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Connaissance des oiseaux

Découverte des espèces par Marc Solari (2)

(Série 2)

CANARD COLVERT

(Anas platyrhynchos)

Le plus commun des canards.

Présent dans toute l’Eurasie jusqu’en Inde et en Chine en Amérique du nord et du sud ainsi qu’en

Afrique très adaptable on le trouve un peu partout y compris en ville pourvu qu’il y ait au moins un

petit plan d’eau à proximité. Il est l’ancêtre de plusieurs races domestiques.

Il niche un peu n’importe où, y compris dans des endroits insolites du genre pot de fleur, plate bande

où sur des habitations parfois loin de l’eau.

La femelle s’occupe seule de la couvaison et de l’élevage des petits. Il peut y avoir 2 pontes annuelles.

En hiver ils se rassemblent en groupes. Migrateur partiel ceux du nord descendent plus au sud par

grand froid surtout quand les plans d’eau gèlent.

Il est omnivore tout lui est bon, graines plantes, insectes, vers, mollusques etc ...la nuit ils sortent sur

les prés et sur les champs pour ce nourrir parfois très loin de l’eau. Seuls les femelles cancanent les

mâles émettent juste un sifflement nasillard.

A force de le voir on oublie de le regarder, c’est pourtant un très beau canard.

Mâle adulte

Couple

Femelle et jeunes

Canetons

Femelle en vol

Vol en duo

Combats de mâles.

Comportements particuliers :

Envol de mâle

Envol de femelle

Ski nautique

Le Chef d’Orchestre

Les Hélicolverts

CANARD MANDARIN

(Aix galericulata)

Un bel exotique originaire de l’Asie du Nord Est jusqu’au Japon, introduit en Angleterre et aux

États Unis présent en Europe suite à des introductions où à des évasions d’élevage, certains

couples ont commencé à se reproduire dans la nature donnant naissance à une petite population

férale.On estime la population française à 350/400 individus dont 50 couples nicheurs.

En période de reproduction, ils sont très difficiles à découvrir car ils recherchentles petits cours

d’eau forestiers difficiles d’accèsoù ils se dissimulentdans la végétation des rives.

Ils se perchent volontiers dans les arbres .

Le nid est fait dans un trou d’arbre parfois très haut.

En dehors de la période de reproduction ils vagabondent ça et là parfois en petits groupes.

Ils sont omnivores se nourrissant de diverses graines et végétaux compléter à la belle saison par

divers insectes vers et petits mollusques.

Il doit son nom au fait que du temps des empereurs de Chine seul les mandarins avaient le droit

de le détenir, en Chine il est symbole de fidélité car les couples sont monogames.

Même s’il ne fait pas partie de notre faune, c’est toujours une agréable rencontre vu sa grande

beauté.

Mâle adulte en plumage nuptial, en plumage d’éclipse (en été) il est identique à la femelle.

Mâle adulte en plumage nuptial

Femelle adulte

Couple

Envol, d’un bond comme le Canard colvert.

Couple en vol direct et rapide.

En captivité, on a sélectionné diverses mutations de couleurs que l’on retrouve dans la nature.

Ici la mutation "blonde" : femelle en bas - mâle en haut.

CANARD SOUCHET

(Anas clypeata)

On le reconnait en dehors des belles couleurs du mâle à son bec énorme .

Ils se nourrit en eau peu profonde où il passe son temps à filtrer l’eau avec son grand bec pour capturer

de petits invertébrés qui constituent la base de sa nourriture.

Présent dans toute l’Eurasie, il niche sur les marais d’eau douce au nord et passe l’hiver plus au sud de

l’Europe de l’ouest à l’Afrique du nord. ll recherche les étendues d’eau peu profondes surtout sur le

littoral en hiver.

Il y a entre 1500 et 2000 couples nicheurs en France contre 20 à 30 000 hivernants, l’espèce est en

déclin suite à la diminution de ces biotopes préférés.

