Comptes-rendus de voyages

"Aragon ornitho" par André Boussard

Disposez vous d’une semaine ? C’est suffisant pour vraiment vous régaler de belles observations dans cette zone d’Espagne dans un rayon proche de Huesca et de prendre bien du plaisir à faire des photos.Dans cette série d’articles à paraître sur le Forum dans les semaines à venir, vous trouverez tout ce qu’il faut pour en profiter.

Bien sûr, les Grues cendrées dont nous avons vu d’immenses vols de plusieurs milliers la semaine dernière, sont parties de la Sotonera vers le Nord, mais les migrateurs vont revenir et ici sont attendus : Percnoptère d’Egypte,Circaète Jean-le-Blanc, Busard cendré, Aigle botté, Faucon hobereau...

Sans les attendre, vous avez de quoi faire avec les sédentaires très présents actuellement avec en tête les Vautours fauves et les Gypas.Nous avons assisté à un nourrissage d’une centaine d’entre eux à une vingtaine de mètres et vu de relativement près, plusieurs fois, le couple de Gypas du coin. Le "Fondo Amigos del Buitre" qui était l’organisateur de ce festin est animé par des passionnés très actifs depuis une vingtaine d’années.Ils nous ont accueillis d’une façon très sympa et ne font pas de secrets des lieux de nourrissage, moments intenses et spectaculaires.

D80 Nikon - AF-S Nikkor 300 mm 1:4D-ED -Sujet à 50 mètres -
320 ISO -F/11- 1/1250-main levée- Continuous -

Le Vautour fauve rejoint le festin.

Actuellement, les Milans royaux sont très nombreux et il n’est pas rare d’en voir une dizaine cercler au dessus de vous ; présents également Busard des roseaux, Busard Saint-Martin, Epervier d’Europe, Faucon crécerelle,...nous n’avons pas vu l’Aigle royal ni l’Autour des palombes mais cinq fois le Faucon pèlerin dont deux fois en phase de chasse.

Dans la zone plusieurs campings bien placés ; comme ce n’est pas encore la meilleure saison, nous étions en BandB chez un ornitho renommé à qui nous devons d’avoir pu rencontrer le Grand duc d’Europe et de connaitre deux sites de Tichodrome échelette très accessibles

HUESCA est le point centre de la zone concernée de l’Aragon :

au plus proche : 1) la Sierra de Guara (au nord-est) - AR7
2) l’embalse de la Sotonera (à l’ouest) - AR8 - plus loin
3) los Mallos de Riglos (à l’ouest) - AR18
4) la laguna de Sarinena (au sud-est) - AR10 - plus au sud
5) la zone de steppes de Belchite
et 6) la vallée de l’Ebre (Caspe) (au sud-est de Zaragoza hors carte)

Les références AR...correspondent aux chapitres décrivant la zone (Accès,période favorable,espèce à rencontrer etc...) du guide, en anglais, "Where to watch birds in NORTH &EAST SPAIN ?"de Michael Rebane -Editions Helm Londres.(Couverture en PJ)

1) LA SIERRA DE GUARA

Dans ce massif et sa périphérie, on trouve :

Toute l’année : Vautour fauve, Gypaète barbu,Autour des Palombes, Aigle royal,Grand duc d’Europe,Faucon pèlerin, Grand corbeau, Pic noir,Pic vert, Hirondelle des rochers, Monticole bleu, Crave à bec rouge,Bruant zizi,Bruant fou,Traquet rieur, Rougequeue noir, Bécasse des bois, Grosbec casse noyaux,

Au printemps :Milan royal, Bondrée apivore, Percnoptère d’Egypte,Circaète Jean-le-Blanc, Aigle botté, Faucon hobereau, Huppe fasciée, Martinet à ventre blanc,Torcol fourmilier, Pipit rousseline, Bruant ortolan, Pie grièche écorcheur, Hypolaïs polyglotte, Fauvette passerinette, ......

LES POINTS D’OBS :(Photos 1-2-3)
- Salto de Roldan - (Point 1 rouge) -Deux voies d’accès : 1) par le haut (à privilégier) Depuis Huesca par la N330-E7 direction Jaca, face à Nueno prendre Sabayes vers Sta Eulalia de la Péna, à laisser à gauche et continuer à monterjusqu’à un parking (attention, voie très étroite)- 2) par le bas :Depuis Loporzano prendre à gauche vers Barluengo et San Julian de Banzo.Un chemin forestier vous conduit vers le ravin, la cascade et la chapelle de San Martin de la Val de Onsera.

