Au bon endroit, au bon moment !
Vos Photos Scoop
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Les meilleures seront placées à demeure sur le Site, comme celles ci-dessous :
Autour des palombes sur sa proie par Alain Gérard
Cette photo d’Autour des palombes (Accipiter gentilis) a été prise en 2008 en Vendée. Elle est une image tirée d’une vidéo.
J’avais installé un affût à 100 mètres d’une aire d’autour, en sous-bois donc, près d’un secteur où la femelle avait coutume de venir plumer ses proies avant de les porter à ses petits...
La chance a été avec moi ce jour-là car, l’orientation de mon affût ne permettait de cadrer qu’un poste de plumée (parmi les cinq ou six du secteur).
En effet, je l’avais installé au seul endroit propice à la dissimulation d’une cache (opération effectuée quelques jours auparavant, en l’absence de l’oiseau parti en chasse.dans un fouillis de ronces et de fougère aigle....)
Hors de question, d’autre part, de bouger l’objectif pour le diriger vers un autre point à cause de la très grande méfiance de l’autour ! De fait, j’ai évité au maximum le dérangement : d’abord en effectuant cet affût fin juin, à un moment où les jeunes autours étaient proches de l’envol, ensuite en m’y installant très tôt le matin, avant le lever du jour et en le quittant de manière à ne pas être vu (la femelle, très vigilante, alarme au moindre danger).
Alain Gérard
La relève des Hérons pourprés au nid par Claude Jarlan
Cette scène rarement observée a été décrite par Weber, citée par Paul Géroudet. La prise de vue de ces images a été possible grâce à l’installation d’un affût, avec accès de nuit.
Il s’agit d’un comportement de nourrissage impliquant les deux adultes, l’un revenant de chasse vient assurer la relève de celui resté au nid ; la photo montre un comportement dont voici le texte paru dans "Les grands échassiers, gallinacés, râles d’Europe" de Paul Géroudet - Ed. Delachaux et Niestlé.
(le second oiseau, l’arrivant, est hors champ) : "des raclements gutturaux nous alertent et des plumes sombres fouettent l’air."
Le second héron pourpré vient de s’abattre à quelques mètres du nid et s’avance en battant des ailes en travers des roseaux.
Son compagnon, sorti de sa torpeur immobile, se lève ; Ses superbes aigrettes se hérissent d’excitation et son cou se tend tout droit.
De raboteuses salutations retentissent, tandis que l’arrivant prend pied avec une révérence de la tête. Tous deux s’inclinent, jusqu’à toucher presque le bord du nid avec leur poitrine ; Des ronflements graves et des claquements de bec assez doux, puis les hérons tournent à pas mesurés l’un autour de l’autre et l’on entend se frôler leurs ailes entrouvertes.
"Sans arrêt, les longs cous d’un rouge brun montent et descendent comme des flammes. C’est avec cette sorte de danse rituelle que l’oiseau revenu de la chasse reprend son tour de garde.
Elle semble être la tendre salutation d’un couple amoureux et en réalité sa fonction plus prosaïque, mais primordiale, est d’apaiser la susceptibilité vigilante du gardien.
La cérémonie dure à peine deux minutes jusqu’à ce que les gestes se ralentissent et cessent tout à fait. Relevé de sa tâche, le premier héron s’écarte sur le bord de l’aire, s’allonge et s’allonge encore avant de prendre l’essor à grands coups d’ailes.
Le second le suit du regard un bref instant, se retourne alors vers les petits et commence à dégorger les aliments apportés dans son jabot.
Une avalanche de petits poissons, de grenouilles et quelques larves de dytiques, sont aussitôt happés et engloutis par les jeunes.
Bientôt, tout a disparu.
L’un après l’autre, rassasiés, les poussins retombent dans le creux du nid et, sous la
protection de l’adulte, ils vont somnoler jusqu’au prochain nourrissage".
Confrontation Grèbe huppé - couleuvre à collier par Yvon Toupin
Une couleuvre à collier adulte (Natrix natrix), de belle taille, est surement venue trop près du nid du Grèbe huppé (Podiceps cristatus).
La scène se passe dans une réserve d’Yverdon près de Neuchatel en Suisse.
La couleuvre qui nageait vers le nid a été interceptée. Le grèbe huppé la soulève de son bec.
La couleuvre est dans le bec de l’oiseau mais elle va en glisser et entourer le cou du grèbe pour prendre appui. La couleuvre n’ést pas un "constrictor" et n’est pas en mesure de chercher à "étouffer".
Le grèbe tient fermement la couleuvre dans son bec. Essaye t - il de la noyer ?
Couleuvre mise en position d’être avalée
C’est terminé !
