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Connaissance des oiseaux

Découverte des espèces par Marc Solari (1)

(Série 1)

https://www.oiseauxethologie.fr/ecrire/?exec=article_edit&id_article=300/AVOCETTE_ELEGANTE

AVOCETTE ELEGANTE

Skärfläcka
CD3 Falkar - Ladusvala/Fåglarnas Sång Och Läten Disc 3

(Recurvirostra avosetta)

Ce joli limicole se trouve surtout le long des cotes, rare à l’intérieur des terres.

Elle niche en colonies près des lagunes d’eau saumâtre, le nid est une simple cuvette au sol garni de plantes sèches caché dans les hautes herbes. On la trouve dans toute l’Eurasie jusqu’à la Norvège au nord.

Elle se nourrit d’insectes et de leur larves, petits crustacés et mollusques qu’elle capture en "sabrant" l’eau d’un coté à l’autre avec son bec recourbé vers le haut pour remuer la vase et faire sortir les invertébrés qui s’y trouvent.

Les poussins sont nidifuges et suivent leur parents à l’eau dès qu’ils sont secs.

Migratrice les oiseaux du nord et de l’est migrent vers le sud jusqu’en Afrique pour celles d’Europe en Asie du sud pour celles des pays de l’est.

Adulte

En vol direct et rapide

Recherche de nourriture en eau profonde

Parades nuptiales

Groupe en vol

https://www.oiseauxethologie.fr/ecrire/?exec=article_edit&id_article=300/BARGE ROUSSE

BARGE ROUSSE

Myrspov
CD4 Pipare - Trutar/Fåglarnas Sång Och Läten Disc 4

(Limosa lapponica)

Grande migratrice elle détient le record de vol sans escale 12 000 kms en 9 jours.! Elle niche dans la

toundra arctique et passe l’hiver sur les cotes africaines ou en Asie du sud et jusqu’en Australie et en

Nlle Zélande suivant son origine.

En dehors de la période de reproduction elle fréquente les bords de mer sableux et les estuaires avec

de grandes vasières où elle se nourrit. Elle se nourrit de crustacés, vers, et petits mollusques qu’elle

capture en marchant dans l’eau peu profonde, il lui arrive aussi de capturer des insectes sur la terre

ferme. Elle consomme quelques baies et graines à l’occasion.

En France elle est surtout visible au passage d’automne, ou elle stationne le long de la cote atlantique,

rare à l’intérieur des terres où elle fréquente des plans d’eau présentant de grandes vasières exondées.

En plumage nuptial elle le dessous brun roux uni.

Plumage d’hiver

Elle migre par petits groupes

Il lui arrive de nager sur de petites distances

Envol

BECASSINE des MARAIS

Enkelbeckasin
CD4 Pipare - Trutar/Fåglarnas Sång Och Läten Disc 4

(Gallinago gallinago)

Elle se reproduit dans toute l’Eurasie l’Amérique du nord et une grande partie de l’Afrique.

Elle recherche les prairies humides les cariçaies et les marais pourvus de végétation herbacée pas trop

haute. Migratrice les populations du nord migrent vers le sud jusqu’en Afrique.

En France il ne reste plus que 30 à 50 couples nicheurs et la population est en déclin suite à

l’assèchement des prairies humides et des marais. Par contre en hiver la population est d’environ quatre

cent mille oiseaux que l’on peut trouver partout où il y a de l’eau peu profonde qui ne gèle pas et du

couvert végétal.

Elle se nourrit d’invertébrés divers qu’elle trouve en fouillant la vase à l’aide de son bec mou et sensible

à quoi elle ajoute quelques graines et des baies à l’occasion. Photos :Adulte en automne.

Le bain.

Le vol est zigzaguant, en général court Dérangée, elle décolle au dernier moment et replonge très vite dans

la végétation.

Elles sont souvent en petits groupes

Le bec est très souple.

Elle recherche sa nourriture en fouillant la vase en eau peu profonde.

BERNACHE NONNETTE

Vitkindad gås
CD1 Lommar - Rostand/Fåglarnas Sång Och Läten

(Branta leucopsis)

On ne la voit en France qu’en hiver en petit nombre en bord de mer ; elle niche dans l’arctique sur îles

et falaises. Hiverne plus au sud sur les côtes anglaises et aux Pays Bas.

Très rare à l’intérieur des terres ; il arrive cependant qu’on observe quelques individus au passage.

