Découverte des espèces par Marc Solari (4)
(Série 4)
AIGRETTE GARZETTE
(Aigretta garzetta)
La grande aigrette en modèle réduit , on la reconnait à sa petite taille, son bec noir et ses pattes noires avec les doigts jaunes. En période nuptiale elle arbore des longues aigrettes qui lui ont données son nom.
Très grégaire c’est une espèce qui niche en colonies et se nourrit et migre généralement en groupe. Espèce méridionale elle remonte doucement ver le nord à la faveur du réchauffement climatique.
Elle se nourrit en général dans l’eau peu profonde ou aux abords immédiats de l’eau dont elle ne s’éloigne que rarement. Son régime comprend des petits poissons, insectes et leurs larves , crustacés, batraciens et reptiles divers. Les proies sont harponnées très adroitement avec le long bec pointu, elle pêche à l’affut ou en marchant voir en courant dans l’eau.
Les nids sont construit sur des arbres des buissons ou dans les roseaux non loin de l’eau, souvent en colonies mixtes avec d’autres espèces de hérons ou d’autres oiseaux.
On la trouve dans tout le paléarctique tempéré et tropical , en Asie du sud est et en Océanie, ailleurs dans le monde l’espèce est remplacée par des espèces proches comme l’aigrette neigeuse. Les oiseaux qui nichent au nord de son aire de répartition sont migrateurs ceux du sud sont sédentaires.
Les effectifs de l’espèce sont en augmentation suite à la protection dont elle fait l’objet dans toute l’Europe.
Adulte
Plumage nuptial
Colonie de reproduction
Pêche collective
En vol
Toilette
La grande aigrette et la garzette ensemble pour donner une idée de leur différence de taille.
AUTOUR des PALOMBES
(Accipiter gentilis)
Un rapace discret, rarement observé à découvert très agile grâce à ses ailes coutes et arrondies, il chasse en forêt ou en bordure surtout à l’aube et au crépuscule et reste à l’intérieur des bois en journée. Il sort peu à découvert et jamais longtemps.
La seule période ou on peut bien l’observer est la période des parades nuptiales où il fait des acrobaties aériennes très haut au dessus des arbres.
Il ressemble beaucoup à l’Épervier d’Europe mais les femelles sont beaucoup plus grandes, elles ont la taille d’une Buse variable. Par contre entre un mâle d’autour et une grande femelle d’épervier il faut être très attentif pour distinguer les deux espèces. On le distingue à son sourcil blanc bien marqué et au sous caudales d’un blanc éclatant bien visibles en vol.Les immatures sont brun roux avec la poitrine tacheté et rayée, chez les adultes la poitrine est barrée de stries grises.
Il chasse toutes sortes de proies beaucoup d’oiseaux : pigeons, corvidés , canards , grives, étourneaux etc ... parfois d’autres rapaces et même hérons ou cigognes. Il prend aussi des mammifères , rongeurs, lapins ou un jeune renard à l’occasion, opportuniste il prend les espèces les plus abondantes du moment sur son territoire.
Il lui arrive aussi de s’attaquer aux volailles en liberté ou au gibier ce qui lui a valu une très mauvaise réputation et d’être massacré pendant une très longue période et parfois encore aujourd’hui malgré sa protection officielle.
Son aptitude à la chasse lui a valu d’être souvent utilisé en fauconnerie.
Il niche à l’intérieur des forêt en général non loin des lisières. Le nid est placé dans la cime d’un grand arbre. Le couple reste ensemble de février à juillet , après l’envol des jeunes ils mènent une vie solitaire chacun de son coté.
En France l’espèce est sédentaire, mais en hiver il exploite un plus grand territoire que l’été pour se nourrir et peut s’éloigner de plusieurs kms de son secteur habituel. Sa répartition dans le pays est calquée sur les grands massif forestiers, mais il fréquente aussi des boisement plus petits en zone de bocage.Il évite la grande plaine agricole, absent ou rare dans le midi méditerranéen et dans l’ouest du pays.
La population française est estimée entre 7 000 et 10 000 couples.
Adulte en vol
Immature en chasse
Capture d’un lapin de garenne par une jeune femelle
Femelle immature sur sa proie
Il chasse souvent à l’affût, caché dans les feuillages
Cherchez l’autour parmi les pigeons
BALBUZARD PÊCHEUR
(Pandion haliëtus)
Un petit aigle pêcheur bien connu.