Salto del Roldan
 Embalse de Vadiello - (Point 2 rouge)-Depuis Huesca rejoindre Loporzano (7 km à gauche sur la N 240 en direction de Barbastro).Plein nord , prendre à droite vers Sasa de Abadiado.Attention ! Quand vous arrivez aux tunnels successifs, il y a deux carrières dont vous scruterez les parrois,après avoir stationné en silence.C’est là que nous avons observé et photographié une femelle de Tichodrome échelette (photo ci-dessous)

Santa Cilia de Panzano- (Point 3 rouge)

Depuis Loporzano rejoindre ce petit village perché par la A1227 (pour le plaisir de la route) ou prendre la N240, puis les A1229 et A1227 par Abiego, Biergé et Bastaras.

Vous seriez bien inspiré avant de décider de vos dates, de prendre contact avec David Garcia Fernandez, l’un des animateurs du "Fondo Amigos del Buitre" qui tous les quinze jours organise un nourrissage des vautours.Très sympa, il nous a permis d’assister :c’est grandiose ! Vous vous trouvez à une trentaine de mètres de plus de cent Vautours qui se goinfrent, se disputent, atterrissent, s’envolent.....(pour les photos, en raison de la proximité, un 80/200 ou un 300 mm sont les meilleures focales)

Le "Fondo Amigos del Buitre" a été créé en 1984 par Manuel Aguilera et son action bénévole est actuellement déterminante depuis que les carcasses d’animaux morts ne doivent plus réglementairement être laissées aux Vautours.On se rappelle l’éxode vers la France et jusqu’en Belgique de Vautours à la recherche de nourriture.Ce nourrissage souhaite permettre d’attendre les décisions officielles que les associations espagnoles et françaises, travaillant ensemble, souhaitent obtenir.

Dans ce village, une superbe réalisation de l’équipe : un musée présentant en situation les oiseaux de cette région avec un accompagnement musical très réussi.

Depuis Sta Cilia de Panzano, il est relativement aisé d’espérer voir le couple de Gypaètes barbus dont c’est le territoire.

Sous la conduite de David et de Francho, nous quittons Sta Cilia de Panzano et nous dirigeons vers le sommet de la Sierra de Guera, le chemin nous permet de faire un kilomètre en voiture,celle qui porte environ 200 kgs de nourriture pour les vautours nous a précédés.Nous sommes au droit d’une zone rocheuse plate légèrement en pente, la "Pedriza".d’environ 50 mètres au carré.Le parcours de quelques centaines de mètres va se terminer pour l’intendance avec une brouette poussée sur ce chemin de montagne avec difficulté, moyen de transport efficace qui évite les portages à dos d’homme.

Très proches dans le ciel, plusieurs dizaines de Vautours fauves cerclent.....c’est déjà impressionnant. Et de partout, dans tous les horizons d’autres se hâtent,l’un d’eux passe à moins de dix mètres au dessus, glissant silencieusement, on entend seulement les vibrations de l’air qu’il déplace.

Le chargement est largement répandu, une grande diversité d’abats et d’éléments osseux recouverts de viande. Nettoyés par les Vautours fauves ils seront appréciés par les Gypaètes barbus.

Manuel Aguilera qui nous attendait nous fait nous installer à une trentaine de mètres du charnier..Et c’est la curée.....!! En silence..!!.On entend seulement le chuintement des déglutitions, le frottement des ailes les unes contre les autres. Entremélés, ils sont déjà une centaine...Il n’y a pas encore de confrontations, car il y a à manger pour chacun.

Trois adultes

C’est l’occasion de détailler la morphologie de chacun, les juvéniles aux très longues digitations,aux primaires très proéminantes

Les adultes ont une colerette blanche,le bec jaunâtre, l’iris brun clair-jaune

Les juvéniles ont une colorette brun pâle, le bec gris.l’iris noir.

Cela fait maintenant une demi-heure que les Vautours fauves s’affairent ....plusieurs se sont interrompus et redressés, de rares se sont envolés et il en arrive encore.... les derniers blocs de gras ou abats sont avalés, il reste des cages thoraciques aux côtes encore garnies, de quoi intéresser ces nettoyeurs méticuleux que sont les vautours.

Le groupe s’est fait un peu plus bruyant,ici ou là des confrontations, des disputes pour tel ou tel morceau indiquent que la nourriture disponible se fait rare.

