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                                         ISLANDE ORNITHO   
   


Volcans et oiseaux

'LIslande est située au Nord-Ouest de l'Europe, en bordure du Cercle Arctique.
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Terre de feu et de glace, de volcans et de glaciers, l'Islande est devenue une destination très prisée, tant pour la beauté de ses paysages que pour la chaleur de l'accueil de ses habitants. A seulement 3 heures d'avion de Paris, le dépaysement est garanti.
Ses décors, sans cesse en renouvellement font considérer l'Islande comme le pays au monde, après le Népal, qui offre le plus de variétés dans ses paysages, ses couleurs, ses ambiances … Plaines alluviales, cours d'eau tumultueux, falaises escarpées, zones volcaniques actives, avec failles, géothermie et la plus grande calotte glaciaire d'Europe, le "Vatnajökull", 8 300 km² de glace opaque et bleutée.
Alors que le Grand Pingouin y a disparu au 19ème siècle, l'Islande offre aux voyageurs actuels la possibilité d'observer une belle variété d'oiseaux nordiques nicheurs : limicoles, canards et oies, oiseaux marins, migrateurs nords-américains, mais aussi rapaces prestigieux comme le Faucon gerfaut (Falco rusticolus) et le Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla).
André Boussard (an.boussard@orange.fr), accompagné de trois amis, y a effectué un séjour ornithologique du 11 juin au 2 juillet 2003. Il nous livre son rapport.



Abstract

Iceland is a place of great physical beauty, with a tumultuous history to match its sublime geography--the violent, elegant sagas of the Vikings seem of a piece with the abundance of active volcanoes, great glaciers, and shining fjords. The island brims with bird life. The fluting songs of Icelandic Whimbrels (Numenius phaeopus) (mix with the mournful notes of European Golden Plovers (Pluvialis apricaria) to provide unforgettable accompaniment to a landscape that was the last home of the Great Auk, a landscape that seems to have been built by giants.
Towering seabird cliffs, as at Látrabjarg, the westernmost point of the island, are breathtaking in scope and hold hundreds of thousands of alcids : Atlantic Puffin (Fratercula arctica), Common Guillemot (Uria aalge) and Thick-billed murres (Uria lomvia), Black Guillemot (Cepphus grylle), and Razorbill (Alca torda) hold court on the cliffs next to fulmars (Fumarus glacialis) and Kittiwakes (Rissa tridactyla), with Great Skuas (Stercorarius skua) and Parasitic Jaegers (Stercorarius parasiticus) patrolling above.
Great numbers of waterfowl, of some sixteen species, nest on and around the Myvatn, a lake unrivaled in Europe.
Seventy Northern nesting species can be watched in Summer, some mostly Palearctic in distribution, such as White-tailed Eagle (Haliaeetus albicilla), Redwing (Turdus illiacus), Common Redshank (Tringa totanus), European Golden Plover, Pink-footed Goose (Anser brachyrhynchus), while others reach the eastern limit of their Nearctic range here: Common Loon (Gavia arctica), Barrow's Goldeneye (Bucephala islandica), and Harlequin Duck (Histrionicus histrionicus). To see these birds with newly hatched young is a peerless experience.

The national bird is the Gyrfalcon (Falco rusticolus), known locally as falki or valur, and pale birds are relatively widespread in the North.
Iceland's endemics, several of which are being considered for status as separate species, include taxa of Black-tailed Godwit (Limosa limosa islandica), Common Redpoll (Carduelis flammae islandica), Merlin (Falco columbarius islandica), and Winter Wren (Troglodytes troglodytes islandica).
For those interested, birers can also visit famed waterfalls, churches, museums. Iceland is virtually pollution-free and has a friendly population, outstanding cuisine, and modern infrastructure.
André Boussard (an-boussard@wanadoo.fr), with three others birders, have visited the island between the 11th of June and the 2nd of July 2003, and he gives us a report of his trip.


Introduction

Une île spectacle

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Vue de l'Eyiafjördur au Nord de l'Islande. Photo : André Boussard.

Nous étions prévenus. Trois éléments conditionnaient le plaisir et la réussite d'un voyage en Islande.
L'un tient au pays lui-même. Cette île dont la surface est égale au cinquième de la France est " l'image du monde à sa naissance " (J.P. Biard). Jeune, elle est née géologiquement il y a 60 millions d'années au début du tertiaire.
Ses décors, façonnés par l'activité volcanique et le froid, sont spectaculaires : cours d'eau tumultueux, falaises escarpées, volcans, failles, geysers, glaciers dont le Vatnajökull, le plus grand d'Europe avec 8 300 km².
Seul 1% de sa surface est cultivé, 20% couverts d'herbages, 2% de lacs, 12% de glaciers, 40% de sables, le reste n'étant que zones désertiques de volcans, champs de laves et cendres.
Ce pays rude doit au mélange des courants froids du Groënland et des courants chauds du Gulf Stream un climat doux en hiver et frais en été.

Des oiseaux partout

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Macareux moines (Fratercula arctica), Ile de Grimsey, Cercle arctique (Islande).
Photo : André Boussard.