Mâle adulte

Femelle adulte

Mâle à l’envol

Le vol est direct et rapide

Groupe en hiver

CYGNE CHANTEUR ou CYGNE SAUVAGE

(Cygnus cygnus)

Il se reproduit en Europe du nord toute la Scandinavie et l’Islande ainsi qu’en Russie jusqu’en Sibérie

avec quelques cas de reproduction plus au sud (Pologne et pays Baltes)

Migrateurs il passe l’hiver plus en sud, en Europe du nord ouest jusqu’en France (surtout dans le nord est), ainsi qu’autour de la mer Noire et de la mer Caspienne. Les oiseaux de Sibérie hivernent en Asie (Japon)

Il se réunit en grandes troupes en bord de mer comme sur les grand plan,s d’eau douces à l’intérieur des

terres. Il se reproduit sur de petits lacs forestiers et le long des cours d’eau calmes.

Chaque couple défend son territoire contre tout intrus la femelle assure la couvaison toute seule pendant

que le mâle monte la garde aux alentours du nid.

Surtout végétarien il se nourrit de diverses plantes aquatiques (racines comprises) et de graines, menu

auquel il ajoute quelques mollusques et insectes à l’occasion, il broute aussi sur les prés à la manière

des oies. Beaucoup plus timide et farouche que le cygne tuberculé il n’a jamais été domestiqué.

Il doit son nom à son vocabulaire très varié, quand ils sont en groupe on les entends de loin.

Ils ont un vol silencieux contrairement aux cygnes tuberculés dont les battements d’ailes émettent un

son musical.

L’espèce est en expansion vers le sud depuis quelques années première nidification en France (Dombes)

en 2012 un couple y a de nouveau niché avec succès en 2020. On compte entre 50 et 200 hivernants en

France suivant les années.

Adulte (les sexes sont semblables) - On le reconnait à la base du bec jaune et à son cou droit.

Pour attraper sa nourriture, il ne plonge pas, il se contente de basculer vers l’avant.

En hiver, ils se nourrissent dans les champs.

Groupement hivernal : les jeunes ont un plumage brun/gris.

Groupe en vol.

Migration au dessus des Vosges.

CYGNE NOIR

(Cygnus atrata)

D’origine australienne ce cygne au plumage étonnant a été importé pour les parcs et les zoos.

On peut actuellement en rencontrer quelques uns en liberté dans différents coins de France et ailleurs

en Europe.

Au dernier comptage national des oiseaux d’eau on en dénombrait 40 individus en France.

Dans son pays d’origine il niche dans de grands lacs d’eau douce peu profond par couples isolés.

En dehors de la période des nids ils se réunissent en grandes troupes qui se déplacent en fonction de

la nourriture disponible y compris en bord de mer.

Il se nourrit comme les autres cygnes de végétaux divers avec un complément de mollusques vers et

insectes aquatiques.

Lui aussi chante dans son bain.

Black and White

CYGNE TUBERCULE ou CYGNE MUET

(Cygnus olor)

Le plus commun des cygnes observable en France on le trouve sur tous les grands plans d’eau fleuves

et lacs. Espèce importée au moyen- âge à l’origine il était présent du nord de la Scandinavie à l’Asie

et jusqu’en Allemagne du nord.

Au départ il servait de met de choix sur les tables seigneuriales, avant de devenir l’ornement des

pièces d’eau. A l’état sauvage il niche par couple isolé sur de petits plans d’eau retirés ou dans les

anses calmes de fleuves et des lacs, les spécimens semi domestiques nichent jusqu’au cœur des villes.

Pendant que la femelle couve le mâle monte la garde près du nid et chasse vigoureusement tout intrus.

En hiver par contre ils se rassemblent en grandes troupes sur les plans d’eau ouverts, les oiseaux non

nicheurs eux restent en groupe toute l’année.

Surtout végétarien il consomme herbes et plantes aquatiques graines et racines, le menu est complété

par quelques mollusques vers et insectes.