Actualisation à "Centro de Interpretacion Casa de los Buitres"
22141 - Santa Cilia de Panzano -(Huesca) Teléfono : (+34) 974 340 015
aytocasbasdehuesca@aragon.es
http://www.vultouris.net/centro.php?idio=fr&Id=7

2) L’EMBALSE de la SOTONERA

A l’ouest de Huesca, ce réservoir est connu comme halte d’hivernage et étape pour le retour prénuptial depuis la lagune de Gallocanta pour les Grues cendrées.Notre chance a été, vers fin février,alors que nous nous dirigions vers le chateau royal de Loare, de nous voir rattrapés et summergés, comme par une immense voûte, par l’impressionnante envolée de plusieurs milliers de Grues. Nous n’étions qu’à quelques dizaines de kms au nord de la Sotonera.

Les Grues n’étaient pas encore en formation de vol en lignes, formées d’immenses V, mais,dans un grand désordre, remplissaient le ciel de mouvements contradictoires : la progression vers le nord était l’essentiel mais des groupes de plusieurs centaines revenaient, se mélaient à d’autres pour repartir de l’avant. Et tout cela dans un tintamarre dont la fin du fichier-son joint vous donnera une idée.

Il faut savoir que les Grues qui empruntent cette voie auront plus de difficultés que celle qui plus à l’ouest empruntent les couloirs du Pays basque, les sommets des Pyrénées sont en face et depuis les années 1980, la dernière étape espagnole se voit raccourcie, pour, semble t-il,mieux affronter les difficultés souvent sévères du franchissement.Sotonera est ainsi devenue une étape régulière pour environ 100.000 Grues de fin février à début mars et il n’est pas rare d’en voir de 15.000à 20.000 rassemblées là.

Pour voir les Grues, plusieurs méthodes possibles d’approche sans les déranger,
la plus sûre étant de repérer le clocher de l’église "mudejar" ++ de Montmesa
et à l’abri des taillis de rejoindre les différents observatoires.Autre possibilité,
rejoindre, avant la levée du jour, avec de grandes précautions et en laissant la
voiture à quelques centaines de mètres,en se guidant au son, l’endroit où la A 1207 est la plus proche de l’embalse (ci-dessous photo - faire un repérage la veille.

Si les Grues cendrées volent la vedette aux autres espèces pendant une partie de
l’année, rassurez vous, ce point d’obs mérite de votre part beaucoup d’attention. En particulier dans les zones nord et nord ouest :

Toute l’année : Grèbe huppé, Grèbe castagneux,Râle d’eau,Busard des roseaux,Gallinule poule d’eau,Foulque macroule, Grande outarde, Outarde
canepetière,Gravelot à collier interrompu,Vanneau huppé,Chevalier gambette,Ganga unibande,Ganga cata, Chouette chevèche, Bouscarle de Cetti,Alouette calandre,...

Au printemps :Héron pourpré, Milan noir, Marouette ponctuée,Guêpier d’Europe, Echasse blanche, Petit gravelot, Chevalier guignette,Bergeronnette Rousserolles effarvatte et turdoïde, Hypolaïs polyglotte,Pie-grièche à tête rousse...
L’hiver : Canard siffleur, Sarcelle d’hiver,Canards pilet,souchet,Fuligule
morillon,Pluviers doré, argenté,...

De passage : Balbuzard pêcheur, Aigrette garzette,Nette rousse, Sarcelle d’été, Avocette,Courlis corlieu, Combattant varié,Héron cendré,

++L’art "mudejar"est celui influencé par les musulmans qui continuent à travailler pour les chrétiens, selon leur tradition, malgré la "Reconquète"qui commencée au XIème siècle va se terminer à la fin du XVème. (1492 - Prise de Grenade).

3) LOS MALLOS DE RIGLOS :

Les Mallos sont à 45 kms de Huesca. Il est conseillé de partir de bonne heure pour profiter des belles lumières sur la roche rose. Evitez absolument fins de semaine ou jours fériés, le site est pris d’assaut par de bruyants grimpeurs dont l’activité n’est pas compatible avec l’observation paisible des
oiseaux.

Fin février, l’approche est exceptionnelle : tout autour de vous un grand nombre de champs d’amandiers en fleurs et dès que vous vous arrêter, vous êtes sous le charme du chant de dizaines d’Alouettes lulu qui semblent prendre le relai au fur et à mesure que vous avancez. Contrairement aux autres alouettes "qui ne branchent pas", la lulu chante volontiers de la position élevée du sommet d’un buisson. Le chant de cet oiseau discret est l’un des plus beaux parmi les oiseaux chanteurs. (cf le fichier-son).