Ne vous est-il pas déjà arrivé, à la fin d'une journée harassante, peu fructueuse, de rêver d'un endroit où les oiseaux seraient si nombreux que vous ne sauriez plus où donner de la lunette ? Un rêve ? Non, l'Islande est cet endroit.
Imaginez ! Pour les seules falaises du pourtour de l'Ile se retrouvent environ 8 millions de couples d'alcidés : Macareux moine (Fratercula arctica), Guillemot de Troïl (Uria aalge), de Brünnich (Uria lomvia), à Miroir (Cepphus grylle), Pingouin Torda (Alca torda), mais aussi des Fulmars boréaux ((Fumarus glacialis) et de Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla).
A Latrabjarg (au Nord-Ouest), les falaises hautes de 20 à 30 mètres abritent sur 14 kilomètres (!) des centaines de milliers de ces oiseaux, merveilleux champ d'expérience pour la digiscopie, voire la photo proche, tellement ils craignent peu notre présence. Un chemin qui serpente sur la crête vous offrira un spectacle total . Au bruit lancinant des coups de butoir des flots contre la roche se mêlent les piaillements, cris, invectives de cette multitude. De plus, mêlée aux odeurs du large, celle de la fiente partout présente, chauffée par le soleil, vous donne la troisième sensation.
L'Islande n'a que 124 oiseaux réguliers et seulement 71 sont nicheurs. Faute de niches écologiques favorables, en raison de l'absence de vraies forêts et d'une pauvreté en insectes, seuls 7 passereaux sont représentés dans les nicheurs.
Il faut signaler l'existence de 13 sous espèces endémiques, conséquence de l'isolement de l'Islande. Leurs caractéristiques spécifiques concernent la taille, la coloration ou des détails morphologiques.

Contraintes climatiques


Autre élément important pour l'observation des oiseaux : le temps qu'il fait. L'année 2003, nous a-t-on dit, n'a pas été tellement différente des autres … nous n'avons pas été vraiment gênés et avons plutôt été gratifiés d'un soleil généreux.
De toute façon, il se vérifie que les islandais ont raison quand ils vous disent "le temps ne te plaît pas ? Attend un quart d'heure. Il va changer".

L'intendance

Troisième élément essentiel : l'intendance. Pour bien profiter de ce pays exceptionnel, un voyage en Islande ne s'improvise pas sur place.
La saison de visite possible s'étale de juin à juillet pour les ornithos, la saison touristique se prolongeant jusqu'à fin août malgré l'augmentation des précipitations. En septembre, l'hiver commence à s'installer.

Les conséquences en sont :
- la difficulté de se loger (il faut réserver).
- l'impossibilité de disposer de place sur les ferries ou les avions des lignes intérieures (pour l'Ile de Grimsey au bord du Cercle arctique, le "Twin Oter" ne prend que 16 passagers et pas tous les jours). Il faut donc réserver, dès janvier pour juin - juillet (eh oui !).
Il faut louer la voiture depuis la France (Nouvelles Frontières est l'agence la mieux placée).

Un pays cher


Dans les petites surfaces (il y a en partout) on trouve beaucoup de choses mais les prix sont élevés. Les légumes et les fruits sont islandais, cultivés sous serres, grâce à l'utilisation de la géothermie.
Les restaurants ne sont pas abordables pour la plupart d'entre nous, il faut donc s'organiser en conséquence.
Les dates : L'idéal me paraît être du 20 juin au 15 juillet, au-delà la saison de nidification a pris fin pour beaucoup d'espèces et les colonies risquent d'être désertées.

 
  Islande ornitho | Le Sud-Ouest de l'île


Le Sud-Ouest de l'île

Voir la carte de l'Islande et l'itinéraire du séjour.


Les dernières minutes avant d'atteindre l'aéroport de Keflavik …sensation d'atterrir sur la lune. Partout au dessous de nous, une fois la mer quittée, des convulsions de basalte noires hérissent le sol qui va nous recevoir ; on ne voit aucune maison, aucune vie, seulement quelques tapis de fleurs mauves ici ou là ….
Nous survolons la faille (Rift) de la presqu'île de Reykjanes, rectiligne effondrement à perte de vue, piste étroite aux bords relevés, espace marqué entre les plaques tectoniques américaine et eurasienne. Plus loin, énorme, la calotte glacière du Vatnajökul : très impresionnant !

La rencontre avec les premiers oiseaux

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Sterne arctique (Sterna paradisaea). Photo : André Boussard.

Dans Reykyavik, perchées sur les pignons des maisons de nombreuses grives mauvis (Turdus iliacus coburni) chantent … " jour et jour " (en juin il n'y a pas de nuit, le soleil luit 24 heures sur 24).
Le Pipit farlouse (Anthus pratensis) dès que l'on est sorti des villages partage les piquets du bord des routes avec le Chevalier gambette (Tringa totanus robusta) le plus bruyant de tous. Il vient même de loin pour dire son hostilité à notre présence, virevoltant et se posant devant la voiture.
Nous croiserons ces trois espèces en grand nombre tout au long du voyage.
Seront très présentes aussi, la Bécassine des Marais (Gallinago gallinago faeroeensis) qui, dans ses vols nuptiaux en piquée émet avec ses rectrices étalées un bêlement de chèvre surprenant, et surtout la Sterne arctique (Sterna paradisaea). Il y en a environ 100.000 couples sur l'île. Elles nichent sur tout le littoral mais aussi à l'intérieur des terres au bord des lacs et des marais (Myvatn - Thjorsarver) dans une grande diversité de sites tels mottes gazonneuses, marais, sols plats sableux, plages de galets avec algues …
Amilcar, celui qui de loin est le plus grand de nous quatre, a été tout de suite notre " para-sternes ". Il avait leur préférence. Si la Sterne arctique prévient d'abord par une piquée de menace avec un cri strident, il faut savoir qu'à la seconde piquée elle va lâcher (avec adresse) une fiente chaude et gluante … ensuite c'est à coups de bec sur le crâne, protégé ou non d'un bonnet, qu'elle entend défendre son territoire.