En hiver ils sortent sur les champs cultivés pour glaner les restes de grains parfois très loin de l’eau.

Il peut atteindre et dépasser un poids de 15 kg pour 2 m d’envergure chez le mâle, les femelles sont

plus petites et plus légères.

La population française est estimée de 5000 à 10 000 couples nicheurs surtout sur la moitié nord et

15 000 à 20 000 hivernants les effectifs sont stables actuellement.

Mâle adulte

Parade nuptiale, répétée chaque printemps, même chez les couples formés.

Combat de mâles au printemps. Il arrive qu’ils se battent violemment, le vaincu finit par s’enfuir.

avec les parents jusqu’au printemps suivant.

Vu son poids, il lui faut une longue course sur l’eau pour décoller

Par contre, une fois lancé, le vol est rapide, direct.. Les battements d’ailes font un bruit musical que l’on

entend de loin.

Comportements particuliers :

Chantons sous la douche

Cygne de course

Ski nautique

Amerrissage

Max la menace

A l’attaque !

Tendresse

EIDER A DUVET

(Somateria mollissima)

Il présente une répartition circumpolaire de l’Islande à la Sibérie en passant par le nord de la

Scandinavie et de l’Am. du nord. Il niche le long des cotes et ne s’éloigne de ses lieux de reproduction

que si la mer gèle. En hiver ils se regroupent en grandes troupes sur les sites favorables et non gelés.

Hivernant rare à très rare en France on le trouve surtout sur les cotes et de temps à autre quelques

individus sur de grands plans d’eau à l’intérieur du pays les hivers les plus froids.

Avec les hivers plus doux l’espèce est devenue très rare en France (100 à 400 individus en hiver)

surtout sur les cotes de Bretagne et de la mer du nord.

Il se nourrit de mollusques crustacés et étoiles de mer qu’il capture en plongeant jusqu’à 20 m de fond

il consomme aussi quelques végétaux.

Le nid fait de végétaux divers est bien garni de duvet , ce duvet particulièrement chaud et isolant est

récolté dans certains pays du nord pour en faire des couettes et des oreillers de luxe.

Il est à l’origine du mot édredon qui est la contraction de Eider down (duvet d’eider en anglais) ou du

danois edderdun même signification.

Mâle adulte

Femelle adulte

Mâle immature

FULIGULE MILOUIN

(Aythya ferina)

Canard plongeur facile à reconnaitre au moins pour les mâles avec sa tête rousse contrastant avec

ses ailes grises . Il niche surtout en Europe de l’est jusqu’à l’Asie centrale, l’espèce est en expansion

vers l’ouest première nidification en France en 1930.

Migrateur partiel ceux du nord et de l’est hivernent plus au du où à l ’ouest. On estime la population

française à 3000/4000 couples nicheurs et les hivernants entre 70 000 et 80 000 oiseaux. La population

hivernante est stable les nicheurs en diminution.

Pour nicher il recherche les plans d’eau à végétation dense ou il peut cacher son nid.

Il se nourrit en plongeant pour attraper des mollusques et divers insectes et crustacés sous l’eau menu

compléter par diverses plantes et graines.

Mâle adulte

Femelle adulte

Comme tous les plongeurs, il court sur l’eau au décollage.

Plongeon

Au bain.La toilette commence par un bain vigoureux.

En hiver, ls se réunissent sur des plans d’eau ouverts.

FULIGULE MILOUINAN

(Aythya marila)

C’est une espèce arctique il niche dans la toundra très au nord de l’Europe.Migrateur.

Il passe l’hiver en mer Baltique et plus au sud sur les cotes bretonnes et normandes ou en mer

Caspienne suivant l’origine des populations.Beaucoup plus rare que les 2 précédents à l’intérieur des

terres, quelques individus sur les grands plans d’eau et les fleuves comme le Rhin.

L’effectif hivernant est estimé entre 200 et 500 oiseaux en France chiffre en diminution régulière ces

dernières années.