Dessous blanc , tête pâle, dessus sombre, grands yeux jaunes, pattes nues et écailleuses sont ses caractéristiques principales.
Après avoir été exterminé comme nicheur de France continentale au début du 20 eme siècle , il refait lentement ses effectifs.
Un noyau de population c’est installé le long de la Loire et depuis peu il niche aussi en Alsace du nord, le long du Rhin.
Dans le reste du pays on l’observe seulement aux passages migratoires de printemps et d’automne.
Quelques couples nichent en Corse le long de la cote et se nourrissent en mer, ils sont sédentaires.
Il fréquente divers plans d’eau et grands fleuves de préférence bordés de grands arbres où il aime à se percher et où il fait son nid.
Il se nourrit de poissons qu’il capture en plongeant après les avoir repéré du haut des airs.
Le nid est construit au sommet d’un grand arbre ou sur une roche escarpée pour lui permettre d’avoir une vue dégagée sur les environs.
Grand migrateur il revient en France vers mi avril depuis l’Afrique où il a passé l’hiver, il repart vers mi aout/septembre les cas d’hivernage sont rares (4 à 5 oiseaux / an.)
En France on estime la population nicheuse à : 50/60 couples dont 20 en Corse.
Adulte
BONDREE APIVORE
(Pernis apivorus)
Une cousine insectivore de la classique Buse variable.
Très discrète et difficile à observer en dehors de la la période de migration où on peut voir de petits groupes voyageant ensemble. On l’appelle aussi la "Buse des guêpes" allusion à son régime alimentaire qui comprend beaucoup d’hyménoptères et leurs larves.
Le plumage est de couleur brun/roux plus ou moins moucheté de blanc il existe une phase claire avec le dessous très blanc et une phase foncée.On la distingue de la Buse variable : en vol à sa longue queue avec trois barres sombres dont la terminale ses longues ailes et à sa petite tête proéminente "tête de pigeon".
Elle a un vol plus léger et plus souple que celui de la buse variable. De près on peut voir son iris jaune ou orange (la buse à les yeux bruns).
Grande migratrice elle arrive chez nous fin avril et repart en aout vers l’Afrique tropicale où elle passera l’hiver. Elle se nourrit de divers insectes surtout des hyménoptères (guêpes, abeilles frelons etc ...) elle n’hésite pas à creuser la terre à l’aide de ses fortes griffes pour déterrer les nids souterrains et en extraire le couvain.Son plumage épais la protège des piqures.
Elle arpente les prairies à pattes pour y capturer des sauterelles et autres insectes menu complété par des petits rongeurs , batraciens et reptiles.A l’occasion elles consomme des fruits et des baies.
Elle recherche les milieux qui alternent boisements et prairies ou cultures, le nid est construit en hauteur dans la cime d’un grand arbre au cœur d’un massif boisé, il est garni de branches vertes.
Présente dans la France entière, sauf dans le midi, mais en densité en général faible, elle évite les zones urbaines et les plaines de grandes cultures et fuit la présence humaine.
En France, sa population est considérée comme stable entre 20.000 et 25.000 couples nicheurs. Elle est présente dans toute l’Eurasie sauf dans l’extrême nord et jusqu’en Mongolie à l’est.
BUSARD CENDRE
(Circus pygargus)
Le plus petit et le plus gracieux des busards. Le mâle est tout gris dessus avec le bout des ailes noirs et une ligne noire sur les ailes qui le distingue du Busard St Martin. La femelle et les immatures sont très semblables à ceux du Busard St Martin. Il existe quelques individus mélaniques au plumage uniformément sombre.
Il recherche les milieux ouverts entrecoupés de haies et de bosquets, il ne monte pas en altitude. Il niche au sol dans les cultures, les friches herbeuses ou les bas fond humides à végétation haute en couple isolé et parfois en colonies lâches.
Il se nourrit surtout de petits rongeurs et de gros insectes menu complété à l’occasion par des lézards ou un passereau.
Grand migrateur il arrive chez nous en avril/mai et repart en aout/septembre vers l’Afrique tropicale où il va passer l’hiver.
En Europe l’espèce est en forte régression on ne la trouve plus qu’en France, Espagne, et Italie. En France elle est de plus en plus localisée et menacée par les travaux agricoles qui détruisent les nids, l’usage intensif des pesticides et la chasse.
L’effectif est estimé à 6000 / 9000 couples nicheurs. Espèce inscrite en annexe 1 de la directive oiseaux.
