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Comptes-rendus de voyages

"Danube - Des forêts des Carpates au Delta"

La Roumanie est un grand pays, avec quelques-unes des forêts et des montagnes les plus sauvages d’Europe, et une incroyable zone humide, le delta du Danube.
La visite de cette nation constitue donc un rêve pour beaucoup d’observateurs ouest-européens qui désirent cocher plusieurs espèces orientales, mais aussi avoir une chance d’admirer des prédateurs rares ailleurs en Europe : le Lynx d’Europe, le Loup et l’Ours brun.
André Boussard a découvert ce pays du 27 avril au 10 mai 2002 grâce à un voyage organisé par l’association Yuhina, et il nous fait part de quelques-unes de ses impressions ornithologiques.
Cet article est l’occasion de saluer le travail et la mémoire de Lazlo Szabo-Szeley, responsable d’Aves Tours (office@avestours.ro), un guide magyar chevronné qui a créé une fondation et lancé en 2003 une pétition pour tenter d’obtenir de la part de la Commission Environnement du Parlement européen une protection des Ours bruns menacés par les chasseurs et les braconniers. (Lazlo est décédé)
Nous vous conseillons de lire également notre article : le delta du Danube et la Dobrudja.

Abstract

Romania is a large country with some of the wildest forests and mountains in Europe in Transylvania and Europe’s greatest wetland, the remarkable Danube Delta.
The mountains and forests of the Romanian Carpathians and Transylvania are one of the strongholds of large carnivores rare elsewhere in Europe : Brown Bear, European Lynx and Wolf. Romania is a vital European country for large carnivores with around 60% (over 7000 estimated) of the European population of Brown Bear and the most Wolves in Europe (around 2500 estimated) outside Russia. We will be assisted by local experts and so we have high hopes of encountering these two magnificent creatures. Around 35% of Europe’s Lynx are here, too, though this species is the most difficult of the three "big ones" to observe. Lazlo Szabo-Szeley, manager of Aves Tours, has created a foundation to protect the Brown Bear, often hunt illegally.
It is also a very good area for birds, with several interesting species like Wallcreeper, Nutcracker, all European woodpeckers, Golden and Imperial Eagles or Capercaillies.
Ranking alongside Donana and the Camargue as Europe’s top wetland birding sites, the Danube Delta, a Biosphere Reserve, is a vast area of marshes, lakes and islands, swamps, wet forests and reedbeds on the Black Sea coast of Romania. The delta is a mosaic of freshwater and widths, and with high, thick reedbeds. And beyond the lagoons is the coastal plain of Dobrudja. The landscape is typically rolling steppe and agricultural country, dotted with woodlands and brackish and fresh water lakes. Many of the birds that in habit the delta can also be seen here and in addition there are some, like Red breasted Goose (winter), Levant Sparrowhawk Collared Pratincole, Pied Wheatear, Calandra Lark and Spanish Sparrow which are easier to locate here.
André Boussard has discovered these regions of Romania in April-May 2002, and he presents us some of his best birding moments.

Les Carpates et la Moldavie roumaine

Les Carpates, des montagnes sauvages

Les grandes forêts des Carpates sont le domaine d’oiseaux remarquables et de grands prédateurs comme l’Ours brun. Source : www.sinevir.com
La chaîne des Carpates dessine un grand arc à travers la Roumanie, s’étendant également sur les pays voisins. Son point culminant est le pic Negoiu (2544 m).
Peu aménagées, les habitats naturels des Carpates sont peu altérés.
En fonction de l’altitude, on passe de grandes forêts mixtes de hêtres et de sapins aux pelouses alpines et éboulis rocheux près des sommets. La flore y est riche, avec plusieurs espèces endémiques. Mais le visiteur cherchera surtout à observer les spécialités ornithologiques, qui comprennent à la fois des espèces orientales comme le Pic à dos blanc (Dendrocopos leucotos), la Chouette de l’Oural (Strix uralensis) et le Gobemouche nain (Ficedula parva), mais aussi des oiseaux typiquement montagnards comme le Cassenoix moucheté (Nucifraga cryocatactes), le Merle à plastron (Turdus torquatus alpestris) ou l’Alouette haussecol (Eremophila alpestris balcanica).

