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Passion photos !

Mieux connaitre les oiseaux grâce à la photo

Le Martin-Pêcheur

Le Martin-pêcheur d’Europe ( Alcedo atthis) est très apprécié des ornithos
photographes car ce bel oiseau aux splendides couleurs métalliques passe
beaucoup de temps immobile, la tête penchée, le bec pointé, surveillant
l’onde et les petits poissons dont ils se régalent (alevins de vairons, ablettes,
chevaines, goujons, truites, brochets...) d’environ 7 à 10 cms,-au delà il ne
sait pas les avaler-.

Réaliser une photo est donc relativement facile,une fois que l’on a repéré
l’oiseau.Il faut savoir que cette flèche bleue, qui se déplace de façon
rectiligne à près de 80 km/h a ses habitudes, ses circuits, ses postes
d’observation réguliers.

En Camargue, à la Capelière, centre d’accueil de la "Société Nationale
de la Protection de la Nature",à l’observatoire des "Figuiers", il y en a
un, m’a t-on dit,qui, tous les jours,se pose à 16h pile (au soleil d’hiver,
bien sûr) sur l’arbre mort qui est à quelques mètres des lucarnes de
l’observatoire...et on m’a même dit qu’il était très attendu ! Difficile
à croire ! Eh bien, j’en ai fait l’expérience pendant quatre jours
successifs, la semaine dernière, C’EST VRAI !

On le voit d’abord sur l’un ou l’autre des piquets au fond de la pièce
d’eau, il plonge une,deux fois....rejoint la jauge qui mesure la profondeur
d’eau puis l’une des branches de l’arbre sec au milieu...puis vient tout droit
se poser où une rangée de photographes ornithos l’attend de façon gourmande,
appareil braqué.........Le surprenant de l’histoire est qu’autour de ce poste
d’observation il n’y avait, la semaine dernière, pratiquement plus d’eau, en tous
cas pas de poissons visibles. Il s’agit d’une halte sur son circuit habituel, il semble
obéir à un programme.....Psitt ! Dix secondes après il était parti, mais le
crépitement des appareils photo s’était fait rassurant.Pour beaucoup, il
était dans la boite........avec sa proie frétillante !

Un photographe du niveau nettement au dessus :

Fritz Pölking -Photos extraites de son livre "Planète sauvage" Ed. Proxima.Prises"à l’ancienne"
Ektachrome 200 - f/5,5 - 240 m/m - flash 1/8000ème -sur pied - sous affût -

Photographes PRO Hongrois : Laszlo Novak et Balazs Karman

Comment reconnaitre un Martin-pêcheur juvénile ?

(par Yves Thonnérieux -Texte et photos)

- un reliquat de bourrelets commissuraux au coin du bec (ces signaux optiques
clairs qui stimulent les adultes à enfourner la nourriture, chez les espèces
nichant dans l’obscurité en particulier) ;

- un plumage tirant plus sur le bleu-vert que le bleu franc ;
- de vagues pointes gris-bleu aux plumes de la gorge (nuance qui
disparaîtra par abrasion avec le temps) ;

- un plumage frais (les adultes sont en mue ces temps-ci...) ;

Le critère sexuel du rougeâtre à la racine de la mandibule inférieure
du bec est valable chez la femelle adulte, apparemment pas chez les
juvéniles...

La dernière photo montre le croupion (= bas du dos) et une partie
des ailes : sur cette partie là, le bleu l’emporte, même chez les
juvéniles.

La Pie bleue ibérique

Lors de mon premier message sur Monfragüe, je disposais de sources obsolètes qui m’ont fait écrire les phrases suivantes :

" C’est l’occasion de revoir la pie bleue Cyanopica cyanus

C’est un oiseau assez particulier, sa localisation principale est l’ensemble de l’Asie mais quelques colonies existent en Espagne où elle remplace alors la pie bavarde."

De fait j’avais déjà entendu parler d’une controverse sur la possibilité d’une espèce à part entière, la lecture du dernier "OISEAUMAG" m’a apporté l’état des lieux. Les études génétiques ont montré que la pie bleue ibérique qui se trouve en Espagne et au Portugal est bien une espèce à part entière et non pas une pie asiatique ramenée dans les valises des colons.

Voici donc la pie bleue ibérique Cyanopica cooki*

La Linotte mélodieuse

Bonjour,

Trois mâles rencontrés, ce matin par très beau temps, perchés en haut de buissons à la Pointe de

Penvins (Golfe du Morbihan).

« Carduelis » du latin « cardus », le chardon, que les Fringillidés apprécient particulièrement.

« Cannabina » du latin « cannabis », le chanvre, plante produisant des graines dont l’oiseau est

friand.

On sait la grande place que cette plante tenait, avec le lin, dans l’agriculture ancienne.

L’allemand nomme les linottes Hänfling dans lequel Hanf signifie « chanvre » ou Bluthänfling

( linotte sanglante) en raison du rouge du plumage du mâle.

Le mot « linotte » date du XIII ème siècle et signifie « l’oiseau friand de graines de lin ».L’anglais

« Linnet » en dérive directement. Le terme « tête de linotte » vient de ce qu’elle fait son nid

n’importe où ou mal dissimulé.