En été il se nourrit de végétaux de graines et de quelques insectes. En hiver il se nourrit surtout de

mollusques, crustacés et vers marins.

Mâle adulte

Femelle adulte

Couple

Groupe au repos

Mâle adulte

Immature

FULIGULE MORILLON

(Aythya fuligula)

Canard plongeur c’est à dire qu’il se nourrit en plongeant sous l’eau jusqu’à plusieurs mètres de

profondeur pour chercher sa nourriture. Il se nourrit de mollusques , et insectes et larves divers qu’il

cherche sur le fond mais aussi de diverses plantes et graines à la belle saison.

On le trouve de l’Islande à la Sibérie sont installation en France date de 1952 en Dombes. On le

rencontre en eau douce sur les fleuves et les grands plans d’eau ouvert et ne bord de mer, pour se

reproduire il recherche les eaux calmes bordées de végétation dense où le nid sera caché.

Plusieurs femelles peuvent nicher non loin les unes des autres parfois au milieu des colonies de

mouettes ou de sternes.

La ponte unique est tardive, en mai / juin, la femelle s’occupe seule de la couvaison et de l’élevage
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des petits. Les jeunes ne sont volants qu’au mois d’octobre ce qui fait que les dates d’ouverture de la

chasse en France sont beaucoup trop précoces pour cette espèce.

On estime la population française à 1500 / 2000 couples nicheurs contre 30 000 à 40 000 hivernants

les nicheurs sont en augmentation et les hivernants en forte diminution (beaucoup d’ oiseaux

hivernent plus au nord avec le réchauffement du climat.).

Migrateur partiel les individus du nord de hivernent plus au sud en grands groupes souvent en

compagnie d’autres espèces. Mâle adulte avec sa jolie huppe .

Mâle adulte avec sa jolie huppe

La femelle est brune avec une toute petite huppe

Couple

Familles

Coiffure punckpour ce mâle

Plongeon

L’envol est laborieux sur l’eau.Plusieurs mètres sont nécessaires avant décollage.

Mais une fois en l’air, le vol est très rapide.

Groupe hivernal

FULIGULE NYROCA

(Aythya nyroca).

Le plus rare des fuligules Espèce peu répandue elle se reproduit

de l’est de l’Europe à la Sibérie et à l’Asie centrale par petites populations disséminées. Migrateur.

Il hiverne sur le pourtour méditerranéen en Asie et en Afrique de l’ouest. En été il se reproduit sur les

étangs et plans d’eau de faibles profondeurs, il recherche des endroits riches en végétation où il peut

se dissimuler. Surtout végétarien il se nourrit de diverses plantes et graines menu complété par

quelques petites proies animales.

Son aire d’hivernage atteint ses limites en France où on compte à peine 50/60 individus hivernants

suivant les années. On le trouve en général en compagnie d’autres espèces de fuligules. L’espèce est

en régression et considérée comme quasi menacée suite la diminution de ses biotopes de reproduction.

La chasse sur certaines zones est un facteur aggravant.

Mâle adulte

Femelle adulte

FULIGULES X ou FULIGULES HYBRIDES

Les différentes espèces de fuligules peuvent se croiser entre elles : ce sont des hybrides (et à un casse tête

pour les ornithos qui cherchent à les identifier).

Chez les mâles en couleurs on arrive en général à trouver les espèces parentes.

Pour les femelles c’est beaucoup plus difficile et souvent impossible vu qu’elles se ressemblent plus

où moins toutes et qu’elles ne sont souvent pas facile à identifier même quand il s’agit d’oiseaux de

l’espèce type.

Ceci dit ces oiseaux nous changent de l’ordinaire et il est amusant d’en découvrir un de temps en

temps au milieu d’un groupe d’oiseaux standards.

Fuligule X. Celui-ci n’a jamais été déterminé. Si quelqu’un a une idée ?

Fuligule nyroca x Fuligule milouin, Mâle.