Il existe des échappés de captivité que l’on trouve ça et là.

Difficile de connaitre avec précision l’origine des oiseaux observés.

CANARD CHIPEAU

Snatterand
Fåglarnas Sång Och Läten/oiseaux Disc 2

(Anas strepera ou Mareca strepera)

Le plus discret des canards il a des couleurs ternes et passe souvent inaperçu au milieu de groupes

d’espèces plus colorées. On le trouve dans toute l’Europe et en Asie ainsi qu’en Amérique du nord.

Il niche dans des marais à végétation dense on compte environ 1000 couples nicheurs en France et

30 à 35 000 hivernants suivant les années.

Migrateur partiel, les oiseaux qui nichent au nord hivernent plus au sud. Surtout végétarien sauf en

période d’élevage des petits où il complète son menu avec des insectes vers mollusques etc ...

CANARD PILET

Stjärtand
Fåglarnas Sång Och Läten/oiseaux Disc 2

(Anas acuta)

Le plus élégant des canards.

On le trouve en Europe en Asie et en Amérique il niche très au nord (Pays Baltes, Russie, Fennoscandie

et Islande) et passe l’hiver beaucoup plus au sud.

Suivant leur origine ils migrent en Amérique du sud où en Afrique pour passer l’hiver.

Un petit contingent passe l’hiver en France sur les grands marais et lacs . On estime la population

hivernant en France à 12 000/18 000 individus

L’espèce est en déclin mais malheureusement toujours chassable en France (chasse interdite en

Belgique).

Ils sont végétariens et complètent leur menu avec des insectes des vers et des mollusques.

Canard pilet mâle

En vol

Canard pilet femelle

Couple

Ils se nourrissent en groupe et dans des eaux peu profondes

Migration

Le noir et le blanc conviennent bien à son élégante silhouette

CANARD SIFFLEUR

Bläsand
Fåglarnas Sång Och Läten/oiseaux Disc 2

(Anas penelope)

On le trouve en Europe en Asie et en Amérique du nord ,il se reproduit très au nord dans les régions

arctiques.

En automne il migre plus au sud, il recherche les marais et les estuaires avec beaucoup de végétation

herbacée.

C’est un canard brouteur il consomme de nombreuses plantes aquatiques et terrestres auxquelles il

rajoute divers insectes .

Il se nourrit sur terre ou en eau peu profonde. C’est le cri sifflant du mâle qui lui a donné son nom.

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CHEVALIER ABOYEUR

(Tringa nebularia)

Il doit son nom à son cri et à sa vigilance comme un bon chien de garde, il donne l’alerte dès qu’il

perçoit un danger réel ou supposé. On le reconnait à son long bec un peu retroussé.

Il se reproduit au nord de l’Europe et à l’est jusqu’en Sibérie.

Il niche au sol dans la toundra ou dans des zones semi boisées près des tourbières.

Migrateur il arrive sur ses sites de reproduction en avril et repart en juin/juillet les adultes partent les

premiers les jeunes suivent de juillet à septembre. Il passe l’hiver près des eaux douces ou salées

pourvu qu’il y trouve des vasières où se nourrir, principalement sur les cotes de Afrique du nord

jusqu’au Cap au sud.

Cent à deux cents individus hivernent en France sur la côte Atlantique. Il se nourrit de petits

invertébrés, vers, crustacés et capture de petits poissons à l’occasion.

En France on le voit aux passages d’automne et de printemps, il fréquente alors divers milieux (bord

de fleuve, lacs , prés inondés marais, et estuaires) pourvu qu’il y ait de l’eau peu profonde où il puisse

se nourrir.

Vol rapide et direct

En général, il est solitaire mais il peut y avoir des regroupements aux endroits favorables

Rencontre entre pêcheurs
Poisson au menu

CHEVALIER ARLEQUIN

(Tringa erythropus)

Un des plus grands chevaliers, en plumage nuptial il est quasiment noir suie avec le dos moucheté de blanc et les pattes sombres, en plumage d’hiver il est gris avec le ventre blanc et les pattes rouges.

Migrateur, Il niche très au nord de la Scandinavie et de la Sibérie et passe l’hiver en Afrique au delà du Sahara.

Pour nicher il recherche les bords de tourbières boisées et de lacs, le nid est au sol dans une petite dépression. Particularité de l’espèce, la femelle ne couve que quelques jours puis abandonne le nid et part en migration, c’est le mâle qui finit de couver les œufs et qui s’occupe de l’élevage des petits.