Arrivée aux îles Vestmann

Voir la carte de l'Islande et l'itinéraire du séjour.

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Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla). Photo : André Boussard.

La traversée sur l' "Herjalfur" vers les îles Vestmann (il faut le lendemain de votre arrivée, commencer par cette destination) nous a permis de voir en vol et sur l'eau : Océanite tempête (Hydrobates pelagicus), Puffin des Anglais (Puffinus puffinus), Puffin fuligineux (Puffinus griseus), et en approchant de la terre Fulmar boréal (Fulmarus glacialis), Macareux moine (Fratercula arctica).
Arrivée au port de Heimaey, et premier contact avec les Alcidés en contournant avec le bateau, de très près, des falaises verticales, hautes d'une dizaine d'étages.
Sur toutes les corniches importantes des centaines de Guillemots de Troil - bridés ou non - (Uria aalge). Ils sont alignés debout face à la paroi nous tournant le dos pour beaucoup ; c'est comme cela qu'ils couvent l'unique œuf en forme de poire (pour l'empêcher de rouler) coincé entre leurs pattes.
Parmi eux, des Guillemots de Brünnich (Uria Lamvia) qui pour la plupart couvent allongés sur l'œuf.
Présent en petit nombre, le Pingouin torda (Alca torda) qui la plupart du temps préfère aussi les éboulis mais occupe surtout, le " troisième étage " à partir du sommet, en dessous du Macareux moine (qui creuse des terriers dans la partie herbeuse au sommet de la falaise) et du Fulmar boréal au deuxième étage.
Seul absent, le Guillemot à miroir (Cepphus grille islandicus) qui ne niche pas en colonies sur les parois verticales mais dépose ses deux œufs dans des éboulis rocheux, des fissures à la base des falaises ou de piles de bois échoués, venus d'Amérique ou de la Baltique.
D'abondantes traces de fiente signalent sur de plus petites corniches de très nombreuses présences de Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) ou de Fulmar boréal.
Le bruit du moteur du ferry qui glisse vers le port, maintenant au ralenti, est largement couvert par les piaillements de tous les hôtes de ces nombreuses colonies si proches.
Nous sommes tous les quatre subjugués ! Première immersion saisissante dans l'univers fascinant des oiseaux d'Islande.

La découverte de l'île d'Heimaey

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Fulmars boréaux (Fulmarus glacialis). Photo : André Boussard.

La découverte de l'île d'Heimaey (5 km x 8 km), célèbre par l'éruption de l'Helgafell en 1973 et la proximité de Surtsey, nouvelle île surgie des eaux en 1963, aujourd'hui éprouvette d'étude pour la flore et l'avifaune, colonisée par 23 espèces d'oiseaux (pas d'accès humain possible) sont des éléments importants d'un voyage islandais.
L'île d'Heimaey par ses falaises tourmentées et ses grottes largement ouvertes dans lesquelles s'installent les oiseaux, mérite qu'arrivé le jour J2 vers 16heures, vous prévoyez de coucher sur place pour repartir en J3 à 15H30. Vous allez pouvoir partir à la découverte des colonies de Macareux moines (2 millions d'individus), de Mouettes tridactyles et de Fulmars boréaux. Avec un peu de précaution vous pourrez aisément surplomber les falaises et prendre plaisir à être environné d'oiseaux volant à quelques mètres de vous.

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Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis insulae). Photo : André Boussard.

A Heimaey, nous avons rencontré nos premiers Bruants des neiges (Plectrophenax nivalis insulae), de tout proches Pluviers dorés (Pluvialis apricaria), apprécié les grèves de sable noir garnies d'Eiders à duvet (Somateria mollissima), aperçu furtivement, très près, un Huîtrier pie et son poussin.(Haematopus ostralegus)
Nous avons admiré - ils posaient volontiers sur les hauteurs des pierriers , des Traquets motteux (oenanthe oenanthe leucorhoa) arrivés d'Afrique de l'Ouest en mai, certains après un transit en Grande Bretagne. Les Courlis corlieu (numenius phaepus) complétaient, ici et là, de leurs vociférations une ambiance sonore déjà de bon niveau.
En plus de la falaise d'Ingolfschödi près de Skaftafell (S.E de l'Islande), la peninsule de Yetiklettur, au nord de l'île d'Heimaey, est le seul endroit d'Islande où nichent Pétrels tempête, Pétrels culblanc (Oceanodroma leucorhoa) et Puffins des Anglais. Le temps nous a manqué pour y aller mais les mœurs nocturnes de ces oiseaux ne nous auraient pas facilité leur repérage.

Au coeur de la capitale

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Arlequin plongeur (Histrionicus histrionicus). Photo : André Boussard.