Ours bruns (Ursus arctos) photographiés dans les Carpathes. Photo : Lazlo Szabo-Szeley
Les Carpates constituent également l’un des bastions européens pour de grands carnivores rares ailleurs en Europe : l’Ours brun (Ursus arctos), le Loup (Canis lupus) et le Lynx (Lynx lynx) d’Europe. La Roumanie abrite environ 60 % (plus de 7000 animaux) de la population européenne d’ours et la plupart des loups (environ 2500) hors Russie. Malheureusement, ces animaux sont de plus en plus menacés par une chasse de loisirs mal contrôlée et par le braconnage. Il convient de souligner le travail de plusieurs naturalistes comme Lazlo Szabo-Szeley, responsable d’Aves Tours , et qui a besoin du soutien du grand public européen.

Notre parcours

Notre Itinéraire dans les montagnes et forêts du nord de la Roumanie a été le suivant :
 en Transylvanie : Bucarest - Brasov - Oderhein / Sicuresc - Vasag - Arghita - Madaras - Paulenti - Georgheni - Gorges de Bicaz.
 en Moldavie Roumaine : Borca - Vallées autour de Borca - Pietroasa - Sommet du Nigovano.

Les Carpates

Les Carpates accueillent encore de belles populations de Grand Tétras (Tetrao urogallus).

Mai : imaginez le sous-bois d’une immense forêt de hauts conifères (30 / 50 mètres) en pleine nuit ; nous sommes dans l’attente des parades du Grand Tétras (Tetrao urogallus). La pleine lune nous a aidé, de sa lueur blafarde, à terminer notre lente montée dans le lit d’un torrent puis dans des plaques de neige … Il va être quatre heures du matin. Ce sont d’abord deux Grives musiciennes (Turdus philomelos) qui ont rompu le silence de leurs strophes vives, sonores, répétitives : le Merle à plastron (Turdus torquatus alpestris) et le Cassenoix moucheté (Nucifraga caryocatactos) les ont rejoints, rapidement suivis des Mésanges boréales (Parus montanus), huppées (P. cristatus) et noires (P. ater), puis enfin par le Coucou gris (Cuculus canorus), le Grimpereau des bois (Certhia familiaris), le Pipit des arbres (Anthus trivalis) et le Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus).

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) sortant la tête de son trou. Photo : Christian Palaysi
Brusquement, un choc sourd au sol : un autre, puis un troisième dans un bruissement d’ailes bruyant et bref. Il fait à peine jour, mais nous distinguons nettement, tout près, ici une femelle de Grand Tétras qui, quelques instants au sol, va se percher à nouveau d’un vol puissant et là le mâle, la queue en éventail. Il avance comme à pas comptés, majestueux. On entend quelques notes (selon les guides ornithos, des "kokerk-kourour !") gutturales et caverneuses. La plupart d’entre nous ont pu voir les oiseaux à la jumelle (ils sont à moins de 50 mètres). La semaine d’avant, un autre groupe a suivi avec Pierre Boutonnet (de l’association Yuhina) dans l’arène où de dix à douze individus se sont rassemblés pour une parade de plus d’une heure … du grand spectacle !
Forte a été notre émotion. Un autre point fort a été la découverte d’une aire d’Aigle royal (Aquila chrysaetos) fait de branchages de conifères placé à une douzaine de mètres de hauteur à la fourche d’un arbre, au milieu d’une hêtraie claire en bourgeons. Le rapace a été vu à moins de 150 mètres : il était paisible et n’a pas bougé. Plus loin, nous avons vu à environ 50 mètres, un nid d’Autours des palombes (Accipiter gentilis) occupé par la femelle (à l’iris jaune d’or). Dans une forêt proche à moins de 60 mètres nous avons observé au nid une Buse variable (Buteo buteo). A 12 mètres de hauteur, une Cigogne noire (Ciconia nigra) couvait, indifférente à notre excitation.

