes ; qq le 14/06/09 sur l’île Flatey ; qq dans la toundra le 15/06/09 vers
les falaises de Latrabjarg ; 1le 15/06/09 à Dynjandi ; qq le 20/06/09 sur la route de Letrhöfn à
Blikalon ; 2 couple nicheur avec juv le 20/06/09 sur la digue naturelle de galets de
Rauðinupur ; 2 couples le 23/06/09 dans les rochers de la digue de la rivière coulant du
Jokulsarlon ;

Phalarope à bec étroit

Mammifères terrestres

 Renne : 1 seul le 22/06/09 sur la rive du Alftafjordur ;
 Campagnol terrestre : 1 seul le 22/06/09 lors d’une sortie nocturne à Höfn ;
Mammifères marins
 Phoque gris : qq le 15/06/09 à Latrabjarg ; 2 à Haemaey ;
 Phoque veau-marin : qq le 16/06/09 avant Hindisvik ; qq 10 sur une plage vers AJ de Osar ;
3 le 23/06/0/09 vers la pointe de Seltjarnarnes ;
 Orque : petit groupe d’au moins 4 individus le 28/06/09 au large de Hvalnes ;
 Marsouin : au moins 2 individus le 28/06/09 au large de Hvalnes ;
 Rorqual sp. : 1 individu le 28/06/09 au large de Hvalnes ;
Papillons
 Quelques Belles Dames, dans le contexte d’invasion majeure en Europe cette année (l’Islande
n’héberge normalement pas de Rhopalocère).

Mouette tridactyle

F I N