Fou de Bassan
(Morus bassanus)
De la famille des Sulidés, terme norvégien "sule"= éclabousser par allusion à l’habitude qu’a l’oiseau de plonger la tête la première d’une grande hauteur pour capturer les poissons.
Bassan(us) du nom d’un îlot rocheux écossais - Bass Rock dans le golfe d’Edimbourgh-
Île de Bass Rock (Ecosse)
Fou est à rapprocher du nom allemand de l’oiseau "Tölpel"= lourdaud,...du nom portuguais
"Ganso patola" = oie stupide. Cette connotation péjorative vient du vocabulaire des gens de
mer qui étaient étonnés que les oiseaux se laissent voler leurs oeufs ou massacrer sans rien faire.Le terme "Morus" est proche puisque dérivé du latin "morio" = imbécile.
Seul le nom de l’oiseau en espagnol est plus respectueux de ce qui le caractérise : il se nomme "alcatraz" qui provient de l’arabe "al ghattas", le plongeur , évidente allusion à sa façon de se nourrir.
Le Fou de Bassan plonge généralement de 20 à 30 mais aussi de 2 à 3 mètres, par un revirement latéral sur l’aile, s’il voit des poissons en surface. Sa technique consiste à plonger à environ cinq mètres de profondeur en dessous du poisson, les yeux protégés, lors de la plongée, par la membrane nictinante et de tenter de capturer sa proie en remontant, les yeux ouverts. Le choc avec l’eau est amorti par les sacs aériens.
En plongée, l’oiseau reste de quatre à vingt secondes immergé.Ses narines ne sont pas perforées, il respire par le bec comme les cormorans.Il a de véritables narines secondaires qui compensent les narines véritables : à la base de la commissure du bec, il existe une fente ouverte en permanence pour permettre à l’oiseau de respirer sans écarter les mandibules. Cette fente est protégée par un oprecule corné qui doit se fermer quand l’oiseau plonge et certainement pendant la durée de l’immersion.Ce dispositif est une adaptation à la plongée
d’une hauteur importante, la tête la première.
Remontées difficiles.