En plein centre de la capitale Reykjavik, le lac de Tjörnin accueille une colonie d'une vingtaine de Sternes arctiques nicheuses, des Eiders à duvet en famille, des Cygnes chanteurs (Cygnus cygnus) en parade, de nombreuses Oies cendrées, plusieurs couples de Harles huppés (Mergus serrator) rasant l'eau, des Fuligules milinouinans (Aythya marita) et Morillons (Aythia fuligula) ainsi qu'un mâle de Sizerin flammé (Acanthis flammea islandica) au plastron rose mauve repéré dans les bosquets alentour.
Toujours dans la ville, la zone de failles de Thingvellir (tout près du premier parlement islandais, l'Althing) nous a permis de voir trois couples d'Arlequins plongeurs (Histrionicus histrionicus) nageant à contre courant dans un cours d'eau rapide, en fond de faille. Son nom islandais "Stroumond", qui signifie "canard des torrents" dit bien qu'il faut le chercher dans les rivières claires et tumultueuses.
L'hiver, l'Arlequin reste en mer et au printemps on peut observer des rassemblements de cet oiseau dans les fjords, les baies à l'embouchure des rivières. En avril et mai, il va remonter les rivières dégelées. Ce mouvement est identique à celui fait par les saumons (salmo salar) qui montrent le même comportement. Leurs lieux de reproduction sont les mêmes, ce qui laisse à penser que les canetons et les alevins consomment la même nourriture.
Il est curieux de constater que les Arlequins suivent toujours les cours d'eau pour gagner les lieux de reproduction au lieu de couper, en volant au plus court par l'intérieur des terres " (Michel Breuil). Plus tard, au Nord de l'ïle sur l'Oxnadasa, près d'Akureyri, nous en avons compté 76 regroupés !

Autour de Thingvallavatn

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A peine venions nous de quitter la faille des Arlequins que s'offraient à nous dans la prairie irriguée proche de Thingevillir, une dizaine de familles d'Oies cendrées composées d'oisons de différents âges, au duvet plus ou moins fourni. A notre approche, lentement les parents passaient derrière leur progéniture pour éventuellement pouvoir s'interposer.
Le tour du lac de Thingvallavatn (83 km² de superficie) d'où émerge un volcan post-glacière formé de deux cratères, lieu riche en canards mais qui restera dans nos mémoires en raison de l'observation des premiers Plongeons imbrin (Gavia immer) en superbe livrée noir et blanc. Nous en verrons d'autres dans la région de Myvatn au nord et y entendrons deux mâles pousser leur chant lugubre en se répondant d'un étang à l'autre.
Non loin de là, nous avons fait une surprenante rencontre avec un Vison d'Amérique (mustela vison), qui longeait la rive d'un petit cours d'eau alors qu'à environ 15 mètres nous étions sur l'autre rive. Il ne nous a pas vu, aussi avons nous pu assister pendant une quinzaine de minutes à ses va et vient, ses recherches de proies dans différents terriers au bord de la rivière.
Au détour d'un chemin, nous surprenons sur la petite retenue d'eau d'une mini usine électrique, plusieurs mâles de Garrots d'Islande (Bucephala islandica) placidement posés sur le rebord du bassin. Notre arrivée ne les a nullement dérangés. Cette région de Thingvellir est la seule à héberger quelques Garrots d'Islande en dehors de la zone du lac de Myvatn ou de la rivière Laxa, au nord de l'île, où vit la quasi totalité de la population islandaise estimée à 800 couples. A cet endroit,en effet, nous avons vu des rassemblements de plusieurs dizaines de Garrots avec des poussins qui accompagnaient les adultes.

Voyage au centre de la Terre

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Cygne chanteur (Cygnus cygnus) prenant un bain de vapeur ... Photo : André Boussard.

Nous avons l'agréable surprise d'observer un couple de Faucons émerillon (Falco colombarius subaesalon) posés près d'une petite rivière avec en toile de fond le glacier volcan du Shaefellness ; Vous vous en souvenez, c'est de cet endroit mythique que Jules Verne a fait démarrer son "Voyage au centre de la Terre".
Il est conseillé de ralentir au niveau des très nombreux ponts rencontrés - ils sont souvent étroits et on ne peut se croiser - mais surtout parce que nombreuses sont les occasions de voir des oiseaux dans le cours d'eau, en amont ou en aval, sur le tapis des berges où perchés sur les rochers.
En nous rendant à Gullfoss (la cascade d'or) et à Geysir (les fameux geysers) dans le fond de vallée du Laugarvatns-hellir parsemé d'une dizaine des grands panaches de fumée blanche, signes d'activité géothermique, un groupe de Cygnes chanteurs (Cygnus cygnus) semblait se plaire dans cette eau chaude d'où montait de la vapeur qui estompait les contours des oiseaux et des rives. Féerique vision !

 
  Islande ornitho | Le Nord-Ouest de l'île


Le Nord-Ouest de l'île

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Lîle de Flatey

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L'Islande permet aussi l'observation de mammifères nordiques, comme les Phoques veau-marin (Phoca vitulina) (Islande). Photo : André Boussard.