Altercation Gypaète barbu -Aigle royal par Yvon Toupin
Yvon Toupin a pu photographier en février 2005 dans la Haute Vallée de Nancroix, en bordure du Parc de la Vanoise (Haute-Saie), un Gypaète barbu poursuivant un Aigle royal (Aquila chrysaetos) subadulte, venu à priori trop près de son aire.
Placé à découvert, Yvon, ne pense pas avoir gêné les protagonistes trop occupés entre eux ; ils se trouvaient à une centaine de mètres.
Rappelons qu’en raison de la sensibilité extrême du gypaète aux dérangements, un arrêté ministériel interdit toute prise de vue ou de son, à moins de 700 m des aires en période de reproduction (du 15 octobre à la fin août, voire plus tard pour les couples tardifs).
Matériel : Canon 1D mk2 équipé d’un 500m/m + convertisseur 1,4x à main levée. Photos recadrées.
L’article avec quatre photos qui se trouve sur le site "OiseauxEthologie (rubrique "Ethologie") a été lu par 58.544 visiteurs au 19 janvier 2025 : "Attaque d’un aigle royal par un gypaète barbu dans les Alpes"
Cliquez (lien actif) https://www.oiseauxethologie.fr/ethologie/article/attaque-d-un-aigle-royal-par-un-gypaete-barbu
Prédation d’un Héron cendré sur caneton Colvert par Michel Ipas
Un Héron cendré allait et venait lentement d’un pas débonnaire quand soudain, il s’est mis à faire trois ou quatre grandes enjambées rapides avant de s’arrêter net.
Je me souviens avoir dit à ce moment là à Frédéric Chausse, présent dans l’affût, que quelque chose de peu banal allait survenir, mais sans pouvoir imaginer quoi que ce soit en particulier, car le héron était seul visible de nous.
En quelques secondes, une dizaine au maximum, le héron a plongé sa tête vers le sol, l’a relevée en tenant dans son bec un caneton alors que la cane colvert, furieuse, jaillissait de la surface de l’eau pour tenter vainement de s’opposer au rapt brutal.
Le héron s’est envolé pour se poser à une vingtaine de mètres et engloutir sa prise.
L’oiseau vient de saisir sa proie !
Faucon hobereau (Falco subbuteo) et Anax impérial mâle
"J’apprécie beaucoup de faire des photos d’oiseaux d’eau en étant proche pour restituer des comportements spontanés détaillés. J’ai donc confectionné un affût flottant qui me permet d’avoir mon objectif proche du niveau de l’eau."
Le faucon venait dans ma direction. Il était à une dizaine de mètres quand il saisit de ses deux serres la libellule qui s’est trouvée sur sa trajectoire.
Nikon D 200 - objectif 300 mm /2.8-converter 1,7-500 ISO-1/1000ème-f/11
Le Faucon hobereau (ici un juvénile, dépourvu de culottes rousses) est tour à tour chasseur d’oiseaux ou d’insectes. Dans ce dernier cas, il a abandonné son poste d’affût et d’un vol capricieux, avec de larges courbes. Il plonge et remonte avec grâce, frôle les feuillages et les roseaux, tel une hirondelle géante.
L’Anax impérial est la plus grande de nos libellules, la femelle apparait verte, discrètement teintée de bleu sur le premier et le deuxième segment abdominal, le mâle - nettement bleu et vert avec une bande noire en son milieu.
"Je me suis interrompu pour saisir le faucon au vol, mais, j’ai apprécié de pouvoir continuer à photographier deux de mes oiseaux préférés"
Dominique Duyck
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"Faucon pèlerin et Etourneau sansonnet"par Jean-Michel Delaunay
À l’heure du croissant chaud, le nordique arrive avec un étourneau refroidi.
Toute affaire cessante, je saisis mon Nikon qui n’en croit pas son objectif.
Le soleil n’est pas encore levé alors que le rapace entreprend un exercice périlleux en déplumant l’oiseau sur la rambarde du balcon.
Peu importe pour lui l’intensité de la lumière, la photo de ses ébats n’est pas sa préoccupation première.
Au bout de quelques minutes, la situation s’avère peu confortable comme le montre les images ci-dessous.
Alors, il avise la table du balcon sur laquelle nous déjeunons par beau temps et s’installe pour continuer son repas.
Pendant ce temps le soleil se lève et nous donne une meilleure intensité lumineuse. Son breakfast terminé, il débarrasse soigneusement la table en ramassant les miettes du piaf englouti puis rejoint son perchoir habituel pour y faire un brin de toilette avant de se chauffer au soleil pendant un long moment.
Ces quelques lignes pour partager un moment de bonheur.
Bien cordialement,
jmd34