La sous-espèce balcanica de l’Alouette haussecol (Eremophila alpestris balcanica) niche près des sommets de Carpates. Photo : Lazlo Szabo-Szeley
En montant en altitude, le long d’une petite route, nous avons trouvé un nid de Tichodrome échelette (Tichodroma muraria), petit trou dans une paroi abrupte qui nous a demandé bien des efforts pour parvenir à sa hauteur. Mais quelle émotion, lorsque "l’oiseau-papillon" a déployé ses ailes à la sortie du trou et quand nous l’avons vu grimper pendant une dizaine de mètres sur la paroi, avant qu’il ne s’envole (il nourrissait certainement l’adulte au nid).
L’observation des Ours bruns a été un moment unique : nous attendions, assis, cachés derrière une lucarne vitrée. Quelle émotion quand est apparu à moins de 20 mètres le premier ours, énorme, à la démarche chaloupée. Puis le second, le troisième... Ils avancent lentement, prudemment, s’arrêtent, repartent.

Jeune Ours brun (Ursus arctos) photographié dans les Carpates. Photo : Lazlo Szabo-Szeley
L’un d’eux s’est dressé, a humé l’air, et brusquement a détalé (aurait-il senti nos odeurs ?). Mais la gourmandise était plus forte pour les autres : ils se goinfraient lentement des grains et des épis de maïs placés sur le sol à leur intention. Nous en verrons neuf à la robe plus ou moins claire (âgés de trois à quatre ans), mais aussi une mère et ses trois oursons. Ces derniers se sont disputés la nourriture à coups de pattes, de dents et avec force grognements. Nous avons même pu assister à la confrontation d’un énorme sanglier avec l’un des ours pour quelques épis de maïs.
D’autres scènes resteront dans nos mémoires, comme cette arrivée bruyante d’une femelle de Pic noir (Dryocopus martius) relayant le mâle au nid. Cette relève s’est faite sous nos yeux, à moins de vingt mètres.
Dans la même zone, le grattage d’un tronc de hêtre, repéré à la présence d’un trou de pic, a fait sortir à dix mètres de nous la tête ronde d’une Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) qui s’est complaisamment laissée photographier, tandis qu’au pied de l’arbre un couple de Mésanges boréales s’activait à dégager des copeaux du trou qu’il était en train de creuser dans une souche.
Nous resterons enfin marqués par la furtive découverte dans une clairière de la Chouette de l’Oural (Strix uralensis) vue par plusieurs d’entre nous à deux reprises.
A noter qu’au cours de nos parcours dans la forêt, nous avons relevé de nombreuses traces et excréments d’ours, de Gélinottes des bois (Bonasa bonasia), de loups et de Renards roux.
Nous remercions encore Lazlo Szabo-Szeley pour nous avoir permis de découvrir cette zone forestière.

La Moldavie roumaine

Monticole merle de roche (Monticola saxitilis) mâle, une espèce fréquentant les zones rocheuses de haute et moyenne montagne.
Photo : Lazlo Szabo-Szeley
Sur la route qui nous conduit en Moldavie, nous avons pu observer entre autres la Chevêchette d’Europe (Glaucidium passerinum), le Pic à dos blanc (Dendrocopos leucotus), le Pic cendré (Picus canus) et le Monticole merle de roche (Monticola saxatilis).

Le delta du Danube et la Dobrudja

Deux régions complémentaires

Pour obtenir des informations précises et une carte de cette partie de la Roumanie, nous vous conseillons de lire notre article le delta du Danube et la Dobrudja.
Son expérience avait incité Pierre Boutonnet à prévoir seulement un jour et demi en barque dans le delta, mais quatre jours dans la Dobrogea (Dobrudja), une zone au sud du delta où alternent petites montagnes hercyniennes, steppes, plans d’eau, cultures et collines boisées. Cette grande diversité des milieux allait nous permettre de découvrir un nombre important d’espèces dont certaines très rares.