Le site des Mallos est impressionnant avec ses parois verticales dominant le village de Riglos. Il s’agit de "poudingues", conglomérats formés de sédiments de galets cimentés par du gravier et du sable, venus des cônes de déjection qui se déversaient dans l’ancienne dépression centrale de l’Ebre. Ces alluvions ont été élevées par plissements des couches inférieures et érodées par la suite, donnant la forme d’aujourd’hui.

Leur formation remonte au Miocène de l’ère tertiaire entre moins vingt-quatre et moins cinq millions d’années. Leur couleur rouge est le résultat d’une oxydation ferrugineuse.

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Amandier en fleurs (avec des amandes de la dernière saison)

Les falaises offrent de nombreuses opportunités pour la reproduction d’une importante colonie de Vautours fauves, mais aussi Faucons pèlerin, Percnoptères d’Egypte, Hirondelles des rochers, ainsi que plus à l’intérieur de la zone, Gypaète barbu, Aigle royal,Aigle de Bonelli, Aigle botté.

Entre les falaises et la rivière sont réguliers Loriot d’Europe, Fauvette orphée,Pie grièche à tête rousse...

Deux célébrités : le Traquet rieur nicheur dans les éboulis au pied des falaises -c’est sa zone de répartition la plus au nord- et le Tichodrome échelette que l’on trouve en allant derrière l’église de Riglos et en scrutant le couloir à gauche (torticolis garanti)...mais on peut avoir de la chance et cela donne le plaisir de prendre une photo de l’oiseau papillon.
Il est le "coureur des murailles" ( teicos = mur et dromos= coureur). Buffon lui a donné le nom d’échelette (écheler = escalader). En anglais, il est "Wallcreeper = grimpeur des murailles - en allemand, Mauerläufer = coureur des murailles)

Murkrypare
Divers/Fåglarnas sång och läten

Parmi les hôtes réguliers nicheurs , le Pigeon bizet, que l’on trouve mélangé avec le Pigeon domestique.Pour les reconnaitre, le bizet a seulement deux barres noires sur le bras, le domestique est souvent nettement plus sombre et avec des lignes plus chargées (sur la photo, oiseau de gauche)

Les Vautours fauves, toute l’année, sont les principaux animateurs de la zone des Mollas.Le matin, on les trouve plutôt en grappe sur des arbres alentour.Ils y passent des heures minutieuses en toilettage et lissage de plumes.Dès la fin de matinée, les pompes à chaleur créees par le soleil vont favoriser leurs évolutions.

Un examen à la lunette ou aux jumelles des différentes parois permettent de repérer des centaines de reposoirs et d’accès à des cavités.Les fientes en rebord en apporte la preuve sans possibilité d’en apprécier l’occupation.

Si la recherche du Tichodrome échelette nécessite de venir très près de la paroi, il est recommandé d’installer trépied et lunette sur la place devant l’église pour suivre, selon un angle moins contraignant,ce qui se passe sur les parois.

C’est ainsi que nous avons pu décomposer en une dizaine de photos -dont nous
gardons les principales phases-les mouvements des ailes d’un vautour qui en contournant l’une des falaises, est venu en rejoindre un autre sur une vire.

Lorsqu’il s’est rapproché de la paroi, il a d’abord arrété sa descente en glissé en battant des ailes pendant quelques secondes (photo 1 ).

Une fois la maitrise assurée, il s’est remis en plané-glissé mais en offrant le maximum
de surface portante (photo 2)

A une vingtaine de mètres de la paroi, il a mis ses ailes verticalement en maxi
résistance, les plumes de la queue participant au ralentissement (photo 3) et a gardé cette position freinée jusqu’au toucher du rocher (photo 4).

Les différentes photos (surtout les premières) permettent d’apprécier la composition
des "poudingues" où apparaissent des blocs de pierre pour certains importants.

4) Las Estepas de BELCHITE

5) Los galachos del EBRO

6) La Laguna de SARIÑENA :

et en prime, l’écoute du Grand duc d’Europe à Piracès

Ces trois centres d’intérêt sont tous au sud de Huesca et peuvent faire l’objet d’une bonne journée, en partant de très bonne heure pour Zaragoza par la N330 puis la N232 jusqu’à Quinto -Prendre à droite

en direction de Belchite.