GARROT A OEIL d’OR

(Bucephala clangula)

Surtout hivernant en France et nicheur très rare (2/3 couples) , il niche en Amérique du nord et au nord

de toute l’Eurasie.Migrateur il hiverne plus au sud surtout sur la Baltique et la mer du nord pour les

oiseaux du nord de l’Europe. Il se nourrit de mollusques et de crustacés qu’il va chercher sur le fond en

plongeant.Il niche sur des lacs et plans d’eau divers situées en zone forestière où il s’installe dans une

cavité, souvent un ancien nid de pic noir, le nid est garni de duvet. Il accepte aussi les nichoirs artificiels.

En hiver on les trouve sur les grand plans d’eau ouverts où en mer en petits groupes souvent en

mélange avec des fuligules. On estime la la population hivernante en France à 1500/2000 individus.

Avec les hivers plus cléments ces oiseaux ont tendance à hiverner plus au nord et à l’est et le nombre

d’hivernants en France est en diminution constante depuis plusieurs années.

Mâle adulte.On le reconnait aux deux taches blanches sur les joues et aux yeux d’or qui lui ont donné son

nom.

Femelle adulte.Tête brune et bout du bec jaune.

Couple.La femelle sollicite l’accouplement.

Mâle en parade. Lors de la parade, le mâle dresse la tête en émettant des cris sifflants.

Couple en vol.Femelle en dessus.

Vol en formation sérrée.

Groupe hivernal

Participation à la migration ARKTICA (AB)

En 2014, j’ai été témoin du mouvement d’un groupe de 226 Garrots à l’oeil d’or, à la fin mai, au large de

l’Île de Haïluoto(nord-ouest de la Finlande) qui participait donc à Arktica.

On appelle ainsi une migration spécifique, régulière chaque année, qui attire un nombre important

d’ornithos européens dans la région de Virolathi sur la zone côtière sud-est de la Finlande près de la

frontière russe.

Sur quelques jours,ce sont plusieurs dizaines de milliers de Bernaches nonnettes, Bernaches cravant, des

milliers d’Oies des moissons, Oies cendrées, Plongeons, Pluviers dorés, Hareldes boréales......plus d’une

centaine d’espèces qui se presse dans la zone et celle plus large d’Ouluprès de notre point d’observation

plus au nord, la Finlande entière ayant été traverséepar les oiseaux.

Groupe presqu’entier....

Le tiers du groupe, oiseaux de tête.

GREBE A COU NOIR

(Podiceps nigricollis)

Une espèce de taille moyenne.

Il est présent dans de nombreux pays : toute l’Eurasie mais aussi Afrique de l’Est et du Sud et Amérique

du Nord. Présent dans toute l’Europe mais ses plus belles populations se trouvent dans les pays de l’est.

En France il se reproduit surtout dans les régions riches en étangs (Brenne Dombes Forez Sologne)

rarement ailleurs.

Il recherche les plans d’eau riche en végétation pour nicher, il se reproduit en colonies parfois en

association avec la mouette rieuse ou la guifette moustac. Il se nourrit de petits poissons insectes,

mollusques et crustacés.

Migrateur il hiverne surtout le long du littoral de l’atlantique et de la méditerranée , quelques individus

hivernent sur les grands lacs et les fleuves qui restent libres de glace.

La population nicheuse est estimée à 1200/2000 couples en France contre 8000 /13 000 individus

hivernants ; la population est relativement stable ces dernières années.

Adulte en plumage nuptial

Plumage d’hiver

Couple hivernal

Il se nourrit en plongeant, les proies sont, en général, consommées dans l’eau

Pour s’envoler, comme tous les grèbes, il court sur l’eau.

GREBE HUPPE

(Podiceps cristatus)

Le plus grand des grèbes européens , espèce assez commune on le trouve sur des plans d’eau de toutes

tailles et les fleuves. Il se nourrit de poissons, et d’invertébrés aquatiques qu’il capture en plongeant

Il quitte rarement l’eau car il est très maladroit sur la terre ferme, son corps avec ses pattes situées très

en arrière est profilé pour la nage et la plongée.