La Dobrudja

Voici quelques moments qui resteront dans nos mémoires :
 Dans la zone humide de Màcin, près de Braila, tournoyaient six Tadornes casarcas (Tadorna ferruginea) à faible hauteur. Une dizaine d’Ibis falcinelles (Plegadis falcinellus), au plumage irisé survolaient une centaine de limicoles dont des Chevaliers arlequins (Tringa erythropus), gambettes (T. totanus), aboyeurs (T. nebularia), sylvains (T. glareola), culblancs (T. ochropus) et stagnatiles (T. stagnatilis), mais aussi des Bécasseaux variables (Calidris alpina), minutes (C.minuta), sanderlings (C. alba), de Temminck (C. temminckii), falcinelles (Limicola falcinellus) et cocorlis (C. ferruginea), ainsi que de nombreux Combattants variés (Philomacus pugnax).

Vue du massif hercynien où nous avons observé une Buse féroce et 4 espèces de Traquets.
 Dans le massif hercynien proche de Braila, nous avons observé notre première Buse féroce (Buteo rufinus) ainsi que des Traquets motteux (Oenanthe oenanthe), oreillard (O. hispanica), isabelle (O. isabellina) et pie (O.pleschanka). Avant cela, nous avons découvert une colonie de Guêpiers d’Europe (Merops apiaster) installée dans une paroi sablonneuse, ainsi que des nids collectifs de Moineaux espagnols (Passer hispaniolensis) placés dans des peupliers en bordure de route.
 Lors de notre premier réveil au camping d’Horia, nous avons été étonnés par la diversité des passereaux, avec en particulier de nombreux Bruants ortolans (Emberiza hortulana), Gros-becs cassenoyaux (Coccothraustes coccothraustes) et Gobemouches gris (Muscicapa striata). Le Coucou gris (Cuculus canorus) était abondant, tout comme les Huppes fasciées (Upupa epops).
Nous avons coché l’Epervier à pieds courts (Accipiter brevipes), une Hypolaïs bottée (Hippolais caligata) inattendue et admiré un Aigle pomarin (Aquila pomarina) qui faisait curieusement la chasse aux insectes dans une prairie voisine. L’abondance des Pies-grièches grises (Lanius excubitor), à poitrine rose (L. minor), écorcheurs (L. collurio) et à tête rousse (L. senator) nous a frappé.
 Arrivés à Malcosi, nous avons inspecté une paroi sédimentaire aux trous révélateurs, habités par deux Rolliers d’Europe (Coracias garrulus), une Chevêche d’Athéna (athene noctua) et un Pic syriaque (Dendrocopos syriacus) : nous ne savions plus où observer !
 La richesse des sites de Vadu et de Chituc est remarquable : des centaines d’oiseaux étaient rassemblés sur un réservoir naturel, dont des dizaines de Sternes pierregarins (Sterna hirundo) et naines (Sterna albifrons), ainsi que des Mouettes pygmées (Larus minutus) et mélanocéphales (Larus melanocephalus). Une dizaine de Glaréoles à collier (Glareola pratincola) paradaient en vol au-dessus de nous ou au sol.

Camping dans la Dobrudja : découverte des aires de la Buse féroce et du Grand-Duc d’Europe. Photo : André Boussard
Nous avons surtout pu observer quatre Vanneaux à queue blanche (Chettusia leucura) également en parade, alors qu’au dessus de nous planait un Pélican frisé (Pelecanus crispus). Pierre découvrit, avec un éclat de joie non dissimulé, son premier Chevalier bargette (Xenus cinereus), tout cela accompagné de l’élégant ballet executé par quatre Faucons kobez (Falco vespertinus) ...
 Notre dernière halte de camping de Caraman nous a donné l’occasion d’observer en soirée un Grand-duc d’Europe (Bubo bubo) partant en chasse, tandis qu’au lever du soleil nous avons décelé la présence d’un nid de Buses féroces : nous avons alors vu l’un des adultes apporter aux jeunes un Souslik des steppes, un rongeur gros comme une belette.