On peut voir les femelles au passage chez nous dès juin les mâles en juillet et les jeunes ensuite.

Il se nourrit de petits mollusques et de divers invertébrés qu’il attrape en marchant dans l’eau, comme il est très haut sur pattes il peut s’aventurer plus loin dans l’eau que les autres espèces. Il nage très bien et assez souvent.

Au passage il fréquente divers plans d’eau douce ou salée. Il n’hiverne pas en France.

CHEVALIER COMBATTANT

(Philomachus pugnax)

Un chevalier célèbre pour ses duels avec ses congénères et les extraordinaires collerettes colorées des

mâles au printemps.

Malheureusement dans nos contrées nous n’avons pas droit à ce joli spectacle cette espèce niche au

nord et les oiseaux paradent non loin de leur lieux de reproductions.

Les mâle se réunissent en groupe au cœur d’une arène nommée leck toujours sur les mêmes secteurs.

Ils se livrent à des joutes et à diverses parades pour attirer les femelles qui en se tenant à la périphérie

du leck choisissent leur partenaire pour la saison de reproduction sur des critères connus d’elles seules.

La femelle s’occupe ensuite seule de la couvaison et de l’élevage des petits.

Il niche dans les marais, les tourbières ou près les lacs pourvu qu’il y ait de l’eau à proximité.

Il se nourrit d’insectes, mollusques, crustacés, vers etc ... qu’il capture en fouillant la vase des rives.

Migrateur il niche au nord de l’Europe et de l’Asie et passe l’hiver au sud du Sahara ou en Asie du

sud suivant son origine. Au passage il fréquente toutes sortes de plan d’eau et de marais d’eau douce

ou salée. En dehors de la période de reproduction il est grégaire et se mêle volontiers aux autres

espèces de limicoles.

En plumage prénuptial, comme on le voit, en général, en France.

Les disputes sont fréquentes : il n’est pas nommé "combattant" pour rien.

Groupe

Ci-dessous, des photos de cet oiseau en période nuptiale, dont une grande série, dûe au talent de

Danielle et René Peltier, a été ramenée de leur dernier voyage au Varanger norvégien.

Mâles et à droite, une femelle

Deux mâles s’affrontent

CHEVALIER CUL BLANC

(Tringa ochropus)

En vol il parait noir et blanc d’où son nom.

On le trouve dans toute l’Eurasie de la mer du nord à la Sibérie. Il niche très au nord du continent dans les forêts marécageuses de plaine et les forêts humides de montagne,

avec une préférence pour les forêts de pins.

Il ne niche pas en France ni en Grande Bretagne.

Il s’installe dans les arbres où il squatte un ancien nid d’une autre espèce, à défaut il niche au sol entre les racines.

Grand migrateur il arrive sur les sites de nidification en avril , les femelles repartent déjà en juin avant même que les jeunes soient volant, suivies des mâles et des jeunes en juillet août.

Il descend vers le sud par étapes et hiverne sur le pourtour de la méditerranée et jusqu’en Afrique pour ceux qui nichent en Europe du nord. Les Asiatiques hivernent en Asie du sud est de la Chine jusqu’aux Philippines.

Il se nourrit essentiellement d’invertébrés divers et variés capturés en eau peu profonde.

Hors période des nids, il fréquente tout type de plan d’eau douce ou salée, il évite les zones ouvertes et se tient toujours non loin de la végétation où il peut se cacher.

Farouche et solitaire en dehors de la période des nids on le rencontre en général seul ou en très petits groupes de 2 ou 3 individus.

CHEVALIER GAMBETTE

(Tringa totanus)

On le reconnait à ses longues pattes orange vif et à la base du bec rouge au vol il une

barre alaire claire bien apparente.

Il niche un peu partout en Europe surtout en bord de mer dans les marais et les prairies inondables.

Le nid est bien caché dans les hautes herbes, la ponte à lieu d’avril à juin. Les jeunes

sont élevés par les 2 parents mais la femelle s’éloigne avant qu’ils ne soient

indépendants et c’est le mâle seul qui conduit la nichée jusqu’à l’indépendance.

En dehors de la période des nids ils se rassemblent en groupes et fréquentent les

marais, estuaires et divers plans d’eau douce ou salée. Il se nourrissent de vers,

crustacés, petits mollusques et insectes divers capturés à vue plutôt qu’en fouillant

la vase.