Par contre il vole très bien avec un vol direct et rapide après une course sur l’eau au décollage.

Il niche sur des plans d’eau calmes ou dans les anses tranquilles des fleuves et rivières .

En hiver on le trouve en zones plus ouvertes souvent en groupes suivant la nourriture disponible.

Le nid construit par les 2 parents est un radeau d’herbes et de plantes aquatiques flottant sur l’eau,

amarré à des branches basses , à des nénuphars ou à un autre support.

Il arrive souvent que le nid soit noyé par les changements de niveau d’eau ou emporté par les crues,

les oiseaux font alors une ponte de remplacement. Au printemps le couple se livre à une parade nuptiale spectaculaire qui se termine par l’offrande d’une algue entre les partenaires.

La couvaison et l’élevage des petits est assurée par les 2 parents il peut y avoir 2 nichées dans la même

année. On estime le nombre de couples nicheurs à 15/20 000 pour la France entière (surtout au nord de la

Loire) contre 35 000 / 50 000 hivernants .

Au printemps et en été.

Adulte en plumage nuptial

Couple en parade

Parade près du nid en construction

Accouplement sur le site du nid

Couveuse en alerte

Au moment de s’installer pour couver, l’adulte écarte les plumes du ventre pour que les oeufs soient en

contact avec la peau.

La première proie du jeune est une plume....elles serviront à tapisser l’estomac pour éviter les blessures

occasionnées par les arêtes des poissons.

Les jeunes nagent dès qu’ils sont secs.

Les parents servent de taxi flottant pour jeunes fatigués.

En hiver

En hiver le grèbe huppé perd ses belles couleurs et devient grégaire. Ils se rassemblent en groupes sur

les grands plans d’eau ouverts et les fleuves.

Les parades commencent dès mi-janvier bien avant d’avoir le plumage nuptial.

La pêche a été bonne. A noter que seuls les poissons assez gros sont ramenés en surface, les petits sont avalés sous l’eau.

Groupe hivernal

Comportements particuliers :

Le repas est servi

Yoga

Gonflé

La chute

Joie du bain

Sous l’aile parentale

Face à face

Grèbe du soir

GREBE JOUGRIS

(Podiceps grisegena)

Un grèbe du nord . Il niche près du cercle arctique de la Scandinavie à l’ Amérique du nord et aux

pays de l’est. En France on le rencontre surtout en hiver, au nord du pays le long des cotes de la

Manche et de la Mer du nord et en petit nombre le long du littoral atlantique et en Camargue.

Quelques individus hivernent à l’intérieur des terres sur de grands plans d’eau ouverts et dégagés.

On l ’observe en général par individu isolé, très rarement en petit groupe.

Il se nourrit surtout de poissons en hiver, en été le menu est complété par des insectes aquatiques

et leurs larves. Il niche sur de petits lacs riches en végétation aquatique.

Le nid est un amas de plantes flottantes. En France un seul site de nidification connu au lac de la

forêt d’Orient en Champagne.En France on compte 1 à 3 couples nicheurs contre 10 à 100 individus

hivernants suivant les années.

Adulte en train de prendre son plumage nuptial. On voit bien ses joues grises auxquelles il doit son nom.

Comme tous les grèbes, il se nourrit en plongeant.

HARELDE BOREALE

(Clangula hyemalis)

Elle niche au nord du cercle polaire arctique de la Scandinavie à la Russie ainsi qu’en Amérique du

nord Canada et Alaska.

En période de reproduction elle fréquente des tourbières , mares et petites rivières à l’intérieur des

terres. Migratrice elle hiverne en mer près des cotes mais aussi au large. Elle se nourrit de mollusques

petits crustacés larves et insectes aquatiques. Elle hiverne principalement en mer Baltique.