Le Delta

Observation dans les canaux du delta du Danube. Photo : Christian Palaysi
Les déplacements dans le delta se font en empruntant des canaux dont le tracé est fort compliqué : aussi est-il recommandé de faire appel à des pêcheurs locaux qui louent et conduisent leur barque (quatre à cinq personnes par barque). La progression est lente, prévoyez donc de partir très tôt le matin et de camper dans le delta le soir pour revenir le deuxième jour dans l’après-midi. Les canaux de 6 à 8 mètres de large autorisent de belles observations. La végétation arbustive, surtout constituée de saules aux troncs tortueux, est abondante.
Les rencontres d’oiseaux se font par "séries" : ici une trentaine de Rolliers d’Europe, là des Ibis falcinelles sur plus d’un kilomètre, là encore des groupes de Spatules blanches (Platalea leucorodia), et de temps en temps un Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo athis), une Grande Aigrette (Egretta alba), des Grèbes jougris (Podiceps grisegena), et partout des Aigrettes garzettes (Egretta garzetta), des Crabiers chevelus (Ardeola ralloides), des Guifettes moustacs (Chlidonias hybridus), noires (C. niger) et leucoptères (G. leucopterus) et des Cygnes tuberculés (Cygnus olor).
Mais si l’on s’habitue très vite aux vols des Grands Cormorans (Phalacrocorax carbo) et des Cormorans pygmées (Phalacrocorax pygmaeus), l’émotion est garantie quand passent au-dessus de nous des groupes de 50 à 70 Pélicans blancs (Pelecanus onocrotalus) ou quand nous admirons des Pélicans frisés (Pelecanus crispus) utilisant les courants ascendants pour s’élever haut dans le ciel.

Autres animaux

Lors de notre séjour en Roumanie, nous avons également observé quatre Cerfs élaphes (et six biches de cerfs), six biches de Chevreuil et deux brocards, deux Ecureuils roux, deux Renards roux, quatre Lièvres d’Europe, deux Lézards des souches, un Lézard vert des Balkans, un Lézard vivipare, trois Tritons alpestres, deux Tritons des Carpates, deux Couleuvres à collier, une Vipère péliade, une Grenouille verte, deux Rainettes arboricoles, des Crapauds sonneur à ventre jaune, un Sonneur couleur de feu, des sangsues,une Tortue grecque (Testudo graeca) et de très nombreux Sousliks des steppes.

Quelques conseils

 Réalisez ce périple à la fin avril ou en mai, ce qui correspond à la fin de la migration. D’autre part, la plupart des nicheurs sont arrivés et certains hivernants ne ne sont pas encore partis. A ce moment, le temps est souvent très agréable. Lors de notre présence, un anticyclone se trouvait sur l’Europe centrale, d’où quinze jours de ciel bleu exceptée une courte averse de grêle dans les Carpates.
 Renseignez-vous ou partez avec des gens expérimentés : la connaissance du terrain de Laszlo Szabo-Szeley et de Pierre Boutonnet a permis des observations exceptionnelles (rapaces près de leur aire, arènes de tétras ..).
 Partez avec des gens motivés. Nous étions huit dans un minibus (Camille - Corinne - Françoise - Nicole - Christian - Jean-François - Jean Luc et moi-même) avec quatre longues vues (Kowa - Optolyth - Leica - Swarovski 20/60).
 Rencontrez les gens locaux. Pierre a ainsi tissé des liens d’amitié avec l’ancien maire de Borca, un vétérinaire. Nous sommes restés quatre jours dans une table d’hôte à goûter la cuisine locale. De même, dans les Carpates, Laszlo Szabo avait organisé notre séjour dans un chalet confortable, les repas étant préparés avec qualité et variété. Nous n’oublierons pas les poissons grillés au feu de bois par les pêcheurs dans le Delta et la soupe de poissons mijotée le soir au camp (au total quatre nuits de camping suivies d’un séjour à l’Hôtel Albatros dans la station chic de Mamia sur la Mer Noire).

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