Des équipes de bénévoles motivées surveillent les nids connus et déplacent les jeunes au moment des travaux agricoles pour en sauver le plus possible.
BUSARD des ROSEAUX
(Circus aeruginosus)
On reconnait le mâle à ses larges ailes grises avec des rémiges noires , la femelle est brune avec une tête et des épaulettes claires blanches ou crèmes, les jeunes sont entièrement bruns avec le dessus de la tête clair. Comme son nom l’indique cette espèce est inféodée aux roseaux.
Il niche et chasse dans les roselières en eau et à leur périphérie, il évite la forêt et ne monte pas en altitude. Il se nourrit de petits rongeurs, oiseaux d’eau, reptiles et batraciens, il prend aussi des poissons morts et des charognes à l’occasion, menu complété par de gros insectes.
Le nid est construit au sol au cœur des roseaux par les 2 adultes du couple. Il arrive de façon exceptionnelle que faute de roselière les oiseaux s’installent dans les cultures hautes ou en prairies humides mais cela reste rare.
Espèce migratrice, il arrive en France en avril et repart en aout pour passer l’hiver en Afrique tropicale. En France l’espèce est surtout présente sur la façade ouest et à l’embouchure du Rhône (Camargue).
On estime l’effectif en France à 3000/6000 couples effectif considéré comme stable mais menacé par la diminution des zones humides.
Il est inscrit à l’annexe 1 de la directive oiseaux qui prévoit que les espèces mentionnées font l’objet de mesures de conservation spéciale concernant leur habitat, afin d’assurer leur survie et leur reproduction dans leur aire de distribution.
Mâle adulte
Busard des roseaux femelle adulte
Busard des roseaux immature
Couple en parade
BUSARD SAINT-MARTIN
(Circus cyaneus)
On reconnait le mâle à sa couleur grise dessus avec le bout des ailes noir, la femelle est entièrement brune avec le croupion blanc dessus, le dessous est couleur crème moucheté de brun et elle a un masque facial très caractéristique.
Le jeunes ressemblent à la femelle en plus foncé.
Il fréquente les milieux ouverts, il évite les zones boisées et la montagne.
En France il se reproduit pour l’essentiel dans les champs de céréales, le nid est au sol, ce qui peut conduire à des destructions de nichées au moment des travaux agricoles.
Un peu partout des équipes de bénévoles surveillent les nichées et évacuent les jeunes avant le passage des engins autant que possible.
Il se nourrit surtout de petits rongeurs, menu complété par des oiseaux et des insectes.
En France on le trouve surtout dans le Centre et en Poitou Charente, il est présent un peu partout où il trouve des milieux favorables par contre il ne niche pas dans le Nord Est.
Migrateur partiel, en hiver les oiseaux du nord viennent rejoindre ceux du sud du pays selon la météo mais la plupart restent en Europe.
La population française est estimée à 10 000 / 20 000 couples nicheurs et environ 15 000 individus hivernants.
L’espèce est en régression suite à l’intensification des pratiques agricoles, la diminution des zones en prairies et des friches et l’usage massif des pesticides.
BUSE PATTUE
(Buteo lagopus
La Buse du nord , elle remplace la Buse variable tout au nord de son aire de distribution.
Elle niche au nord de la limite des arbres dans la toundra arctique tout autour du pôle, le nid est installé sur un arbre en bordure de toundra en général le long des cours d’eau, plus au nord elle occupe les falaises ou les escarpements rocheux.
Migratrice elle part vers le sud en aout/septembre pour revenir sur ses lieux de reproduction en fin avril/mai.
Les hivers très froid il arrive que quelques individus viennent hiverner jusqu’en France.
On la reconnait à sa stature massive le haut de la poitrine clair contrastant avec le ventre sombre et la large bande noire au bout de la queue contrastant avec la base plus claire. Il y a une tache noire bien visible au niveau du poignet de l’aile.
Les individus de phase sombre et les jeunes sont plus difficiles à identifier. Attention certaines buses variables peuvent être très semblable. En cas de doute on regardera les pattes, la buse pattue a les tarses emplumés à la manière des aigles ou des rapaces nocturnes.
Elle se nourrit à 90 % de petits rongeurs, menu complété par des oiseaux et des charognes à l’occasion . Elle chasse à l’affut posée sur un point de vue élevé piquet, roche etc ....
Son vol rappelle celui d’un busard, plus léger et plus souple que celui de la buse variable.
