ESCAPADE en SCANDINAVIE 2019 par Danielle et René Peltier
En 2017 nous avions réalisé un périple en Scandinavie incluant l’Express Côtier Norvégien qui avait été tout à la fois notre plus longue et notre plus belle aventure nordique et photographique, je l’ai relatée sur ce forum sous le titre Escapade en Scandinavie.
Au retour nous avons été contactés par Louisette et Pierre-Roger Martin qui revenaient d’un périple en camping-car de 5 mois en Scandinavie ! Leur récit sous forme d’un pdf de plus de 600pages, illustré de photos d’une autre facture que les nôtres, servies par une narration détaillée et humoristique nous a fait rêver en nous montrant que les rigueurs de la neige et du froid nordiques étaient surmontables avec un peu d’organisation.
Nantis des localisations de leur récit nous décidons de repartir plus modestement pour 2 mois seulement, ce qui nous permet entre autre d’éviter les neiges et les froids de printemps.
Pour préparer ce voyage j’ai en plus utilisé les infos proposées par Ornithomédia, très précises et la narration faite par Christian Maliverney qui avait en très peu de temps, 3 semaines, fait une incursion remarquable et très productive en Laponie.
Nos souvenirs de notre premier séjour en 2009 nous ont bien sûr servi mais la relecture du récit que j’en avais fait à l’époque m’a laissé songeur devant la pauvreté de notre production photographique, nous devrions quand même être capables de faire beaucoup mieux.
Nos attentes, j’ai failli écrire objectifs mais le terme bien qu’approprié me rappelle trop le management de projet et un monde de rigueur professionnelle un peu décalé par rapport au coté un peu aventure que nous voulons donner à notre périple, étaient multiples :
– rencontrer enfin et photographier, chouette épervière, jaseur boréal, pluvier guignard, élan ...
– photographier les chevaliers combattants en parade.
– entendre et pourquoi pas voir l’insaisissable robin à flanc roux qu’aucune des sources consultées n’avait vu ,
– photographier dans de meilleurs conditions les plongeons, hareldes, buses pattues,
– photographier le grèbe esclavon,
– Danielle avait une attente particulière pour les pygargues dans leur milieu en l’absence d’appâtage et pour les pics.
– personnellement je voulais rencontrer l’oie naine car c’est une espèce extrêmement rare.-Pourquoi pas le faucon gerfaut ?
C’est donc la tête pleine de rêves et d’espoirs que nous partons de Toulouse avec notre fourgon habituel.
La carte ci-dessous situe nos principales étapes. Pour plus de clarté, je publierai la carte du Varanger quand mon récit y arrivera. Les routes empruntées ne méritent pas d’être mentionnées, simplement la première étape est dans les Vosges pour une raison familiale puis nous prenons la voie la plus rapide jusqu’au sud de la Suède par le Danemark et les ponts de Storebaelt et de Malmö (notre longueur inférieure à 6m nous autorisant le tarif voiture parfaitement acceptable).
C’est maintenant que ça commence !
Krankesjön et la réserve de Klingavälsån :
Le lac de Krankesjön n’est pas très animé, quelques hivernants un peu trop loin.
A la réserve de Klingavälsån à quelques km à coté, la saison est déjà bien avancée et les oies sont parties, seules les bernaches nonnettes très tardives sont encore là par milliers :
L’envol en groupe de ces milliers d’oiseaux est toujours spectaculaire.
Les chevaliers combattants sont partis également, nous nous contenterons d’un courlis cendré :
L’ORITE A LONGUE QUEUE est par chez nous un oiseau très sympathique et familier mais nous avons eu un plaisir particulier à rencontrer pour la première fois sa cousine nordique que nous trouvons encore plus mignonne avec sa tête toute blanche. Nom scientifique pour la nôtre Aegithalos caudatus europaeus et pour la nordique Aegithalos caudatus caudatus.
La SITTELLE TORCHEPOT NORDIQUE (Sitta europaea europaea) ne nous était pas inconnue . Nous avons quand même revu celle ci à plusieurs reprises avec plaisir.
Comme l’Orite à longue queue, elle se caractérise par une teinte plus claire, sur le dessous, que sa cousine d’Europe de l’ouest (Sitta europaea caesia).
LES GRUES CENDREES A HORNBORGA
A Hornborga le nombre de GRUES CENDREES (Grus grus) est à son maximum, le record absolu sera atteint le lendemain avec 20400 :
Ce lac situé dans le sud-ouest de la Suède entre les 2 grands lac Vättern et Vänern a d’abord été asséché dans les années 50. De grandes cultures de pomme de terre approvisionnaient des distilleries qui fabriquaient de la liqueur. Les grues cendrées prirent l’habitude de faire une halte au printemps avant de se disperser sur leurs sites de nidification en se nourrissant des pommes de terre laissées sur les champs après la récolte.
Ce fut le début d’un tourisme "safari grues". Les distilleries ont disparu mais pour conserver les grues l’agence de l’environnement s’est mis à répandre plusieurs tonnes d’orge chaque jour. En parallèle le lac a été restauré et son niveau élevé de 80cm. Le site est devenu un site ornithologique mondialement connu avec en plus des grues 110 espèces nicheuses.L’intérêt de ce site par rapport à d’autres affichant un score de grues cendrées nettement plus important tel que le Der est que tous les oiseaux ou presque sont visibles d’un seul coup d’œil
Une autre particularité d’Hornborga est que les grues sont en pleine période de parade et que tout le monde danse. Premier exemple de parade les grues lèvent la tête et émettent un son de trompette tonitruant.
Finalement l’extension de la surface occupée par les grues permet d’avoir des points de vue plus favorables à leur prise de vue à l’atterrissage .
Le soleil se couche et colore les grues
Le soleil est maintenant couché.
Quelquefois les parades arrivent à leur conclusion normale :
Connaissant la propension des grues à choisir des endroits très isolés pour nicher je ne pensais jamais assister un jour à ce spectacle, pourtant cette grue est bien en train de nicher à 50m d’une maison et d’une route certes assez peu fréquentée sur un étang assez connu des ornithos. Nous l’avons revue à la même place une semaine après. La fin non programmée de notre périple ne nous a pas permis de savoir si la proximité de la civilisation humaine lui avait permis de mener à bien sa nichée.
