On nous l'avait dit. Plutôt que de rejoindre le Nord Ouest par route, il fallait privilégier la traversée du Breidafjördur par ferry.
Parmi les quelques 3000 îlots, l'île de Flatey (0.5 km²) est une étape obligée pour les ornithos, d'autant qu'à l'occasion de la traversée on peut avoir la chance d'apercevoir des mammifères marins outre les Phoques gris (Halicoetus grypus) et veaux-marins (Phoca vitulina) nombreux autour de l'île.
Embarquez à 9h à Stykkisholmur, vous atteindrez Flatey vers 11h. Laissez votre voiture sur le bateau, les clefs sur le contact (ça ne risque rien), elle sera débarquée à Brjanslaekur sans vous. Vous prendrez le second ferry à 17h45 pour arriver à destination une heure plus tard. Le chef de quai vous remettra les clefs de votre voiture qu'il aura bien pris soin de fermer.
Vous verrez une densité d'oiseaux exceptionnelle ; c'est là que nous ont été offertes nos plus fortes concentrations de Bruants des neiges (Plectrophenax nivalis), de Pipits farlouses (Anthus pratensis), de Bergeronnettes grises (Motacilla alba) à l'intérieur des terres et de Bécasseaux violets (Calidris maritima) sur les rochers du pourtour.
Il ne faut pas oublier les nombreuses femelles de Phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus) peu craintives, la plus colorée du couple ..le mâle est plus rare car une fois les œufs pondus, c'est lui seul qui couve.
Cette abondance s'explique par le fait que les habitants (quelques dizaines) ont exterminé totalement les surmulots et tuent systématiquement les Grands Corbeaux (Corvus corax varius) et les Goélands marins (Larus marinus) espèces non protégées, prédatrices des nids.
Attention ! Evitez de trop vous approchez des nids, le dérangement est certain, les oiseaux étant peu farouches.

Les Falaises de Latrabjarg

Ambiance fascinante que celle des falaises de Latrabjarg, déjà évoquée, avec des centaines de milliers d'oiseaux sur 14 km, à l'extrême Ouest islandais. C'est ici dans le Breidafjördur que nous avons rencontré nos premiers Goélands bourgmestre (Larus hyperboreus). Ils nichent sur les falaises en concurrence avec le Goéland marin dont l'extension est favorisée par le réchauffement climatique. La population des Goélands bourgmestre est d'environ 800 couples cantonnée dans cette zone pendant la saison de reproduction.
La rencontre, instant fort, avec le Faucon gerfaut (Falco rusticolus islandus) vu au dessus d'un champ de lave aux formes hérissées dans le Snaefellsnes au pied de l'Helgrindur. Nous en reverrons furtivement un second dans le canyon de Dettifoss (au Nord).

Pygargue et barges

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Lagopède alpin (lagopus mutus islandorum). Photo : André Boussard.

Dans toute cette région, par la route conduisant à Isafjordur, vous traverserez la zone de montagne où niche le Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla). Il a failli être exterminé sous l'action des hommes à la fin du XIXème siècle ; ces derniers souhaitaient préserver les Eiders à duvet, proies favorites des Pygargues, dont la récolte du duvet et des œufs était une activité lucrative. Pourtant, que pouvait faire une centaine de couples d'aigles sur une population d'environ 150.000 couples d'Eiders ? Il est aujourd'hui protégé … Ouvrez grands vos yeux sur les cimes et les vires.

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Barge à queue noire d'Islande (Limosa limosa islandica) : le brun-roux s'étend plus bas sur la poitrine. Photo : André Boussard.

C'est également sur cette route que Michèle, dont l'intuition était en éveil depuis un oiseau manqué près de Thingvillir, a trouvé dans la joie un Lagopède alpin (Lagopus mutus islandorum) à moins de dix mètres de la route. Son plumage de printemps est blanc tacheté de brun, confondu avec le rocher sur lequel il était posé. Notre présence ne l'inquiétera pas et il ne fera pas un mouvement, acceptant la mise en place (avec précaution) du matériel de prise de vue.
Sur la route vers Akureyri (la capitale du Nord) un groupe de fermes du XVIIIème siècle à Glaumbaer, construites avec des blocs de tourbe mérite votre visite. Non loin de là, des nids en colonie de Barges à queue noire (Limosa limosa islandica) sont opiniâtres à défendre leur territoire (une quarantaine de mètres autour du nid). L'aire de répartition, à l'origine en périphérie des marais, de la lande mamelonnée partiellement inondée a évolué vers des milieux plus ouverts, moins humides crées par les pratiques agricoles (Michel Breuil). La variété islandaise, au bec et aux pattes plus courts, présente un plumage nuptial brun orangé plus intense et qui s'étend plus bas sur la poitrine que sur les barges du reste de l'Europe (limosa).

Islande ornitho | Le Nord et le lac de Myvatn
     


Le Nord et le lac de Myvatn

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Des milliers d'Eiders à duvet

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Famille d'Eiders à duvet (Somateria mollissima). Photo : André Boussard.