Sa présence en France en hiver est très faible quelques dizaines d’individus au plus, en bord de mer

seul quelques rares individus s’aventurent à l’intérieur des terres souvent pour de courtes périodes.

L’espèce est en déclin.

Mâle adulte

Femelle adulte

MACREUSE BRUNE

(Melanitta fusca)

Espèce boréale elle se reproduit dans tout l’arctique européen jusqu’en Sibérie à l’est avec une petite

population en Turquie. Elle niche à l’intérieur des terres sur de petits lacs d’eau douce.

Migratrice elle hiverne en mer Baltique, mer du Nord et en mer Noire pour la petite population de

Turquie. Rare sur le littoral français en Manche et Atlantique nord très rare à l’intérieur des terres

ou elle fréquente de grands plans d’eau calmes.

La population hivernante française varie de 150 à 1500 oiseaux suivant les hivers. Espèce en fort

déclin considérée comme vulnérable au plan mondial.

Elle se nourrit de mollusques , crustacés et insectes aquatiques divers qu’elle capture en plongeant,

elle peut descendre jusqu’à 20 mètres de profondeur et rester plusieurs minutes sous l’eau.

On la reconnait à la forme du bec et à la tache blanche sur la joue. Espèce très farouche et difficile

à approcher.

Groupe hivernal.Les mâles adultes sont tout noirs averc le bec jaune, les femelles et les jeunes sont bruns.

En hiver, elles pratiquent la pêche collective.

Elles se déplacent souvent en file indienne ; les ornithos appellent cela un "trail" de macreuses.

Groupe en vol, rapide et direct.

NETTE ROUSSE

(Netta rufina)

Un très joli canard aux belles couleurs.

Il est surtout présent en Asie centrale et a commencé à coloniser l’Europe centrale à partir du 19 e

siècle de la Turquie à l’Espagne.

En France il est présent à différents endroits de l’intérieur du pays et sur la cote méditerranéenne.

On estime la population à 1000/1500 couples nicheurs et entre 5000 et 7000 oiseaux en hiver avec

l’ajout des hivernants venus de l’est.

L’espèce est en augmentation régulière surtout depuis les 20 dernières années.

Elle recherche les marais et plans d’eau entourés d’une végétation épaisse pour nicher, en hiver on

la trouve sur les fleuves et les grands plans d’eau ainsi que sur les cotes.

Elle se nourrit de graines et végétaux divers menu complété par des insectes crustacés vers et

diverses petites proies animales.

La nourriture est prise en surface ou en plongeant à faible profondeur.

La femelle couve seule mais le mâle monte la garde près du nid.

Mâle adulte plumage nuptial

Femelle adulte

Couple en vol

Mâle en plumage d’éclipse (en été).On le reconnait à son bec rouge, les femelles ont le bec foncé.

Mâle en parade

En dehors de la période de reproduction, elles se retrouvent en petits groupes.

PETIT GRAVELOT

(Charadrius dubius)

Un des plus petits limicoles facile à reconnaitre avec son masque noir et blanc st son cercle orbital

jaune. On le trouve où il y a de l’eau et des espaces de graviers ou de terre nus, bords de fleuves ou de

lacs ou même d’étangs marais d’eau douce.

Il fait son nid à même le sol, choisissant un endroit où les graviers ont la taille de ses œufs ce qui leur

assure un bon camouflage . Il se nourrit de petits invertébrés de mollusques et crustacés.

On le trouve dans toute l’Europe sauf en Islande et en Irlande, ainsi qu’en Afrique du nord ouest.

Migrateur il passe l’hiver en Afrique tropicale.

La population française est estimée à 5000/7000 couples répartis de manière assez irrégulière suivant

les régions. L’espèce est menacées par la disparition de ses biotopes , (berges de fleuves à lit mobile,

ilots de sable et graviers ) il trouve des milieux de substitution temporaire dans les gravières, champs

inondées etc ...