BUSE VARIABLE
(Buteo buteo)
Un des rapaces les plus connus et des plus communs. On la trouve dans tout le paléarctique tempéré de l’Atlantique au Pacifique.
Comme son nom l’indique son plumage est très variable allant de brun foncé uni à blanc presque pur avec tous les intermédiaires possibles et imaginable.
En général son plumage est brun moucheté de blanc , les individus du nord de l’aire de répartition sont en général plus clairs que ceux du sud.
Elle se nourrit essentiellement de petits rongeurs, insectes divers, vers de terre et ne dédaigne pas les charognes , elle est trop lente pour capturer des oiseaux en bonne santé.
Elle chasse à l’affut depuis un arbre, un piquet ou une butte de terre ou simplement en marchant dans les champs et les prés.
Elle niche par couple isolé, le nid est un amas de branches installé dans la cime d’un grand arbre. On la trouve aussi bien en milieu ouvert qu’en forêt, le biotope où ses effectifs atteignent leur maximum sont les milieux de type bocage avec des haies et des boisements épars entrecoupés de prés. En milieu de grandes cultures et près des villes ses effectifs sont faibles.
Migratrice partielle les individus du nord descendent vers le sud en automne, en hiver elle devient plus grégaire et on peut voir de petits groupes là ou la nourriture est abondante ou se partageant une charogne à plusieurs.
En cas de couverture neigeuse prolongée on assiste à une migration de fuite vers des régions plus hospitalières. En France l’effectif est estimé à 500 000 oiseaux en hiver.
L’espèce n’est pas considérée comme menacée, bien qu’elle soit toujours persécutée par certains chasseurs et que l’agriculture moderne et industrielle lui soit peu favorable.
Adulte
Individu en phase claire
En vol
Au moment des parades nuptiales, les oiseaux font des vols acrobatiques en couple.
CHEVÊCHE d’ATHENA
(Athene noctua)
Une petite chouette de de 20 cm de haut et pesant un peu plus de 100 grammes avec de beaux yeux dorés.On la surnomme la chouette aux yeux d’or.
D’affinité méditerranéenne elle est cependant présente dans toute la France mais ses populations les plus importantes se trouvent dans le sud du pays.Elle recherche les milieux ouverts ou semi-ouverts avec une végétation basse et des postes d’affuts, piquets, arbres morts etc ... pour la chasse. Elle vit en plaine et ne monte pas en altitude, elle évite la forêt
Sédentaire elle s’éloigne peu de son lieu de naissance, ce sont les femelles qui font les plus longs déplacements pour chercher de nouveaux territoires 15/20 kms en moyenne et jusqu’à 100 kms et plus , les mâles ne dépassent généralement pas les 10 kms.
Pour nicher elle recherche diverses cavités, trous d’arbres (fruitiers, saules têtards) au nord de son aire de distribution, mais aussi tas de pierres , cavités rocheuses ou vieux murs et habitations au sud.
Volontiers active de jour on peut l’observer parfois en début de journée et au crépuscule.
Elle se nourrit de divers gros insectes, rongeurs, reptiles, batraciens et parfois juste de lombrics suivant la saison et les opportunités.
Dans différentes régions des mesures ont été prises pour essayer d’enrayer le déclin de l’espèce du à la disparition des haies, la diminution des insectes , la disparition de nombreux vergers et aux collisions routières.
La pose de nombreux nichoirs notamment en Alsace a permis à l’espèce de remonter ses effectifs ces dernières années du moins là ou le milieu n’est pas trop perturbé par les activités humaines et où il reste suffisamment de proies.
On estime la population française à 25 000 / 30 000 couples nicheurs, la population est considérée comme stable.
ÉPERVIER d’EUROPE
(Accipiter nisus)
Un petit rapace que l’on observe souvent près des mangeoires en hiver où il vient faire son marché sur les bandes d’oiseaux autour des points de nourrissage. Le mâle à la taille d’une tourterelle , la femelle est beaucoup plus grande.Le mâle adulte à le dessous roux et le dos gris ardoise. La femelle bien plus grande à le dessous barré de stries grises et le dessus gris à brun. Les jeunes sont plus bruns avec le dessous tacheté et barré.
Il se nourrit presque exclusivement d’oiseaux capturés au vol, le mâle chasse surtout les petits passereaux (moineaux, fringilles etc ...) la femelle capture des proies plus grosses grives, merles et parfois tourterelles et pigeons. Il chasse à l’affut ou en volant bas le long des buissons pour essayer de surprendre ses proies, puis se lance à leur poursuite proie avec obstination, les poursuivant à toute vitesse à travers haies et buissons à tel point que parfois il finit sa course dans une baie vitrée où à l’intérieur d’un bâtiment.