Depuis le petit port d'Isafjördur en direction de l'Est pour rejoindre Akurery et Myvatn, les routes longent les fjords, les falaises abruptes les dominent et le regard ne peut se porter que vers la gauche - la mer - . Quel spectacle ! Des milliers d'Eiders à duvet (Somateria mollissima) en groupes de plusieurs centaines, mâles et femelles, se balancent au gré de la vague.
Leur population sur toute l'île est estimée à 300.000 couples, répartie uniquement en bord de mer sur environ 250 colonies de 1000 à 1200 individus, pour plus de la moitié dans l'Ouest. Les Eiders à duvet sont protégés par les islandais, sa chasse est interdite depuis 1847. Chaque cane tapisse son nid de 18/19 grammes de duvet qu'elle s'arrache de la poitrine. Sans que cela nuise au développement de l'espèce, l'homme prélève chaque année de 2,5 à 4 tonnes de duvet essentiellement exporté.
Nous avons apprécié l'Auberge de jeunesse d'Akureyri, deuxième ville de l'Islande, digne d'un hôtel trois étoiles avec moquette, chambres spacieuses, grandes cuisines pourvues de tout le confort, avec machine à laver le linge, séchoir en machine comme dans la plupart des A.J. islandaises. … Et en moyenne, les AJ - Farms holidays nous ont coûté 22 euros la nuit par personne. En Islande, à la saison, une chambre pour deux personnes dans un hôtel simple coûte plus de 100 €.

L'île de Grimsey

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Lever du Soleil de minuit sur l'île de Grimsey. Photo : André Boussard.

Notre escapade à l'île de Grimsey (cercle arctique 66°33' Nord) dans un petit avion à hélices, s'est révélée une aventure fabuleuse : notre arrivée s'est faite à 22 heures sous un soleil radieux sans un nuage … Le coucher de soleil photographié à 0 heures était suivi à 0 heures 1 minute par le lever du même soleil tout de suite haut dans le ciel !! Quel souvenir que les Macareux moines sous la lumière orangée du soleil de minuit !
A Grimsey vous attendent des falaises habitées par des milliers de laridés, des Mouettes tridactyles, des Fulmars boréaux et au sol plusieurs centaines de Sternes arctiques se manifesteront brutalement à votre passage. Comme vous repartirez le lendemain à 21H30 vous aurez toute une journée pour découvrir l'avifaune de cette île de 4km x 2km. Soixante espèces sont répertoriées, dont 36 s'y reproduisent régulièrement.
A noter l'accueil tellement chaleureux de Hulda Signy Gyldafadottir, la jeune femme responsable du Guest House 'Basar' tout près de la piste d'atterrissage (elle parle un peu le français).


Le lac Myvatn

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Boue bouillonnante à Namafjall près du lac Myvatn.
Photo : André Boussard.

Au cours d'un séjour en Islande, il ne faut surtout pas rater les remarquables régions du lac Myvatn et de la rivière Laxa, ainsi que du canyon de la Jökulsa à Fjöllum dans lequel se précipitent les eaux de fonte du glacier du Vatnajökull. Trois ou quatre jours sont nécessaires et l'achat de la carte "Husavik - Myvatn" au 100.000ème est indispensable.
Attention ! En Islande les routes sont très bien repérées par un numéro; Celles dont le numéro est précédé de la lettre F nécessitent l'utilisation de 4x4. Si vous les empruntez vous risquez, hors les difficultés propres à ces routes plus ou moins carrossables, avec des gués à la profondeur inconnue etc... ,
d'être déchu de la protection d'assurance en cas d'accident et d'avoir des problèmes avec la société de location car la garde au sol de votre véhicule est généralement insuffisante. En particulier, il est tentant de descendre le canyon de la Jökulsa à Fjölumm par la route de la rive droite (la 864) et de souhaiter revenir par la rive gauche, or rive gauche, il n'y a que la F862 que vous ne pouvez emprunter sans risque. Il vous est conseillé de revenir par la même 864.

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Grèbes asclavon (Podiceps auritus). Photo : André Boussard.

Ceci posé, la carte vous permettra de chercher les oiseaux dans tous les coins où ils se trouvent. Comme nous, dans la moindre petite rivière, le moindre petit étang vous surprendrez plusieurs dizaines de Garrots d'Islande avec les poussins, ailleurs des couples de Grèbes esclavons (Podiceps auritus) les petits juchés sur le dos, dans tel autre étang des couples de Plongeons catmarin (Gavia stellata).
C'est dans cette région que nous avons vu nos premiers couples d'Hareldes boréales (Clangula hyemalis) à la silhouette élancée. Les rivières étant peu larges et les plans d'eau de petites dimensions, les oiseaux s'observent de relativement près sans qu'il soit nécessaire de sortir des chemins.

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Le Garrot d'Islande (Bucephala islandica) s'observe facilement autour du lac Myvatn. Photo : André Boussard.

Des concentrations de 80 à 100.000 canards se constataient il y a quelques années sur le lac Myvatn lui-même ; aujourd'hui semblent plus intéressantes les zones humides autour du lac Myvatn.
En effet, le fond du lac est formé par un dépôt de diatomite de plusieurs mètres d'épaisseur. Ce sédiment constitué par l'accumulation de squelettes de certaines algues (diatomées) à une utilisation industrielle dans les procédures de filtrage. Dragué régulièrement et plus rapidement que la formation des dépôts ne se fait, le lac voit sa profondeur augmenter et les canards plongeurs qui se nourrissent sur le fond ont de plus de plus de mal à s'alimenter, aussi délaissent-ils le lac et fréquentent-ils les zones marécageuses adjacentes non encore perturbées par les activités industrielles qui ne respectent pas les avis des protecteurs de la nature (Michel Breuil).