Il a un répertoire de cris très variés et sert de sentinelle aux autres espèces du secteur.

Migrateur il passe l’hiver des bords de la méditerranée à l’Afrique.

CHEVALIER GUIGNETTE

(Actitis hypoleucos)

Le plus petit des chevaliers, il marche en hochant la queue ce qui le rend facile à

repérer.

Au vol on voit bien sa barre alaire blanche. Il fréquente toutes sortes de plan d’eau de

la petite mare aux plus grands lacs et rives de fleuves ainsi que le bord de mer.

Il niche au sol dans la végétation dense des rives de fleuves ou de rivières à courant

vif avec des zones de galets découvertes où il se nourrit.Il est présent dans toute

l’Eurasie de l’Espagne aux pays Scandinaves et de l’Irlande à la Sibérie.

Migrateur les oiseaux du nord de l’Europe hivernent du bassin méditerranéen jusqu’en

Afrique.

Environ un millier d’individus hivernent en France, la population nicheuse est estimée

entre 700 et 1000 couples surtout dans les Alpes et le Massif Central.

Il se nourrit de divers insectes et leurs larves.

CHEVALIER STAGNATILE

(Tringa stagnatilis)

Il ressemble à un petit chevalier aboyeur en plus fin et plus élégant avec un bec très fin et droit.

Il niche au sol au nord de la Scandinavie, en Asie centrale près des cours d’eau des lacs ou des marais.

Il se nourrit d’insectes, vers crustacés, et petits mollusques. Ses mœurs sont peu connues.

Migrateur au long cours il hiverne en Afrique tropicale ou en Asie du sud suivant son origine.

Espèce rarement observée en France uniquement au passage d’automne et de printemps où il fréquente

divers plans d’eau douce ou salée souvent en compagnie d’autres espèces de limicoles.

CHEVALIER SYLVAIN

(Tringa glareola)

Il ressemble à un petit chevalier aboyeur mais il a le bec droit.

Migrateur, Il niche au nord de l’Europe jusqu’en Sibérie dans les tourbières boisées

ou entre lisière de forêt et toundra. Le nid est au sol bien caché dans la végétation, les

œufs sont couvés par les 2 parents, parfois il niche dans un arbre en utilisant un

ancien nid de corvidé.

En France on l’observe au passage de printemps et d’automne il fréquente alors toutes

sortes de milieux, marais d’eau douce ou salée, prés inondés, bord de fleuves ou de lacs

pourvu qu’il y ait des vasières et de l’eau peu profonde ou il puisse s’alimenter.

Il se nourrit de vers, petits mollusques, crustacés, insectes et leurs larves et à l’occasion

petits poissons et batraciens.

II passe l’hiver sur les cotes africaines.

COURLIS CENDRE

(Numenius arquata)

IL est bien reconnaissable à son long bec arqué. On le trouve dans toute l’Eurasie.

En période de reproduction il recherche les prairies à hautes herbes parfois aussi les cultures , en zone

boréale il habite les tourbières et les landes, il fait son nid à même le sol.

En dehors de cette période il fréquente aussi les vasières et le bord de mer. Au moment de la

reproduction d’avril à juin, les couples sont territoriaux, en dehors de cette période les oiseaux sont

grégaires et se rassemblent en grandes troupes.

Il se nourrit d’insectes et leurs larves, de gastéropodes, vers et petits mollusques, qu’il trouve en

fouillant le sol à l’aide de son long bec, menu compléter par des graines et quelques baies à l’occasion.

Migrateur : les oiseaux du nord et de l’est migrent vers le sud et l’ouest en automne, ils hivernent le

long des cotes en France et pour partie en Afrique ou en Asie du sud suivant leur origine

En France on estime la population à 1300/1600 couples nicheurs population en déclin suite à la

disparition des milieux favorables.

On compte environ 35 000 à 60 000 hivernants surtout le long des cotes de l’atlantique et du littoral méditerranéen .

L’espèce est en fort déclin et malgré tout encore chassée en France alors qu’elle est protégée partout

ailleurs en Europe, vu la baisse drastique des populations sa chasse devrait être strictement interdite.

Adulte au printemps

En train de pousser son grand cri, Coor-li, qui lui a donné son nom

Vol direct et rapide

Courlis à l’aube

ECHASSE BLANCHE

(Himantopus himantopus)

On la trouve dans les marais d’eau douce et d’eau salée les lagunes côtières et les prés inondés.