Son biotope préféré est un paysage de type bocage avec alternance de cultures, prairies, entrecoupé de haies et de bosquets c’est dans ce type de milieu que l’espèce atteint ses densités maximales. Il évite la grande plaine agricole nue.
Le nid est construit haut dans un arbre à l’intérieur d’un bosquet ou en forêt, souvent un résineux , depuis quelques années des couples nichent en ville dans des parcs urbains.
Migrateur partiel les oiseaux du nord de l’Europe migrent vers le sud jusqu’en Afrique du nord pour certains , les couples qui nichent en montagne descendent en plaine en hiver. En France une grande partie de la population est sédentaire, population renforcée en hiver par des oiseaux venus du nord.
On estime la population française à 43 000/50 000 couples c’est la 3eme espèce de rapace diurne de notre pays de par son abondance.
L’espèce se porte bien et n’est pas considérée comme menacée à l’heure actuelle.
Mâle adulte
Jeune femelle
Mâle en vol
Femelle adulte
Mâle en chasse dans le brouillard
FAUCON CRECERELLE
(Falco tinnunculus)
Le plus commun et le plus connu des petits faucons de France, c’est l’espèce de rapace la plus abondante du pays après la buse variable. On le reconnait à son plumage roux barré et tacheté. Le mâle adulte à la tête grise la femelle à la tête brune.
On le trouve en ville comme à la campagne du bord de mer jusqu’aux montagnes en passant par la plaine. Volontiers anthropophile il niche souvent sur les bâtiments, châteaux, églises, ruines, pylônes électriques, bâtiments industriels etc ...
Il peut s’installer sur une maison habitée pourvu qu’il trouve un endroit favorable pour y installer son nid et que les petits inconvénients qui en découlent , salissures cris etc ... soient tolérés par l’occupant des lieux.
Il accepte facilement les nichoirs. Dans la nature il occupe un ancien nid de corvidés, un trou d’arbre ou une falaise rocheuse suivant les opportunités du l’endroit.
Il se nourrit à 90 % de petits rongeurs menu complété par des insectes des batraciens et des reptiles des lombrics de petits oiseaux et des charognes à l’occasion.
Son biotope idéal est constitué par un paysage de type bocage avec alternance de bosquets haies et zones ouvertes c’est là qu’il atteint ses densités maximales.
En général il ni a qu’une nichée de 4 à 6 jeunes par saison.
Bien que non menacée (pour l’instant) l’espèce est en régression (-20% entre 2010 et 2018) notamment sur les zones d’agriculture intensive où les rongeurs deviennent rares à force de travaux agressifs pour les sols et de traitements chimiques qui empoisonnent la faune .
Migrateur partiel, les oiseaux du nord migrent plus au sud et ceux habitant en montagne descendent en plaine avec l’arrivée de la neige qui les empêche de chasser.
On estime la population française de 68 000 à 80 000 couples.
Les chiffres sont fluctuants, une année à fort enneigement, ou pauvre en rongeurs peut amener une forte baisse des effectifs qu’il faudra ensuite plusieurs saisons pour compenser.
Femelle adulte
Mâle adulte
Immature.Les jeunes ressemblent à la femelle en plus terne
Il chasse souvent en vol stationnaire
FAUCON HOBEREAU
(Falco subbuteo)
Il ressemble à un faucon pèlerin en miniature mais on le distingue facilement à sa taille plus petite et à ses "culottes" (plumes sous caudales) rousses. Grand migrateur il arrive chez nous en avril et repart en aout pour l’Afrique australe où il va passer l’hiver.
Il se nourrit d’ insectes même de petite taille qu’il passe des heures à pourchasser dans le ciel parfois aussi en marchant dans les prés, d’oiseaux (surtout moineaux et hirondelles) il chasse souvent au crépuscule et il lui arrive de capturer des chauve- souris.
Il exploite souvent les dortoirs d’hirondelles ou d’étourneaux quand les oiseaux se rassemblent pour la nuit. Son biotope préféré est constitué par des milieux semi-ouverts à ouverts alternant boisements et zones ouvertes en prairies ou cultures, il évite les villes et villages même s’il lui arrive de suivre ses proies à proximité.