Les premières Oies à bec court

Il a fallu attendre de nous trouver au Nord de l'île, dans l'Öxarfjardarheidi ou près d'Akureyri pour voir nos premières Oies à bec court (Anser brachyrhynchus), présence confirmée quand nous avons rejoint Seydisfjördur à l'Est dans le Mödrudalsfjalgardar. Nos quatre rencontres ont concerné chaque fois des groupes importants d'une vingtaine, d'une quarantaine, dont près du tiers seulement était des adultes. Surtout cantonnées en grand nombre dans les déserts centraux, elles se rencontrent dans les "oasis" de ces zones où la végétation herbeuse est abondante le long des rivières.

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Le plus grand glacier d'Europe

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Vue du front du glacier Vatnajökull. Photo : André Boussard.

Il faut mentionner, bien que ce soit vide d'oiseaux, le passage de la route à hauteur du glacier du Vatanajökull. Impressionnante moraine frontale, icebergs dérivant dans l'eau bleue de lait de la lagune du Jökulsarlon.
Ilfaut voir à l'Office du tourisme de Skaftafell, le film, pris d'avion, sur le volcan de feu qui en 1996 s'est réveillé sous la calotte glacière est un grand moment. On imagine à peine comment un magma à 1000° a provoqué l'effondrement de la calotte glacière épaisse à cet endroit de 450 mètres. Une vague énorme de 5 mètres de haut, charriant de la boue et des icebergs pesant jusqu'à 200 tonnes, a déferlé à travers les sables inhabités du Skeidarasandur. La route fut détruite sur 10 kilomètres. Puissance colossale d'une nature incontrôlable.

Les Sandar

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Grand Labbe (Stercorarius skua). Photo : André Boussard.

C'est justement dans ces grandes plaines de la côte Sud (les Sandar) que se trouve pour nidifier la majorité des effectifs de Grands Labbes (Stercorarius skua). Ont été recensés 3000 couples sur les 1.000 km² des plaines, soit environ une densité de trois au km². Il n'est pas rare, d'un même regard, de voir une dizaine de Grands labbes en vol veillant à la protection des nids.
Ce sont des prédateurs redoutables qui pratiquent le kleptoparitisme. Ils harcèlent en vol Fous de bassan (Morus bassanus) ou Goélands jusqu'à ce que ces derniers lâchent leur proie. Ils consomment œufs, poussins de Grèbes huppés, Fulmar et des différents canards. Ils attaquent volontiers de rude façon tout humain qui se hasarde trop près du nid. A Grimsey, nous avons pu constater leur voracité et la compétition entre deux Grands Labbes au détriment d'une Mouette tridactyle qui a été entièrement dévorée en peu de temps.
Efficace technique que celle de ces deux Labbes parasites (Stercorarius parasitus) que nous avons vu séparer une mère cane Colvert de ses petits, pour pouvoir s'emparer d'eux. Ce prédateur est répandu sur toute l'île et ont été recensés 8000 couples, les trois quart étant en version sombre. Il pratique également le kleptoparasitisme mais plus agile que le Grand Labbe il peut s'attaquer aux Sternes arctiques, aux Mouettes tridactyles et aux Macareux moines.

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Pingouins torda (Alca torda). Photo : André Boussard.

Ne manquez pas le site de Vik-Dyrholaey qu'il faudra aborder de très bonne heure pour profiter des meilleures lumières. Réputé pour ses colonies de milliers d'oiseaux, il est constitué de majestueuses falaises de basalte qui s'avancent dans la mer avec une arche naturelle sous laquelle un bateau peut passer. La visite du site peut se faire de la plage ou du sommet des falaises. Vous vivrez un spectacle inoubliable en voyant ces milliers de Macareux moines qui quittent leur nid et plongent en mer pour en revenir avec le bec garni de poissons.
Au large, vers l'Est, un spectaculaire rocher abrite une importante colonie de Fous de Bassan (Sula bassana) très à portée de nos lunettes.

Conclusion

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Plongeon imbrin (Gavia immer). Photo : André Boussard.

Pour longtemps, nous aurons en mémoire les conditions exceptionnelles de notre vécu avec les oiseaux d'Islande, dans cette nature neuve et attachante où la présence de l'homme se voit si peu.
L'Islande se mérite, aussi ne tente-t-elle pas les grandes foules mais plutôt des amoureux de nature prêts à accepter des conditions qui peuvent être difficiles. Nous sommes revenus avec un tel sentiment de plénitude reconnaissante que nous ne regrettons même pas de n'avoir pas vu de Pygargue à queue blanche, d'Harfang des neiges, de Mergule nain, ou de Phalarope à bec large.

Ne serait-ce pas l'occasion de revenir ?

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ITINERAIRE :

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Islande : en marron, itinéraire ornithologique réalisé par André Boussard du 11 juin au 2 juillet 2003.
[Iceland : in chestnut, birding trip of André Boussard from the 11th of June to the 2nd of July 2003].