Et selon l’inspiration, vous quitterez la route pour "draguer" dans les chemins empierrés qui desservent les champs (à éviter par temps pluvieux prolongé, vous risqueriez d’y rester !) à la recherche des Gangas cata (un millier de couples signalés dans la zone - qui est étendue !) autant de Gangas unibande, de quelques Grandes outardes et de si peu d’Outardes canepetières.

Tendez bien vos oreilles, vitres baissées, car la vedette locale est le Sirli de Dupont au chant caractéristique (cf le Fichier-sons).

Mais ce n’est pas tout, vous pouvez croiser :

Toute l’année :
Faucon pèlerin, Oedicnème criard, Alouette calandre, Alouette pispolette, Cochevis de Tekla, Traquet rieur, Monticole bleu, Moineau soulcie, et avec chance Aigle royal ou Grand duc d’Europe.

Au printemps :
Milan noir, Percnoptère d’Egypte, Guêpiers d’Europe,Faucon crécerelette, Circaète Jean-le-Blanc, Busard cendré, Engoulevent à collier roux, Traquet oreillard, Fauvettes orphée et passerinnette.....

(Cette première partie devrait vous prendre plus que la matinée)


Rejoindre los galachos del Ebro en revenant à Zaragoza, prendre la N11 en direction de Bujalaroz, tournez à droite au village de Puebla de Alfinden...à Finca de la Alfranca, un centre d’interprétation (l’équivalent de nos Syndicats d’Initiatives) vous renseignera.sur l’accès aux trois "galachos" (bras morts de l’Ebre)..

Toute l’année :

Butor étoilé dont c’est le meilleur spot en Espagne, Bihoreau gris, Râle d’eau, Pic vert, Rémiz penduline, Martin pêcheur d’Europe, Bouscarle de Cetti,... ....

Au printemps :

Héron pourpré, Blongios nain, Hirondelle de rivage, Loriot d’Europe, Guêpier d’Europe, Torcol fourmillier, ...


La A129 vous menera, par Alcubierre à la Laguna de Sarinena, superbe lac entouré de végétation marécageuse dont l’intérêt est plutôt en hiver avec jusqu’à 10.000 migrateurs, mais toute l’année il mérite notre attention :

Le retour se fera par la plaine où des rencontres sympas sont toujours possibles.

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Quand il commence à faire nuit, rejoindre Piracès par la A131, traverser le village (superbe site) , prendre la direction de Huesca et quand vous serez sur la partie haute, garez vous à gauche sur le chemin qui mène au centre " Arten y naturaleza - Arbotes como arquelogia".
Et avec un peu de chance, vous entendrez le Grand-duc d’Europe (il y était il y a
quelques semaines - il faut tout de même savoir qu’on ne l’entend pas toute l’année).

DOCUMENTATION

La visite d’une région, fut-elle à vocation ornitho., ne se comprend pas sans emporter :

 le Guide Michelin vert
 le Guide du Routard,

car l’un et l’autre, qui se complètent si bien, nous alertent sur un bon nombre de points d’intérêts culturels, historiques, gastronomiques (pourquoi pas ?) qui proposent des réponses à notre curiosité et à notre envie de connaître.

Ne pas oublier pour autant dans la collection HELM "Where to watch birds in North & East Spain" de Michael Rebane. Quant aux cartes, Michelin offre un choix de différentes échelles.

HEBERGEMENTS

A la belle saison, de nombreux campings vous attendent autour de Huesca.

Toute l’année, la "Casa rural ornithologica" BOLETAS située à 7 km de Huesca à Loporzano (prendre la N 240 vers Lerida) vous attend.

Vous apprécierez l’accueil chaleureux d’Esther et de Josele, mais aussi leur compétence en matière d’oiseaux : je leur dois, entre autres, la localisation des Tichodromes échelette, du Grand-duc d’Europe et la découverte de plusieurs des sites évoqués dans ces articles.

Le gîte -guest house- BOLETAS (nom local du Pernoptère d’Egypte) est d’un bon confort, doté d’une bibliothèque ornitho impressionnante ;
vous pourrez y consulter, de plus, des compte-rendus sur les points d’obs de la région dont l’un, très apprécié, rédigé par une équipe d’ornithos bretons.
Pour en savoir plus, leur site est : www.boletas.org et l’e-mail pour les joindre : josele@boletas.org .

André Boussard

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