Il fréquente volontiers les marais et les zones humides où il chasse les libellules. Pour nicher il squatte un vieux nid de corvidé pie ou corneille haut dans un grand arbre qu’il réaménage à son gout, en plaine il s’installe parfois sur un pylône électrique.
On estime la population en France à 1 100 / 1500 couples nicheurs l’espèce très discrète est difficile à recenser. L’espèce bien que ses effectifs semblent stables est considérée comme vulnérable, l’agriculture intensive lui est défavorable et la diminution constante des populations d’insectes, de moineaux et d’hirondelles à une incidence négative sur sa reproduction.
Sans compter les risques de la migration et l’abondance des proies fluctuante sur les lieux d’hivernage.
Adulte
Chasse aux insectes
Les insectes capturés sont consommés en vol
FAUCON KOBEZ
(Falco vespertinus)
Un petit faucon qui ne niche en France et en Europe de l’ouest que de manière exceptionnelle mais que l’on peut observer au passage migratoire .
On l’observe surtout au passage de printemps en (avril /mai) , le passage d’automne qui débute fin aout se fait plus à l’est il hiverne en Afrique australe. Espèce sociable, il migre et niche en groupe.
On le trouve surtout dans les pays de l’est le plus gros des effectifs niche en Russie et en Asie.
Il niche en colonies qui peuvent compter jusqu’à 500 couples en occupant d’anciens nids de corbeaux freux ou de corneilles parfois dans une corbeautière encore occupée.
Il recherche les milieux ouverts alternants avec des bosquets et des cultures, en Asie on le trouve aussi dans la steppe.
Il se nourrit surtout d’insectes divers qu’il chasse au vol ou au sol , en période d’élevage le menu est complété par de petits vertébrés (rongeurs, lézards, batraciens et chauve souris).
Le mâle adulte est facile à reconnaitre il est entièrement gris ardoisé avec les culottes rousses, la femelle adulte a le dessous roux et le dessus gris avec une tête pâle, les immatures ressemblent à la femelle en plus moucheté.
L’espèce est en déclin suite à l’emploi massif d’insecticides qui réduit ses sources de nourriture et empoisonne les oiseaux.
Mâle
Femelle
Immature
Faucon pèlerin
(Falco peregrinus)
On le reconnait à sa taille son dessus gris et son dessous fortement barré et ses grosses moustaches noires.
Il a faillit disparaitre au milieu du 20 ème siècle suite aux persécutions dont il faisait l’objet du dénichage pour le marché de la fauconnerie et à l’usage massif de certains insecticides aujourd’hui interdit. Après l’arrêt de l’usage de ces insecticides et grâce aux mesures de protections il a pu reconstituer petit à petit ses effectifs dans toute l’Europe.
C’est un chasseur de haut vol, ils se nourrit surtout d’ oiseaux qu’il capture au vol, plus rarement de mammifères et parfois de gros insectes.
La femelle est nettement plus grande que le mâle ce qui lui permet de capturer des proies plus grosses de la taille du merle à celle d’un pigeon des proies plus grosses sont exceptionnelles. Le mâle prend des proies de la taille du moineau a celle d’une grosse grive rarement plus gros.
Il niche dans les falaises rocheuses mais aussi sur des sites anthropiques élevés (Châteaux, bâtiments industriels, immeubles d’habitations ou pylônes électriques etc ...)
On le trouve surtout en montagne mais aussi sur les falaises littorales et même en ville ou il régule les populations de pigeons domestiques. Sa présence dépend du nombre de proies disponibles et des possibilités de nidification. En plaine à défaut de meilleures possibilités, il lui arrive de s’installer sur les pylônes à haute tension et parfois sur des arbres.
Il recherche les milieux forestiers à semi ouvert , il évite la plaine nue.
Les oiseaux du nord migrent vers le sud en hiver et ceux de montagne descendent en plaine. On estime la population française à 1600 couples environ, il est classé à l’annexe 1 de la directive oiseaux.
L’espèce est toujours considérée comme vulnérable, il est menacé par les activités en montagne qui perturbent la nidification, par les destructions illégales notamment par les colombophiles et les insecticides qui les empoisonnent .
Adulte
Avec une proie
Immature
Immature
GRAND DUC d’EUROPE
(Bubo bubo)
On le surnomme l’aigle de la nuit , c’est le plus grand de nos rapaces nocturne, il peut mesurer 75 cm de haut pour 2 m d’envergure. Il a faillit disparaitre suite à la guerre acharnée dont il a fait l’objet pendant des années. Suite à la protection totale des rapaces et à des opérations de réintroductions (l’est du pays a bénéficié des réintroductions de Suisse et d’Allemagne) il refait lentement ses effectifs et réoccupe progressivement ses anciens territoires.