 

Deux façons de découvrir l'Islande

Pour nous, il y avait deux façons de découvrir l'Islande :

- partir avec Pierre Boutonnet (Yuhina) ornithologiste de haut niveau avec qui nous sommes allés en Turquie (2001), en Roumanie (2002). Comptes-rendus de ces voyages sur http://ornithologie.free.fr/.
Yuhina a trois ans d'expérience de l'Islande et Pierre, par des prospections renouvelées, a une connaissance fine des lieux d'observation des oiseaux de ce pays. Ceux qui sont partis avec lui en juin 2003 ont vu tout ce que l'on peut voir (à l'exception du phalarope à bec large très rare) et ce dans des conditions "royales" : deux fois un Faucon gerfaut au nid, Plongeons catmarin et imbrin, Garrot d'Islande, Grèbe esclavon, Arlequin plongeur, les trois guillemots et le Pingouin torda, deux Renards polaires et suprêmes plaisirs, deux fois le pygargue à queue blanche et un groupe d'Orques épaulards, depuis la grève, pendant plus d'une heure. Le circuit de Pierre dure quinze jours. Il privilégie les hauts lieux ornithos, avec entre autres Reykjanes, Thinjvellir, Flatey , Latrabjarg et Myvatn, en profitant de tout ce qui présente de l'intérêt. Il assure toute l'intendance et conduit son minibus (groupe de huit). Quand on sait ce que peuvent être beaucoup de routes d'Islande, non asphaltées, ne pas avoir à conduire est vraiment très agréable.

- nous organiser nous-mêmes dans la mesure où nous souhaitions découvrir la totalité de l'île et tous les principaux sites ornithos. Sans rentrer dans le détail des justifications, nous avons décidé de partir à quatre en louant un véhicule catégorie D grand volume (un 4x4 n'est pas nécessaire), et de consacrer trois semaines à ce périple. Nous avons voulu inclure la visite de l'île Heimaey (Vestmann Islands au sud) par ferry, de l'île de Grimsey au nord en avion, et de l'île de Flatey par ferry. Nous avons utilisé le réseau des "Auberges de Jeunesse" qui permettait pour un prix raisonnable de dormir confortablement dans du dur et de préparer dîner/petit déjeuner. Enfin, nous avons prévu des plats lyophilisés (Vieux Campeur - Décathlon) pour les repas de midi dans la nature.

Transports

Nouvelles Frontières (de votre région) : billets avion - location de voiture.

Ferry de Thorlakshöfn à Heimaey (Iles Vestmann) : compagnie Herjolfur (vestmannaeyjar@herjolfur.is) - Tel : 00.354.481.2800 - Fax : 00.354.481.2991 - Site web : www.samskip.is/ferjolfur_enska.nsf/pages/pricelist.html.

Ferry de Stykkisholmur-Flatey-Brjanslaekur : compagnie Baldur (saeferdir@saeferdir.is) - Tel : 00.354.438.1450 - Fax : 00.354.438.1050 - Site Web : www.islandia.is/~eyjaferdir/english/baldur/main.html.

Vol Akureyri - Ile de Grimsey : Air Iceland : réservations des vols avec carte de crédit. Pas de billet émis. Il suffira de donner la référence du dossier pour accéder à l'avion. Annulation et remboursement possibles. Site Web : www.airiceland.is.

Hébergement

Auberges de Jeunesse : Icelandic Youth Hostel Association, Sundlaugavegur 34, IS 105 Reykjavik, Iceland - E-mail : info@hostel.is - Tel : 00.354.553.8110 - Fax : 00.354.588.9201 - Site web : www.hostel.is.

Fermes - Auberges : Icelandic Farm Holidays, Sidumula 13, 108 Reykjavik, Iceland - E-mail : ifh@farmholidays.is -Tel : 00.354.570.2700 - Fax 00.354.570.2799 - Site Web : www.farmholidays.is.

Hébergement à Heimaey (Vestmann) : Guesthouse Thorshamar (hotel@eyjar.is), Vestmannabraut 28, 900 - Vestmannabraut - Tel :00.345.481.2900 - Fax : 00.345.481.1696. Tarif 1800 ikr (20,97 €) la nuit. Petit déjeuner : 800 ikr (9,32 €).

Hébergement à Grimsey island : Guesthouse Basar (sigrun@konica.is), 611 - Grimsey, Iceland - Tel : 00.345.467.3103.

Bibliographie

- "Oiseaux d'Islande" de Michel Breuil. Illustrations de Jean Chevalier à se procurer directement auprès des Editions Atlantica - Edipole (atlantica@atlantica.fr) - Rue de Loustalot, Boulevard du BAB
64600, Anglet, France - Tel : 05 59 52 84 00 - Fax : 05 59 52.84.01 - Prix : 27,47 € franco de port.
- "Islande" dans la série "Les guides du voyageur" - Editions Marcus, 25 rue Ginoux, 75015, Paris - Tel : 01.45.77.04.04. Disponible à la FNAC.
- "Carte des oiseaux d'Islande" : remarquable document très bien illustré- EDDA Edition - Dans les librairies et Offices de tourisme d'Islande - prix : 1300 isk (15,34 €).
- "Guide du routard Finlande-Islande". Disponible à la FNAC.

Cartes

- Islande - RV Verlag au 1/750.000ème.
- Islande - Freitag et Berndt au 1/500.000ème.
- "Husavik-Myvatn" au 100.000ème. Vendue dans les stations ESSO d'Islande.
- "Myvatn" au 50.000ème. Vendue dans les stations ESSO d'Islande.


Notre partenaire pour cet article

- Le forum "OiseauxEthologie" consacré au comportement des Oiseaux et aux endroits où l'on peut les observer: http://fr.groups.yahoo.com/group/OiseauxEthologie. Pour les nouveaux membres sont republiés chaque vendredi trois des 820 dossiers parus depuis la création (28 novembre 2005)

 


Date de création : 12/10/2008 @ 23:37
Dernière modification : 30/11/2013 @ 21:12
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