Elle niche en colonies de 2 à plus de 100 couples souvent en compagnie d’autres espèces.

Le nid est un creux dans le sol garni d’herbes près de l’eau, il est vigoureusement défendus par les

adultes contre tout prédateur, au besoin c’est toute la colonie qui défend les nids à grands cris.

Elle se nourrit en eau peu profonde où elle capture larves d’insectes, vers, crustacés et petits

mollusques. Elle est présente sur tous les continents en partie sud.

En France elle niche sur le pourtour de la Méditerranée le long de la cote Atlantique jusqu’en

Picardie et dans les Dombes avec le réchauffement du climat elle étend son aire vers le nord.

Migratrice elle hiverne en Afrique et revient en fin avril en Europe. L’espèce n’est pas menacée.

Adulte au printemps

Elle se nourrit en eau peu profonde

Couple en parade

Femelle avec ses poussins

Groupe

FOULQUE MACROULE

(Fulica atra)

Tout de noir vêtue, tenue sobre juste relevée par le bec et de la plaque frontale blanche, elle n’a guère

de chance de gagner un prix de beauté et pourtant elle a son charme.

Peu exigeante elle est présente partout où il y a de l’eau y compris parfois en pleine ville.

Pas toujours très farouche elle fait souvent son nid plus ou moins à découvert.

Le nid construit sur l’eau est un amas de branchages garni d’herbes et de matériaux divers (y compris

papiers, et détritus divers pour celles nichant en milieu urbain) amarré à un support quelconque.

Elle peut faire 2 pontes par saison, elle niche en colonie lâche où les nids sont espacés de quelques

dizaines de mètres , chaque couple défend vigoureusement un petit périmètre autour du nid.

Elle se nourrit de végétaux et de graines, menu compléter par des insectes et leurs larves, des crustacés

(écrevisses) des mollusques qu’elle capture en plongeant et ne dédaigne pas un poisson mort ou un

cadavre flottant à l’occasion.

Elle sort souvent sur les berges pour brouter herbes et plantes parfois loin de l’eau surtout la nuit.

En hiver elles se rassemblent en grandes troupes qui peuvent compter plusieurs centaines d’individus

sur de grands plans d’eau ouverts ou sur les parties calme des fleuves.

On la trouve dans toute l’Eurasie et en Australie, dans le sud de son aire de répartition elle est sédentaire,

les oiseaux du nord sont migrateurs. En France la population est estimée à 60 000/ 100 000 couples

nicheurs contre 250 000 à 300 000 individus hivernants.

Comportements spécifiques :

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Attitude d’intimidation

Course poursuite

Dérapage contrôlé

Combats souvent spectaculaires mais blessures rares

Course avant décollage

Conflit de voisinage

Tendresse

GALLINULE POULE d’EAU

(Chloropus de Gallinula)

On la confond souvent avec la foulque avec qui elle partage souvent les mêmes milieux, elle est

pourtant fort différente. Farouche et discrète elle sort rarement du couvert et ne s’en éloigne jamais

beaucoup de ce fait elle passe souvent inaperçue. Elle recherche les pièces d’eau de toutes tailles

pourvu qu’elles soient riches en végétation où elle aime à se cacher.

Elle se nourrit de graines, plantes diverses , d’insectes et leurs larves, vers et petits mollusques.

Le nid est toujours bien caché dans la végétation, c’est un amas de brindilles garni de tiges de

plantes à l’intérieur, il est parfois construit dans un buisson jusqu’à 3 ou 4 m de haut mais toujours

près de l’eau.

Migratrice partielle, en hiver elle rejoint des plans d’eau plus grands ou les zones calmes de fleuves

mais elle reste solitaire et ne forme pas de groupes. Présente sur tous les continents, elle évite les

zones montagneuses et les régions froides.

En France on estime son effectif de 120 000 à 200 000 couples nicheurs contre plus d’ 1 million

d’hivernants la population est en faible hausse sur les 25 dernières années.

GREBE CASTAGNEUX

(Tachybaptus ruficollis)

Le plus petit des grèbes (taille d’un merle).

On le reconnait à sa petite taille et à son cou roux qui lui a donné son nom (castagneux = couleur

châtaigne). On le trouve dans toute la moitié sud de l’Eurasie en Afrique du nord et même en Indonésie.