On le trouve surtout en montagne, mais il colonise aussi la plaine. Super prédateur, il a un éventail de proies extrêmement varié qui lui permet de s’adapter à divers type de territoires y compris près des villes s’il n’est pas trop dérangé.
Ses proies vont de gros insectes, reptiles, batraciens, poissons, oiseaux divers et variés aux petits mammifères jusqu’à la taille d’un jeune renard.
Il niche en général sur des parois rocheuses peu accessibles , mais aussi sur de grands bâtiments (historiquement il habitait les châteaux) parfois sur un arbre où il réoccupe un ancien nid de héron ou de rapace. A défaut il lui arrive de nicher au sol, avec de gros risques de prédation des œufs ou des jeunes.
Ils se reproduit vers l’âge 4/5 ans, les premières années sont utilisées à vagabonder à la recherche d’un territoire vacant où s’installer. Le couple installé est fidèle à son territoire, les 2 oiseaux chantent de l’automne au début du printemps pour signaler leur présence et l’occupation du territoire. La ponte à lieu de janvier à mars suivant la latitude et l’altitude.
Les jeunes restent 6 semaines au nid et sont nourrit par les 2 parents jusqu’à l’automne où ils quittent le territoire des parents. Les adultes sont sédentaires, les immatures sont erratiques jusqu’à ce qu’ils trouvent un territoire où ils peuvent s’installer.
En France on estime la population à : 2000/4000 couples.
L’espèce est en expansion mais reste menacée par le braconnage, les collisions routières, les chocs avec les câbles des remontées mécaniques en montagne et les lignes électriques. Le dérangement par les activités sportives (varappe) peu provoquer l’échec des nichées.
GRANDE AIGRETTE
(Casmerodius albus)
Un grand héron tout blanc, bec jaune et pattes noires en dehors de la période de reproduction. En période nuptiale le bec devient noir, les pattes se colorent en orange et les lores deviennent vert, et elle porte de longues et fines aigrettes sur le dos et la poitrine qui lui ont donné son nom.
L’espèce a failli disparaitre en Europe victime d’une chasse acharnée au début du 20 ème siècle pour fournir à l’industrie de la mode les fameuses aigrettes destinées à garnir les chapeaux des dames. Le massacre s’est arrêté quand cette mode idiote (comme toutes les modes) est passée.
Depuis les marais de Roumanie où c’était réfugié les derniers survivants de l’espèce, elle a commencé à reconquérir lentement ses anciens territoires d’Europe de l’ouest.
Elle niche en France dans les marais de l’ouest et en Camargue. Elle se reproduit en colonie, le nid est en général sur un arbre non loin de l’eau.
Elle se nourrit comme les autres hérons de poissons, écrevisses, reptiles, batraciens, insectes aquatiques mais aussi de petits rongeurs , gastéropodes et vers de terre.
Migratrice au nord et à l’est de la France elle arrive en automne et repart vers l’est au printemps, quelques individus y passent l’été sans nicher pour l’instant. L’espèce est cosmopolite et se rencontre sur tous les continents sauf dans l’arctique avec diverses sous espèces.
Espèce protégée quasiment partout elle n’est plus menacée pour l’instant sauf par la disparition des zones humides.
Adulte, en hiver
Adulte internuptial , au printemps
En pêche
En vol
En hiver, elles se regroupent en bandes qui peuvent atteindre quarante individus et plus.
Même si elles aiment vivre en groupes, les disputes sont fréquentes.
Elégante
HERON CENDRE
(Ardea cinerea)
Le Héron le plus connu et le plus répandu en France, c’est aussi le plus grand héron d’Europe. Il a le plumage essentiellement gris avec les rémiges plus sombres contrastant avec le reste du plumage et une courte huppe.
En période nuptiale les couleurs deviennent plus vives, le bec vire à l’orange, les pattes deviennent plus jaunes et la huppe se développe. C’est un oiseau grégaire qui vit en groupe tout au long de l’année. Il niche en colonies qui peuvent dépasser les cent nids , ce qui n’empêche pas les prises de becs et autres chamailleries entre individus.
Les nids sont construits sur de grands arbres parfois loin de l’eau, en forêt ou en ripisylve. La nuit ils se regroupent en dortoir.