Il lui arrive de nicher sur les toits plats de bâtiments recouvert de gravier, le problème étant ensuite

d’emmener les petits vers des endroits où ils peuvent se nourrir et se cacher.

Adulte

En vol, ici un adulte, on peut les confondre avec une hirondelle tellement leur vol est rapide et agile

Immature

Poussin - les petits courent dès qu’ils sont secs.

Poussin

Vol de parade

Pour éloigner les prédateurs du nid, les parents font semblant d’avoir une aile cassée pour attirer son

attention. Une fois le prédateur éloigné du nid, ils s’envolent.

RITUELS NUPTIAUX

Détermination de l’emplacement du nid

http://www.oiseauxethologie.fr/php/articles.php?lng=fr&pg=68

SARCELLE d’ETE

( Anas querquedula)

Beaucoup plus rare que la sarcelle d’hiver elle ne passe que quelques mois d’été en France.

Elle arrive en avril et repart en Aout pour l’Afrique où elle va passer l’hiver. Ses dates d’arrivée et

de départ lui évite en grande partie les prélèvements due à la chasse.

Elle est présente en Eurasie de la France au Japon mais elle va beaucoup moins loin au nord que la

sarcelle d’hiver. Elle hiverne en Afrique sahélienne et en Asie du sud.

Elle recherche les marais à végétation dense pour la reproduction. Nicheuse rare et dispersée en

France l’espèce est en forte régression on estime la population à 300/400 couples.

Elle se nourrit comme la sarcelle d’hiver.

Mâle adulte

Femelles

Envol

SARCELLE d’HIVER

(Anas crecca)

Le plus petit des canards européens (600/700 grammes). Comme son nom l’indique on la voit chez

nous surtout en hiver elle niche beaucoup plus au nord.

On estime la population nicheuse en France à 150/300 couples contre 130 000 à 150 000 oiseaux en

hiver. Le nombre de couples nicheurs est en diminution constante en France au contraire celui des

hivernants est en augmentation régulière.

Présente dans toute L’Eurasie et en Amérique du nord elle recherche pour se reproduire des plans

d’eau avec un couvert végétal très dense où elle aime se cacher. Elle hiverne en Europe tempérée

au Moyen-Orient en Asie jusqu’aux zones tropicales et en Afrique.

En hiver on la trouve en groupe sur des plans d’eaux ouverts , les grands fleuves et les lacs.

Elle se nourrit de diverses graines et plantes qu’elle trouve en barbotant en eau peu profonde et sur

les berges.

En été le menu est complété par des insectes divers des vers et autres petites proies qu’elle arrive à

capturer.

Mâle adulte

Femelle adulte

Couple à l’envol

En hiver, elles se regroupent en grandes troupes souvent mélangées avec d’autres espèces (ici des Canards

siffleurs)

Sarcelles d’hiver dans la neige

Le vol est très rapide avec de brusques changements de direction.

Vol en groupe (Alsace)

TADORNE de BELON

(Tadorna tadorna)

Un grand canard ou une petite oie comme on voudra.

Il niche surtout sur les cotes en Europe de l’ouest avec quelques cas de reproduction au bord de

grands plans d’eau à l’intérieur des terres.Population nicheuse estimée à 4000/6000 couples contre

50 000 / 75 000 hivernants en France. Population en augmentation ces 20 dernières années.Nicheur en

Turquie et jusqu’en Asie centrale.

Il se nourrit principalement de mollusques divers et de petits crustacés qu’il trouve dans la vase.

Menu complété par quelques plantes et graines. Il niche dans un terrier de lapin ou dans une cavité

naturelle, à défaut le nid peut être fait à même le sol. Ces oiseaux ont la particularité de se regrouper

sur certains sites pour muer en juillet après la mue les oiseaux repartent vers leurs lieux de vie habituels.

Mâle adulte.On le reconnait à sa caroncule à la base du front.

Ils se nourrissent en eau peu profonde ou dans les champs.