En France il est présent partout où il y a de l’eau sauf en montagne.

Pour nicher il recherche les eaux calmes riches en végétation aquatique même de tout petits étangs si

l’endroit est calme et riche en nourriture.

Le petit nid flottant est construit bien caché dans la végétation, les couples nichent isolément.

En hiver par contre il fréquente les plans d’eau ouverts et devient grégaire on peut alors observer de

petits groupes . Il se nourrit d’insectes et de leurs larves de petits poissons têtards et amphibiens.

Migrateur partiel on estime la population nicheuses en France à 12 000 /19 000 couples contre

8000 /10 000 hivernants.

Les effectifs nicheurs sont stables, les effectifs hivernants en augmentation depuis une quinzaine

d’années avec les hivers plus doux.

A la lecture de ce qui précède, Lucien Guès a proposé de rajouter :

C’est un oiseau que nous suivons dans le secteur d’Arras (62) depuis de nombreuses années sous la

conduite de notre collègue Bruno Tailliez, membre de cette liste et spécialiste, entre autres, de cette

espèce.

Quelques petites remarques au niveau du texte : Podiceps est l’ancien nom de genre du Grèbe

castagneux, aujourd’hui Tachybaptus ruficollis.Il y a plus petit que le Grèbe castagneux : le Grèbe

minime, Tachybaptus dominicus, d’une partie de l’Amérique Centrale et du Sud.

L’aire de répartition est plus vaste encore que celle que tu indiques. On le trouve sous différentes

sous-espèces en Afrique australe dont l’Afrique du Sud où je l’ai vu en mars 2019.Voir les détails

ci-après. Bien cordialement.Lucien Gues

SOUS-ESPÈCES

Tachybaptus ruficollis ruficollis - Europe et Afrique du Nord-Ouest vers l’Oural.

Tachybaptus ruficollis iraquensis - Irak et sud-ouest de l’Iran.

Tachybaptus ruficollis capensis -Du Caucase au Myanmar et au Sri Lanka ; Afrique sud du Sahara

Tachybaptus ruficollis poggei - Asie du Nord-Est et du Sud-Est, y compris S Kuril Is, Japon, Ryukyu Is, Taiwan et Hainan.

Tachybaptus ruficollis philippensis -N Philippines.

Tachybaptus ruficollis cotabato -Mindanao (sud-est des Philippines).

Tachybaptus ruficollis vulcanorum -Java à Timor

Tachybaptus ruficollis tricolor -Sulawesi vers la Nouvelle-Guinée et les petites Sundas

Tachybaptus ruficollis necklaceis - NE Nouvelle-Guinée à Bougainville I (Solomon Is).

PERIODE Printemps/Eté

Adulte en plumage nuptial - sexes identiques

Au printemps, il peut y avoir des batailles à la limite des territoires de chaque couple.

Famille au nid .Ce nid est abandonné deux/trois jours après l’éclosion des poussins.

Comme chez tous les grèbes, les adultes servent de taxi flottant.

On est bien sur le dos de Maman.

Nourrissage.

Les jeunes sont rayés jusqu’à la première mue.

Grand jeune à l’automne - Taille de l’adulte mais couleurs plus ternes.

PERIODE Hiver

En hiver, le Grèbe castagneux devient plus grégaire et on peut observer de petits groupes.

Il recherche des plans d’eau.

Plumage d’hiver

Groupe hivernal

Ils s’éloignent rarement de la rive où ils peuvent se cacher dans la végétation en cas de danger.

Grèbes castagneux en hiver

Grèbes de course

IBIS FALCINELLE

(Plegadis falcinellus)

On le trouve en Europe de l’est en Turquie, Asie du sud-est, Australie et Amérique du nord.

En France nous sommes à la limite ouest de son aire de répartition on le trouve en Camargue

et environs. Il vit dans les marécages d’eau douce et salés et il fréquente aussi les bords des lacs et

des fleuves.

Il se nourrit en eau peu profonde, il capture des insectes divers, des amphibiens, petits crustacés et

reptiles à l’aide de son long bec recourbé qui lui permet de fouiller la vase.

Il niche en colonies, souvent en mélange avec d’autres espèces comme les hérons.

Le nid est construit dans les roseaux ou sur des arbres bas à proximité ou au dessus de l’eau, il est

fait de brindilles.

