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Pour la défense du vivant !

VINCENT VERZAT - Vidéaste engagé JULIEN PERROT - Fondateur de la "Salamandre"

Cliquez sur : https://youtu.be/XgflckpnicE pour animer ces deux personnages.

Le second tour des élections présidentielles étant dernière nous, je vous adresse une vidéo intéressante ci-dessus, avec deux "cadors" dans des styles différents : A partager sans modération !

Vous verrez qu’il y est question du manque de mobilisation en faveur de la défense du vivant, notamment de la part des naturalistes qui consacrent en général une part infiniment plus importante à documenter le désastre écologique plutôt qu’à agir contre sa survenue.

Il convient donc qu’on se mobilise tous davantage, chacun dans la limite de ses possibilités, pour défendre le vivant qui subit une extermination sans précédent.

Je pense que vous aurez plaisir à écouter l’échange entre l’animateur de la chaîne You Tube "Partager, c’est sympa" (une super série de vidéos : je vous invite à soutenir cette démarche !) et Julien Perrot, créateur de la revue "la Salamandre".

Vous verrez : c’est très chouette. Et Julien Perrot, qui a œuvré toute sa vie jusqu’à ce jour à tenter de défendre la nature par l’émerveillement (comme le fait par ailleurs l’admirable photographe naturaliste Vincent Munier), finit par se dire qu’il pourrait être bien qu’il rejoigne des actions développées par le mouvement XR

A vous de voir !

Moi, même si je ne suis pas à l’abri d’un certain découragement, d’un éventuel renoncement, qui conduirait à devenir cynique (ce contre quoi je voudrais résister), je vais essayer de m’engager davantage dans différentes actions de défense du vivant ! Au sein d’associations ou en dehors, car les associations qui dépendent financièrement des autorités qui leur accordent des subventions, peuvent difficilement contester certaines décisions publiques, ou le laisser-faire des autorités.

J’ai déjà conduit de très nombreuses actions en ce sens, dans des registres différents : la création du CEN à la fin des années 80, mais aussi de multiples courriers aux autorités, avec des impacts variables... Mais parce que des actions collectives ont évidemment plus d’impact !

Bonne journée !

Thierry Rigaud

Pour l’interdiction du déterrage des blaireaux

Signez la pétition : https://petitions.senat.fr/initiatives/i-1012
Référence : SÉNAT-INIT-2022-03-1012

Marc GIRAUD 30/03/2022

Animal sauvage par tir de septembre à fin février, le Blaireau européen (Meles meles) subit aussi la chasse par déterrage, et ce dès le 15 mai dans de nombreux départements sur simple décision de la préfecture.

Cette technique de chasse, appelée vénerie sous terre, est particulièrement choquante puisqu’elle consiste pour les chasseurs à extirper les blaireaux directement de leur terrier, après plusieurs heures passées à creuser la terre avec des pelles, des pioches et des barres à mine.

Pour arriver à leurs fins, les équipages de vénerie s’aident de petits chiens qu’ils introduisent dans les galeries, empêchant les animaux de s’enfuir. Piégés dans leur propre maison, les blaireaux sont ainsi susceptibles d’être mordus par les chiens, et les plus petits et fragiles d’entre eux peuvent mourir avant même que les chasseurs ne les atteignent. Selon la configuration du terrain (terrain pentu, sol dur, racines d’arbres, …), une séance de déterrage peut en effet durer deux heures comme elle peut durer toute une journée : le stress infligé aux blaireaux est énorme.

La vénerie sous terre a non seulement une incidence sur les blaireaux, premiers concernés, mais aussi sur d’autres espèces, parfois protégées : en effet, il est démontré que les blaireautières peuvent être utilisées par des chats forestiers, des chauve-souris, des loutres, ainsi que diverses espèces d’amphibiens et de reptiles.

Compte-tenu de la complexité du cycle de reproduction des blaireaux, il est fréquent que des blaireautins encore dépendants de leur mère soient également victimes de la vénerie sous terre. Plusieurs exemples d’orphelins recueillis par des centres de soin en plein milieu de l’été le démontrent.

Le blaireau est inscrit à l’annexe 3 de la Convention de Berne (“espèces de faune protégées”). Ratifiée par la France en 1990, cette convention interdit « l’utilisation de tous les moyens non sélectifs de capture et de mise à mort et des moyens susceptibles d’entraîner localement la disparition, ou de troubler gravement la tranquillité des populations d’une espèce ». La France ne respecte donc pas ces conditions, puisqu’il n’existe aucune estimation précise des populations de blaireaux, et que la vénerie sous terre est susceptible d’impacter d’autres espèces.

Pour répondre aux éventuels dégâts provoqués par les blaireaux sur les activités humaines (cultures agricoles, affaissements de voirie, etc.), des solutions alternatives à la destruction sont depuis longtemps utilisées dans les départements qui ne pratiquent pas le déterrage, comme par exemple le Bas-Rhin, où le blaireau n’est plus inquiété depuis 18 ans.

Dans la majorité des pays voisins de la France (Belgique, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Espagne, Italie, …), le déterrage est interdit et le blaireau est un animal protégé.

Comme 83% des Français (sondage IPSOS de 2018), les signataires de cette pétition demandent l’interdiction du déterrage des blaireaux, une pratique de chasse violente, inutile, non sélective et incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles.

Cinq années auront été nécessaires pour créer un écosystème grandiose, ces marais installés sur des îles artificielles à partir de sable pompé par une drague et acheminé par un pipeline géant.Des milliers d’oiseaux de plus de deux cents espèces y sont aujourd’hui installés.

Pour découvrir ce site exceptionnel : https://www.dailymotion.com/video/x8ausx8