Il se nourrit de poissons, amphibiens et reptiles capturés à l’aide du bec pointu manié comme un harpon, à ce menu viennent s’ajouter, campagnols, insectes, mollusques et vers de terre. Quand il s’alimente il a tendance à défendre ses zones de chasse contre tout intrus ce qui donne lieu à de fréquentes disputes entre individus.
Tous types de plans d’eau sont fréquentés pour se nourrir et certains individus n’hésitent pas à s’aventurer en ville pour exploiter les bassins d’ornement à l’occasion.
En période hivernale il fréquente d’avantage les champs et les prés que les plans d’eau, il y capture de nombreux petits rongeurs , mollusques, insectes et vers de terre , il peut se montrer charognard si l’occasion se présente.
En France l’espèce est sédentaire, au plus erratique en période de gel ou de neige prolongée. Par contre les oiseaux nichant plus au nord sont migrateurs et viennent grossir les effectifs locaux en hiver. Grace aux mesures de protection dont il a fait l’objet l’espèce se porte bien, malgré les actes de braconnages qui persistent en de nombreux endroits.
Adulte
Plumage nuptial
Il vole cou rentré, à la différence des grues et cigognes
Immature.Couleurs plus ternes que celles de l’adulte.
Couple au nid
Campagnol au menu.
Dispute pour un poisson
En pêche à l’aube
HIBOU MOYEN DUC
(Asio otus)
Un hibou de taille moyenne , très discret et peu bavard sauf à la période de reproduction. Il recherche les milieux ouverts entrecoupés d’arbres et de haies, il évite la forêt dense mais s’accommode bien des bois clairs avec des zones ouvertes où il peut chasser. Peu farouche, on peut le rencontrer même en milieu urbanisé pourvu qu’il dispose d’arbres assez touffus pour s’y cacher en journée.
Il est souvent installé dans les résineux qui lui procurent couvert et abri toute l’année. Il niche dans les vieux nids de corvidés par couple isolé. En revanche en hiver ils se regroupent à plusieurs en dortoirs pour passer la journée le plus souvent au cœur d’un résineux touffu. Il compte sur son homochromie pour passer inaperçu et ne s’envole qu’en dernier recours en cas de dérangement.
Il se nourrit essentiellement de petits rongeurs, menu complété par de gros insectes, des batraciens et parfois par un oiseau .
L’espèce est sédentaire mais les oiseaux qui nichent au nord de l’Europe se déplacent vers le sud en hiver en fonction de la météo et des proies disponibles. On l’observe rarement de jour.
Le statut de l’espèce en France est mal connu, mais l’espèce est considérée comme en régression dans plusieurs pays d’Europe. Distribution : Europe entière jusqu’à 2000 mètres d’altitude.
On estime la population en France à 30 000 / 60 000 couples nicheurs, commun mais présence fragmentée au sud du pays.
Juvéniles, les jeunes quittent le nid avant de savoir voler, ils sont alors très vulnérables aux prédateurs. En cas de découverte au sol d’un jeune, il faut le mettre sur une branche haute, ne pas l’emporter, les parents viendront le nourrir une fois la nuit venue.
MILAN NOIR
(Milvus migrans)
Un peu plus petit que son royal cousin et de couleur brun sombre sauf la tête grise avec une queue moins fourchue. Grand migrateur il passe l’hiver en Afrique et revient dans nos contrées vers mi mars.
Pour nicher il recherche les zones arborées ou l’eau n’est pas loin, bords de fleuves de lac ou zones d’étangs. Espèce ubiquiste et opportuniste il profite de toutes les possibilités d’alimentation facilement accessible, poissons mort ou malades charognes diverses, il fréquente aussi les décharges.
Là où la nourriture est abondante il niche en petites colonies.Son aire de répartition est très grande elle couvre tout le Paléarctique jusqu’au Japon , L’Afrique et l’Australie. En France il est présent partout mais rare en région méditerranéenne et dans le quart nord ouest.
On estime la population française à 26 000 /36 000 couples nicheurs.
Éboueur naturel et à ce titre fort utile, il est pourtant souvent victime d’empoisonnement et de tirs illégaux.
Immature
Couple en vol de parade



















































































