Après l’envol les jeunes sont réunis en groupes et nourrit par l’ensemble de la colonie. En dehors de

la saison des nids il vagabonde à travers la région.

Migrateur il passe l’hiver en Afrique tropicale pour les populations européennes, mais avec le

réchauffement du climat de plus en plus individus passent l’hiver en région méditerranéenne.

L’espèce est en déclin suite à la destruction des zones humides.

Ibis_falcinelle_1.jpg Adulte sous un bon éclairage. On peut apprécier ses brillantes couleurs ...de loin, il parait noir.

Ibis_falcinelle_2.jpg

Ibis_falcinelle_3.jpg

Le nid est construit dans les arbres, en général à faible hauteur.

Ibis_falcinelle_4.jpg

Les jeunes ont des couleurs plus ternes

MAROUETTE PONCTUEE

(Porzana porzana)

Elle ressemble à une mini poule d’eau. Très discrète pour nicher elle se tient au cœur des marais avec

une profondeur d’eau faible et pourvus de vasières et se montre rarement à découvert. Le nid est

construit par les 2 parents sur une motte de terre au dessus de l’eau bien caché dans la végétation .

En dehors de la période de reproduction elle est solitaire.

Au passage migratoire elle est moins exigeante et on peut la trouver un peu partout où il y a de l’eau et

du couvert végétal. Elle se nourrit de graines plantes , divers insectes et leurs larves vers et petits

mollusques.

Rare et localisée en France, plus nombreuse dans les pays de l’est ou elle atteint le lac Baikal. Migratrice

les oiseaux européens passent l’hiver en Afrique tropicale.

En France on estime sa population à 100/200 couples nicheurs population fluctuante suivant les années.

OIE CENDREE

(Anser anser)

C’est l’ancêtre de nos oies domestiques, les couleurs sont restées les mêmes mais elle est beaucoup

plus svelte. On la trouve dans toute l’Europe ainsi qu’en Asie et en Amérique du nord.

Elle niche le long des fleuves, dans les marais, près des plans d’eau douce souvent en petites colonies

de plusieurs couples. Migratrice partielle les oiseaux les plus nordiques migrent vers le sud et hivernent

dans les Pays Bas, jusqu’en France en Espagne et en Afrique du Nord ainsi qu’en Angleterre.

On compte entre 20 et 30 000 hivernants en France suivant les années surtout en Camargue et le long

du littoral atlantique contre à peine plus de 100 couples nicheurs.

Ces dernières années elle tend à se sédentariser partout où les hivers ne sont pas trop froids.

Comme toutes les oies elle est surtout végétarienne et consomme diverses plantes, racines et graines.

Très grégaires elles font tout en groupe se nourrir, se déplacer, dormir ou nicher. Les couples sont unis

pour plusieurs années.

Le vol est direct et rapide

Pour étudier leurs déplacements, certains oiseaux sont équipés de colliers colorés que l’on peut lire à la

jumelle. L’oiseau de la photo avait été marqué en Camargue et contrôlé un an après en Alsace (68) au

passage migratoire de printemps.

PLUVIER DORE

(Pluvialis apricaria)

Il niche au nord de l’Eurasie, de l’Islande à la Sibérie ainsi qu’en Grande Bretagne et en Amérique du

nord.

Migrateur les oiseaux d’Europe du nord passent l’hiver des cotes françaises jusqu’en Afrique du nord,

les oiseaux de Grande Bretagne sont en général sédentaires.

Pour nicher il recherche la toundra , les zones de tourbières et les zones steppiques à végétation rase

où il fait son nid au sol par couple isolé.

En dehors de la période des nids il fréquente les zones cultivées ouvertes en troupes. Il se nourrit

d’insectes et leurs larves de vers et petits mollusques qu’il capture en marchant.

L’espèce n’est pas considérée comme menacée à l’heure actuelle, mais elle est cependant en régression,

du fait de la pression de chasse et des modifications des pratiques agricoles sur les zones d’hivernage.

Plumage nuptial

Plumage d’hiver

En hiver, ils se déplacent en groupes ; le vol est rapide.

Groupe se nourissant au sol

Leurs couleurs ternes leur assurent un excellent camouflage quand ils sont tapis au sol.

RALE D’EAU

(Rallus aquaticus)

Une espèce discrète qu’on entend beaucoup plus qu’on ne la voit , il a en effet un répertoire de cris divers

et variés et il est très bavard. On le rencontre dans les marais, bras morts des fleuves, étangs riches en

roseaux et autres plantes de préférence entourées d’arbres (saules, aulnes ) où il vit bien caché dans la

végétation dont il sort rarement et s’éloigne peu.

Il recherche les zones d’eau peu profonde où il se nourrit de tout ce qu’il peut attraper, insectes, larves,

petits poissons, mollusques vers etc ... il consomme aussi des végétaux des graines et des baies.

Le nid est construit bien caché dans la végétation par les 2 adultes et les 2 parents couvent à tour de

rôle et s’occupent ensemble de l’élevage des poussins.

Chaque couple défend son petit territoire contre tout intrus. Il est présent sur l’ensemble de l’Eurasie en

Afrique du nord et à Madagascar, là où le milieu lui est favorable mais les bons biotopes deviennent

rares. Migrateur partiel ceux du nord migrent vers le sud ceux des zones plus méridionales sont

sédentaires.

On estime la population nicheuse en France à 4000/7000 couples contre 10 000 individus hivernants

cependant l’espèce étant très discrète et peu étudiée ces chiffres sont à prendre avec prudence.

Adulte, on le reconnait à son long bec.

Les immatures ont la taille de l’adulte mais des couleurs plus ternes.

Il grimpe fort bien dans les branches

Il sait aussi très bien nager à l’occasion

Les premiers jours, les poussins sont tout noirs mais ils ont rapidement quelques plumes brunes.

Poussins, les jeunes sont très vite autonomes.

Le passage d’un autre individu déclenche immédiatement une attaque de la part du maitre des lieux pour éjecter

l’intrus du territoire.

TADORNE CASARCA

(Tadorna ferruginea)

Une espèce férale c’est à dire issue d’oiseaux échappés de captivité du moins pour l’Europe de l’ouest.

Elle est présente naturellement en Grèce, en Bulgarie en Ukraine et jusqu’en Chine, il existe aussi

une petite population en Afrique du nord. Actuellement elle est bien présente en Suisse notamment

sur les grands lacs, bien que considérée comme invasive, elle y soit victime d’un programme

d’élimination.

En automne et en hiver elles se rassemblent en grandes troupes que l’on peut rencontrer sur le Rhin et

sur différents plans d’eau de l’est de la France surtout dans le sud de l’Alsace.

Au printemps les couples s’isolent pour nicher, ils recherchent une cavité ou un terrier pour y installer

leur nid. A l’occasion elles nichent aussi dans des bâtiments et n’hésitent pas à s’installer dans des

nichoirs prévus pour la chouette effraie.

Elle est surtout végétarienne et passe beaucoup de temps à brouter diverses plantes auxquelles se

rajoutent quelques vers mollusques et insectes. Le mâle se distingue de la femelle à son fin collier

noir.

En vol...

Groupes au repos.

Certains groupes peuvent dépasser les cent oiseaux mais, en général, on voit de deux à dix individus.

VANNEAU HUPPE

(Vanellus vanellus)

On le trouve dans toute l’Eurasie de la cote Atlantique à la Chine il niche dans les prairies, les friches

et les cultures en plaine. Les couvées à même le sol dans les champs cultivés sont souvent détruites

par le passage des engins agricoles.

Migrateur ceux du nord hivernent plus au sud, les oiseaux du sud ne quittent pas leur région mais sont

erratiques en dehors de la période des nids.

Après la période de reproduction ils se réunissent en grandes troupes vagabondes qui se déplacent en

fonction de la nourriture disponible. Il se nourrit de divers insectes et leurs larves, vers de terre,

mollusques, petits crustacés etc ... menu compléter par quelques graines et plantes.

Il se reproduit de mars à mai suivant la latitude il peut y avoir 2 pontes successives, les parents

couvent à tour de rôle et s’occupent ensemble de l’élevage des jeunes.

Les petits nidifuges courent dès qu’ils sont secs, leur duvet bariolé leur permet de se camoufler

aisément dans la végétation.

En France la population est estimée à 12 000 / 18 000 couples nicheurs pour 2.5 à 3.5 millions

d’hivernants.

Les nicheurs sont en régression suite à la diminution des biotopes favorables et à l’intensification

de l’agriculture.

Adulte au printemps

Adulte dans les champs cultivés

Accouplement

Il a de larges ailes arrondies qui lui donnent une grande aisance pour faire des acrobaties en vol